AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Un saut de travers

Sam 5 Nov - 18:02
Encore quelques essais. Je dois être sûr de mon coup, je dois être capable de le réussir à chaque fois. Le même élan, le même saut. J'ai réussi quatre ou cinq fois, il n'y a pas de raisons... Pouvoir passer directement du toit des vestiaires aux bureaux des psys, c'est un sacré raccourci pour éviter les gardiens en pleine nuit. Et puis, un peu d'exercice n'a jamais fait de mal à personne... Tiens? C'est qui, cette...

Un bruit sourd, dans les plates-bandes au pied du mur des cabinets des psychologues.

Un peu plus tard, à l'infirmerie...

Assis sur un des lits, le détenu se tient la cheville, en regardant vers le bureau. Tous les placards sont fermés à clés...


Bien sûr, ça ne serait pas très compliqué de les crocheter. J'en tirerais sûrement un bon prix auprès d'autres détenus... Mais, peut-être plus tard. Ca n'est qu'une luxation de l'épaule, j'en suis certain, cependant la remettre en place seul serait...

La porte s'ouvre sur un grand type maigrichon. Les cheveux noirs, la peau claire, des yeux bleus. Il n'a pas l'air d'un détenu, sa tenue de travail en atteste, mais surtout, December remarque un air triste. Non, pas triste... Usé, peut-être. De cette usure qui vous rend las et vous pousse à vous fondre dans le décor, juste pour éviter d'avoir trop d'interactions avec les autres.

Salut, toubib.


Assis sur le lit, en uniforme de Nobody, December remue les jambes dans le vide. Celui-ci, il ne l'avait jamais vu. Probablement un nouveau. C'est toujours bien, les nouveaux. Surtout quand la prison stagne comme l'eau d'un vieux marais boueux, qui n'attends qu'une goutte pour déborder et se vider dans les couloirs... Avec la vague de suicides, de transferts et de départs qu'il y a eu, tous les esprits sont échauffés. S'il doit vraiment y avoir une guerre des groupes, elle ne sera plus très longue.

Et au milieu de tout ce bordel, il y a encore des gens pour trouver un emploi ici... J'imagine que la couverture médiatique de la prison est toujours au beau fixe, au-dehors.

Il reprit la parole. Cette fois, remplaçant sa neutralité totale, il renvoie à l'infirmier ce qui semble être un reflet de lui-même. Un ton bas, un peu las, gentil et serviable.

Première fois qu'on se rencontre, je crois. Désolé que ce soit dans ces circonstances...


avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 26/02/2016
Sam 5 Nov - 19:16
Encore une chute.

Le dernier détenu qui était tombé n'avait pas eu de soucie particulier sur le moment. Mais un carnivore en avait profité pour venir l'écraser. C'était ça qui avait été le plus dangereux.

Wilfrid ouvrit la porte. Le prisonnier était assis sur le lit. Les jambes se balançaient dans le vide. Bon, le détenu allait suffisamment bien pour bouger. Il n'était pas en train d'agoniser ou de crier. Il ne pleurait même pas. C'est que ça allait bien. Pourquoi ce mec était ici ?

-Salut, toubib. Première fois qu'on se rencontre, je crois... Désolé qu ce soit dans ces circonstances...

Le ton est las, tranquille, presque sympathique. Une excuse ? pardon ? Quelqu'un de sympathique dans cette prison ? C'était vraiment étrange.

C'était un soulagement.

L'infirmier prit une chaise et s'avança auprès du prisonnier. En confiance pour une fois, il n'avait pas peur de se prendre un coup de poignard.

-C'est pas la peine d'être désolé.

Il fit une pause. D'un geste inconscient, il posa sa main sur son paquet de clopes. Dans l'autre main, il tenait un dossier à remplir.

-Vous êtes bien "December Thirteen" ?

Wilfrid eut un sourire. Le nom n'était pas commun et devait sans doute donnait pas mal d'explication au niveau subconscient. Bref, de toute façon ce n'était pas son problème.

-Mon nom est Wilfrid Hammer. Comme ça vous pourrez vous plaindre à vos collègues.

Une pause clope serait la bienvenue. Surtout avec un café, ça serait parfait. Wil remplit rapidement le dossier administratif qui était désespérément vide. Il posa de nouveau son regard sur le blessé qui allait plutôt bien.

-Bon, dite-moi où vous vous êtes fait mal ?
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 25/09/2016
Sam 5 Nov - 20:34
Il s'assied sur une chaise, juste en face de moi. Il ne semble absolument pas se méfier. Je me demande s'il va faire long feu s'il baisse sa garde aussi facilement... Moi, je ne sais pas faire autrement, mais je ne suis sûrement pas le seul à simuler mes réactions.

C'est pas la peine d'être désolé.
...
Vous êtes bien "December Thirteen"?


Il tripote ses clopes... Un fumeur, hein. Un peu de stress... En même temps, tu m'étonnes, avec son poste. Tiens... C'est un des rares qui ne se fout pas de mon nom. Ca l'a seulement fait sourire. Pas du genre à chercher les embrouilles... C'est plutôt reposant.

Mon nom est Wilfrid Hammer. Comme ça vous pourrez vous plaindre à vos collègues.


Pessimisme ou humour cynique...? Je pense pour la seconde option. Je souris.

Bon, dite-moi où vous vous êtes fait mal ?


December se lève, descendant du lit. Une fois debout, on peut remarquer, à son bras ballottant le long de son corps, que son épaule est démise. Il a probablement tenté d'amortir la chute en roulant dessus.

Quasiment rien... Mais il me manque un bras pour remettre celui-ci en place. En fait, je suis plutôt étonné, je pensais que les gardiens me laisseraient me démerder avec ça.


C'est vrai. Au vu des tensions actuelles à Ciguèstraz, ils ont sûrement d'autres chats à fouetter. J'imagine que je suis tombé dans une période creuse. La plupart du temps, l'infirmerie doit être remplie de victimes qui se sont fait défoncer par les poings des Carnivors ou les pièges des Ordinaries... Même les Redweaks commencent à s'agiter, il paraît. L'effervescence la plus totale. Comme une bouteille de Coca sur le point de partir en orbite.


avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 26/02/2016
Sam 5 Nov - 22:23
La réponse est simple et précise. December s'était levé. Son bras pendouillait mollement. C'était le genre de chose qui était plutôt douloureux, mais le détenu semblait ne pas avoir mal. Tant mieux pour lui.

-Quasiment rien... Mais il me manque un bras pour remettre celui-ci en place. En fait, je suis plutôt étonné, je pensais que les gardiens me laisseraient me démerder avec ça.

Wilfrid, eut un sourire, lui aussi était étonné. Décidément le détenu était sympas.

-Je vais regarder ça...

Wilfrid se leva et se nettoya les mains. Ce n'était pas parce-que l'on est en prison qu'il ne faut pas respecter les normes d’hygiène. Il passa en revu le bras, puis lui demanda :

-J'espère que vous êtes venu tout de suite. Avec le temps ça devient plus douloureux.

Il s'approcha, tout en faisant très attention aux réaction du prisonnier. Parfois les gens devenaient très violent. C'était une réaction animal, quand un détenu a mal, il agresse. Wil avait déjà appris ça à ses dépends.

-Assez-vous, ça sera mieux.

Avec la douleur, on pouvait très bien s'évanouir. Ça serait dommage de se blesser de cette façon.

-Attention, ça risque de faire mal.

Avant de replacer le bras, il vérifia qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Il n'y avait pas d’hémorragie interne, pas d'os cassé. Oui, en fait tout allait bien. Pas besoin de chirurgie, tant mieux. D'un geste précis, Wil repositionna le bras. Il fit aussitôt un pas en retrait, prés à paré. L'infirmier n'était pas totalement fou.

Voyant que le détenu n'était pas parti pour le frapper, ni pour lui cracher dessus, Wil fut soulagé. Bien. Ça c'était fait. il faudrait peut être aussi s'occuper du bien être du prisonnier, si si, c'était possible.

-Vous vous sentez bien ?





avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 25/09/2016
Sam 5 Nov - 22:52
Je vais regarder ça...


L'infirmier partit se laver les mains. December haussa un sourcil; apparemment, ce mec faisait son travail. Vraiment. Il n'était pas simplement là parce qu'on l'y avait forcé, parce qu'il cherchait quelque chose... Il avait vraiment l'air d'y croire. De penser que cette prison pouvait être un établissement respectable. Ce qui, bien sûr, était une idée naïve, mais juste en le regardant, quelques secondes, on pouvait y croire.

J'espère que vous êtes venu tout de suite. Avec le temps ça devient plus douloureux. Asseyez-vous, ça sera mieux. Attention, ça risque de faire mal.


Il est méfiant. Normal, en même temps. Il s'apprête à me faire mal. Je ne me suis pas souvent cassé quelque chose, mais démis, ça m'est arrivé. Je sais qu'on douille énormément, et s'il avait été quelqu'un de moins... Empathique, il aurait sûrement eu raison de se méfier. En recopiant sa personnalité, je l'aurais probablement cogné en retour. Si je ne tombais pas dans les vapes...

L'auscultation fut rapide. December serrait les dents, imperceptiblement, mais on pouvait deviner les muscles crispés de sa mâchoire. Il pensait que le mouvement viendrait juste après le "attention", mais non... Il inspecta son dos, son épaule. Il prenait son t...

*KLAK!*


Ouah, putain, la vache! Je crois que j'ai pas autant douillé depuis ma dernière baston avec Adam...!

Vous vous sentez bien ?


... Mhmh, ça peut aller.


Tu parles! J'ai l'impression d'avoir une partouze de plaques de métal dans l'épaule... Il faut que je respire... Doucement. Ca va aller. Ca va...

December regardait autour de lui, dans la salle d'infirmerie, en massant son épaule, les dents toujours serrées, marmonnant. Machinalement, ses habitudes de voleur professionnel revenaient. Il cherchait des informations, des dossiers, des objets échangeables, des caméras, des sorties de secours. C'était une routine qui parvenait à le calmer, en lui faisant penser à autre chose.

HRP:
 

Finalement, il reprend la parole.

Merci. C'est cool d'avoir un toubib qui... Bah, qui fait son taf, en fait.


avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 26/02/2016
Dim 6 Nov - 0:00
Le prisonnier semblait surpris de la démarche de Wil. Au moins le détenu était calme et c'était déjà pas mal. Il n'était pas tombé inconscient et avait juste un peu grommelé. Nikel.

-Merci. C'est cool d'avoir un toubib qui... Bah, qui fait son taf, en fait.

Un merci ? Le reste de la phrase lui fit arquer un sourcil. Comment ça ses collègues ne travaillaient pas correctement ? Ce n'était pas normal. Il avait eut l'impression que le personnel ne valait pas mieux que les prisonniers, mais ça c'était des conneries, hein.

-Tout le monde devrait bien faire son travail pourtant... Je suis juste infirmier ici. Si il y a une situation plus compliquée, c'est mon supérieur qui prendra la main.

Supérieur avec qui il n'avait pas encore eut le temps de discuter. Wilfrid espérait vraiment que c'était quelqu'un de bien. Il sortit son trousseau de clef et ouvrit la porte d"un placard... Pour en sortir un pot de bonbons au miel. Il en offrit un à December. Wilfrid n'aimait pas ça, n'en comprenait pas l'intéret mais avait vu de beaux résultats.

-Il n'y a pas de saloperies dedans. Le sucre ça aide à se remettre d'aplomb.

Oui, c'était tout simple. Mais ça aidait pas mal de gens mine de rien. L'infirmier remit alors le pot dans le placard et le ferma.

-Attendez ici, je reviens.

Il n'y avait pas grand chose à voler à part le dossier de December... Qui était vide.

L'infirmier revient alors rapidement, tenant dans la main une sorte de petit sac bleu. Dans l'autre main, il avait prit une atèle.

-Tenez, c'est un pain de froid, ça va atténuer la douleur. Le mieux serait d'immobiliser votre bras pendant un moment, ça vous aiderez à ne pas vous le déboitez de nouveau. Mais ce n'est obligatoire, c'est comme vous le souhaitez.

Wilfrid posa son regard sur le dossier et le feuilleta de nouveau. Avoir le bras immobilisé c'était dire que l'on ne pouvait pas se défendre. C'était pas conseillé ici.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 25/09/2016
Dim 6 Nov - 0:19
Tout le monde devrait bien faire son travail pourtant... Je suis juste infirmier ici. Si il y a une situation plus compliquée, c'est mon supérieur qui prendra la main.


Son supérieur...? Le seul autre membre du personnel médical que je connaisse, c'est Chad... Je l'ai rencontré dans les sous-sols. Littéralement, dans une partie - je l'ai appris plus tard - désaffectée de la prison, dans une salle remplie de matériel et de produits médicaux... Je douts que ce soit quelqu'un de recommandable, mais quoi qu'il le fasse, il le planque assez bien pour que je n'aie pas eu envie de perdre mon temps à m'en occuper. Ceci dit, je lui confierais pas mon omoplate.

Le toubib sort un bonbon d'un placard, et le tend au détenu. Sérieusement...? Un bonbon après un bobo? Sans rien dire, December le prend et le glisse dans sa poche. Être materné comme ça ne lui semble pas très naturel, ni très plaisant. En voyant son geste, le toubib s'empresse de lui affirmer qu'il n'y a pas de saloperies dedans... Puis, il s'absente de la salle. Ca aussi, c'était plutôt rare. D'habitude, la confiance entre lee personnel et les détenus est des plus... ténues, justement.

J'attends son retour. Sur la table, mon dossier, vide. Je ne suis jamais vraiment passé à l'infirmerie, après tout. Je lève la tête. Une caméra, dans le coin en face de la porte. Je souris, et je fais un petit coucou en tirant sur mon T-shirt, pour déconner. Si une des deux personnes auxquelles je pense visionne les images, autant leur donner de quoi faire...

Puis, Wilfrid revient avec une atèle et un bloc de glace.


Tenez, c'est un pain de froid, ça va atténuer la douleur. Le mieux serait d'immobiliser votre bras pendant un moment, ça vous aidera à ne pas vous le déboiter de nouveau. Mais ce n'est obligatoire, c'est comme vous le souhaitez.


Porter ce truc, c'est gueuler à tous les carnivors "tapez-moi dessus..." Non, merci. Oh, quoique...? Finalement, je m'avance et je prends l'atèle. Je ne l'équipe pas tout de suite. Mais, posée sur l'autre bras, elle pourrait avoir son petit effet...! Je m'approche du bureau du toubib. Il a l'air d'être pensif au sujet de mon dossier, particulièrement vide. Peut-être qu'il comprend que l'infirmerie n'est pas aussi active que devrait l'être celle d'une prison...?


avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 26/02/2016
Dim 6 Nov - 1:05
Bon, il a du passé pour un idiot. Mais franchement Wil s'en tapait le coquillard. December semblait réagir comme un miroir. Tout les autres détenus avaient eut des réactions tranchées alors n'avait pas de réaction visibles particulières.

Wil s'était de nouveau assis. Malgré son attitude détendu, l'infirmier restait vigilant. Il avait conscience qu'un attitude calme pouvait très bien caché quelque chose de beaucoup plus violent. Inconsciemment, il posa de nouveau sa main sur son paquet de clopes. C'était devenu un tic.

Le fait que le dossier médical de l'homme en face de lui soit vide le préoccupait. Une fausse identité, oké. Wil serait bien tenté de faire la même chose, mais ne donner aucun info. C'était pas une bonne idée.

L'infirmier était rarement aussi bavard. Que ce passait-il aujourd'hui ?

Le dossier en main, Wil le montra à December. Celui-ci l'avait peut-être feuilleté lorsqu'il s'était absenté.

-Ce dossier est vide.

Bravo, c'était une évidence.

-Le problème est que si y vous arrive quoi que ce soit et que vous êtes inconscient, vous allez mourir. On ne pourra rien faire sans un minimum d'infos. Ou du moins, cela sera un soin de très mauvaise qualité.

Ça serait con. Mais alors très très con.

-est-ce que vos vaccins sont à jour ? Avez vous des allergies ?

Le prisonnier allait bien finir par réagir.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 25/09/2016
Dim 6 Nov - 1:38
Le toubib continue à compulser le dossier, puis l'agite devant moi, comme s'il touillait une énorme tasse de café. Son comportement est un étrange mélange de méfiance et de confiance. Il finit par m'expliquer ce qui l'inquiétait.

Ce dossier est vide. Le problème est que si y vous arrive quoi que ce soit et que vous êtes inconscient, vous allez mourir. On ne pourra rien faire sans un minimum d'infos. Ou du moins, cela sera un soin de très mauvaise qualité.


December posa machinalement la main sur le paquet de clopes vide de Lexy. Il regarde le poster anatomique au mur, en face de lui; vous savez, ce poster qu'on retrouve invariablement dans toutes les infirmeries. Parce que quand on est malade, la première chose qu'on a envie de voir, c'est un corps humain de profil, coupé en deux. Il savait très bien où le toubib voulait en venir, mais une des raisons qui l'avait amenée ici était la suppression minitieuse du moindre dossier le concernant, médical, banquier, social...

Est-ce que vos vaccins sont à jour ? Avez vous des allergies ?


Aucune allergie, non... Mes vaccins, comment dire... Je viens d'un endroit ou la santé passe un cran après la survie. J'aurais du mal à vous dire lesquels sont à jour... Sans compter ceux qui ne servent qu'à renflouer les caisses de l'état.


avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 26/02/2016
Dim 6 Nov - 11:18
C'était une réponse. Une véritable réponse. C'était suffisant pour l'infirmier. La raison du pourquoi du comment ce homme était incarcéré ne lui importait guère. Wilfrid n'avait aucun intérêt à transmettre ce genre d'infos. En particulier à des potentiels en enquêteurs.

La survie, l'assistance publique, Wil avait connu ce genre de lieu et savait en quoi cela pouvait être difficile. Lui avait eut de la chance. Peut-être que December beaucoup moins. L'infirmier ne répondit pas tout de suite, laissant le temps au prisonnier de reprendre la parole si il le souhaitait.

La réflexion sur le gouvernement le fit tiquer. Il ne croyait pas à ces théories complotistes. Les vaccins permettaient à de nombreuses personnes de rester en vie, mais de plus en plus de gens en avaient peur. C'était idiot. Avant de venir ici, Wil s'était occupé de crapules, de mafieux. Il avait vu aussi des prostitués, des petites frappes. L'infirmier avait vu ce public à qui la vie avait été cruelle.

Certains étaient mort de façon par une ironie cruelle. Un manque de soin,un manque d’hygiène, une plaie non désinfecté, une mauvaise alimentation et même à causes de vaccins inexistant. Il avait vu des maladies oubliées revenir.

Il fallait espérer que cela ne recommencerait pas ici

Wil prit un post-it et nota "vaccins ?".

-Avez-vous déjà eut des opérations ?

Peut-être que ce mec avait fait du don d'organe plus ou moins volontairement. C'était toujours surprenant d'avoir quelqu'un aux urgences et qui lui manquait un rein ou un truc du genre. De toute façon, plus rien n'étonnait Wil.

L'infirmier attendit que le prisonnier est terminé puis lui demanda :

-ça vous arrive souvent d'avoir l'épaule déboitée ?

Si c'était le cas, une radio serait le bienvenue. Une opération chirurgicale peut-être nécessaire. Si c'était le cas, cela demandait de monter un dossier puis de le donner à son supérieur. Wil n'y croyait pas trop, mais il devait remplir son devoir professionnel.

avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 25/09/2016
Dim 6 Nov - 14:23
Skid Row. Le pire des bidonvilles de Los Angeles. On avait beau se complaire à appeler l'île de Cigestraz la "déchue", pour garder la métaphore des Anges; Skid Row, c'était un putain de démon. Le genre qui te suit dans les ruelles pour te planter, quand il s'ennuie. Étrangement, tout ça était loin derrière, maintenant. Il s'en était sorti. December ne voyait plus l'endroit comme celui de son enfance, après tout il n'y avait pas passé tant de temps que ça, après sa fugue - Mais plutôt comme celui de la mort de ses parents. L'accident con. Le cambriolage raté qui tourne au meurtre. Le point de départ de son voyage... Le 13 Décembre.

Il mis à nouveau la main à son paquet de clopes, à travers sa poche. Sa dernière réflextion eut un effet sur le toubib. Évidemment... Puisqu'il a l'air d'aimer son métier, il a un point de vue tranché sur la question.


Oh, j'dis pas que c'est des placebo, ou des expérience génétique machin. Juste que, 150 dollars le vaccin contre la varicelle, ça fait mal au cul, tu vois? Y'en a qui vivraient moins longtemps sans ces thunes.


Et c'était le cas. D'incidence, dans sa longue carrière, December avait déjà été à l'origine d'un vol organisé de convoi pharmaceutique, livrés anonymement à une ONG. Ils se doutaient bien que ce n'était pas un cadeau de l'état, mais... Quand t'as pas le fric, t'as moins de scrupules.

Je me demande si le $traz suit à peu près le cours du dollar... Nan, impossible. Ici, les prix sont complètement subjectifs. Merde, une bagnole coûte moins cher qu'un Desert Eagle... Et une console de jeu, plus cher qu'une demi-douzaine de doses de Kétamine. Genre, ici, je pourrais...
Oh, putain? J'ai à peu près de quoi acheter 4 bagnoles. Enfin, bien sûr, ils feront pas ce genre de fleurs à un détenus. Et puis, acheter, c'est so 2010.

Hm, il note un truc sur un post-it.


Avez-vous déjà eu des opérations ?


Des opérations...

Je réfléchis un moment. On m'a déjà pucé pour me tracer, et j'ai du retirer le mouchard avec les moyens du bord. J'ai déjà eu quelques points de suture au crâne; cette habitude de sauter de toits en toits ne date pas d'hier... Et puis, le tatouage. Mais sinon...


Nan, pas vraiment. Rien d'important. J'ai pas de...


December passe une main sur sa cuisse.

Ah, si. On m'a retiré une balle.


Ca vous arrive souvent d'avoir l'épaule déboitée ?


Pas aussi souvent qu'un rhume, mais probablement plus que la moyenne mondiale... Vous avez déjà essayé de vous ratrapper à une corniche d'immeuble?


avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 26/02/2016
Dim 6 Nov - 16:27
Oui, le fait que les vaccins soient aussi chère était une véritable honte. L'accès à la santé devrai être gratuit pour tous. Quand à lui, c'était sa sœur qui avait supporté les dettes. C'était elle qui lui avait donné l'occasion de s'en sortir et lui c'était brulé les ailes.

Le patient semblait réfléchir. Ce n'était pas forcément évident de savoir les informations que l'on souhaitait donné ou non.

Ce mec s'était pris une balle ici et avait survécu ? Bien, il avait eut de la chance et cela avait été bien soigné... Sinon il serait amputé actuellement. Cela pouvait être aussi des mensonges, mais pour le moment Wil avait plus envie de croire que c'était la vérité.

-Pas aussi souvent qu'un rhume, mais probablement plus que la moyenne mondiale... Vous avez déjà essayé de vous ratrapper à une corniche d'immeuble?

-Non ce n'est pas dans mes habitudes. Je n'aime pas les hauteurs.

Wilfrid n'avait pas le vertige, mais il se voyait bien trop souvent sauté dans le vide dans ses cauchemars. C'était pas la peine d'aller tenter le diable.

-Au niveau de vote épaule, faîte attention, elle doit être fragiliser... surtout pour vos prochaines escapades.

Il ferma le dossier auquel il avait rajouté deux petits post-it.

-Bien, je vais voir ce que je peux faire pour vos vaccins. Le minimum serait le bienvenue...

Enfin, Wil pouvait bien faire ce qu'il voulait mais il y avait  peu de chance que cela se réalise. December semblait être une personne assez... gênante pour l’administration. Ce mec devait leur faire péter un cable. Cette image mentale le fit rire intérieurement.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 25/09/2016
Dim 6 Nov - 20:14
Au niveau de vote épaule, faîte attention, elle doit être fragiliser... surtout pour vos prochaines escapades.


Je vois les post-it s'accumuler dans mon dossier. Je souris. Un jour, une nuit, peu importe, quand je sortirai d'ici, je sais que ce ne sera pas sans celui-ci... Il passe rapidement sur cette histoire de corniche d'immeuble. Un truc qui le dérange? Pas assez de réactions pour le dire. Inutilisable. Ceci dit, il n'a peut-être pas tort... Je pourrais profiter qu'un toubib compétent -enfin, motivé, surtout- soit dans les environs pour faire des radios. Je me demande parfois dans quel état je suis... à l'intérieur.

Bien, je vais voir ce que je peux faire pour vos vaccins. Le minimum serait le bienvenue...


Il parle sans vraiment y mettre de conviction. En même temps, ça doit être un sacré bordel pour arriver à faire ce qu'on veut, quand on bosse dans cet endroit... On doit pas avoir la vie facile tous les jours.

Ca presse pas, hein... Puis à choisir, j'aime autant me faire vacciner dans un endroit où les médocs sont pas stockés dans un sous-sol sombre et humide. Haha.


avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 26/02/2016
Sam 19 Nov - 22:26
Wilfrid releva les yeux puis se tut pendant une demie seconde. Il avait un doute sur la réaction à avoir. L'infirmier répondit lui aussi par un "haha" mais su un ton légèrement ironique. Wilfrid était désespéré par le fonctionnement de la prison. C'était une catastrophe d'en arriver là. Si il en avait honte ? Non. Cela le désemparait. Wilfrid faisait son travail, juste son travail. Il respectait les lignes de son contrat mai sen aucun cas, il porterait la responsabilité du mauvais fonctionnement de la prison. Ce n'était pas de son ressort. Jamais.

De toute façon, Wil avait déjà beaucoup trop de choses à faire au niveau personnel. Il ne pouvait pas dépenser toutes l'énergie nécessaire pour faire bouger les choses ici. La situation était catastrophique ? Il suffisait de partir avant d'avoir des problèmes, c'est tout.

-Je ferai attention à ça.

L'infirmier se leva, en prenant appui sur la table. Tout en surveillant le prisonnier, Wilfrid continua :

-Bien, je crois que nous avons terminé.

Avant que Wil est fait trois pas, le téléphone du bureau se mit à sonner. Il souffla mais répondit, revenant sur ses pas.

-Allo ? oui, c'est moi.

Il eut un silence. Puis Wilfrid répondit calmement.

-Oké, très bien.

L'infirmier regarda December et se dirigea vers la porte :

-Vous allez devoir rester un peu plus longtemps ici. Il y a un détenu dangereux qui se balade.

Wilfrid ferma la porte à clef et se rassit, tout en surveillant le prisonnier. Wil avait sorti une cigarette, il la reposa. Ils allaient devoir rester ici jusqu’à nouvel ordre.

-Bon, je crois que l'on va avoir encore un peu de temps pour discuter. Quelque chose à dire ?
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 25/09/2016
Mar 22 Nov - 0:18
Ma remarque semble le... Déprimer. Non, le fatiguer. Comme s'il était tout à fait conscient que cet endroit est une cocotte minute en train de siffler. Mais quelque chose ne colle pas... C'est comme s'il ne pouvait rien faire et qu'il le savait. Ou qu'il ne voulait rien faire, peut-être. Non... S'il le pouvait, il le ferait. Il semble être le genre de type qui ne sort pas d'un immeuble eu feu avant d'avoir sauvé tout le monde. En plus... Préoccupé.

Bien, je crois que nous avons terminé...


Bon, ce n'est pas cette fois que j'en apprendrais plus... De toutes façons, pour mon épaule, j'ai plus qu'à attendre, alors...

Le téléphone sonne alors que le docteur fait quelques pas vers la porte. Il fait demi-tour et décroche; clairement, le secrétariat ne fait pas partie des raisons qui l'ont poussé vers la médecine.

Allo? Oui, c'est moi. ... ... ... OK, très bien.


Il raccroche, toujours le même calme dans ses mouvements. Le même que semble afficher le détenu, d'ailleurs. Est-ce qu'il a entendu la conversation? La salle est silencieuse... Peut-être. Aucune réaction de sa part, en tout cas.

Vous allez devoir rester un peu plus longtemps ici. Il y a un détenu dangereux qui se balade. Bon, je crois que l'on va avoir encore un peu de temps pour discuter. Quelque chose à dire ?


Hmm... Un détenu dangereux? Peut-être que je le connais... Sans doute une action d'un des groupes. Qu'est-ce qu'il a fait? Parce que, je veux dire... Se balader dans les couloirs, c'est pas interdit en soi, à ce que je sache...


Ca fait quelques semaines, maintenant. J'attends le moment ou la cocotte minute va déborder. Chaque combat dans un couloir, chaque disparition, chaque transfert... N'importe quel évènement pourrait être celui qui marquera le début de la guerre des groupes. Non pas que je sois impatient... En tant que Nobodies, je ne suis même pas sûr d'y prendre part. Mais il y a une certaine curiosité... Face aux évolutions possibles de la situation. Une prison tenue d'une main de fer par les Carnivors? Un lieu de rééducation tranquille sous l'égide des Redweaks? Une institution fantoche dirigée dans l'ombre par des Ordinaries...?
Ou... Une autre fin à cette histoire est-elle possible? Pour le moment, tout ce que je peux faire, c'est avoir plus de données...


Enfin, non... J'ai pas grand-chose de plus à dire. En fait, je serais plus intéressé par ce que vous, qui êtes plutôt nouveau, pensez de cet endroit...


avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 26/02/2016
Mer 23 Nov - 21:19
Se balader dans les couloirs n'était pas interdit. C'est certain. Néanmoins, se balader avec l'idée de tuer tout ce qui bouge et armé n'était pas trop autorisé. Wilfrid n'était pas trop inquiet, ce n'était pas dirigé contre lui. Et puis, ils étaient en sécurité ici.

La question du prisonnier le fit sourire. Il fallait vraiment qu'il exprime ce qu'il pensait ? Wilfrid ressentait un certain désespoir face à la situation actuelle. L'infirmier ne comprenait pas que l’État ait pu dépenser de l'argent et ne rien prévoir pour entretenir cet endroit. Wilfrid ne comprenait pas non plus la violence qui régnait ici, tout comme ce système complétement fou. Les détenus faisaient leur loi, les gardiens en profitaient et les membres du personnels le subissaient.

-Vous avez été nouveau vous aussi. Le jour où vous vous êtes retrouvé ici doit être gravé dans votre mémoire.

Wilfrid tenait sa cigarette et n’arrêtait pas de la bouger, trahissant ses angoisses plus profondes. Se rendant compte de geste inconscient, il posa sa cigarette sur le bureau.

-bon, la pause clope ça sera pour plus tard... Et pour répondre à votre question, le système est assez surprenant pour quelqu'un de l'extérieur.

Désespérant aussi. Mais, Wil n'avait pas intérêt de révéler ses opinions. Il était ici pour son travail et pour sa soeur, pas pour faire du copinage. Toutes les informations semblaient pouvoir se retourner contre lui. Tout comme il ne savait pas si il pouvait faire confiance à ce prisonnier. La réponse était certainement non.

-Et vous qu'avez vous ressentie le jour de votre arrivé ?

Puis lorsque December eut terminé, Wil demanda :

-Vous ne m'avez que vaguement expliqué, vous vous êtes blessé comment ?
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 25/09/2016
Ven 25 Nov - 3:21
Décidément, c'est un point sensible... Le médecin n'a pas l'air de porter grande estime de la prison. On dirait qu'il découvre toute sa face cachée au fur et à mesure... Comme s'il était arrivé là malgré lui, ou en tout cas, sans vraiment avoir compté sur la réputation de l'établissement comme variable importante. Il a probablement une autre raison d'être là.

Vous avez été nouveau vous aussi. Le jour où vous vous êtes retrouvé ici doit être gravé dans votre mémoire.


Ce qui était très vrai. Sauf que ça ne devrait l'être que pour les détenus... Pas pour des gardiens ou des membres du personnel. Je veux dire, entre ceux qui dealent avec nous, ceux qui profitent de leur position pour assouvir tel ou tel penchant désavoué, et ceux qui auraient plus leur place de l'autre côté des barreaux, lui fait plutôt penser à un personnage de cartoon qui débarque dans un thriller. Il continue d'agiter sa cigarette... Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il n'a pas vraiment envie d'être ici. Un peu comme moi, au final... Il est probablement là pour quelqu'un.

Pour retrouver quelqu'un...? Pour se venger, ou bien... Pour faire sortir quelqu'un?


Bon, la pause clope ça sera pour plus tard... Et pour répondre à votre question, le système est assez surprenant pour quelqu'un de l'extérieur.


Une réponse pleine de bon sens. Un peu évasive, peut-être, mais il a raison de se méfier. Il commence sans doute à se dire que n'importe quelle info ici pourrait être réutilisée contre lui. Contre "quelqu'un de l'extérieur", comme il s'appelle encore lui-même... Comme s'il refusait de s'attribuer la moindre responsabilité de ce qui se passe ici.

December regarde un moment ses pieds, pensif. "Quelqu'un de l'extérieur". Ces termes semblent avoir déclenché un certain souvenir, ou peut-être un raisonnement logique; en tout cas, il fronce les sourcils, comme s'il réfléchissait à quelque chose. Le médecin le sort de ses pensées.

Et vous qu'avez vous ressentie le jour de votre arrivé ?


Je relève la tête et lui sourit. "Rien, comme depuis des années, toubib". Ce que j'ai ressenti... Ce que j'aurais dû ressentir suivant ma situation, le contexte, mes rencontres. C'est sans doute ce sur quoi porte la question.

J'étais perdu, j'imagine... On m'a collé dans une cellule avec un type avec qui je me suis battu pendant une semaine. Je n'ai rencontré que des gens qui cherchent à t'enfoncer, que ça les aide eux ou non. Juste par réflexe ou par habitude. Puis j'ai compris que c'était par nécessité... Des coups, des infos, de l'alcool. C'est à peu près tout les échanges qui peuvent exister ici.


Et puis il y a eu Callie. Comme certains, elle n'avait pas sa place ici. Une gamine jugée à la va-vite envoyée comme un bout de viande dans une prison de criminels patentés. Je l'ai "reflétée", comme les autres... Et l'espace d'un temps, j'étais quelqu'un de bien. J'avais cette impression. Et puis, elle a disparu. "Transférée"... Peut-être.

Vous ne m'avez que vaguement expliqué, vous vous êtes blessé comment ?


Oh, ça...? C'est rien, je me suis jeté du toit.


Un autre sourire calme. December jouait machinalement avec le bonbon précédemment offert, rappelant le tic de Wilfrid avec sa cigarette. Le détenu savait bien que sa réponse amenait d'autres questions; libre au toubib de les poser ou non. Il n'avait pas vraiment la dégaine d'un suicidaire; en fait, il ressemblait pas mal au toubib, d'un rapide coup d'oeil. Un peu déprimé par la situation, agité de légers tics nerveux, et très calme dans sa façon de parler.


avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 26/02/2016
Mar 6 Déc - 20:47
L'histoire de December devrait être banale. Arriver en prison était quelque chose de perturbant. Se battre avec des détenus devait être classique Mais il y avait quelque chose dans la formulation du détenu qui ne le laissa pas de marbre.

Les gens se battaient ici par nécessité. Si December avait eut cette évolution de mentalité, c'est qu'il avait cru, à un moment donné, à l'humanité. A la bienveillance de l'être humain. C'était particulièrement intéressant. December avait dit qu'il venait d'un endroit difficile, d'un lieu où la santé était largement derrière la survie. La prison serait donc plus terrible ?

Alexie rustiquait d'être en difficulté ici. Lui aussi.

December s'était jeté du toit. Sa blessure venait de cette action. Pourtant cet homme n'avait pas une gueule de suicidaire. Une tentative de suicide ne ressemblait pas à ça. Wilfrid le savait, car à force d'y réfléchir, il savait comment quelqu'un voulait mettre fin à sa vie.

L'aptitude du détenue était neutre. Très neutre. Trop neutre. On ne savait pas grand chose de lui. C'était comme si cet homme agissait en miroir, c'était très perturbant.

-Ce qui est bien avec vous c'est que vous avez le sens du suspens. Je vous laisse continuer, enfin si vous le souhaitez.

avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 25/09/2016
Contenu sponsorisé

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: