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Larmes de glace.

Jeu 3 Nov - 0:52
Encore une journée des plus banales au sein de cette prison. J'avais passé la journée avec Jeni, a parler de tout et de rien, surtout de rien en faite. Je ne m'étais toujours pas confiée à elle, et elle ne se confiait pas à moi non plus. Nous étions comparable à des amis de lycée, le genre de personne qui ne se parle que pendant les cours, et qui ne se connaissent plus en sortant de l'établissement. C'était assez étrange comme relation, mais ça semblait nous convenir, du moins, pour le moment. Depuis que je m'étais retrouvée avec Lexy dans ce placard, le temps semblait ralentit. Comme ci je m'attendais à son prochain coup, mais pour le moment, rien de suspect n'avait attiré mon attention. Peut être que je voulais qu'elle s'approche de moi à nouveau, ou peut être pas...

J'entre dans les douches, vides. Comme toujours à cette heure. Je préfère la solitude, bien que je n'ai aucun problème de pudeur. Après tous, pourquoi serais-je complexée? Mon corps est une oeuvre d'art. J'avance dans la pièce, rêvassant légèrement. Et soudainement, ma cheville joue la dissidence et se tord, je laisse échapper un "PUTAIN" rageur, boitillant ensuite jusqu'aux lavabos. Je grimace légèrement en remuant le plus délicatement possible l'articulation douloureuse. C'est quoi ces conneries encore? Reviens sur terre ma pauvre Kristen, pensais-je en commençant a vider mes poches, posant le téléphone sur le rebord de l'un des éviers. Je plante mon regard dans le miroir, observant une fois de plus mon visage. Je suis étrangement pâle ces derniers temps, un peu trop. Je me focalise sur mes yeux, et surtout sur les cernes qui les soulignes. Il faut que je dormes, que j'arrête de penser.

Une vibration, puis une autre, me sorte de ma rêverie. Je regarde l'appareil qui tremble, et qui semble glisser petit à petit vers le lavabo. Il va tomber si je ne l'attrape pas rapidement.

J'attrape donc l'appareil, regardant ce qu'il se passait. Un appel? A cette heure? De Ray en plus? Je ne décroche pas, l'envoyant directement sur ma messagerie. Combien de fois devrais-je lui répéter de ne pas m'appeler aléatoirement comme ça. Si je me fais prendre avec ce téléphone...

Une nouvelle vibration, puis une autre. Mon visage se contracte soudainement. Putain, mais il est débile ou quoi?! Cette fois, je décroche, ne prenant même pas la peine de le laisser articuler quoi que ce soit.

- Ray ! Putain ! Ne m'appelles pas ! C'est moi qui te contacte ou c'est rien ! Espèce de vieux co...

Je l'aurai sans doute insulté de vieux con, de salop, de demeuré, si il m'avait laissé le temps mais il me coupe brutalement la parole avec un râle. Il semble en colère et son souffle est irrégulier.

- Fermes ta gueule! Cracha t-il. J'écarquille les yeux, choquée par son propos si violent. J'étais habituée à ce qu'il soit brusque, mais à ce point... Ma main libre se serre instinctivement... Pour qui il se prend ce connard de première?!

- Ray ! Écoutes moi tu... commençais-je d'un ton colérique et des plus rageur. Sans m'en rendre compte, j'étais en train de piétiner ici et là, faisant des allers retour entre la porte et les lavabos.

- Non ! Toi, tu m'écoutes! Reprit-il. Je sentis une boule se former au fond de ma gorge. Ce vieux connard commence vraiment à me taper sur les nerfs. Il soupire lourdement, laissant un silence s'installer.

- Ta mère est à l'hôpital, Kris. Mon cœur manque un battement, alors que je sens ma force me quitter soudainement. Elle a eut un accident aujourd'hui. Sa voiture a été percutée par un camion et... Le sol semble se détériorer sous mes pieds. Qu'est ce qu'il dit? Qu'est ce qu'il raconte?

- Non... soupirais-je alors qu'un sourire crispé apparut sur mes lèvres. Elle... A cette heure, elle... continuais-je alors que mon corps semble se refroidir petit à petit, mes doigts semblent gelés comme ci je ne pouvais plus les bouger, et je sens même le téléphone glissait progressivement.

- Je suis désolée Kris... Ton père m'a appelé pour me prévenir. Je leur ai dis que je pouvais communiquer avec toi... et il a préféré que ce soit moi qui te le dise....

Sa voix semble couverte, comme ci ma tête était sous l'eau, comme ci je n'étais plus vraiment dans ces douches, dans cette prison. Mon corps est bien là, mais mon esprit, lui, il s'est évanouit. Mes lèvres tremblent et aucun son ne semble vouloir sortir de ma gorge. Je ne peux que l'écouter, et j'entends dans sa voix qui est au bord des larmes.

- Les médecins ne savent pas si elle va s'en sortir. Elle a subit un traumatisme crânien plutôt lourd et une hémorragie qui... Il marque une pause, je l'entends renifler. Il va craquer, ce mec va craquer avant moi, alors que c'est ma propre mère. Ils ne savent pas si elle va s'en sortir Kris.

Soudainement, mon coeur semble s'arrêter pendant quelques secondes. L'air ne passe plus, n'arrive plus jusqu'au cerveau. J'ai l'impression que je vais étouffer.

- Ray... Je dois... dis-je d'une voix morne, presque sans vie.

Mon coeur repart de plus belle alors que je laisse échapper un gémissement de douleur. Une douleur mentale. Je suffoque lentement à plusieurs reprises, cherchant de l'air.


- Kris, calme toi. Il faut que tu restes avec moi... supplia t-il alors que j'entends déjà sa voix se couvrir d'un voile de peine. Il ne retient de pleurer ce connard. De nouveau, un silence, puis il reprends après s'être raclé la gorge. Restes avec moi, Kris. Si elle se réveille... que veux tu que je lui dises?


Le "Si" qu'il venait d'utiliser raisonna dans ma tête à plusieurs reprises, comme un écho douloureux qui déchire lentement chaque souvenir qui traînait dans ma tête, chaque page du livre qu'est mon enfance, ma vie.

- Rien. Tu ne lui dira rien. Parce que je lui dirais moi même. Quand je sortirai. Ma mère ne va pas mourir Ray. Elle n'a pas le droit. Je lui interdis de mourir.

J'avais prononcé cela presque inconsciemment alors que j'étais revenu en face du miroir. Ma gorge me faisait horriblement mal, comme ci quelque chose était coincée à l'intérieur. Mon crâne, était un vrai champ de mime et mes yeux, ils étaient pitoyable. En plus des cernes, il y avait maintenant un cercle rouge, et ils me brûlaient. J'avais envie de pleurer, mais quelque chose... quelque chose m'empêcher de le faire.

Ray soupira, mais pas un soupire de lassitude, plutôt un soupire qui semblait cacher une espèce de joie. Ce mec devait encore pense "T'es pas croyable, Kristen." J'aurai presque pu entendre sa voix me dire cela à cet instant précis.

- Ok princesse. A plus alors. Avait-il simplement dit avant de raccrocher.




Le silence revint et j'étais de nouveau seule avec moi même. Seule avec ces souvenirs qui me martelaient le crâne. Qu'est ce que t'as fais Kristen? Tu l'a méprisée, tu l'a rejetée, tu lui a fais de sale coup durant toute ta courte vie et maintenant? Maintenant qu'elle va mourir, tu commences enfin à comprendre, et tu regrettes. T'es pitoyable.

Alors que mon reflet commence lentement à se brouiller à cause des larmes, je laisse tomber le téléphone sur le sol. Continuant de regarder cette image immonde moi. La glace fond et forme des larmes de regret, de douleur et de dégoût. L'une de mes mains glissent sur ma joue, alors que je me dirige rageusement vers l'une des cabines. J'allume l'eau, froide, glaciale même et me place en dessous.

D'abord debout contre la paroi, je lève la tête en direction du jet. Arrête de pleurer! Arrête! Elle va vivre.
Je serre les dents nerveusement, puis je fini par fermer les yeux, n'écoutant plus que le bruit de l'eau ruisselant sur mes vêtements, puis tombant sur le sol. Je retiens mes larmes, jusqu'au point de rupture, puis je m'effondre simplement sur le sol.

Assise de manière tordue, je suis détrempée et j'ai terriblement froid mais... Je ne bouge pas. Pourquoi? Parce que mes larmes se mêlent a l'eau. De cette façon, je me donne l'illusion de ne pas pleurer. Ce n'est que de l'eau. De l'eau salée...


- Pardon... soupirais-je dans le néant. Pardon... répétais-je encore en portant mes mains sur mon visage. Je suis incapable de m'arrêter de geindre comme une enfant, incapable d'arrêter ces larmes. J'avais oublié ce que c'était ce sentiment. Ce sentiment qui compresse ta poitrine, qui t'empêche de réfléchir. Pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai peur. Peur de perdre ce que j'ai toujours eu, mais ce dont je n'ai jamais profité.

Mon cœur semble se déchirer un peu plus à chaque secondes. Tout les souvenirs qui me reviennent ne font qu'accentuer mes larmes. Et bientôt, je me met a sangloter, bruyamment. Comme ci toute la misère du monde venait de me tomber sur la tête.


Mon égo, c'est ça qui entrave mes sentiments.


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Jeu 3 Nov - 19:51
Qu’est-ce que je fous là ? Putain, j’ai mal, mon dos me fait horriblement mal. Les gardiens déboulent, stoppant l’espèce de foutoir qui avait pris place dans la cour intérieure. Sans dec’, les gens ici, c’est des fous, ils se battent pour rien bordel, et plus de ça, ils entraînent n’importe qui avec eux, le plus doux des agneaux comme le plus gros taré du monde ! Des coups de taser pour calmer les plus excités, des coups de matraques pour calmer les plus idiots et des insultes à tout va envers les prisonniers. C’est beau bordel. Comment tout ça a commencé ? D’un rien, comme d’hab j’ai envie de dire.

J’étais en train de fumer ma clope, tranquillou, assise sur un banc, enfin vautrée mais certes, ce n’est pas ça le problème. Un mec pousse accidentellement un autre type qui s’énerve direct et une patate dans la gueule gratuite pour le maladroit. Je regardais la scène de mon banc jusqu’à qu’un attroupement se ramène, attendant qu’une baston éclate et ça n’a pas manqué. Tout le monde fini par se taper dessus, une droite par-ci, un coup de boule par-là, et moi, je me contente de soupirer. P’tain c’est des gamins, on se croirait au lycée, sauf que là, il n’y a pas mal de sang, beaucoup de sang. Je fais des p’tits ronds avec la fumée cancérigène, je m’amuse comme je peux, la violence, ça me soule. Je suis la blasance incarnée, surtout lorsque je vois une petite bande s’approcher vers moi, je sens les ennuis arriver à grands pas. Et voilà comment je me suis retrouvée dans ce fucking foutoir. Ça tapait dans tous les sens, j’essayais de me défendre comme je pouvais mais je m’en suis pris des coups, le pire, c’est la bouteille de verre qui percuta mon dos et me fit tomber au sol. Quel enfoiré a osé attaquer quelqu’un avec ça ? Il n’y a vraiment aucune règle dans ces lieux, c’est pathétique.

Résumé de l’histoire, j’ai des hématomes sur le corps, notamment sur mon dos qui me fait un mal de chien, et je me suis barrée en juif en voyant les gardiens calmer le p’tit monde. Non mais en même temps j’avais rien à voir dans l’histoire alors qu’on me foute la paix ! Il y a des jours où il faut rester couché, j’aurai dû rester sous la couette aujourd’hui. Je rentre dans ma cellule, entièrement blasée de cette journée, épuisée par les autres prisonniers, je prends de quoi prendre ma douche et c’est avec tout ce qu’il faut que je me dirige vers celle-ci. L’heure pour se laver n’est pas encore arrivée mais de vous à nous, ai-je une fois respecté l’heure ?

Le visage sali par le sang et le coup, une émotion digne d’une morte en émanant, je pousse doucement de mon pied la porte des douches. Un jet d’eau résonne dans la pièce. Pas de brume, pas de mot, pas de tête, qui est-ce ? Je me déshabille sans un bruit, posant mes affaires sur le banc face aux douches, m’apprêtant à occuper une d’elles. Des pleurs, des sanglots qui se font de plus en plus fort et qui ne semblent vouloir s’arrêter se font entendre. Un son, une voix, je la connais, je sais qui est là. Des pas se font entendre vers la porte principale. Qui que ce soit… Je marche en direction de l’entrée, une tête fait son apparition, je lui fous un crochet du droit, mon aspect non violent s’est envolé sur l’instant.

-Casse-toi salope !

Elle file en vitesse, le nez en sang. Mais qu’est-ce que je fous bordel ? Je serre les dents, me dirigeant ensuite vers la douche occupée, me gênant pas une seule seconde pour l’ouvrir et découvrir, cette fille qui hante mes pensées depuis toujours. Kristen, pourquoi pleures-tu ? Que fais-tu au sol ? Toi qui es si forte d’habitude, tu sembles si pitoyable maintenant. Je ne sais pas quel sentiment j’éprouve, je sens mon cœur se serrer en voyant la jeune femme dans un tel état, je ne comprends pas ce qu’il se passe mais je ne peux pas rester là, à rien faire. Mes bras viennent entourer fermement son corps et dans un élan de force, je relève la carnivor malgré la douleur que m’inflige mon dos. Je sens l’eau glaciale ruisseler sur ma peau, la douleur s’apaiser par la fraicheur du liquide et mon sang se frigorifier mais ce qui m’importe, ce n’est pas moi et ça ne l’a jamais été d’ailleurs. Elle ne peut pas se retrouver une position si merdique, je ne le supporte pas. Je la tiens fermement, mon menton se pose lentement sur son épaule, elle ne tombera pas de nouveau. Le son de l’eau redevient, pour des secondes qui paraissent des heures, le seul bruit audible. Puis le silence finit par se briser lorsque je décide de prendre la parole d’une voix calme qui se veut douce.

-Qu’est-ce qu’il se passe Kris ?

La dernière fois que je lui ai parlé remonte au placard du gymnase. Elle m’avait dit que le jeu commencerait, mais là, le jeu n’est plus, elle ne simule pas, elle va mal, elle semble cassée en un millions de petits morceaux où l’assemblage du puzzle semble impossible. Je ne sais pas ce qu’il lui arrive, c’est elle qui souffre et pourtant, j’ai mal moi aussi, j’ai envie de pleurer, j’ai l’impression de ressentir toute sa tristesse, de l’entendre crier à l’aide en vain… J’ai juste envie de lui dire :

-Je suis là Kris, pleures tout ce que tu as, tu en as besoin.

J’ai toujours été nulle pour réconforter les gens, je ne sais pas comment m’y prendre, tout ce que je peux faire, c’est écouter, alors je le ferais.


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Sam 5 Nov - 19:36
Des pas, et encore des pas. Il y a quelqu'un mais je suis dans l'incapacité la plus totale de bouger. Une voix me suggère de me lever et de quitter cette cabine, de partir. Mais de quoi aurais-je l'air détrempée comme je suis? Non, rester ici et sûrement la meilleure des choses à faire. Des bruits d'objet qu'on pose sur le banc... Je redresse la tête, instinctivement essayant d’apercevoir les pieds de la personne qui est là. Ma vue est encore brouillée par les larmes. Je sens ma poitrine se soulevait de manière incontrôlable, d'étranges crampes s'emparent de mon sternum alors que j'essaye de me faire discrète au possible.... Puis la porte s'ouvre de nouveau et cette fois les jambes repassent devant la cabine que j'occupe, rapidement, j'entends un bruit que je n'ai que trop entendu dans ma vie, le bruit d'un poing sur un visage puis, une simple phrase prononcée de manière menaçante, énervée. Mon coeur se serre, cette voix. Je plaque mes mains sur ma bouche, silence Kris. J’appuie le plus fort possible sur mes lèvres, essayant de les obstruer le plus possible, mais les sanglots s'entendent encore malgré ma tentative.

Les pas reviennent dans ma direction et mon cœur s'affole. Non putain. N'ouvre pas cette cabine. Reste en dehors de ça Lexy. Mes yeux se posent sur le carrelage visible de l'extérieur de la cabine, et ses pieds, ils se figent. Elle est face à la cabine. J'entends le bruissement de sa main contre le rideau, et bientôt, je vois son visage, son corps. Je lève mes yeux émeraudes vers les siens. Pourquoi fallait-il que tu débarques? Pourquoi maintenant? Le silence est des plus gênant. Je sens mon estomac se serrer, j'ai encore plus envie de pleurer maintenant. Sans un mot, elle s'approche me saisissant fermement pour me forcer à me relever. Inconsciemment, je me laisse faire, l'aidant même en forçant sur mes jambes. Malgré la fraîcheur extrême de l'eau, je sens la chaleur de son corps contre le mien, son menton vient rencontrer mon épaule et je ne bouge pas. Qu'est ce qu'il se passe? Pourquoi fait-elle ça?

-Qu’est-ce qu’il se passe Kris ?   

Je mords mes lèvres brutalement, je n'ai pas la force de parler Lexy. Je n'ai pas la force de te regarder, pas dans cet état. Tout mon corps se contracte brutalement, mes muscles se bandent de façon si forte que ça en devient presque douloureux. Tout mon corps est en train de se laisser aller, toute la fatigue accumulée depuis mon arrivée ici, elle prend possession de mon corps et je me sens incapable du moindre mouvement.

-Je suis là Kris, pleures tout ce que tu as, tu en as besoin.   

Tu es là, et c'est autant un problème qu'un soulagement. Tu n'a plus a endurer mes crises de nerfs, tu ne devrais même plus avoir à me voir, ni dans cet état, ni dans un autre. J'aurai dû sortir de ta vie après l'avoir pourris. Toi aussi, t'es juste un dommage collatéral, et si j'avais la force, je m'excuserai.

- Lex'... soupirais-je douloureusement. En sentant la pression de son corps contre le mien, j'ai l'impression de renaître, comme un tox qui reçoit sa dose. Je me sens soudainement plus légère. Dans un geste inconscient, mes bras s'enroulent autour de son corps frêle et s'agrippent à son dos.

J'essaye de maîtriser la pression de mes mains sur sa peau pour ne pas lui faire mal. Je pose mes lèvres sur son épaule nue, fermant les yeux alors que je sens de nouveau des larmes naissantes aux coins de mes yeux.

- Pars. Pars avant que je te fasse du mal... dis-je en serrant les dents, alors que ma poitrine se souleva brusquement, j'éclate de nouveau en sanglot. Repensant à ma mère, me disant de sa voix douce "Prend soin d'elle Krsiten. C'est une fille bien, cette petite Lexy." Même ça, j'ai pas été capable de le faire. Je suis tellement, tellement désolée maman...



Les moments que j'ai vécu avec ma mère se mêlent étrangement à ceux que j'ai vécu avec Lexy. Dans mon esprit, je la revois endormie à mes côtés. Je revois son visage endormie, je revois mes mains caressant tendrement sa joue, mes lèvres se posant sur sa tempe. Je revois les baisers, les fou rires.. Je revois sa chevelure blonde étalée sur l'oreiller, sur les draps blancs.

Puis je suffoque de nouveau, me revoilà revenu dans cette cabine de douche. Me voilà revenu prisonnière de mon propre esprit. J'ai presque l'impression d'entendre une conversation entre mon cœur et le sien, je sens mon rythme cardiaque revenir à la normale. Mon corps se décrispe lentement, mon souffle semble moins court. J'arrive finalement à me redresser, posant l'arrière de mon crâne contre le mur, je lève les yeux au ciels, soupirant lourdement. J'ai cru mourir pendant quelques instant. C'était quoi cette faiblesse passagère? Peut être qu'il est temps d'arrêter de faire semblant Kris. Peut être.

- Bordel. T'es à poil.

Je pince mes lèvres l'une contre l'autre, avant de rire de bon cœur. Je n'avais même pas fais attention à ce détail. Elle est complètement nue. Son corps, je le connais par cœur, peut être même mieux que le mien. Mon regard retourne dans le sien alors que je rigole encore légèrement. Mes yeux sont toujours aussi rouges, ma voix toujours aussi encombrée. Si je ne peux plus me cacher derrière mon mur de glace, alors pourquoi ne pas essayer de me cacher derrière ce rire? Pourtant il est sincère.

- J'ai toujours adoré ta poitrine Lexy.

Continue de dévier la conversation Kristen, ça t'évitera de te remettre à chialer comme une gosse. Prend sur toi. Ce n'est pas n'importe qui qui te fait face actuellement. Serre les dents et encaisse. Un fin sourire orne mes lèvres, un sourire taquin. D'un geste vif, je passe ma main sur mon visage puis dans mes cheveux mouillés pour redresser ceux ci, essayant de me redonner un peu prestance.


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Sam 5 Nov - 21:18
Qu’est-ce que je fais là ? Je devais simplement venir prendre ma douche et me voilà avec mon ex dans les bras. Moi qui voulais prendre mes distances, c’est vraiment raté. Mon corps a agi de lui-même, je n’ai pas réfléchi une seconde, j’ai foncé tête baissée, étonnant pour quelqu’un qui fait tourner ses méninges h24. La brune est complétement déboussolée, je ne sais pas la raison, mais quelque chose de grave a dû arriver pour qu’elle se mette dans un état pareil. Redresse-toi Kris, reprends ton assurance habituelle !

- Lex'...

Je sens une douce étreinte s’emparer de mon corps. La douleur de mon dos me fait froncer les sourcils une seconde mais je ne dis rien, la laissant réchauffer mon corps. Je ne vois pas son visage, je sens seulement ses lèvres prendre place sur mon épaule. Ne te retiens Kris, tu peux pleurer, tes larmes, je les ai déjà vu, tu n’as pas à te cacher.

- Pars. Pars avant que je te fasse du mal...

Les vibrations de son corps trahissent ses pleurs, mon cœur se compresse. Pourquoi suis-je si sensible à ses larmes ? Moi, dont les sentiments ne sont que des masques que je manipule à ma guise. Pourquoi partirais-je ? Je suis venue à toi, je le voulais alors pourquoi te laisser ? Tu m’as déjà fait du mal, le pire est passé. Je resserre légèrement mon étreinte. Je ne partirai pas, parce que je ne veux pas. Les pulsations de son corps s’accélèrent. A quoi penses-tu Kris, parle-moi, je t’écouterai. Elle finit par se calmer, basculant sa tête en arrière, son regard scrutant le plafond. Moi, je la regarde silencieusement.

- Bordel. T'es à poil.

Elle passe des pleurs aux rires. Elle rigole de bon cœur, je ne dis toujours rien. Je suis nue, c’est une évidence. Mais n’est-on pas dans une douche ? C’est plutôt moi qui devrais rire de la voir habillée. N’essaye pas de m’avoir avec tes rires Kris, je te connais et tu le sais alors parle-moi sérieusement.

- J'ai toujours adoré ta poitrine Lexy.

T’es yeux sont épuisés de pleurer alors tu te mets à sourire ? Je ne veux pas de ce sourire, de tes remarques. Ne parle pas de mon corps, il n’est plus tien aujourd’hui. Je n’ai pas envie de jouer Kris, car tout cela n’a rien d’un jeu. Je soupire, mes émeraudes transperçant les siennes, ma main part violement en direction de sa joue, s’arrêtant juste avant le contact. Je la pose doucement sur joue. Le souvenir du combat de boxe contre Liberty me revient en tête. Reste où tu es passé, ne revient pas.

-Change pas de sujet Kris. Je te connais alors arrête de faire l’enfant.

Je lui pince les joues avant de relâcher mon étreinte. Elle est capable de tenir de débout maintenant. Je replace ma chevelure doré, lâchant un nouveau soupire au passage.

-Crache le morceau Kris, qu’est-ce qui ne va pas ? Si tu refuses, je te ferais parler d’une manière ou d’une autre.

Je ne peux empêcher un sourire de s’emparer de mes lèvres. Je ne suis pas ici pour jouer putain ! Mais c’est Kris en face de moi, j’ai toujours eu cette mauvaise habitude de la provoquer de n’importe quelle façon. C’est le moment pour ça, je dois reprendre mon sérieux.

-En passant, moi aussi j’aimais ta poitrine.

J’insiste sur la conjugaison du verbe. Elle a toujours une sublime poitrine mais je ne dois pas me laisser tenter par ce canon. Pas question de retomber amoureuse, à quoi bon faire resurgir le passé ? Je ferme les yeux, me rappelant des moments passés avec Kris. Tout ça a pris fin le jour de mon arrestation, c’est de l’histoire ancienne. Mes yeux reviennent scruter ses bijoux, mon sourire disparait, mes émotions sont de nouveaux sous contrôle. Je ne dois pas replonger.

-Je suis là parce que je veux t’aider, c’est tout.

Pourquoi ces mots me serrent le cœur ? Arrête de hanter mes pensées Kris, laisse moi partir.


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Sam 5 Nov - 21:48
Je m'attendais au moins à ce qu'elle me montre un sourire, même un tout petit mais non, apparemment, elle ne veut pas rire. Dommage. Je pensais vraiment que j'arriverai à faire passer cet instant de faiblesse avec mes remarques légèrement déplacées. Je vois le mouvement rapide de sa main, mes yeux suive celle ci, sans crainte. De toute façon, je la mérite cette gifle, j'en mérite même plus d'une. Et c'est seulement aujourd'hui que je m'en rend compte. Contre toutes attentes, ses doigts rencontrent ma joue, mais de façon douce. Mon regard retourne donc dans les pupilles de la blonde, alors que je garde toujours ce micro sourire aux lèvres.

-Change pas de sujet Kris. Je te connais alors arrête de faire l’enfant.


Mon sourire s'élargit légèrement alors que je ne la quitte pas des yeux. Qu'est ce que tu viens faire là Lexy? T'as pas mieux à faire? Comme aller tripoter ta gardienne par exemple? Elle pince ma joue, je la laisse faire. La force tranquille est de retour, imperturbable d'apparence mais ravagée au fond. Quand elle recule, j'ai presque envie de grimacer comme une enfant, ouais, j'aimais bien la sentir contre moi cette petite blonde.

-Crache le morceau Kris, qu’est-ce qui ne va pas ? Si tu refuses, je te ferais parler d’une manière ou d’une autre.

"D'une manière ou d'une autre" répétais-je dans ma tête, qu'est ce qu'elle compte faire? Elle sait que je suis une tête de mule, je ne compte pas lui avouer ce qui cause mes pleurs si facilement. Je ne vois même pas pourquoi elle est là, devant moi, et nue en plus de ça. Lorsqu'elle profère sa "menace", je ne peux m'empêcher d'hausser mes sourcils, me demandant ce qu'elle a derrière la tête.

Étrangement, elle se met à sourire. Si je ne la connaissais pas aussi bien, je crois que je serai perdu là, mais c'est Lexy, et je sais parfaitement qu'elle adore jouer avec moi. Elle l'a toujours fait, ce n'est pas parce que nous sommes dans une douche qu'elle va arrêter.

-En passant, moi aussi j’aimais ta poitrine.   

Oh ça, je le sais. Tu passais ton temps à la toucher, à la moindre foutue occasion. Des souvenirs des plus obscène revinrent dans ma mémoire alors que j'étais toujours là à la fixer, sans un mot. Vous êtes fascinante, mademoiselle Sanders. Son sourire ne tarde pas à disparaître, et voilà, elle a remit l'un de ses masques. Elle sait pertinemment que ça ne sert à rien avec moi, mais pourtant, elle insiste.

-Je suis là parce que je veux t’aider, c’est tout.

M'aider? Mais personne ne peut m'aider. Je me suis démolis toute seule comme une grande, malheureusement, j’entraîne des gens dans ma chute. C'est plutôt triste, mais maintenant, c'est un peu tard pour le regretter. Lorsqu'elle semble avoir fini de parler, je laisse ma tête tomber vers le sol, pouffant de rire. Lexy, tu m'épatera toujours. Je fixe ses pieds pendant quelques secondes avant de redresser la tête vers elle, une étincelle joueuse dans les yeux.

- Je n'ai rien à te dire Lexy, j'aimerai pouvoir t'expliquer, mais à quoi est ce que ça servirait? Lançais-je en laissant réapparaître un sourire sur mes lèvres légèrement bleuit par le froid de l'eau qui coule toujours dans mon dos.


- Tu perds encore ton temps. Tu sais que je ne te dirais rien. Je suis aussi bornée que toi, on s'en va droit dans une impasse, encore une fois.


Je marque une pause, attrapant le bas de mon t-shirt. Je tire légèrement dessus, il dégouline d'eau et je vais finir par choper la crève. Je lève les yeux vers la blondinette, avant d'enlever le haut de mon uniforme, le laissant tomber sur le sol avec un bruit visqueux.

- Merci d'avoir pris la peine de me ramasser, c'est la chose la plus gentille qu'on ai fait pour moi depuis des mois.

Ma main se pose sur son épaule, et j'approche mes lèvres de son oreille, faisant exprès de projeter mon souffle chaud sur celle ci.

- Pardonne moi.

Deux mots, d'une simplicité à mourir. Elle comprendra ce qu'elle voudra comprendre.


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Dim 6 Nov - 1:03
Elle veut jouer, je le vois au moment même qu’elle redresse la tête. Ne fais pas ça Kris, ça va mal finir…

- Je n'ai rien à te dire Lexy, j'aimerai pouvoir t'expliquer, mais à quoi est ce que ça servirait?

Au final, nos regards sur les problèmes sont les mêmes. Garder nos problèmes pour nous, ça ne sert à rien de les partager puisqu’ils ne concernent que nous. A quoi bon les partager ? Les autres ne pourront strictement rien y changer. Son sourire n’annonce rien de bon. J’aurai dû partir quand elle me l’a proposé ? Bonne question.

- Tu perds encore ton temps. Tu sais que je ne te dirais rien. Je suis aussi bornée que toi, on s'en va droit dans une impasse, encore une fois.

Pourquoi ne veux-tu pas te confier ? Avant, il n’y avait rien à cacher à l’autre. Penserais-tu que cette époque est révolue ? Je souris intérieurement lorsque je la vois enlever son haut. Là, ça commence à devenir hot. J’avoue que la situation commence à m’échapper. Un côté de moi est content et excité de revoir le corps de cette fille que j’ai tant aimé et de l’autre, j’ai envie de partir avant que tout ça ne dérape. Je bloque mes émotions, empêchant mon regard de se poser sur sa poitrine encore couverte de son soutif. Bon dieu, la tentation est trop dure !

- Merci d'avoir pris la peine de me ramasser, c'est la chose la plus gentille qu'on ai fait pour moi depuis des mois.

Ses gestes s’enchainent, une main sur mon épaule, le souffle de ses lèvres effleurant mon oreille, un frisson parcourt entièrement mon corps.

- Pardonne moi.

Je repousse la jeune femme, mes joues prenant une teinte inhabituellement rouge. Elle connait tout de moi et mes oreilles est un point très sensible de mon anatomie. Bon si vous n’avez pas compris, ça m’excite quoi, allez savoir pourquoi ! Mes masques s’effondrent, je fronce les sourcils, gênée et en colère.

-Arrête tes conneries putain !

Je compte sur l’eau pour me refroidir la tête. Je ne dois pas tomber dans son piège, elle me provoque, elle attend que je réponde avec un geste similaire au sien, ça n’arrivera pas. Je n’arrive plus vraiment à réfléchir correctement, je vous assure que mes oreilles, il ne faut pas y toucher, jamais.

-Tu veux que je te pardonne ? Mais de quoi ? Du fait qu’on ne soit plus ensemble ?

J’appuie mon dos sur le mur derrière moi, et comme le froid m’envahissait, je frotte mon bras droit, de ma main gauche.

-Ne t’excuse pas, je suis coupable moi aussi. Si tu veux entendre de ma bouche que je te pardonne, je le dirais, mais sache que…rien ne sera comme avant. Il faut tourner la page maintenant Kris.

C’est moi qui dis ces mots et pourtant, une boule se forme dans mon estomac. Essaye-je de me convaincre moi-même de l’oublier ? Peut-être. Je baisse la tête, mon regard se vide peu à peu en regardant l’eau de la douche filer dans un même endroit. Je dois tourner la page. Je relève les yeux, un air sérieux au visage, je finis par dire calmement.

-On a assez souffert tu ne crois pas ?

Mes yeux scrutent le plafond, comme si une réponse me tomberait du ciel et arrangerait tout le monde. Mais Dieu n’existe pas ou il aime se rire des gens.

-Toi et moi ça n’a pas fonctionné, c’est comme ça. Trouve quelqu’un qui te rendra pleinement heureuse.

Je n’ai pas été à la hauteur pour elle, j’aurai dû être plus compréhensive. Les regrets ne servent à rien, ce qui est fait, est fait, impossible de revenir en arrière.


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Dim 6 Nov - 2:11
Alors qu'elle est face à moi, je repense à la moitié des choses que j'ai faite ou dis, dans le simple but créer ce mur de glace. Je chéris tellement cette solitude que j'ai oublié que l'humain ne peut vivre pleinement qu'à travers les autres. Je vivais pleinement lorsqu'elle était à mes cotés, j'arrivais à doser mon taux de "connasse sans coeur" et mon taux "d'amoureuse transit". Je crois que je n'ai jamais été aussi "bien" dans toute ma vie. Et pourtant, il y a quelque chose qui a foiré. Mes yeux se posent sur le rideau de douche pendant quelques secondes avant qu'elle ne me pousse. Je continue de l'observer avec ce léger sourire aux lèvres. Qu'est ce qui a foiré Lexy, tu le sais toi?

-Arrête tes conneries putain !   

Son visage est crispé, apparemment, elle est remontée contre moi. Je n'en attendais pas moi. De toute façon, tout cela ne nous mènera nul part. Je crois que je commence à m'y faire.

-Tu veux que je te pardonne ? Mais de quoi ? Du fait qu’on ne soit plus ensemble ?   

En réalité, j'avais prononcé ces mots pour voir à quoi ils la renverraient dans son esprit, et sans surprise, elle suggère notre rupture. Je n'avais pas d'idée précise de ce qu'elle répondrait, mais me voilà fixée. Je continue de l'observer calmement, comme ci j'étais muette. Ses prochains mots vont me faire mal, je le sais. Il fallait sans doute que ça arrive un jour. Mais aujourd'hui, après l'annonce que venait de me faire Ray, je crois que j'm'en serais passée. Elle a froid, c'est visible et compréhensible, elle serait peut être temps que j'arrête l'eau.

-Ne t’excuse pas, je suis coupable moi aussi. Si tu veux entendre de ma bouche que je te pardonne, je le dirais, mais sache que…rien ne sera comme avant. Il faut tourner la page maintenant Kris.  

Tourner la page? Ouais, et refermer le livre sûrement. J'expire bruyamment suite à cette phrase. Pourquoi est ce qu'elle se ment à elle même? Pourquoi est ce qu'elle fait ça? Je suis honnête avec moi même, moi. J'aimerai qu'on m'expliques pourquoi tu baisses la tête alors, pourquoi tu sembles si perdu en disant cela. Si il faut tourner la page, alors à toi l'honneur, Sanders. Je sens mes muscles se crispaient, mais cette fois, ce n'est pas de la tristesse. C'est plus violent, plus incontrôlable encore. Cet air sérieux qu'elle arbore... C'est des conneries. Tous ça, c'est des conneries.

-On a assez souffert tu ne crois pas ?   


Chaque phrases qu'elle prononce est comme un coup de poignard dans mon coeur déjà torturé. J'ai l'impression qu'elle le fait exprès, encore et encore. Elle me rejette encore et encore. Moi, Kristen Owens, comment ose t-elle me faire ça? Moi qui me suis saignée aux quatre veines pour elle? Moi qui l'ai aidée quand elle en avait le plus besoin?! Comment peut-elle.... Mes poings se serrent soudainement. J'ai compris. Elle m'a simplement prise pour une conne. Quelque chose monte en moi, quelque chose de puissant qui me donne envie de tout casser ici, de tout briser. Cela gronde et me serre le coeur.

-Toi et moi ça n’a pas fonctionné, c’est comme ça. Trouve quelqu’un qui te rendra pleinement heureuse.



Je serre les dents, à tel point que mes dents grincent les unes contre les autres. Une douleur commence a se diffuser dans ma mâchoire. Qu'est ce qui m'arrive? C'est quoi cette colère soudaine. J'ai l'impression de voir rouge, je sens une chaleur immense prendre possession de mon corps.

- M'aider, hein... soupirais-je en gardant les dents serrées. M'aider, tu disais? Tu veux m'aidais Lexy?

J'ai l'impression que mes yeux sont injectés de sang. Qu'ils vont exploser. Chaque nerfs de mon corps semble soumis à une pression incommensurable. C'est trop. Ma mère, et puis ça. Mon regard est braqué sur la blonde, puis mes mains viennent se plaquer sur mon visage. Calme toi Kris. Calme toi. Ne fait rien que tu pourrais regretter.

- Putain... soupirais-je. Putain... putain.. putain.... répétais-je en boucle en me malaxant le visage presque brutalement. Qu'est ce que je suis censé faire? Le mur s'est effondré et a engloutis une bonne partie de ma santé mentale par la même occasion. J'ai l'impression d'être dans le même état que lorsque j'ai tabassé ce type dans le bar, le même état qui m'a conduit ici.

- Je le mérite. Commençais-je en ayant toujours le visage caché par mes mains. Je mérite toute cette merde qui me tombe dessus. Toi, ma mère, la taule. Ouais c'est sur. J'ai merdé sur toute la ligne.

Mon souffle est court, presque saccadé. Mes mains finissent par quitter mon visage retombant près de mes cuisses. J'suis qu'une putain de tarée et je commence a plonger dans quelque chose que je ne pourrais bientôt plus contrôler. Je sens de nouveau des larmes coulées sur mon visage, elles sont étrangement épaisses et semblent peser une tonne. De la tristesse, et de la colère.

- Pourquoi t'es venu là alors, si tu veux la tourner cette page? T'aurai pas pu juste prendre ta douche et partir? Soit cohérente !

Je marque une pause, soupirant en ayant un sourire crispé aux lèvres.

- J'en ai marre que tu fasses semblant. C'est bon ! Il marche plus ton jeu d'actrice avec moi ! Soit honnête avec toi même !

Ce que je lui avais dis dans le local du gymnase me revint soudain en mémoire. "Tu veux jouer? On va jouer." Non, on va pas jouer. Ça ne sert à rien de jouer avec elle, puisqu'elle passe sa vie à faire semblant.

- Je t'aime Lexy. Et je n'ai jamais cessé de le faire.

Cette phrase va jeter un froid, d'ailleurs, je tends ma main pour éteindre l'eau, laissant mon dos se poser contre le mur qui est à l'exact opposé d'elle. Mes yeux se plongent dans les siens, alors que mon coeur semble subitement ralentir petit à petit.

- La voilà, ta réponse.


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Dim 6 Nov - 21:25
Le silence s’installe, l’eau redevient le seul bruit audible. Mes yeux reviennent scruter la jeune femme face à moi. La colère l’envahit, je revois cette Kristen qui combattait Liberty, cette bête  sauvage dont aucune chaîne ne peut l’arrêter. Elle a toujours eu cette violence qu’elle ne peut contrôler et mes mots, ont libéré le fauve. Je reste adossée au mur, je ne bouge pas, mon regard est vide, tellement vide, j’ai l’impression d’être morte, vidée de toute vie en balançant mes phrases les unes après les autres. Frappe-moi si tu y tiens Kris, si ça peut te soulager, n’hésite pas, je ne compte pas résister.

- M'aider, hein...M'aider, tu disais? Tu veux m'aidais Lexy?

Je ne baisse pas les yeux, supportant ses yeux emplis de rage. Viens Kris, défoule-toi sur l’étincelle qui a animé ce pétage de plombs. Je suis là, juste devant toi, qu’attends-tu pour me taper ? Qu’attends-tu pour faire tomber mon sang ? Je ne suis qu’un fantôme, je ne suis qu’une merde, je t’ai encore fait du mal, alors qu’attends tu pour te venger ?

- Putain...Putain... putain.. putain....

Je regarde mon ex se perdre petit à petit dans la démence. Tu ne sais quoi faire ? Une trop grosse dose d’émotions entrave tes sens ? Ne te perd pas Kris, ne fais pas la même erreur que moi. Reste forte, tu le dois, tu l’as toujours été, contrôle le démon au fond de toi. Peut-être que je suis ce démon au final…

- Je le mérite. Je mérite toute cette merde qui me tombe dessus. Toi, ma mère, la taule. Ouais c'est sur. J'ai merdé sur toute la ligne.


Sa mère ? Pourquoi parle-t-elle de sa mère ? Est-ce la cause de sa crise de larmes à mon arrivée ? Qu’est-il arrivé à sa mère ? Elle pleure de nouveau, son regard reflète tristesse et colère. Mon cœur se serre de nouveau, j’ai mal, terriblement mal. Je ne dois pas craquer, je dois assumer tous mes dires, ne pas revenir en arrière, ne pas redevenir dépendante de Kris, ne pas la perdre de nouveau, je ne veux plus avoir mal, je ne veux plus de cette douleur.

- Pourquoi t'es venu là alors, si tu veux la tourner cette page? T'aurai pas pu juste prendre ta douche et partir? Soit cohérente !

Je…je ne sais pas. Mon corps a bougé de lui-même, je ne pouvais pas te laisser dans cet état Kris. Au final, je n’ai pas pu t’aider, je n’arrive jamais à rien, j’ai juste empiré les choses en venant. Pardonne-moi Kris… Si j’avais su que ça se finirait comme ça, je ne t’aurai jamais accosté à ce festival, je ne t’aurai pas fait tomber amoureuse de moi, tu n’aurais pas fini en prison, tu serais libre, je n’aurai pas mis de barrière à ta vie... Pardonne-moi…

- J'en ai marre que tu fasses semblant. C'est bon ! Il marche plus ton jeu d'actrice avec moi ! Soit honnête avec toi même !

Honnête avec moi-même ? …

- Je t'aime Lexy. Et je n'ai jamais cessé de le faire.

Ses yeux se plantent dans miens, mon cœur s’arrête, j’ai l’impression que je vais faire un AVC. Je manque d’air, je… Un liquide salé dévale mes joues. Je pleure ? Mes jambes flanches, mon dos glisse le long du mur jusqu’à que mon fessier repose sur le sol.

- La voilà, ta réponse.

Pourquoi Kris ? Pourquoi t’entêtes-tu à m’aimer ? Je ne suis pas assez bien pour toi. Je ne veux plus te faire souffrir Kris, je ne le supporte plus. Toi et moi, nous souffrons l’une comme l’autre, nos cœurs se sont déchirés lors de la rupture, n’en n’as-tu pas eu assez ? Je n’ai jamais eu aussi mal Kris, si ça devait se reproduire, qu’arrivera-t-il de nous ? De toi ? De moi ? Arrêtons tout, partons de zéro, oublions nous, je ne veux plus avoir mal Kris. J’ai peur. Je commence à trembler, mes larmes coulent sans vouloir s’arrêter. Ne me regarde pas Kris. Mes genoux se rapproche de mon corps, mes bras viennent les entourer alors que ma tête s’enfouie. « Soit honnête avec toi-même ! », cette phrase résonne en boucle dans ma tête. Ferme-la Kris, je n’en peux plus.

-Pardon…pardon…pardon…

Je suis pathétique, j’arrive pas à m’arrêter de chialer, mon cœur me fait mal, ma respiration se fait lourde. Putain ! Pourquoi je suis venue prendre ma douche ?! Pourquoi la vie s’acharne contre moi ? Garce ! Tu ne m’as jamais porté dans ton cœur, depuis la naissance tu me fais des coups bas, depuis mes premiers cris tu te ris de moi. Quand te lasseras-tu enfin ?! Je fini par crier, désespérée.

-J’AI PEUR KRIS ! TU COMPRENDS ?!

Depuis mon quand mon cœur est-il devenu si mou ? Je suis pitoyable, tellement... Je relève la tête, les yeux remplies de larmes, mes joues pourtant les marques de ce fleuve sans fin.

-Tu crois que je te déteste ?! Tu crois que je te fais souffrir volontairement ?! Je…je…

J’éclate en sanglot. Mes émotions se mélangent, s’entremêlent, se confondent. Les masques sont brisés et libèrent ce qu’ils renferment en chœur. Je ne peux plus me cacher, je n’ai jamais su bien le faire devant la brune, maintenant, je n’ai plus rien pour « faire semblant ».

-Je ne veux pas te faire souffrir Kris, je suis bonne qu’à ça ! Je n’aurai pas dû exister, cette femme avait raison !

Mon poing droit tape sur le sol à répétition. Je n’ai pas mal, mon dos me fait souffrir davantage, mais la plus grosse douleur est au niveau du cœur. Pourquoi ma mère m’a faite ?

-PUTAIN !

Je serre les dents, mes pleures continuant d’abonder. Mon cœur s’accélère, ma gorge se resserre comme pour empêcher mes prochaines paroles de sortir. Je lève les yeux au ciel, articulant entre deux sanglots.

-Je crois que je t'aime aussi bordel…

Ma tête s’appuie sur le mur derrière moi alors que ma main vient cacher mes émeraudes. Je ne veux plus souffrir.

-J’ai peur Kris…tellement…

Je pleure silence, essayant de reprendre un rythme cardiaque normal. Que tout ça s’arrête.


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