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Réunion de famille /Wilfrid/

Mar 1 Nov - 19:00
Tu allais le tuer. Mais quel con! Putain! Il pouvait pas juste t'écouter pour une fois?! Juste une seule putain de fois? Mais quel con ton petit frère!

D'aussi loin que tu te souviennes, tu avais toujours fais en sorte de le préserver. Même quand il avait merdé, même quand il avait des emmerdes comme personne n'en avait eu.. Même quand vous étiez presque à la rue. Tu avais toujours fais en sorte qu'il ne manque de rien, qu'il soit en sécurité et qu'il puisse se donner les moyens de devenir quelqu'un. Pas un pourri comme votre père ou un déchet comme votre mère. T'avait vu le regard de ton frère sur ton père, quand il était dans ses bons jours. Il l’idolâtrait. Et pourtant, bien que tu saches que ce n'était pas la faute de ton père s'il était ce qu'il était, tu le détestais quand même, presque autant que ta pourriture de mère.

Quand tu t'étais fais choper à San Francisco, alors que tu regarder des plans confidentiels, tu savais que la mafia ne ferait rien pour toi. C'est le genre de famille qui ne s'occupe de vous que de loin, tant que vous servez et que tout va bien.
Quand Will t'avait dit faire parti de la mafia, tu n'avais rien dit. Comment aurais-tu pu? Vous aviez besoin de ce fric, et soit tu fermais ta gueule, soit c'est Will qui allait prendre. Et ça, c'était hors de question, même si on te faisait du chantage pour que tu la fermes.
Mais là? Tu avais fais en sorte avant de te faire chopper de mettre toute votre fortune sur un compte dont tu avais fournis à Will les codes avec un mail lui demandant de s'enfuir loin de cette vie pour en recommencer une autre. Toi tu t'en sortirai. Mais lui? Il avait bien trop souffert depuis sa naissance. Tu voulais le libérer. Enfin.

Sauf que non. Un nouvel infirmier avait prit place dans la prison et devinez qui c'était? Et oui, ton adorable petit frère était arrivé. Quel imbécile! T'avais envie de l'étrangler. Tu avais ruminé toute la journée, attendant qu'il ait son tour de garde de l'infirmerie pour y aller. Ce soir-là, c'était paisible, il n'y avait pas même un détenu dans les lits blancs. Il fallait pourtant bien que quelqu'un surveille pour le cas où un accident arriverait.

Tu entras comme une furie après avoir simulé un malaise dans ta cellule pour sortir. Tu attrapas ton frère par le col et le plaqua contre un mur. C'était étonnant de voir que bien que tu ne sois pas haute face à ton frère, tu avais cette attitude qui forçait le respect. Droit d'aînesse oblige, tu avais toujours veillé à respecter ton frère à la condition que lui même te respecte. C'est pas parce que papa respecte pas les femmes que tu dois faire pareil Willy. En plus de ça, tu avais veillé à toujours le remettre sur le droit chemin. Mais là? C'était pas qu'il avait merdé c'est carrément que tu étais hors de toi.

- Putain mais c'est quoi ton problème Will?! Quand je te dis de te barrer c'est pas pour que tu viennes ici! Tu comprends pas?! T'as pas reçu mon mail ou quoi?! Sans dec ça t'arrive de m'écouter?!


Tu te mettais rarement en colère Alex, tu étais plutôt du genre colère froide, mais quand tu explosais, valait mieux pas être au milieu. Tu comprenais pourquoi il avait fait ça, mais tu savais aussi qu'il méritait tellement mieux que ce que vos parents vous avez mené à faire pour survivre.

- La mafia ne te laissera pas continuer ton petit jeu Willy, ils vont demandés des résultats, une preuve de ta bonne foi et du bien fait de ta mutation dans cette prison!

T'étais intelligente Alexie. T'avait vite compris que si ton frère était là, c'était pas une décision de la famille. Il avait dû faire un deal avec eux. S'enchaîner, toujours plus, alors qu'il aurait pu se tirer.

- Je te jure Will, des fois, tu me donnes des envies de meurtres. Pourquoi tu t'es pas tirer? T'avais assez de fric pour fuir le pays et je comptais demander ta protection contre information. Alors explique moi ce que tu fiches ici Willy?

Il y a des maux qui ne guérissent jamais. Des personnes qu'on ne voudrait jamais faire souffrir. Des liens trop forts pour être brisés. Wilfrid et toi n'étiez pas seulement frère et soeur par le sang, c'était aussi une question de coeur. Ton petit frère était et serait toujours ta raison d'être et tu refusais de le voir d'enchaîner au groupe pour toi. Avec eux rien n'était gratuit, et tu avais peur qu'il ne puisse pas payer le prix de sa demande.


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Date d'inscription : 25/09/2016
Mer 2 Nov - 22:03
Wilfrid avait le nez plongé dans la documentation. Il lisait de nouveau le règlement. Le système de la prison était spécial. Ce n'était pas grave en soi, cela voulait juste dire qu'il fallait apprendre à bien connaître le règles pour tirer son aiguille du jeu. Pour lui, en tant qu'infirmier cela devrait ne pas trop poser problème... Mais pour sa sœur. Alexie était une battante, elle n'avait pas de peur à avoir. Personne ne serait un jour capable de la mettre à genou. Pourtant, Wil ne pouvait s’empêcher de s'inquiéter pour elle.

Le métier d'infirmier était totalement différent à l'extérieur ou ici. La prison était un lieu particulier. Etrangement, Will se sentait beaucoup plus libre ici. Au moins, il était éloigné des décideurs de la "famille". Il était comme un chien en laisse qui, en ayant gagner un mètre de corde, pense être libre. Will se voyait réellement comme clerbard. Il ne pensait pas valoir grand chose d'autre.

Quelqu'un poussa la porte de l'infirmerie. Wil n'eut pas réellement le temps de relever la tête avant de se faire attraper par le col. Plaqué contre le mur, l'infirmier pu enfin comprendre qui était la personne qui venait de l'agresser. Wil était surpris mais n'avait pas réellement peur. Très calme, il se laissa faire. Au fil de ses mésaventure, il avait appris qu'il valait mieux ne pas s'agitrer. D'une part pour ne pas se fatiguer pour rien. Mais ne pas bouger diminuer aussi les excuse de l'agresseur de vous frapper. Question d'habitude en somme.

De toute façon, il n'avait rien à craindre. C'était sa sœur. Alexie. Une colère démesuré éclairé son visage. Wil ne répondit que par un léger sourire.

Elle était en vie et suffisamment en forme pour exploser contre lui.

- Putain mais c'est quoi ton problème Will?! Quand je te dis de te barrer c'est pas pour que tu viennes ici! Tu comprends pas?! T'as pas reçu mon mail ou quoi?! Sans dec ça t'arrive de m'écouter?!

Plaqué contre le mur, Wil avait une vue parfaite pour voir le visage de sa soeur. Sur son front une crépitait de colère. Elle était réellement à deux doigts de la foutre des claques. Il n lui en voudrait même pas de lui en mettre une à vraie dire... C'était la première depuis quasiment toujours qu'il lui désobéissait.

La violence était devenu une telle habitude qu'elle n'avait plus vraiment d'emprise sur Wil. Une claque n'allait pas changer son existence.

- La mafia ne te laissera pas continuer ton petit jeu Willy, ils vont demandés des résultats, une preuve de ta bonne foi et du bien fait de ta mutation dans cette prison!

Wil ouvrit la bouche pour répondre quelque chose mais aussi tôt couper par sa sœur.

- Je te jure Will, des fois, tu me donnes des envies de meurtres. Pourquoi tu t'es pas tirer? T'avais assez de fric pour fuir le pays et je comptais demander ta protection contre information. Alors explique moi ce que tu fiches ici Willy?

Des envies de meurtres ? Elle n'était pas si en colère que ça. Il s'était attendu à pire, largement pire. Et puis des tueurs, il y en avait déjà trop dans la famille. En une fraction de secondes, Wil repensa à son père. Le temps n'avait pas effacé les blessures. L'infirmier eut un coup au cœur.

Assez lentement, Wil leva les mains et les posa sur celle de sœur, lui faisant lâcher sa chemise. Ce n'était pas violent, mais il était ferme. Elle avait piqué sa crise, maintenant elle pouvait le libérer. Le jeune homme prit une respiration. Il avait imaginé de nombreuses réponses mais aucune n'était vraiment correct. Il se sentait déconcerté par rapport à sa soeur. Alors que le silence commençait à s'allonger, il lui répondit enfin.

-Parce que vivre c'est avoir des objectifs.

Oui, vivre. Il savait plus très bien ce que ça voulait vraiment dire. Wil avait eut tellement de difficulté, était tombé tellement bas qu'il avait besoin d'une béquille pour vivre au quotidien. Il avait vraiment besoin de sa soeur. En fait, il ne savait pas comment être heureuse. Il ne savait pas comment vraiment "vivre". Pour le moment la vie, il la voyait comme une série d'événement parfois plus supportable que d'autre. Il avait beau sourire, il avait toujours un sentiment de tristesse encrée en lui.

Alexie était la personne qui l’empêchait de tomber au fond d'un abime.

-Parce que tu sais très bien que je ne serai pas partie sans toi. La liberté, ça sera pour nous deux ou pour personne.

Wil avait terriblement envie de détourner le regard. Il avait envie se rouler en boule et de se cacher. Il avait envie d’arrêter de se battre. Il voudrait se laisser couler, ne plus rien faire, ne plus vivre. Pourtant il resta là, debout, à regarde sa sœur droit dans les yeux.

-Pour ce qui est des tâches que j'ai à accomplir ici, c'est mon problème.

Cela lui tordait les boyaux et l’empêchait de dormir. Il n'était pas un monstre, pas encore... Wil avait fait un pacte avec le diable. Il allait en payer le prix.

Mais il ne savait pas si il allait pouvoir tenir.

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Date d'inscription : 25/09/2016
Jeu 3 Nov - 22:12
Quand il vit que tu avais finis de déverser ta colère et ton inquiétude sur lui, il vint silencieusement t'obliger à le lâcher. IL était rare de vous voir vous engueuler, surtout avec une telle violence. Depuis petits, vous aviez compris que vous seriez à vous deux le seul soutien que vous pouviez espérer avoir un jour. Et comme tu étais la grande sœur et la plus responsable, il n'était jamais arrivé que ton petit frère te désobéisse. Vous saviez ce que vous risquiez et tu savais évoluer avec ton histoire et tes emmerdes dans un monde dangereux.

-Parce que vivre c'est avoir des objectifs.

Tu le flinguas du regard. Il y avait bien longtemps que votre objectif à vous deux avait été de survivre et Will le savait aussi bien que toi. Tu t'étais toujours reprochée de ne pas avoir pu faire mieux, alors même qu'il n'était que ton frère, et que donc, ça aurait été à vos parents d'avoir ce genre de pensée là. Mais comme vos parents étaient des enfoirés, tu avais finis par te comporter en mère poule. Ça t'avait d'ailleurs valu quelques bleus bien que ton frère n'en ai jamais rien su.

Les objectifs dont il parlait, il aurait pu les avoirs avec la somme dont tu lui avais fais cadeau avant ton incarcération. Mais on ne sépare pas l'inséparable pas vrai?

-Parce que tu sais très bien que je ne serai pas partie sans toi. La liberté, ça sera pour nous deux ou pour personne.

Tu souris face à ses mots. Quand vous étiez arrivés à la DASS, une assistante sociale vous avez pris l'un et l'autre pour vous parlez de ce qui aller se passer à présent. T'étais pas haute Alex, et pourtant, tu tenais Will par la main, le mettant légèrement en retrait, le protégeant.
Elle t'avait expliqué que vous alliez vivre un temps en foyer et peut-être qu'avec un peu de chance, l'un de vous deux pourrait vivre en famille d'accueil. Tu avais eu un petit sourire narquois avant de laisser tomber, de toute ta haine possible face à cette femme qui se croyait tout permit parce que vous n'étiez que des enfants: "La famille d'accueil sera pour nous deux ou pour personne. Le premier qui tente de nous séparer le regrettera. Et surtout si c'est une personne dans votre genre, madame".
Non. Il ne serait jamais parti sans toi et tu le savais, pas plus que toi tu ne serais parti sans lui si la situation avait été inversée. Mais tu avais eu espoir qu'il écoute sa raison plutôt que son coeur, pour une fois.

Tu voyais dans le regard de ton frère à l'instant combien la vie ne vous avez fait aucun cadeau. Vous n'aviez jamais connu de Noël en famille, ni même de beaux gâteaux d'anniversaire. Seulement les cris, les coups et les larmes, qui résonnaient encore parmi vos âmes d'enfants.
Will était jeune quand votre père s'était enfui. Il avait dû être suivi par un psy, et tu t'en voulais pour celà aussi. Comment pouvons-nous pouvoir espérer expliquer à un enfant un jour que s'il voit un psychiatre, c'est parce qu'on le croit aussi fou que son psychopathe de père?

-Pour ce qui est des tâches que j'ai à accomplir ici, c'est mon problème.

- Ils t'ont demandé quoi en échange Will? Qu'est-ce-qu'ils veulent? Et à qui tu t'es adressé pour la demande? Et ne t'avise même pas de ne pas répondre. C'est parce qu'ici je suis la taularde et toi l'autorité que tu peux me rouler.

Tu voulais savoir parce que tu refusais que ton frère puissent s'exposer à un quelconque danger. Il était déjà dans la prison la plus casse-gueule du pays et merci mais vous aviez assez enduré comme ça.

- Willy... Je suis désolée de m'être fais prendre... Je voulais tout, sauf te voir me suivre.


Wilfrid était la seule personne à t'avoir jamais entendu demandé pardon. Il était le seule être au monde ayant de la valeur à tes yeux, et tu aurais voulu le protéger à jamais. Sauf que voilà, on ne dit pas non à la mafia, pas plus qu'on ne dit non à la famille, quand votre père vous ordonne de rester assis et de le regarder frapper votre mère pour ses erreurs. Non, on ne dit pas non quand il a une bouteille brisé entre les mains et qu'il menace de s'en servir contre vous.


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Date d'inscription : 25/09/2016
Sam 5 Nov - 0:38
Alexie avait le regard noir de ces plus mauvais jour. Elle était terriblement en colère. Pourtant, sous cette aura d'agressivité, Wil pouvait discerner une certaine fierté. Elle était heureuse qu'il ne l'ai pas laissé ici. Oui, il en était certain. Elle aussi devait éprouvé ce lien. Ce lien incassable. Wil voyait à travers la relation qu'il avait avec sa sœur, celle de deux blessé par la vie qui essayent de pas couler. Jusqu'à maintenant, c'était surtout elle qui l'avait soutenue, maintenant c'était à lui de prendre le relais.

La peur lui tordait le ventre. Pourtant, Wilfrid gardait une expression neutre. Il était calme alors qu'il se sentait ronger de l'intérieur. Il était si souvent angoissé qu'il en oublierait presque ce que ça fait d'être détendu.

Alexie semblait retomber dans leur souvenir commun. Il y avait beaucoup de choses à dire. Beaucoup trop. Pour le moment, Wil ne préférait pas y penser. Au quotidien, il préférait largement se plonger dans les soucies actuels. Son passé était douloureux, inconfortable et source de stresse contant, et le futur n'était qu'un abime. Il y avait une lueur, celle s'enfuir loin de se monde pourri. IL y avait encore un chance, une petite chance alors ça valait encore le coup de sa battre. Peut-être.

-Ils t'ont demandé quoi en échange Will? Qu'est-ce-qu'ils veulent? Et à qui tu t'es adressé pour la demande? Et ne t'avise même pas de ne pas répondre. C'est parce qu'ici je suis la taularde et toi l'autorité que tu peux me rouler.


La phase de la menace. Alexie était arrivé au point de menacé, c'est qu'elle était dépassé. Elle ne maitrisée plus la situation. Surtout avec Wil, c'est qu'elle ne savait plus comment obtenir ces infos. Ou du moins c'est comme ça que Wilfrid ressentait la situation.

- Willy... Je suis désolée de m'être fais prendre... Je voulais tout, sauf te voir me suivre.


Wilfrid était déstabilisé. Il avait toujours vu sa sœur comme infaillible. Pendant un instant, il laissa apparaître son vraie visage, celui de quelqu'un bien trop angoissé. Il eut un soupir puis passa les mains sur son visage. Wil avait l'impression d'être un équilibriste. L'échec était un gouffre. L'échec s'était la fin.

Ne plus se battre serait un soulagement.

Malgré tout, l'infirmier eut un sourire rassurant.

-Ne t'excuse pas.

Alexie ne devait rien dire. Elle ne devait pas montré sa faiblesse. Par pitié, elle ne devait pas craquer, pas elle. Non, il ne fallait pas. Wil se déplaça et l'invita, d'un geste de la main à s'assoir. Lors de ce geste, il baissa le regard. Alors qu'il avait les yeux dans le vide, il lui répondit :

-tu sais, j'aurai pu plonger aussi.

Ou qui aurait du ? Wil avait fait beaucoup plus de connerie que sa sœur. Il s'était battu à la sortie des boîte de nuit, conduit alors qu'il avait fumé de la drogue et avait soigné des salopards. Non, Alexie n'était peut-être pas la plus claire des deux.

Les mains légèrement tremblantes, Wil s'assit et les posa sur la table. Il agissait avec maitrise de soi, comme si tout allait très bien. Il en avait l'habitude. Faire semblant était devenu sa spécialité. Sa sœur n'était pas totalement dupe, les autres oui.

-Pour répondre à ta question, je ne sais pas quelles sont les limites des demandes de la famille.

Wil était honnête. Sans doute beaucoup trop. Il demanda tranquillement :

-Tu pourras me passer les dossiers... Je crois que des papiers sont tombés par terre.

La paperasse demandait suffisamment de concentration pour ne pas penser à autre chose. C'en était presque agréable.
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Date d'inscription : 25/09/2016
Dim 6 Nov - 14:49
Tu n'avais que rarement élevé la voix contre ton petit frère, sauf bien sûr quand, plus jeunes, tu lui criais d'aller se réfugier dans la chambre alors que votre père devenait violent. Depuis ce dernier soir, tu t'étais fait la promesse de ne plus jamais voir ce regard terrifié que vous aviez eus l'un l'autre, réfugiés dans la chambre, affolés tous deux face à la violence de votre géniteur.
Tu avais eus peur ce jour-là, Alexie. Peur que ton père n'arrive à entrer. Peur qu'il ne vous violente, vous et non plus que ta mère. Peur qu'il te fasse du mal. Mais plus que tout, tu avais eus peur qu'il s'en prenne à Will. Tu connaissais ton frère. Tu savait qu'il aimait Théodore, quand celui-ci jouait le rôle de père. Tu savais qu'un coups suffirait à briser ça. Et tu le refusais.

Un instant, tu vis le vrai visage de ton frère. Il était angoissé. Tu le connaissais par cœur, il n'avait jamais pu te mentir. Tu n'avais jamais cru en son sourire, que tu savais faux. Tout comme c'était le cas pour lui, il t'était tout aussi impossible de lui mentir, bien que tu y accordes une certains importance, quand cela était nécessaire.

-Ne t'excuse pas.


Tu savais que de toutes votre famille de merde, tu avais toujours été la plus mâture, quand tu avais demandé à ta mère d'appeler les flics. Mais Will l'était devenu, et bientôt, les enfants étaient tous deux devenus bien plus responsables que leurs propres parents.
D'un geste de la main, Wilfrid te fit signe de t'asseoir. Calmement tu le fis, croisant tes jambes et tes bras, profondément irritée.

- Tu sais, j'aurai pu plonger aussi.

- Tu sais tout aussi bien que moi que je n'aurai jamais laissé une chose pareille arrivée.

Tu t'étais toujours débrouillée pour assurer vos arrières. Y avait pas à dire, la famille n'était pas très conciliante, mais si vous étiez utile, alors vous aviez le droit d'ouvrir la bouche, de temps à autre. Et tout le monde savait que s'il arrivait malheur à Will, alors tu n'aurai plus rien à perdre.

Tu vis bien qu'il essayé de ne pas faire cas de ses tremblements. Depuis tout jeune, tu avais toujours vu Will cacher ses émotions les plus profondes. Mais tu n'étais pas dupe. Tu savais, mais tu ne le lui faisais pas vraiment remarquer.

-Pour répondre à ta question, je ne sais pas quelles sont les limites des demandes de la famille.

Tu détestais qu'il élude ainsi tes questions.

- Ils veulent que tu évades des détenus je me trompe? T'es infirmier. Tu pourrais les faire sortir pour urgence. Will. Tu risques gros. Et cette fois, je pourrai pas te couvrir.


Tu soupiras, profondément agacée. Parfois, s'il n'était pas ton frère, tu pourrai l'étrangler.

-Tu pourras me passer les dossiers... Je crois que des papiers sont tombés par terre.


- Non mais t'es sérieux? Will putain!


Tu détestais avoir l'impression de parler à un sourd. Hors, c'était exactement l'impression que tu avais. Toi qui parlait rarement, le mutisme dont Will pouvait faire preuve t'étonnait.

- Willy... Je n'ai pas besoin que tu viennes me protéger, ni me faire sortir. Si j'arrive à avoir accès à la salle informatique, je pourrai m'évader, et tu le sais. Alors bon Dieu Wilfrid Hammer dis moi ce que tu fais ici?

Tu n'avais pas crié, tu avais un ton froid et distant. Vous savez quand on dit que lorsque notre mère nous appelle par notre nom et prénom c'est mauvais signe? Ben pour toi, c'était pareil. Il était rare que tu n'appelles pas ton frère Will ou Willy. Autrement dit? T'étais furieuse contre lui.


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Date d'inscription : 25/09/2016
Dim 6 Nov - 15:58
Les jambes croisés, les bras fermés, le visage sévère... Alexie avait le regard de plus mauvais jours. Wilfrid n'était pas à l'aise du tout. il détestait cette situation.

- Non mais t'es sérieux? Will putain!

Ces papiers étaient important, il ne pouvait pas les laisser disparaître.

- Willy... Je n'ai pas besoin que tu viennes me protéger, ni me faire sortir. Si j'arrive à avoir accès à la salle informatique, je pourrai m'évader, et tu le sais. Alors bon Dieu Wilfrid Hammer dis moi ce que tu fais ici?

C'était pas cool du tout. Mais alors vraiment pas. Wilfrid baissa la tête et se pinça l’arrête du nez. Il prit une longue respiration. Alexie était sur le point d'exploser. Bien, il ne devait pas faire la même chose.

-Alexie, pour ce qui est des demandes de la famille. Je te l'ai dit, je ne sais pas exactement quelles seront les limites de leur demande. Je, ne, sais ,pas.

Il posa les mains sur la table. Bon dieu, sa soeur ne comprenait rien à rien. Elle était borné. Il y avait des questions à ne pas poser. Et là, elle mettait les pieds dans le plat.

-Tu crois réellement que tu vas avoir accès à une salle informatique ici ? Réfléchi, tu le sais très bien que ça ne va pas se passer de cette façon.

Inconsciemment, il passa les doigts sur ses poignées, sur les cicatrices, sur les lignes blanches. Il avait envie de sortir fumer une clope. Il avait envie de tout arrêté. Un geste, un seul pourrait tout résoudre... Mais dans ce cas il laisserait sa sœur seul. Elle s'était battu pour lui, alors il se devait de survivre. Pour le moment.

-De toute façon, la vie n'a aucun intérêt...

Il ne continua pas sa phrase. Il n'était pas certain de réellement vouloir dire ce qu'il avait sur le cœur. Cette conversation le renvoyait à des événements désagréables. Il n'avait pas la force de s'y confronté pour le moment. Dans ce cas, il valait mieux se taire. Ne rien dire. Se cacher. Se fermer. Ne pas casser, oui surtout ne pas casser.

Wilfrid se leva et fit un mouvement de bras vers la porte :

-Si ces réponses ne conviennent pas tu peux aussi sortir Alexie Hammer.
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Dim 6 Nov - 17:13
Tu ne l'avais jamais vu aussi énervé. Vous étiez tous deux en colère, et même votre affection ne réussissait pas à adoucir vos traits. Tu en voulais terriblement à Will de ne pas plus penser à lui, bien que tu saches pertinemment qu'il aurait pu lui aussi t'en vouloir de ne pas le faire.

Il aurait fallu que vous vous calmiez, mais impossible. Tu avais hérité de la rancœur de ton père, bien que tes traits ressemblent à ceux de ta mère. Elle avait toujours été faible, soumise. Tu t'étais promis de ne jamais le devenir, et ce n'était pas la colère de ton frère qui te ferait trahir cette promesse.

-Alexie, pour ce qui est des demandes de la famille. Je te l'ai dit, je ne sais pas exactement quelles seront les limites de leur demande. Je, ne, sais ,pas.

- Tu n'aurais jamais dû accepter! Tu ne sais pas de quoi ils sont capables!

Tu avais dû effacer des vidéos de surveillances. Tu avais dû hacker des comptes et des adresses. Tu avais vu à quel point les hauts placés pouvaient être dangereux et vils. Tu savais que Will en avais vu beaucoup. Beaucoup trop. Mais il n'avait pas pu voir tout. Vous n'étiez que des pions, et tu ne l'avais vu que parce que tu avais la charge de faire disparaître les preuves.

-Tu crois réellement que tu vas avoir accès à une salle informatique ici ? Réfléchi, tu le sais très bien que ça ne va pas se passer de cette façon.

Tu te sentis giflée. Wow. Tu ne pensais pas que ton frère puisse te croire aussi idiote. Un rire jaune te prit, et tu le regardas, mauvaise.

- Tu me penses à ce point idiote?! J'avais un plan Will! Et je ne te permets pas de me parler sur ce ton je suis ta sœur pas ton chien!


Vous étiez tous les deux furieux, et tu lui en voulais de voir à quel point il te déconsidérait. Alors c'était ça? Un instant, tu revis ta mère, à genoux au sol, face à ton père qui lui criait à quel point il perdait son temps avec une conne pareille. Ouai. Ça fait mal.

-De toute façon, la vie n'a aucun intérêt...


Tu le regardas, figée. Non. Non il n'avait quand même pas dis ça? Tu savais qu'entre votre enfance et la mafia, tu n'avais pas pu protéger ton petit frère de la merde de ce monde mais tu avais fais au mieux pour qu'il puisse faire des études, pour qu'il ne manque de rien... Tu avais échoué à ce point? Tu eus le cœur serré mais tu ne su pas réagir. Tu ne le pu pas tellement la phrase avait été sanglante. Désespérée. Anéantis.

Tu le vis se lever, t'indiquant la sortie et mécaniquement, tu te levas pour t'approcher de lui, sans toujours réagir à ces mots blessant et humiliant.

-Si ces réponses ne conviennent pas tu peux aussi sortir Alexie Hammer.

La gifle partie toute seule. Tu n'avais jamais levé la main sur ton frère. Tu lui avais toujours appris que votre père n'était pas le genre d'homme qu'il fallait devenir. Qu'il ne fallait pas lever la main sur quiconque sans être dans l'obligation. Qu'il ne fallait pas manquer de respect aux femmes seulement parce qu'elles ne sont pas des hommes. Mais là c'était trop. Juste trop. Il n'avait pas le droit de dire que la vie n'avait aucun intérêt. Pas après tout ce que tu avais fait pour le protéger et l'aimer, en dépits de tes propres rêves d'avenir. Tu avais intégré la famille pour que vous puissiez survivre tous les deux. Tu ne l'avais jamais abandonné.

- Mais qui es-tu?! De quel droit bordel Will?! Je te reconnais plus! Que tu me suives je peux l'entendre, que tu m'en veuilles de ne pas avoir eu la meilleure vie qu'il soit aussi mais que tu me traites comme notre connard de père traitait notre putain de mère non!


Tu étais folle de rage, déçue et blessée que Will te parle comme ça. T'en voulait-il de ne pas avoir su mieux le protéger?

- Et si vraiment la vie n'a plus aucun intérêt pour toi Will, alors tu peux toujours y mettre fin. Les marques sur tes poignets en sont la preuve.

Ton regard était acéré et si un regard pouvait tuer, ton frère serait déjà six pieds sous terre. Tu n'avais jamais été aussi en colère contre lui. Les marques t'avaient toujours dérangées. Tu avais toujours eus mal pour ça. Tu savais, tu n'étais pas dupe. Tu étais bouleversée par les mots de Wilfrid. Depuis quand votre relation s'était-elle dégradée?


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Date d'inscription : 25/09/2016
Dim 6 Nov - 18:59
Il n'aurait jamais du accepter.

Jamais.

Wilfrid était engluait dans une toile d’araignée et il savait qu'il allait se faire dévorer de toute façon. Essayer de s'en sortir, c'était provoqué sa chute.

Une chute inéducable. A quoi bon se battre ? Le destin était tracé d'avance. Wil ne pouvait pas s'en sortir. Il ne pouvait simplement pas. C'était impossible.

La gifle qu'il reçu ne surpris pas réellement. Il resta de marbre alors qu'il se sentait de plus en lus fragilisé à l'intérieur. Tout s'écroulait. Tout.

- Mais qui es-tu?! De quel droit bordel Will?! Je te reconnais plus! Que tu me suives je peux l'entendre, que tu m'en veuilles de ne pas avoir eu la meilleure vie qu'il soit aussi mais que tu me traites comme notre connard de père traitait notre putain de mère non!

Il ne savait pas trop lui même... ou il le savait que trop bien. Un fils d'un tueur en série. Un déchet de la société. Un clébard. Un putain de clébard.

La réponse d'Alexie était terriblement cruelle. Elle n'avait pas le droit de dire ça. Elle ne pouvait pas le comparé à leur père. Un couteau dans le dos. Un pincement de coeur. Sa gorge se serra. Il avait des larmes aux fonds des yeux.

Elle le traitait de monstre, de dégénéré, de quelqu'un de cruelle, de sadique, de méchant... D'une personne incontrôlable qui aimait faire souffrir le autres. De quelqu'un qui vivait pour le meurtre. D'une personne vivant dans les limbes de la folie.

D'une personne beaucoup trop éloignée de lui et pourtant si proche. Il le détestait profondément. Et pourtant... C'était son père.

La phrase était terrible. Wil avait été comparé de nombreuses fois à cet homme pendant qu'il était enfant. Il savait qu'il allait devenir comme lui. C'était ce que le regard des autres disait. C'était ce qu'ils pensaient. Les médecins, les psys, les amis, la famille, les adultes. Mais Alexie, elle, elle lui avait jamais dit.

La seule façon de ne pas devenir un monstre c'est de se détruire.

Se scarifier, se blesser, fumer, se briser, se casser, se détruire.

Physiquement, moralement...

Disparaître. Se cacher. Ne pas se faire remarquer. Ne pas exister.

Wilfrid préférait ne pas exister plutôt que devenir cet être.

Ne pas vivre.

Oui, surtout ne pas vivre.


Le regard dans le vide, les yeux au bords des larmes, les poings fermés, l'âme toujours cassé. Wilfrid était battu, cassé, brisé.

- Et si vraiment la vie n'a plus aucun intérêt pour toi Will, alors tu peux toujours y mettre fin. Les marques sur tes poignets en sont la preuve

Il la voix cassé. Sa respiration était saccadé. Il avait un peu blanchi.

-Je n'y suis jamais arrivé.

Il était faible. Il était lâche. Il n'arrivait même à prendre une décision et à la tenir. Il était nul, débile, un putain cleb qui ne sert à rien.

-Je suis désolé.

Il posa une main sur son visage, comme pour se cacher.

Pour ne pas exister.

-vraiment désolé.

Il se retourna, fouilla sa veste posa sur sa chaise de bureau. Il en sortir un paquet de clopes. Wilfrid n'arrivait même pas à lui parler en face. C'était trop dure. Il était trop lâche.

-depuis le début, je suis qu'un putain de boulet. Je t'ai toujours freiné, entrainé vers le bas. Je suis désolé. Il aurait mieux fallu que je ne sois pas là. T'aurai pu faire des études, devenir... devenir quelqu'un de bien, de renommer, de célèbre...

Il avait le paquet de cigarette en main. Il en sortie une seule.

-Si je suis comme lui, alors tu es ma première victime. je t'ai empêché de vivre. Je t'ai obligé de faire des sacrifices. je suis désolé.

Il passa de nouveau une main sur son visage, essayant les larmes incontrôlables qui s'étaient mise à couler.

-j'ai cru qu'en te suivant ici, je pourrai faire quelque chose. Devenir quelqu'un, enfin quelque chose, ne pas toujours être comparé à lui. Devenir autre chose... qu'un... qu'un monstre. Que je pourrai enfin t'aider, de ne plus être un clerbard qui ne se sert à rien.

Wilfrid se sentait ridicule. C'était des considérations d'enfants. Il ne servait décidément à rien. Ses angoisses, ses peurs, c'était du foutage de gueule. La vie se foutait de sa gueule.

Il prit la main d'Alexie avec délicatesse. Il lui avait déjà fait beaucoup trop de mal.

-Tiens, si un jour tu t'y met t'auras un paquet d'avance. Sinon donne le à quelqu'un, ça lui ferai plaisir.

Il n'arrivait même à croiser son regard. Il n'en avait pas la force. C'était le pire des minables.

-J'y vais, comme ça tu sera tranquille. Je te libère. Merci Alexie, merci.

Wilfrid se dirigea vers la porte.

Ne pas exister.

Ne pas vivre.

Surtout ne pas vivre.












Alors pourquoi une infime partie de lui prier pour qu'Alexie le retienne ?
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Dim 6 Nov - 20:35
Au moment même où tes mots atteignirent ton frère, tu su que vous étiez aller trop loin. Beaucoup trop. Ta main vain se poser sur ta bouche, comme dans l'espoir qu'elle retienne les mots que tu avais laissé échappé sous la colère. Mais tu n'en pensais pas un mot. Pas même une lettre.
Oui, tu étais en colère et oui tu lui en voulais, plus que de raison. Et oui, une partie de vos parents étaient en vous. Mais toute sa vie Wilfrid avait supporter les jugements et critiques des autres quand à sa ressemblance avec votre meurtrier de père. Tu avais toujours soutenus, contre tous mais surtout face à lui-même que c'était faux, il n'était et ne serait jamais comme votre père.

- Je n'y suis jamais arrivé. Je suis désolé. Vraiment désolé.


Il avait la voix cassée, les yeux tristes et la respiration saccadée. Tu t'en voulais terriblement d'être la cause de son mal être. Depuis toujours, tu t'évertuais à faire taire chacune des personnes le blessant, et aujourd'hui, c'était de ta faute. Peut-on seulement un jour cesser de regretter la faute d'avoir détruit la personne que l'on aime le plus au monde?

- Depuis le début, je suis qu'un putain de boulet. Je t'ai toujours freiné, entraîné vers le bas. Je suis désolé. Il aurait mieux fallu que je ne sois pas là. T'aurai pu faire des études, devenir... devenir quelqu'un de bien, de renommer, de célèbre... Si je suis comme lui, alors tu es ma première victime. je t'ai empêché de vivre. Je t'ai obligé de faire des sacrifices. je suis désolé.


Alors voilà là ses réels sentiments. Il croyait... Il croyait vraiment qu'il t'avait gâché la vie? Non non! Oui tu étais en colère, et oui tu aurais voulu une autre vie. Mais une vie sans ton petit frère? Le laisser derrière? Jamais de la vie. Tu avais tout donné pour qu'il ait une chance de s'en sortir, mais jamais tu n'avais pensé que tu te sacrifiais. Et lui... Quels idiots tous les deux! Vous aviez toujours tout fais pour vous protéger l'un l'autre. Et maintenant, tu découvrais combien il s'était sentie coupable toutes ses années.

- J'ai cru qu'en te suivant ici, je pourrai faire quelque chose. Devenir quelqu'un, enfin quelque chose, ne pas toujours être comparé à lui. Devenir autre chose... qu'un... qu'un monstre. Que je pourrai enfin t'aider, de ne plus être un clébard qui ne se sert à rien.

Ne pas le perdre. Ne pas le perdre. Ne pas le perdre putain! Tu n'y survivrais jamais. Tu voyais les larmes et la douleur infligée dans son regard, que tant de fois tu avais vu apeuré. Tu t'en voulais terriblement d'avoir mis en réalité ses craintes les plus profondes, mais tu lui en voulais aussi de t'infliger pareil traitement. Il n'avait pas le droit. Ne pas le perdre. Ne pas le perdre.

-Tiens, si un jour tu t'y met t'auras un paquet d'avance. Sinon donne le à quelqu'un, ça lui ferai plaisir. J'y vais, comme ça tu sera tranquille. Je te libère. Merci Alexie, merci.

Un paquet de clope atterri dans ta main, mais tu le lâchas au moment même où tu compris les paroles de ton frère. Non. Non! NON! Tu le vis partir. Loin de toi. Loin de votre famille. Loin de la vie. Qu'aviez-vous fait?

Tu étais en colère contre lui, tu lui en voulais. Mais il était ta seule famille et sans lui, plus rien n'aurait de sens. Tu ne compris pas ce que tu faisais avant de te sentir courir derrière lui. Arrivée à sa hauteur, tu l'obligeas à te faire face avant de lui asséner une claque magistrale, dans le but de lui remettre les idées en place.

- Ne dis plus jamais que tu me libères. Si tu pars, je pars aussi.

Tu vins alors le prendre dans tes bras, une larmes roulant sur ta joue. Vous n'auriez jamais dû vous voir alors tu étais si énervée. Tu n'aurais pas dû lui dire des mots aussi cruelle. Tu étais le véritable monstre dans cette histoire. Et une partie de ton père était en toi, tu ne pourrai jamais le nier. C'est toi qui aurait dû être suivit par psy pour dire un truc pareil à ton frère alors que son seul tord était d'avoir voulu te protéger et te suivre.

- Willy... T'es mon petit frère. Je n'ai jamais pensé que tu me ralentissais... Ou pire encore. J'ai voulu que tu sois heureux malgré tout. Pardon d'avoir échouer, mais je t'en pris ne pars pas. Pas de cette façon.


Tu étais en colère c'est vrai. Mais tu l'aimais. Et tu refusais qu'il souffre par ta faute. Tu resserras ton étreinte. Parfois, tu avais l'impression qu'il aurait mieux valu pour lui que tu acceptes que vous soyez séparés au foyer. Il aurait eut une chance. Une réelle chance.

- Regarde-moi Will.


Tu t'écartas légèrement de lui, l'obligeant à croiser ton regard.  

- Ne crois jamais que tu es comme papa Wilfrid. J'ai dis ça sous la colère parce que tu m'as fais mal Will. Mais on a pas besoin d'être comme notre père pour ça. La bêtise est humaine. Ne pense jamais que tu es comme lui parce que certain l'on cru. Je t'ai vu grandir, je me suis occupée de toi depuis le début. J'ai vu papa se faire envahir par la haine et la rage et par un mal qu'il ne contrôlait pas. Toi non.

Tu fus surprise de constater que tu avais tu mal à retenir tes émotions. Toi d'habitude si froide... Mais devant ton frère, aucun masque n'était possible.

- Nous sommes leurs enfants Will. Nous ne sommes pas eux. Je t'en pris, ne pense pas que tu m'as gâché la vie. Parce que ton existence est la seule chose que nos enfoirés de parents m'ont apporté de bien. Ne m'enlève pas ça.

Tu lui en voulais terriblement. Mais tu étais son aînée. Tu ne pouvais pas l'abandonner. Tu ne pouvais pas le laisser partir, le laisser tomber, sans le retenir et lui dire clairement les choses. Après tu l'engueulerai. Mais là, il avait juste besoin qu'une personne croit en lui.


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Dim 6 Nov - 21:57
Le paquet de clope tomba sur le sol. Son bruit ressemblait à celui d'un écho. Dans le silence, c'était effrayant, c'était ... macabre ?

Il avait la main sur la poignet quand Alexie se mit devant lui et le gifla. C'était une véritable gifl , beaucoup plus forte que tout à l'heure. Il devait avoir la marque sur le visage. La douleur était sans importance. De toute façon, bientôt il n'y aurait plus rien. Ça serait le calme, enfin. Wil n'aurait plus besoin de se battre. Plus besoin de se forcer à manger chaque jour. Plus besoin de se lever. Plus besoin de subir le regard des autres. Enfin, le calme. C'était un soulagement.

Alors pourquoi avait-il si mal au coeur ?

- Ne dis plus jamais que tu me libères. Si tu pars, je pars aussi.

Alexie le prit dans ses bras. Elle avait une larme sur le visage. Dans un premier temps, il ne réagit pas. C'était comme si tout son corps allait au ralenti. Le temps, l'espace n'avait plus d'importance. Plus rien ne l'atteignait vraiment. Il se sentait engourdit. Wil avait froid. Son corps, son esprit, tout n régissait plus qu'avec lenteur.

Il ne comprenait pas la situation. Il n'arrivait plus à réfléchir. C'était comme si... comme si tout ce qui passait n'existait pas. Il remua les doigts comme lorsqu'une personne se réveille d'un long sommeil. Il ne comprenait plus. Son cerveau était comme éteint. Mais il ressentait.

Wilfrid ressentait enfin un sentiment qu'il avait cru oublier.

Du soulagement.

Il éclata en sanglot.

- Willy... T'es mon petit frère. Je n'ai jamais pensé que tu me ralentissais... Ou pire encore. J'ai voulu que tu sois heureux malgré tout. Pardon d'avoir échouer, mais je t'en pris ne pars pas. Pas de cette façon.

Il aurait voulu répondre quelque chose... Mais il ne pouvait pas. Les muscles de son visage étaient comme bloqué. Son corps ne lui obéissait plus. Wil était dans une sorte d'état second. Son corps qu'il détestait tant était n train de lui faire payer le prix de sa maltraitance. Il était sidéré.

- Regarde-moi Will.

Non, il ne voulait pas. Il voulait pas croiser son regard. Il voulait pas lui montrer ce qu'il était. Pourtant il se laissa faire. Son corpsne répondait plus. C'était comme si il était absent.

Alexie avait toujours eut des beaux yeux. Elle avait les même que ceux de leur mère, mais il y avait cet aura de combativité qui les rendait beau.

- Ne crois jamais que tu es comme papa Wilfrid. J'ai dis ça sous la colère parce que tu m'as fais mal Will. Mais on a pas besoin d'être comme notre père pour ça. La bêtise est humaine. Ne pense jamais que tu es comme lui parce que certain l'on cru. Je t'ai vu grandir, je me suis occupée de toi depuis le début. J'ai vu papa se faire envahir par la haine et la rage et par un mal qu'il ne contrôlait pas. Toi non.

Wil se sentit quelque peu soulagé. Mais la blessure était là. Elle datait de presque depuis toujours. Si les gens qui pensaient ça n'était plus là, Wil avait l'impression que ça s'était imprimé sur sa peau. Alexie était honnête, c'est que c'était forcément vraie. Pourtant, Wilfrid avait déjà eut des véritables coups de sang. De ceux qu'il avait vu rouge jusqu'à être mis ko. Il avait peur du regard des autres, mais surtout de lui même. Il se sentait monstrueux.

Combien de fois s'était-il regardé dans le miroir et avait vu ce regard ? Beaucoup trop. Wil détestait les miroirs. Ses peurs, ses angoisses le bouffaient. Ils vivaient de façon à les atténuer... Mais il n"y arrivait pas.

- Nous sommes leurs enfants Will. Nous ne sommes pas eux. Je t'en pris, ne pense pas que tu m'as gâché la vie. Parce que ton existence est la seule chose que nos enfoirés de parents m'ont apporté de bien. Ne m'enlève pas ça.

En entendant ces mots, Wilfrid pu enfin commencer à bouger. Il prit lui aussi sa sœur dans ses bras. Il ne disait rien. Il éprouvait juste du soulagement.

Il laissa le temps s'étirer. Wil n'avait envie de rien dire, de ne rien faire. Sa sœur, Alexie s'était la seule chose qui l’empêchait de sauter définitivement dans l'abime. IL avait l'impression de sortir d'un long sommeil, son esprit était cassé, mais pour la première fois depuis longtemps, il eut une bouffée d'espoir.

Wilfrid avait oublié la véritable signification de ce mot.

Il serra sa sœur contre lui. Ses mains s’accrochaient à ses vêtements comme lorsqu'il était enfant. IL avait peur mais terriblement peur de la perdre.

Ce n'était pas en un jour qu'une si veille blessure cicatriserait, mais c'était un début. Un petit début de rien du tout... Wil avait touché le fond et ne pouvait maintenant que remonter.

-excuse-moi pour tout à l'heure... Je suis désolé.

Alexie était là, elle était vivante.

-je suis content que tu sois en vie.

Les claques qu'elle lui avait mise montrait qu'elle avait de l'énergie. Il posa le regard sur sa soeur, essayant de sourire. Mais il réagissait comme un automate cassé. Ce n'était pas naturel, ce n'était pas bien fait.

-Tout ça... C'est pas ta faute. C'est celle... de... je ne sais pas.

Wilfrid baissa le regard, passa rapidement une main pour sécher ses larmes mais c'était peine perdu.

-J'ai jamais réussi parce que... Parce que je savais que ça allait te rendre triste... j'ai essayais.. Mais...

Il serra son poignet. Il s'était beaucoup scarifié. Certaines cicatrices n'étaient pas vieilles. Mais si il avait toutes ces conneries c'était aussi pour dire qu'il avait besoin d'aide. La douleur ça ne se formule pas. Ça ne se décrit pas. Ça ne se comprend pas.

Wilfrid détestait son propre corps. Il détestait se lever le matin, se concentrer pour lire, pour faire partie d'une conversations. Ces détails de la vie lui demandaient constamment des efforts. La vie c'était la douleur, rien d'autre.

-Comment tu fais pour... vivre?

C'était une vraie question. Une question sincère. Une question touchante de naïveté. Mais Wil ne savait plus comment faire. Depuis que le traumatisme qu'il avait eut, depuis cette maltraitance mentale que lui avait infligé les autres, Wilfrid avait oublié. Il s'était barricadé derrière la normalité, mais au fond il ne savait plus qui il était.

Qui es tu Wilfrid Hammer ?


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Dim 6 Nov - 23:22
Il ne réagit pas dans un premier temps, comme anesthésié. Comme s'il avait déjà rendu les armes. Comme si tu l'avais vraiment abandonné. Mais non. Tu étais et serai toujours là pour lui, même quand il ne le voudrait plus. Tu étais sa grande soeur, et par bien des aspects, tu avais parfois eut tendance à réagir avec lui comme une mère le fait avec ses enfants. Il était ta seule famille et tu étais la sienne. Ça avait toujours été vous deux contre le reste du monde. Mais tu te demandais parfois si tu n'avais pas anéantis sa vie en ayant peur de la séparation, au foyer. Tu pouvais te cacher Alex, mais quand tu avais exigé qu'on ne vous sépare pas, c'était pour toi. Tu avais peur, tu étais terrifiée et effondrée. Tu avais besoin de ton frère, pour ne pas sombrer. Mais ne l'avais-tu pas perdu à ce moment-là? Pas un jour ne passait sans que tu n'y penses.

- Excuse-moi pour tout à l'heure... Je suis désolé.


Il te serrait à présent très fortement, presque à t'en faire mal mais tu n'en avais rien à faire. Cela faisait bien longtemps que Will avait dépassé ta taille, puis ta carrure et pourtant, il était toujours ce petit garçon brisé et terrifié blotti contre toi dos au mur dans un vacarme assourdissant créé par votre propre père.
Tu savais qu'il pensait ses excuses. Il n'était pas méchant, ni même fou. Il était juste perdu. On aura beau dire, une sœur ne remplace pas l'amour maternel, ni même le besoin paternel. C'était bien la seule chose qu'Alexie aurait voulu pouvoir exiger de ses parents: L'Amour.

A cause de leur père, Wilfrid avait souffert toute sont adolescence et son enfance d'un traitement nocif. Il avait subit les jugements et les moqueries, les craintes et les préjugés. Tu étais bien la seule à l'avoir défendue face à tout ça. Mais pas assez. Et tu avais commencé à voir ton frère s'effacer, ne restant plus que l'ombre de lui-même. Et bon Dieu qu'il te manquait, ce gamin souriant.

- Je suis content que tu sois en vie.

- Jamais je ne t'abandonnerai Willy. Je serai toujours là.


Et tu le pensais vraiment. Tu t'accrochais à la vie pour vous deux. Hors de question que tu ne le laisses tout seul face à tout ça. Personne ne serait plus là pour lui comme tu l'étais, et tu ne connaissais personne de confiance pour veiller sur lui. Et c'était pas ta mère que tu allais appeler pour ça! Savait-elle seulement ce qui vous était arrivé? S'en souciait-elle encore?

Tu vis Will tâcher d'effacer ses larmes mais c'était peine perdue. La peine et la douleur était trop grande. Tu voyais dans son regard bleu à quel point la vie l'avait marquée et blessée. Bien trop jeune, elle vous avait tout prit.

-J'ai jamais réussi parce que... Parce que je savais que ça allait te rendre triste... j'ai essayais.. Mais...

- Je veux que tu m'écoutes d'accord? Si tu n'étais plus là Will, je t'en voudrai comme jamais je n'en voudrai à personne. Je ne serai pas triste je serais morte de l'intérieur, complètement détruite. Alors arrête. Arrête de te faire du mal et de croire ce que ces enfoirés de la DASS et ce connard de psy ont cru. Moi je te connais, et tu sais que c'est vrai. Tu n'es pas comme papa.

Tu voulais qu'il comprenne, mais tu savais pertinemment qu'il faudrait du temps pour qu'il te croit. La faute à la famille, qui dés que vous vous étiez retrouvé, vous avez séparés pour diverses missions. Tu n'avais pas beaucoup vu ton frère depuis ton entrée à la mafia, et tu en voyais à présent les résultats. Ils l'avaient achevé.
Tu vins écarter sa main de son poignet, avec une tendresse infinie. Ton regard, encore teinté d'une colère sourde, s'était adoucie, comme seul lui pouvait l'adoucir.

-Comment tu fais pour... vivre?


La question ne te surpris pas autant qu'elle aurait pu. Wilfrid avait cessé de vivre le jour-même où votre père était rentré, fou et violent, et où, pour la première fois, il avait faillis lever la main sur vous. Tu savais que depuis, il ne restait que pour toi, ou tout du moins c'est ce que tu avais cru comprendre. Il ne voulait pas te faire de mal. Il ne se rendait juste pas compte que celui qu'il était devenu te rendait malade de tristesse et de culpabilité.

Doucement, tu le pris par la main et alla le faire s'asseoir avant de t'agenouiller devant lui, le regardant avec douceur et gentillesse.

- Je vais te dire quelque chose et je veux que tu m'écoutes très attentivement Will d'accord?

Tu attendis un instant qu'il montre un quelconque intérêt pour ta réponse.

- Quand tu es né, j'étais pas bien grande. Mais j'ai pas mis beaucoup de temps à comprendre qu'on était tous les deux dans la merde. A tes trois ans, je me suis promis de toujours te protéger, quoiqu'il se passe. On a été privé de notre enfance, de notre insouciance et de notre innocence par des adultes qui n'aurait jamais dû devenir parents. J'étais une putain d'erreur Will, j'ai jamais été désiré par papa et maman. Je suis arrivée et ils ont fait avec. Toi non. Et pourtant, ils n'ont pas fait mieux avec toi qu'avec moi, et je leur en veux aussi pour ça. J'ai jamais vécu Will, pas au sens où tu l'entends. Je suis comme toi. Moi aussi on m'a traîné dans la bout parce mon père est un enfoiré. Moi aussi, parce que je prenais ta défense, on m'a fait mal. On m'a fait mal à travers toi aussi. Mais... Mais ce qui fait que je suis encore debout c'est cette promette que je t'es fait il y a plus de vingts ans. La promesse que je serais là, toujours et que je te protégerai. Parce que je ne vis que quand toi tu vas bien et que je te sais en sécurité. Je vis pour nous Will. Je vis pour ne pas donner la satisfaction à nos parents de me gâcher la vie en plus d'avoir brisé mon enfance. Je vis parce que tu es là et que je t'aime Willy.

Tu pris une pause, tâchant d'ordonner tes pensées. Comment lui faire comprendre que rien ne serait jamais simple, et encore moins pour vous deux, mais que ça en valait la peine?

- Il n'y a pas de recettes miracles et il n'y a pas de mode d'emploi pour vivre p'tit frère. Tu ne vas pas te réveiller un beau jour heureux et sans plus jamais avoir mal pour ce passé qui te ronge. Il faut juste apprendre à vivre avec, à se lever chaque matin, à vivre au jour le jour, et tu verras que tu y arriveras. La seule chose dont je sois sûre Will, c'est que ça en vaut la peine. Et qu'à la fin de mon incarcération, on s'en ira loin de la famille, de maman et de papa. Et on vivra notre vie. Et on l'aura notre putain de fin heureuse.

Tu lui fis un sourire et tu vins l'embrasser sur le front avant de le reprendre dans tes bras.

- La question que tu dois te poser, ce n'est pas comment on fait pour vivre après avoir vécu tellement de choses merdiques, mais pourquoi tu dois vivre après tout ça? Quelle est la raison qui t'y pousse? Une fois que tu auras cette réponse, alors seulement, tu pourras vivre et supporter de vivre.

Et peut-être que ce jour-là, tu retrouverais enfin ton petit frère. Comprendrait-il seulement un jour que ta raison de vivre, c'était lui?


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Lun 7 Nov - 19:47
Wilfrid aurait voulu prendre plus en compte les sentiments d'Alexie. Mais il ne pouvait pas. Il était beaucoup trop centré sur lui même. La douleur l’empêchait de réfléchir. Elle prenait une place terrible dans son esprit. Il savait très bien que ce qu'il faisait était douloureux pour sa soeur... Mais il faisait au mieux... Même si c'était pas terrible.

Il avait besoin que quelqu'un croit en lui. Il avait besoin qu'on lui répète encore encore qu'il n'était pas et qu'il ne serait pas comme son père. Cette phrase, il l'entendait toujours comme un mensonge. Il savait qu'Alexie ne mentait pas, mais il n'arrivait tout simplement pas à la croire. Cette idée lui était maintenant collé à la peau. C'était devenue une sorte de marque indélébile.

Wil avait besoin de sa soeur. Elle était ce qui lui permettait de se repérer.

Certaines personnes l'avaient compris et l'avaient manipulé avec d'autant plus de simplicité. Il était naïf, manipulable et surtout, surtout, la faiblesse de sa soeur.

Après sa question, Alexie le prit par la main. Il avait l'impression de revenir 10 ans voir plus en arrière. Mais Wil avait toujours les mêmes blessures. Elles s'étaient aggravé avec le temps. Il avait cette peur terrible de ne jamais pouvoir les refermer.

Il écoutait sa sœur attentivement, acquiesçant de temps en temps. Cette scène avait déjà du se produire.

Elle parlait sans noircir le tableau, sans enjoliver la réalité. Leurs enfances, leurs vie, tout avait été compliqué. Alexie s'était battu pour deux. Elle s'était battu pour lui.

Wilfrid ne savait même pas ce qu'il devait ressentir par rapport à l'affection qu'avait sa sœur pour lui. Avec tout le mal être dans lequel il vivait, Wil avait du lui faire beaucoup de mal. Il se mettait constamment en danger. Il avait fait toutes les conneries de la terre et n'avait pas compris en quoi cela blessait sa soeur.

Le discours d'Alexie était sensée, réaliste. Elle parlait d'avenir. D'un futur. D'autre chose que cette vie si... difficile. Pour elle, il était évident qu'ils allaient s'en sortir. Cette idée était réconfortante.

Si Wil l'avait souvent imaginé, il n'y avait jamais cru. Il ne voyait pas comment c'était réalisable... mais si Alexie y croyait alors c'était possible. Il y avait une chance de s'en sortir. Le sourire de se sœur était rassurant. Sa présence lui faisait du bien.


Wilfrid ne disait pas grand chose, mais cette discussion lui avait permis de remettre les choses au clair.

- La question que tu dois te poser, ce n'est pas comment on fait pour vivre après avoir vécu tellement de choses merdiques, mais pourquoi tu dois vivre après tout ça? Quelle est la raison qui t'y pousse? Une fois que tu auras cette réponse, alors seulement, tu pourras vivre et supporter de vivre.

Supporter de vivre... C'était le bon terme. Il serra sa sœur contre. Il voulait pas la laisser partir. Wil n'avait rien à dire de particulier. Il appréciait juste le moment, le moment de l'avoir retrouvé.

Il posa son regard sur elle. Les blessures ne se refermeront pas en un jour et peut être jamais.... Mais il avait envie d'essayer. Il avait envie d'essayer de se battre. De chercher une raison, une explication de pourquoi se lever chaque jour, pourquoi se battre.

Wilfrid avait cessé de pleuré. Il passa les mains sur son visage pour essayer de sécher ses larmes.Il devait être pitoyable. Wilfrid se sentait fatigué, très fatigué. Ses tremblements avaient cessés. Un mal de crane s'était installé dans son cerveau. Il avait du mal à réfléchir.

-Je vais essayé.

Il se leva et ramasse son paquet de clope. Il le rangea dans une poche de sa tenu d'infirmier. Il croisa volontairement le regard de sa sœur. Il parlait d'un ton las et bas :

-ça va... mieux.

Il tira les manches de sa chemise pour cacher ses poignets. Wil n'avait pas grand chose à dire. Il était trop fatigué pour ça. Cela tombait bien, c'était bientôt la fin de son service.

-Je finis à 17h aujourd'hui. Je vais pouvoir rentrer... et dormir.

Wil se sentait agar. Une personne n'ayant pas vu la scène précédente aurait pu croire qu'il était drogué. Il prit de nouveau la main de sa sœur.

-S'il te plait, prévient moi si quelque chose ne va. J'aimerai pouvoir faire quelque chose...




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Lun 7 Nov - 20:49
Il y a des maux qu'on ne peut jamais vraiment guérir. Des cicatrices qui restent et qui blessent nos âmes déjà bien trop abîmées. Des restes d'un passé bien trop lourd à porter.
Will et toi n'en étiez que trop conscient, vous n'aviez jamais eu la vie facile, sauf peut-être à votre premier souffle, à votre premier cri.

Vous aviez toujours été deux, vous n'aviez jamais été quatre. Vos parents n'étaient finalement que vos géniteurs, ni plus, ni moins. Il y avait toujours eut des étreintes et des mots plus douloureux que d'autres. Des moments difficiles où toi comme lui aviez envie de laisser tomber. Des moments où toi comme lui vous vouliez tout quitter. Mais il y avait aussi des moments où ça allait. Des instant de paix que la vie vous accordez. Un repas au resto, un week-end de vacances, des retrouvailles frère/sœur qui signifiaient que qu'importe qu'il puisse arriver des malheurs, vous seriez toujours deux pour les affronter.

Tu te souvenais très bien des tremblements de ton frère, des cauchemars, des menaces, des larmes, de la colère. Mais tu te souvenais aussi de vos rires, de vos espoirs et de vos rêves d'avenir. Et c'était ça qui te donnait envie de vivre. Tu vivais en attendant que la vie change. Tu vivais dans l'espoir d'avoir un jour assez d'argent pour t'en aller, avec ton frère, loin de toute cette merde.

Will sembla enfin se calmer, essuyant rageusement les larmes de ces joues. Tu en enlevas les dernières traces, tendre et douce avec ton petit-frère comme avec personne d'autre.

-Je vais essayé.

Tu le vis se lever, ramassant son paquet de clope au passage, comme anesthésié d'avoir trop pleuré et tempêté contre toi. Il n'y avait que vous pour être capables de scène pareil. Il n'y avait que vous pour vous faire autant de mal que de bien, et revenir après, apaisés et pas rancuniers.  

- Ça va... mieux.


- Ça ira Will. Je te promets qu'un jour, ça ira.


Vous ne vous étiez jamais mentis, sauf peut-être quand tu ne lui avais pas parlé des menaces et des coups donnés pour chaque non prononcé. La famille avait ses exigences, mais tu savais que Will ne supporterait pas de savoir. Tu avais atterris là par accident, c'est tout ce qu'il avait besoin de savoir.

-Je finis à 17h aujourd'hui. Je vais pouvoir rentrer... et dormir.

- Oui, ça te fera le plus grand bien. Et moi je vais retourner à mes corvées. Askip je dois laver la cuisine. Comme si j'allais faire un truc pareil!

Un petit rire malicieux te prit mais tu le calmas bien vite. L'humour n'était pas ton fort. Will te prit doucement la main et tu levas les yeux vers lui. Depuis quand était-il devenus si grand?

-S'il te plait, prévient moi si quelque chose ne va. J'aimerai pouvoir faire quelque chose...

- Frangin, y a rien à faire. Je me suis fais gaulée, j'assume. Je vais passer le temps qu'il faudra ici et je me tirerai. On se tirera. En attendant, je vais évité de m'attirer la foudre des enfoirés d'ici et je vais m'amuser un peu avec les autres.

Tu marquas une pause avant de prendre l'un de ses poignets dans ta main pour remonter la manche, dévoilant ainsi ses cicatrices. Certaines étaient encore récentes et cette vision te souleva le coeur. Qu'avais-tu foiré pour qu'il veuille se faire du mal à ce point?

- Je vais revenir chaque jour te voir Will OK? Et si je vois une seule putain d'autre marque, je te jure que tu regretteras d'être mon frère c'est bien compris?

Il était tant qu'il cesse de se faire du mal pour des fautes qu'il n'avait pas commises. Il était tant que tu sois là aussi, réellement. Ton regard était toujours doux mais on pouvait y voir une certaine colère, mêlée de compréhension. Tu savais pourquoi il faisait ça. Et parfois, tu te disais que tu aurais préféré avoir le cran de tuer des gens, ne serait-ce que pour venger ton frère, et ce que ces cons de psy et d'assistantes sociales lui avaient fais.


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Dim 13 Nov - 17:40
- Ça ira Will. Je te promets qu'un jour, ça ira.

Un jour. Wil avait envie d'y croire. C'était un soulagement. Le futur, Wilfrid l'avait toujours vu comme abyme. Quelque chose qui va arriver, quoi qu'il advienne et qui va vous faire sombrer. C'était une violence inévitable. C'était un drame inévitable. Arrêter de vivre, c'était arrêter de participer à ce jeu. C'était refuser cette fin.

Il n'y avait qu'Alexie qui arrivait à lui faire croire qu'un jour tout se passera bien. C'était un mensonge. Mais il faisait terriblement du bien. Wilfrid préférait se prêter au jeu. C'était une façon de se ressourcer, ce se laisser le temps d'avancer. Se laisser le temps de ne pas craquer. Et de peut être arriver à cet hypothétique moment heureux.

Wilfrid aurait préféré être lus naïf. Il aurait préféré croire que l'humanité était plus belle que ce qu'elle était. Il aurait préféré penser qu'il y avait quelque chose de profondément beau dans l'être humain. Mais à force de blesser face à la réalité, il avait appris ce qu'était l'Homme. Cette bête immonde. Cette bête avide violence et de domination. Chaque être humain était un monstre, mais certain avait appris à le maitriser.

-S'il te plait, prévient moi si quelque chose ne va. J'aimerai pouvoir faire quelque chose...

- Frangin, y a rien à faire. Je me suis fais gaulée, j'assume. Je vais passer le temps qu'il faudra ici et je me tirerai. On se tirera. En attendant, je vais évité de m'attirer la foudre des enfoirés d'ici et je vais m'amuser un peu avec les autres.

Un jour.

Un hypothétique futur. Sans consistance. Sans preuve. Mais qui avait tellement d’importance.

C'était surement un des moteurs d'Alexie. Un rêve qui lui permettait de se lever, de se battre, de vivre. Pour une fois Wil avait envie d'y croire. Il savait que c'était un mensonge... Mais il se laissa porter avec cette idée rassurante de pouvoir s'en sortir. C'était une sorte de doudou mental.

Un rêve qui lui permettrait peut-être de se ressourcer. Quelque chose qui puisse de nouveau lui donner l'énergie de se lever chaque jour.

- Je vais revenir chaque jour te voir Will OK? Et si je vois une seule putain d'autre marque, je te jure que tu regretteras d'être mon frère c'est bien compris?

Dès qu'Alexie le lâcha, Wil ramena son bras contre lui. Un peu comme les enfants qui viennent d'être pris sur le fait. Il était sur la défensif. Un peu agar, Wilfrid était un peu perdu. Sa sœur c'était ce qui lui permettait de se repérer.

Wilfrid prit ses affaires, son paquet de cigarette, sa veste puis demanda à Alexie si elle souhaitait afin de fermer l'infirmerie. Quand Wil ferma la porte, il salua sa sœur :

-A demain Alexie.

Pour la première fois depuis très longtemps, Wilfrid allait pouvoir s'endormir dans un sommeil sans rêve. Il allait enfin pouvoir se reposer sans que avoir l'impression de sombrer. Les monstre le laisserait tranquille.

En sortant de la prison. Une clope au bec, l'infirmier prit le temps de regarder le paysage. Pour une fois, il trouva qu'il y avait quelque chose de beau. Le ciel avait prit une teinte bleu clair. Le soir tombait lentement, laissant la nature peindre un jeu de lumière.

Des parents allaient chercher leurs enfants. Une mamie se promenait avec son chien. Certain rentré des courses, d'autre partaient faire du sport. Des mouettes volaient au loin.

La vie continuait. Encore et toujours.
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