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Headache PV: Roxanne

Jeu 30 Juin - 4:59
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Roxanne
« Headache »
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Une douleur aigue lui transperçait la tête, presque comme si quelqu'un lui avait transpercé le crâne avec un couteau. Depuis qu'il s'était réveillé ce matin que cette douleur était présente et malheureusement, aucun cachet contre les maux de tête n'étaient présents dans les alentours. Ainsi, il était plutôt de mauvaise humeur et avait sacrément besoin de se défouler. Son visage n'exprimait peut-être pas sa mauvaise humeur, mais son regard avait tendance à exprimer ses émotions quand elles étaient trop fortes, surtout accentués par quelque chose qui le mettait en rogne.

Kristopher soupira. Le soleil était plutôt fort aujourd'hui et il se promenait dans la prison dans différentes allées et corridors, errant comme un fantôme. Parfois, un Carnivore essayait de l'intimider, mais rien n'y faisait. Il en fallait plus pour que le brun ne cède a l'un d'eux. Il ne cherchait peut-être pas la bagarre, mais il savait se défendre et franchement, il en avait ras-le-bol d'être dérangé. Ainsi, il se dirigea vers le complexe sportif de la prison. Au moins aurait-il la chance de passer sa mauvaise humeur sur quelque punching-ball malchanceux ou de soulever des poids.

Vide. Quasi-vide. Un paradis. Une aubaine. Un jardin d'Eden. Au lieu d'un endroit grouillant d'activité, d'hommes et de femmes en sueur, c'était un endroit vide, frais et sans mauvaise odeur, presque silencieuse. Le seul bruit venait d'une radio qui jouait de la musique. Parfait. Il alla dans le coin des haltères et s'installa, commençant a lever une fois. Deux fois. Trois fois. Ainsi de suite, et ce, pendant un long moment. Il entendit sans avertissement un bruit venant dans une direction. Tournant discrètement son regard vers la dite direction, un homme sortant des toilettes, rapidement et sans accorder un regard à l'ancien mercenaire. Il reprit ensuite son soulèvement d'haltère silencieusement. Mieux valait ne pas se mêler de ses affaires. Des bruits de pas venant de la toilette.

La radio finit par changer de chanson. Kristopher continuait de soulever. Il vit du coin du regard une chevelure blonde. Peu d'importance. Continuer. Se distraire.




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Jeu 13 Oct - 21:14
La jeune femme se regarda un instant dans le miroir en fixant le propre reflet de ses yeux azurins ; froids comme la glace, les sourcils froncés, le reste de son visage impassible. Un silence de mort flottait dans les toilettes pour femmes ; elle était seule. Sans quitter le miroir des yeux, elle leva le poing gauche et le lança contre son propre reflet, de toutes ses forces. Ses phalanges s’écrasèrent contre la glace à la froideur métallique, qui explosa en petits morceaux, laissant un impact là où son poing s’était cogné. Le cœur de la jeune femme s’accéléra, et un rictus se dessina sur son visage. Son regard glissa sur son poing, toujours fermé, ensanglanté, avec quelques petits éclats miroitants mélangés à sa chaire. Son rictus se transforma en sourire et ses lèvres jointes révélèrent alors ses dents blanches. Son cœur battait de plus en plus vite ; au même rythme qu’une sensation d’émerveillement qui traversait tout son corps au fur et à mesure que la douleur se rependait dans son bras, étant bien évidemment plus forte au niveau de ses doigts et du haut de sa main. Cela faisait longtemps qu’elle ne s’était plus blessée. Elle n’avait plus accès à ses lames depuis qu’elle était entrée ici ; mais ce n’était pas cela qui l’empêcherait de se faire du mal. Le simple fait de la laisser dans une pièce avec un meuble suffisait, si elle le voulait vraiment. Il suffisait d’avoir un peu d’imagination. Même une assiette en plastique peut couper.  

Ses yeux bleus se relevèrent vers le miroir éclaté en son centre. Quelques gouttes de sang s’étaient éparpillées dessus, mais il y en avait beaucoup plus dans le lavabo, où elle laissait pendre sa main blessée. Elle resta un petit instant figée, à observer les formes que traçait le cheminement de la glace éclatée à l’intérieur du cadre du miroir. Elle vit alors un morceau assez long, bien que fin, mais assez pour pouvoir être tenu dans une main et pour planter quelqu’un. Elle ouvrit le lavabo, passa sa main mutilée sous l’eau pendant un petit instant, posant son regard vide sur l’eau rosée qui s’écoulait dans le siphon, dégageant de sa main valide les plus gros éclats de verres logés dans sa peau tout en pesant le pour et le contre. Elle s’essuya délicatement les mains et récupéra une dizaine de feuille d’essuie-tout, puis se retourna une nouvelle fois vers le miroir. Hors de question de laisser passer cette aubaine. Avoir une arme, même fragile et pouvant la blesser alors qu’elle attaquait, s’avérait toujours utile. Délicatement, les doigts protégés par quelques bouts de sopalin, elle tira sur le bout désiré et, avec un peu de patience, elle réussit à l’extirper tout doucement, priant pour que personne n’arrive en même temps.

Elle réussi à récupérer le morceau, bien qu'elle l'eu un peu cassé sur la longueur. Mais il était toujours potentiellement utilisable. Elle devrait revenir le chercher à une heure plus calme ; quand les autres seraient occupés avec les tâches ménagères. Elle entra donc dans une des deux cabines de WC, ferma la porte derrière elle et ouvrit le réservoir de chasse d’eau du toilette pour y déposer le bout de miroir à l’intérieur ; en espérant qu’il ne boucherait pas la chasse d’eau et qu’une autre détenue ne planquerait rien à l’intérieur de ce même réservoir. Elle referma méticuleusement le réceptacle, essuya les gouttes de sang qui s’étaient déposées dessus pendant l’opération et retourna devant le miroir cassé.

Sa main saignait toujours. Et pas qu’un peu. Elle devrait certainement se faire recoudre, mais la douleur lui faisait du bien, pour l’instant. Elle hésitait même à mettre un deuxième coup dans la glace pour souffrir un peu plus.

Elle ne souriait plus. Tout ce qu’elle voyait dans ce miroir brisé, c’était une fille tout autant disloquée, désespérée, les yeux cernés, pâle à faire peur et sans aucun avenir. Ce n’était pas comme si elle allait faire grand-chose de sa vie, maintenant. Si elle avait la chance de sortir d’ici ; elle recommencerait à se prostituer ; elle recommencerait à se faire du mal ; elle recommencerait à voler ; elle pourrait à nouveau tuer et blesser volontairement les autres. Elle le savait, elle en avait conscience. Et ça ne la dérangeait pas plus que ça. Les vies humaines, celles des autres comme la sienne, lui importaient tellement peu. La race humaine ne méritait pas d’exister ; elle la méprisait de plus en plus.

Les yeux orageux, elle sortit des toilettes en décidant d’évacuer sa colère contre le monde d’une autre façon. Aggraver sa blessure n’était pas une bonne idée ; elle ne voulait pas handicaper sa main indéfiniment. Elle irait faire soigner tout ça après s’être défoulée. Le poste de radio qui était allumée quand elle avait traversé la salle de sport, beaucoup plus tôt, était toujours fonctionnel. Elle s’approcha de ce dernier et augmenta le volume, les sourcils froncés et l’air toujours aussi glacial. Sa main blessée tremblait légèrement, et du sang glissait toujours le long de ses doigts à un rythme régulier, éclaboussant le sol dès qu’elle faisait un pas. Ses chaussures et son pantalon étaient déjà un peu tâché, par endroit, d’une teinte vermeille.

En se retournant, elle réalisa qu’elle n’était pas seule. Un type aux cheveux noirs, en uniforme lui aussi, soulevait des haltères un peu plus loin. Elle l’observa un instant, sifflant doucement en remarquant la légère musculature qui sculptait son torse ; visible lorsqu’il avait les bras en l’air et que son haut se soulevait de quelques centimètres. Elle se permettait de mater, hein. Elle estimait en avoir le droit.

Elle détacha ses yeux de l’inconnu et son regard se fixa sur le punching-ball. Taper avec sa main abîmée n’était peut-être pas une bonne idée, mais si la douleur était vraiment insupportable, elle ne se défoulerait dessus qu’avec ses jambes. Ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas travaillé ces dernières autrement qu’en courant. Elle se dirigea donc vers le sac de frappe, s’attacha les cheveux en une queue-de-cheval haute avec l’élastique toujours présent à un de ses poignets, et se mit en position d’attaque. Elle ferma les yeux quelques secondes, en se remémorant les combinaisons de coups qu’elle avait apprises dans ses cours d’arts martiaux, et en expirant lentement, elle rouvrit ses mirettes et enchaîna plusieurs coups : crochet du droit (main valide) ; coup de pied circulaire de la jambe gauche, coup de pied remontant de la jambe droite, coup de poing de la main gauche. Le dernier impact coupa le souffle de Roxanne qui, en se baissant sous le coup de la douleur (tout en ramenant son poing blessé vers son ventre), pensa juste à temps à arrêter l’élan du sac de frappe de sa main valide. Elle se mordit la lèvre inférieure pour retenir un petit cri de douleur et tomba sur le postérieur dans un bruit étouffé, sur le parquet, ayant amortis juste à temps l’arrivée du punching-ball d’une main tremblante et sans appuis. Elle grommela un instant, les yeux fermés et expirant doucement pour calmer le choc. Ok. Ne plus utiliser la main gauche. Que les pieds. Pas les mains. Cela faisait bien trop mal.

Elle expira lentement une dernière fois et se releva. Le sac de frappe noir luisait légèrement là où son poing ensanglanté avait frappé. Elle reprit sa respiration, se remit en position et recommença à frapper sa cible, en variant les coups de pieds qu’elle utilisait, utilisant son poing valide de temps à autre ; toujours en frappant de toutes ses forces. Elle avait grand besoin de se défouler et d'évacuer toute la rage présente en elle, que ce soit en faisant du sport, en hurlant ou en se blessant volontairement.


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Ven 14 Oct - 3:16
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Pour un moment, l'ancien mercenaire se perdit dans ses pensées en voyant la silhouette féminine d'une blonde aux yeux bleus, un moment ou ses yeux devinrent presque comme des miroirs, reflétant le regard de quiconque osera poser leurs yeux sur ses orbes métalliques. Il eut une image d'une petite fille dans sa tête, allongée au sol, les yeux grands ouverts, un trou au milieu de son ventre d’où s'écoulait du sang en grande quantité, la vie le quittant peu à peu, tandis que des cris de frayeurs et de paniques se faisaient entendre tout autour de lui, tenant un fusil d'assaut lourd dans ses mains, l'air impassible sur son visage. Puis le brun revint à la réalité tout aussi soudainement qu'il en était parti, retenant juste à temps son haltère de tomber sur lui tandis qu'elle lui avait sifflé, ce qui avait causé sa déconcentration.

Quand il fut certain qu'il n'allait pas perdre prise, il retourna une nouvelle fois son regard vers la blonde qui était dans la section des punching-balls, cheveux attachés et ne portant pas des gants de boxe. Elle avait l'apparence d'une enfant qui semblait fragile, mais Kristopher savait que dans cette prison, les apparences étaient très trompeuses. Quelqu'un de gros et de solitaire pouvait être quelqu'un de sacrément fort et qui possède des tas d'amis. Était-elle une Carnivor? Vu la puissance de ses coups sur le punching-ball, il avait des doutes, la plupart des Carnivor qu'il avait rencontrés en venant dans cette prison étaient des gros bras violents sachant se battre et casser des gueules.

Il était impressionné par la force des coups de la jeune fille, ou femme, il devait se l'avouer, et les enchaînements qu'elle faisait n'étaient pas mal non plus. Kristopher savait se battre, grandement même, et il s'était fait entrainé par une amie quand il était libre, en dehors de cette prison. Une technique de combat qui utilisait la force et l'équilibre de l'adversaire contre lui-même. Cependant, tout en faisant ses exercices, Kristopher haussa légèrement les sourcils en voyant l'inconnue se plier de douleur tout en arrêtant a temps le punchingball. Mais hélas, cet effort lui fit tomber sur ses fesses. Il aurait pu rire, il aurait pu sourire, mais il n'en fit rien. Il ne réagit point, concentré sur quelque chose. Une zone du sac semblait luire, comme s'il y avait un liquide dessus.

Après qu'elle se remit sur ses pieds et qu'elle recommença à donner des coups sur sa cible, le prisonnier arrêta son exercice, se mit debout et essuya de son front couvert d'un peu de sueur avant de se diriger vers sa zone, d'un pas lent et silencieux, la laissant en paix un moment. Puis il s'accota à un équipement de sport tout en la regardant donner des coups. Elle avait un beau corps, il devait se l'avouer, ca aussi. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas vu d'aussi jolie jeune fille ou femme, encore plus dans son lit. Mais il savait se maîtriser.

''Je dois te l'avouer, ma grande, que tu as un sacré beau jeu de jambe'' dit-il en brisant le silence, croisant les bras, de la sueur sur ses vêtements qui montrait un peu ses muscles légèrement développés. Il avait l'air d'une crevette pour beaucoup, mais au fond, Kristopher possédait une énorme force physique. Encore une fois, les apparences étaient trompeuses en ce monde violent. Il fallait savoir discerner du vrai du faux. ''C'est du sang que je vois-la ?''

Bon, par contre, il n'était pas franchement discret. Il demandait les choses directement.

''Tu as fait quoi donc pour être... Blessée ?''

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Lun 24 Oct - 18:53
La petite blonde se défoulait toujours contre le sac de frappe quand elle remarqua, grâce à un mouvement du coin de l’œil, que l’homme qui partageait la salle de sport avec elle avait arrêté de soulever de la fonte pour se placer à quelques mètres d’elle. Elle ne broncha pas tandis qu’il l’observait sans un bruit, et qu’elle, elle continuait de taper de toute sa rage contre le punching-ball. Elle se dit qu’il ne devait pas seulement admirer ses enchaînements de coups, mais qu’il devait également en profiter pour la regarder un peu, ce qui ne la dérangeait pas tellement. Tant qu’il n’était pas méchant ou désagréable avec elle, tout devrait bien se passer. Il brisa alors le silence en déclarant « Je dois te l'avouer, ma grande, que tu as un sacré beau jeu de jambe. »

Roxanne envoya valser le sac d’un coup de pied, murmura un « Merci. », le souffle court, sans adresser un regard à l’homme, et elle continua à enchainer les coups en se défoulant le plus possible, sans se ménager. Elle avait besoin d’évacuer la colère qui stagnait en elle depuis quelques temps.

« C’est du sang que je vois-la ? »

Evidemment que c’est du sang, nigaud. J’en ai plein la main, et ça coule par terre, ça ne peut que être ça., pensa la jeune femme.  Encore une fois, la blonde ne daigna pas adresser un regard à son interlocuteur, préférant son face à face avec le sac de frappe. Et pour une fois, elle ne dit pas ce qu’elle pensait. Elle n’avait pas envie de blesser quelqu’un qui ne lui avait encore rien fait de mal. Après tout, il était peut-être seulement un peu simple d’esprit. Ca ne devait pas être rare, ici. C’est pourquoi elle décida d’ignorer cette question. Mais c’est que le bougre persistait.

« Tu as fait quoi donc pour être... Blessée ? »

La blonde arrêta de donner des coups, stoppa l’élan du punching-ball de sa main valide (et sans tomber, cette fois-ci), la tête baissée, puis elle se retourna vers l’homme qui lui parlait depuis avant. Elle sentait qu’il était capable de rester ici et de parler dans le vide jusqu’à ce qu’elle s’en aille, même si elle l’ignorait. Elle regarda d’un air impassible l’homme qui lui faisait face, quelques mètres plus loin. Elle ne le détailla pas. Tout ce qu’elle fit, ce fut planter son regard glacial dans les yeux argentés de son interlocuteur, et répondre d’un ton neutre : « J’ai éclaté le miroir des chiottes avec mon poing. » Son visage, légèrement rougit par l’effort, était aussi placide que le ton de sa voix.

Elle chercha une des bouteilles d’eau posée à disposition des détenus un peu plus loin, et but quelques gorgées en gardant un œil sur l’inconnu. Par méfiance, elle ne se rapprocha pas tout de suite de l’endroit où elle était avant. Elle préférait garder une distance de sécurité tant qu’elle ne connaissait pas un minimum la personne avec qui elle discutait ; distance de sécurité qu’elle avait agrandit en cherchant sa bouteille. Aujourd’hui, la blonde était sur la défensive, suspicieuse. Il pouvait très bien être encore plus louche qu’elle. On ne sait jamais sur quoi (et non qui) l’on peut tomber, dans cette prison.


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Lun 24 Oct - 22:26
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Kristopher avait vu des tas de choses dans sa vie. Des gens désespérés, la mort, la douleur, la solitude et le sang. Mais il avait toujours conservé un visage de marbre, montrant une indifférence totale. Non pas qu’il était un psychopathe sans cœur et sans âme. L’indifférence n’est pas signe d’insensibilité. Non. Il avait toujours eu des sentiments lorsqu’il avait tué des gens dans le passé ou qu’il leur avait fait du mal. Le mercenaire avait ressenti de la satisfaction comme de la frustration, la peur comme le soulagement, un calme impossible à perturber comme de la nervosité. Une image qu’il ne donnait pas aux gens. Cette image de lui-même, il l’avait toujours eu depuis un long moment. Depuis ce tragique événement qui l’avait forcé à prendre des moyens drastiques pour assurer la survie de son être cher.

En ce moment même, il ne montrait toujours aucune émotion en regardant la blonde donner des coups sur le punching-ball. Mais quelque chose le fascinait dans ces mouvements. Il le sentait, au fond de lui. Une puissance émanant d’elle, animée par une émotion brûlante comme le soleil et aussi puissante qu’un volcan. De la colère. Elle respirait la colère, malgré son apparence de jeune fille frêle et sans défense. Elle donnait des coups d’une force et d’une rage telle qu’il en avait rarement vu. Hormis lui-même. Elle le remercia du compliment que le brun lui avait fait tandis qu’il continuait d’observer ses mouvements de combats, la jugeant du regard.

La colère était une ancienne émotion qu’il n’avait pas ressentie depuis longtemps. Pas depuis quelque mois à vrai dire, lorsqu’un employeur avait jugé bon de ne pas le payer pour un boulot qu’il avait soi-disant bâclé. L’employeur avait voulu un grand feu d’artifice, il avait donc mis le feu à la maison en s’assurant qu’il n’y avait plus de traces de son passage. Alors il avait fini par lui aussi mettre le feu à son employeur dans sa propre voiture. Radicale, diriez-vous, mais il n’avait jamais été connu pour être quelqu’un de patient lorsqu’il été en colère, sauf envers ses plus proches amis. Et il n’avait jamais été en colère contre son propre sang, montrant une douceur et une tendresse profonde

Mais cette blonde continuait de déchaîner cette colère, ignorant même sa question plus qu’évidente. Bien sûr qu’il savait que c’était du sang. Mais posez carrément la question ‘’t'as fait quoi pour avoir du sang sur tes mains, tu as buté quelqu’un ?’’ n’était pas mieux que celle qu’il avait posée. Alors il avait opté celle qui était ‘discrète’. Peut-être qu’elle aurait pu être en fait une goinfre de ketchup et en avoir mis un peu partout sur soi-même, mangeant en secret pour ne pas paraître ridicule.

Elle s’arrêta, retenant le punching-ball avec une main, le visage rougis par l’effort des coups et tourna son regard de cristal vers le prisonnier aux yeux de métal froid et vide de vie. D’un ton presque banal, elle révéla qu’elle avait cassé le miroir des toilettes, comme si elle était aller chercher quelque chose dans une épicerie.

‘’Pauvre miroir, il ne t’as pas dit qui était la plus jolie et la plus magnifique d’entre toutes?’’ Répondit-il en retour sur un ton inexpressif, pourtant taquin. ‘’Il faut croire qu’il manquait de goût en tout cas, le miroir. Moi, je vois une adorable jeune fille ici.’’

Il la vit s’éloigner pour prendre une bouteille d’eau et sentit son regard toujours posé sur lui, comme guettant un faux mouvement.

‘’Aaaah… ts, ts, ts, franchement. Tu me crois si violent comme les autres prisonniers ? Je ne vais pas te sauter dessus parce que je veux me défouler comme certains Carnivors le feraient ou te chercher à manipuler. Autrement, j’aurais profité que t’ait le dos tourné et ta garde baissée pour ça.’’ Dit-il sur un ton qui se voulait évident, toujours accoté à un équipement solide et lourd. ‘’J’en oubliait les politesses, tiens… Mon nom, c’est Kristopher Moreau. Tu peux m’appeler Kris ou Krister ou Kristo, ce que tu veux Tant que ce n’est pas ‘gueule de marbre’ ou ‘sans-visage’ comme certains prisonnier m’appellent. Quel est le tien ?’’

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Mar 25 Oct - 2:17
« Pauvre miroir, il ne t’as pas dit qui était la plus jolie et la plus magnifique d’entre toutes ?  Il faut croire qu’il manquait de goût en tout cas, le miroir. Moi, je vois une adorable jeune fille ici. » La jeune femme ne répondit pas à ces remarques. Elle se retint plutôt de lui balancer un regard noir, les références à Blanche-Neige, ça allait, merci bien. Elle le fixa, toujours avec cette expression de marbre sur le visage. Était-ce une tentative de drague ou de séduction quelconque ? S’il pensait la faire tomber comme ça dans ses filets, il se trompait. Elle en avait vue des vertes et des pas mûres, en matière de séduction, et disons que s’il voulait l’emballer avec çaaa…. Il tomberait nez à nez avec un panneau stop. Enfin, après, il pouvait tout aussi bien vouloir être simplement gentil avec elle pour la réconforter. Elle n’était pas dans sa tête, elle ne pouvait pas réellement savoir. Mais, un miroir, ça ne parlait pas, voyons. Comment un miroir pouvait-il parler ? Il est vrai que les murs ont des oreilles, mais un miroir qui parle… quelle idiotie.

Elle le fixa sans ciller, buvant une dernière gorgée d’eau avant de fermer la bouteille, mais de la garder tout de même en main. Même à moitié vide, si on s’en servait correctement, une bouteille pouvait faire mal pendant quelques instants pour détourner l’attention de l’agresseur. Le bonhomme dû d’ailleurs comprendre qu’elle se méfiait de lui, car quand il reprit la parole, ce fut pour lui tenir tout un petit discours sur son esprit soit disant pacifiste.

« Aaaah… ts, ts, ts, franchement. Tu me crois si violent comme les autres prisonniers ? Je ne vais pas te sauter dessus parce que je veux me défouler comme certains Carnivors le feraient ou chercher à te manipuler. Autrement, j’aurais profité que t’ait le dos tourné et ta garde baissée pour ça. J’en oubliais les politesses, tiens… Mon nom, c’est Kristopher Moreau. Tu peux m’appeler Kris ou Krister ou Kristo, ce que tu veux tant que ce n’est pas ‘gueule de marbre’ ou ‘sans-visage’ comme certains prisonnier m’appellent. Quel est le tien ? »

Les coins de la bouche de Roxanne se redressèrent légèrement. Évidemmeeent. S’il était ici, à Ciguestraz, c’était bien pour une raison qui faisait de lui un être considéré comme dangereux pour le reste de la société. Alors qu’il n’aille pas s’imaginer réussir à lui faire croire qu’il était aussi innocent et pur qu’un agneau.

Son regard de glace ne se détourna pas des yeux du dénommé Kristopher Moreau lorsqu’elle prit la parole du même ton neutre qu’auparavant.

« Très bien, Kristopher. Tu as raison. Tu es un parfait inconnu et je vais te donner une confiance aveugle. Pourquoi devrais-je me méfier de toi, après tout ? Ce n’est pas comme si on était tous les deux enfermés ici pour des fautes graves, hein. Et puis ; ne pas attaquer une fois quelqu’un en traître ne veut pas dire que tu ne le feras pas plus tard. » déclara la jeune femme en levant les yeux au ciel. Elle paraissait peut-être plus froide qu’elle ne l’avait désiré, mais au moins, elle avait exprimé ses pensées clairement.

Elle n’était pas contre le fait de sympathiser avec lui. C’était juste qu’aujourd’hui, ce n’était peut-être pas le bon jour. Elle était de mauvaise humeur, craintive, blessée, loin d’être aussi joyeuse et insouciante que d’habitude. Un poids invisible lui opprimait la poitrine. Elle ne se sentait pas bien, aujourd’hui, non. Alors, peut-être que s’il arrivait à surmonter sa mauvaise humeur, elle réussirait à se décoincer et à s’ouvrir à lui. Mais pour l’instant, un obstacle invisible se dressait entre les deux individus, et Kristopher devrait certainement faire beaucoup d’effort s’il voulait réussir à dérider la blondinette.

« Je m’appelle Roxanne Eberhardt. Tu peux m’appeler comme ça te chantes. Ro’, Roxy, Roro, Rox. Ça m’est égal. Ah, oui. Conseil d’ami, tu devrais éviter de critiquer un groupe devant quelqu’un que tu ne connais pas. Je pourrais très bien appartenir aux Carnivors, en fait. » Elle laissa planer le doute quelques secondes avant de reprendre la parole. « Par chance, t’es tombé sur une simple Ordinarie. Enfin, simple… ça ne veut pas dire que je ne suis pas violente ou manipulatrice. J’ai simplement décidé de ne pas user de la force pour appliquer ma loi, ici. Pour l’instant, du moins. » déclara-t-elle d’un ton neutre, sans le quitter des yeux.

Son regard glissa vers son poing ouvert. Le sang continuait de goutter le long de sa main blessée. Une fois leur conversation terminée, il faudrait qu’elle aille faire recoudre ça. Avoir stoppé ses enchaînements de coups de pieds commençait déjà à refroidir son corps, et elle se sentait trop fatiguée pour reprendre l’entraînement. C’est qu’elle avait perdu de l’endurance, dit donc. Il faudrait penser à rattraper ça dans les semaines à venir… Elle releva les yeux vers l’homme qui lui faisait face, à quelques mètres de là, sans bouger. C’est bien, ça, reste où tu es. pensa la jeune femme.

« Qu’est-ce qui alimente ta haine contre les Carnivors ? Vu comme tu as parlé d’eux juste avant, on dirait que tu ne peux pas les blairer. Ça m’a rendue curieuse. »


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Mar 25 Oct - 3:56
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Il devait paraitre comme un pauvre idiot sans cervelle, devant la jeune blonde méfiante. Sa réplique sur le miroir n'était pas de la séduction, mais du sarcasme. Et que disait-on sur les gens qui ne comprenaient pas le sarcasme ? Ceux qui avaient tendance a ne pas la comprendre était souvent des cons ou des gens... en difficultés. Mais il se garda de le dire. Il était assez intelligent pour ne pas faire chier une harpie en colère. Et elle se montra tout aussi sarcastique que lui lorsqu'elle répondit d'une manière cinglante alors qu'il ne voulait que sympathiser et la calmer. Peut-être était-il un criminel dangereux et surtout monstrueux d'avoir été arrêter pour avoir tué des tas d'innocents – on n'a pas pu l'inculper pour les autres crimes, fautes de preuves – mais il était au moins civilisé... comparés à beaucoup d'autres personnes.

Mais il resta impassible, ne montrant toujours aucun signe d'émotion, elle était en colère et il ne pouvait pas l'en vouloir franchement, même si ce n'était qu'une piètre excuse quant a ce genre de comportement envers quelqu'un qui ne souhaitait que l'aider . Elle avait raison sur un point, oui, peut-être aurait-il pu attaquer plus tard en traître mais il n'était pas connu pour être un serpent. Le brun préférait mieux s'occuper de ses problèmes de l'avant et non dans l'ombre, sauf pour des cas exceptionnels. Et il n'y en a pas eu beaucoup, des cas exceptionnels. Mais il y en avait. C'était toujours ça.  

Toujours calmement, il l'écouta se présenter elle-même, sous le nom de Roxanne Eberhardt, surnommé Ro', Roxy, Roro ou simplement Rox. Sa réplique suivante aurait pu le faire rire... éviter de critiquer un groupe devant une personne qu'il ne connaissait pas... C'est souvent derrière la violence que les gens cachent leur propre faiblesse, faute de moyen de faire avec. Aux personnes violentes, un passé tragique, en général. Quelque chose qui va de paire, dans cette prison qui respirait grandement la tragédie. En avait-il vécu une ? Était-il un autre personnage d'une tragédie sans nom, dans cette prison, comme parmi tant d'autres ? Tout dépendait du point de vue, à vrai dire, beaucoup d'autres personnes ont vécu des choses plus graves que lui et se plaindre de ce qui avait fait de lui ce qu'il était aujourd'hui ne serait qu'enfantin et puérile. Son petit silence n'eut aucun effet sur lui et encore moins ses paroles suivantes. Son regard en disait long. Elle était toujours aussi méfiante et pissed-off.

'Même si j'en ai l'air, je ne les déteste pas forcément tous. Quelques-uns, oui, mais pas tous. Juger une majorité pour les actes d'une ou de deux personnes revient à être stupide. Je ne faisais qu'une grossière comparaison, je l'avoue, ça peut porter à confusion, mon erreur.'' Il leva légèrement ses mains en défenses avant de les recroiser. ''Toi, par contre, tu aurais bien besoin qu'on te recoud la main et qu'on la désinfecte. J'aimerais bien t'aider, mais on dirait que tu ne veux pas de moi. Soit. J'imagine que tu t'occuperas de ça plus tard.''

Malgré son mal de crâne d'aujourd'hui, il se sentait généreux. Et la radio continuant de jouer de sa musique rock le rendait un peu de bonne humeur, vu qu'il aimait ce style de musique.  

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Jeu 27 Oct - 2:28
Il n’hésita pas et lui répondit directement. La jeune femme l’écouta sans broncher, tandis qu’il lui expliquait calmement qu’il ne détestait pas les Carnivors dans leur ensemble, mais plutôt certains d’entre eux. La blonde comprenait. Elle n’était pas encore tombée nez à nez avec un des leurs en colère, elle n’avait pas encore eu à se battre contre l’un d’eux. Même si elle se doutait que cela finirait bien par arriver un jour ou l’autre. Elle en avait déjà entendue, des rumeurs sur ce groupe, et en général, pas dans le bon sens. Mais bon. Pour l’instant, elle ne ressentait pas de haine particulière envers eux, ou n’importe quel autre groupe. Elle s’en foutait, simplement, tant qu’on la laissait tranquille.

Kristopher leva légèrement les mains pour montrer qu’il ne pensait pas ce qu’il avait pu dire, et pour appuyer en même temps ses excuses, puis il reprit la même position qu’auparavant. Roxanne ne dit rien, mais elle trouvait ça un peu étrange de le voir s’excuser comme ça alors qu’il ne l’avait même pas offensée. Peut-être était-ce par rapport à ses remarques précédentes. La petite femme avait dû paraître trop froide aux yeux du bonhomme. Elle retint un sourire. Alors, c’était ça, ce que les autres ressentaient quand elle passait son temps à s’excuser. Elle était aussi tout le temps en train de demander pardon pour des choses qui paraissaient minimes et loin d’être graves aux yeux des autres. Étaient-ils pareils sur ce point ?

La conversation revint sur l’état de son poing. Il lui conseilla d’aller le faire soigner rapidement, et il sembla à la jeune femme qu’il lui envoyait peut-être un signal. « J'aimerais bien t'aider, mais on dirait que tu ne veux pas de moi. » Était-ce une façon subtile pour dire qu’il voulait l’accompagner voir l’infirmière, ou bien s’imaginait-elle des choses ? L’angoisse était toujours présente bien que discrète, car après s’être blessée et défoulée comme elle l’avait fait, Roxanne se sentait un peu mieux, un peu plus sereine. Dans quelques heures, elle aurait totalement recouvré son état « normal ».

Elle haussa un sourcil lorsqu’il eût terminé de parler. « Quoi, tu veux faire ton Prince Charmant et accompagner Cendrillon se faire soigner ? » Elle se retint de sourire, elle trouvait sa référence à Disney bien lancée, puisqu’il en avait fait une auparavant. Mais ce n’était qu’un détail idiot, qu’il ne remarquerait certainement pas. « Étonnant. On croirait rêver ! Ca faisait un moment que je n’avais pas eu le droit à une telle galanterie de la part d’un homme, surtout dans cette prison. Oui, je dois certainement m’imaginer des choses. » déclara-t-elle en agitant la main d’un geste de dérision.

La petite blonde se déridait doucement. Elle ne connaissait pas ce type, et n’en avait jamais entendu parler. Elle était peut-être tombé sur quelqu’un d’intéressant, après tout. Ou de totalement taré. Elle n’en avait aucune idée, et cela pouvait devenir plaisant. Une idée de défi germa dans son petit crâne. Elle ne savait pas s’il était borné au point de la porter comme une princesse, mais c’était un coup à tenter. S’il rentrait dans son jeu, il piquerait certainement sa curiosité et son intérêt.

Elle posa la bouteille d’eau à ses pieds et regarda son poing ensanglanté avant de reprendre, en regardant le beau brun dans les yeux, avec une étincelle de défi dans son regard azuré et les commissures de ses lèvres rosées qui se relevaient légèrement, formant un petit sourire taquin.

« C’est vrai que ça commence tout de même à me lancer assez méchamment, cette blessure. Et mon corps commence à fatiguer à cause de toute l’énergie que j’ai dépensée en me défoulant contre le sac de frappe. Je me demande si le Prince Charmant porterait Cendrillon au loin, pour la faire soigner, tiens. »


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Jeu 27 Oct - 4:26
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Plus il regardait cette blessure, plus il se disait qu'elle aurait des chances de s'infecter si elle ne s'en occupait pas. La prison était remplie de saleté. Des seringues vides dans un coin, des taches suspectes dans les draps ou en dessous des tables, un lit en miette, des coussins rongés... On se demandait si la propreté pouvait exister dans une prison, quelque part dans ce monde, et si elle existait vraiment, il aurait bien aimé y vivre. Non pas qu'il était un maniaque du nettoyage, mais la propreté plaisait toujours aux yeux et au corps. Surtout au corps. On pouvait attraper toute sorte de saleté lorsque l'on était blessé et que l'on ne traitait pas la blessure proprement.

Même si elle était jolie, son but premier n'était pas la séduction ni de jouer au Prince Charmant, mais beaucoup plus de vouloir s'occuper d'une personne blessée. Elle avait besoin d'aide et il était disponible pour lui venir en aide. Mais il trouvait sa référence drôle, même s'il ne le montrait pas.

''Je ne suis pas forcément comme la plupart des hommes de la prison, grossiers et pervers. Je peux faire preuve de galanterie et d'un coté gentleman.'' Répondit-il sur un ton calme et posé.

Posant la bouteille au sol et après avoir regardé un moment sa main, elle eut un sourire au visage en regardant ensuite le mercenaire, taquin, avec une étrange lueur dans les yeux. Haussant les sourcils après l'avoir écouté encore, il considéra l'offre un moment avant de s'avancer vers elle et porta la jeune blonde soudainement dans ses bras, façon mariée.

''Votre carrosse vous attend, madame'' dit-il avant de sortir et de se diriger vers les différents couloirs, en quête de l'infirmerie, qu'il trouva au bout de quelques minutes. Il l'allongea sur un des lits de l'infirmerie et prit une voix grave mais très sarcastique.

''Désolée madame, mais il va falloir amputer votre bras en entier... Alors, avec ou sans anesthésie ?''

Il se retourna ensuite et commença a chercher des bandages et du désinfectant pour s'occuper de la blessure. Enfin, il trouva ce qu'il cherchait et s'approcha du lit et s'assit sur le bord.

''Je peux ?''

Autrement, si elle disait non, il allait les lui donner pour qu'elle s'en occupe elle-même.
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Sam 29 Oct - 15:46
Kristopher eut l’air de réfléchir quelques instants avant de s’avancer vers la jeune femme. Elle se demandait s’il allait vraiment oser la soulever. Peut-être la balancerait-il sur son épaule, façon sac à patate ? Cette possibilité était envisageable et cela fit sourire Roxanne. Elle ne savait pas ce qu’il allait vraiment faire, et lorsqu’il se plaça devant elle avant de l’attraper, elle fixa son regard d’acier sans ciller. Puis elle sentit son dos basculer en arrière tandis que ses jambes partaient vers l’avant, elle eut l’impression que son cœur manqua un battement. Il la souleva sans rien dire, et elle n’était finalement pas un sac à patate, mais une princesse. Son sourire se fit plus sincère et elle ne s’opposa pas à son geste, tandis que Kristopher déclara du même ton neutre que précédemment : « Votre carrosse vous attend, madame. », ce qui fit pouffer la jeune femme qui se couvrit le visage comme une enfant.

Il se mit ensuite en marche, portant Roxanne comme s’il avait l’habitude de faire cela tous les jours, et elle retira ses mains de son propre visage pour s’accrocher doucement au haut de l’homme qui la portait, afin de se stabiliser un peu mieux. Elle ne dit rien pendant leur trajet jusqu’à l’infirmerie, et il se tut également. Elle en profita pour le détailler discrètement, et ce qui fit tilt dans sa petite tête fût l’expression de marbre qu’il arborait. Depuis qu’ils avaient commencé à parler, Kristopher n’avait pas une seule fois sourit ou rit, il n’avait rien laissé paraître ; et c’était encore le cas. La jeune femme, pendant qu’il l’emmenait à l’infirmerie (ou ailleurs, allez savoir, elle ne savait pas s’il avait des intentions cachées), se dit que s’il la portait comme ça, c’est qu’il était rentré dans son jeu et qu’il était donc actuellement de bonne humeur. Peut-être n’était-il tout simplement pas expressif, voilà tout.

Une fois arrivé à destination (c’était bel et bien l’infirmerie, finalement, elle avait pu lui faire confiance pour le coup), il l’allongea sur un lit et lui dit d’une voix grave (miam, que c’était sexy) et d’un ton ironique qu’on allait devoir amputer son bras, et qu’il lui laissait le choix d’être anesthésiée ou non. La jeune femme, qui s’était redressée pendant que Kristopher parlait, fit mine de s’évanouir de manière dramatique en se laissant tomber sur le dos, une main sur le front. D’une voix aux intonations tragiques, elle répondit   « Oh non, pas mon bras ! J’en ai besoin pour faire tellement de choses. »

Mais il semblait que l’homme ne lui prêtait déjà plus attention, cherchant quelque chose dans les tiroirs et les armoires ouvertes. Roxanne s’étira et s’assit sur le bord du lit, les mains encadrant ses cuisses et tenant doucement le drap sur lequel elle était assise.

Elle regarda autour d’elle en battant des pieds dans le vide. Elle constata qu’encore une fois, le lit était trop haut pour que ses pieds puissent toucher le sol. Et elle remarqua également que l’infirmerie était vide, qu’il n’y avait personne en vue. Que ce soit le personnel absent ou des malades imaginaires. A part Krister, personne. Elle n’avait aucune idée de la fréquence de visite qu’il pouvait y avoir à cet endroit, mais si elle était seul avec lui, tant mieux. Elle pourrait un peu plus en profiter.

Il revint rapidement avec du désinfectant, des compresses et des bandages, et s’assit à côté d’elle, en lui demandant s’il pouvait se charger de nettoyer et panser sa blessure.

Elle lui tandis sa main blessée et le regarda dans les yeux, ses iris bleues pétillants d’un éclat de malice, contrastant avec l’expression de marbre de son interlocuteur.

« Tu peux. Mais attention, si tu me fais mal, je te mords. »

Elle loucha sur le bandage qu’il avait dégoté. Moui, ça devrait faire l’affaire une fois sa blessure nettoyée. Mais ça n’irait certainement que quelques heures, même bien serré, elle devrait certainement refaire faire le bandage et revenir ici pour le changer. Et là, l’infirmière lui recoudrait certainement la main. Elle lança un regard circulaire, cherchant des aiguilles et du fil à suture. Mais ces derniers devaient certainement se trouver dans un tiroir fermé à double-tours.

Ses deux saphirs se posèrent sur l’onyx des iris de Kristopher, et elle posa doucement sa main abîmée sur  le genou de ce dernier.

« Merci de t’occuper de moi. C’est vraiment très gentil. » elle sourit innocemment, en terminant : « Je te fais confiance. Mais si j’ai mal, je te jure que je te mords. Vraiment. »


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Dim 30 Oct - 3:49
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La blonde avait l'air d'avoir adoré la petite balade tandis qu'il l'avait transporté à la manière d'un nouveau marié qui venait de se lier a sa femme. Mais il n'était pas son mari, quoi qu'il n'aurait eu aucune objection, vu son apparence plus... Qu'attirante. Mais il avait vite aussi retiré ces pensées de son esprit. Elle devait avoir un petit ami. Ou une petite amie. Il y avait de tout dans la prison et il ne fallait pas se gêner a... Prendre ce qui venait lorsque l'envie se faisait ressentir. Son petit numéro de théâtre tout à l'heure avait amusée encore une fois la jeune femme qui agit tout comme lui, de manière dramatique.

Et il aurait failli éclater de rire lorsqu'il se retourna en la voyant assise sur le bord du lit. Elle était comme une enfant, ses pieds ne touchaient même pas le sol. En même temps, son visage avait des allures enfantines... Mais il ne fallait pas se laisser berner. Derrière les choses qui semblaient irréprochables se cachaient les desseins les plus noirs de l'âme. Il haussa ensuite les sourcils lorsqu'il lui fit part de son avertissement. Alors il allait se faire mordre, indubitablement, et elle se montrait sérieuse en plus, malgré son sourire.

''Ce n'est pas comme si ça allait vraiment me déranger de toute manière... Après, ça dépend ou tu me mords.'' Répondit-il en débouchant la bouteille de désinfectant et en la versant sur sa main blessée. Puis, après qu'il eut fini, il posa la bouteille sur le lit après l'avoir refermé et entreprit d'enrouler sa main de bandages. Pendant qu'il le faisait, ses yeux vinrent se ficher dans les yeux clairs comme de l'eau de Roxanne. Il sentait que quelque chose montait... une certaine tension. ''Ça fait beaucoup mal ? Tu veux que le Prince Charmant fasse un bisou magique sur ton bobo pour calmer la douleur ? Sauf si tu vas me mordre comme une vampire assoiffée de sang. Ou un chien enragé. Au choix.''

Pour beaucoup, ça aurait été une comparaison très offensante et grossière mais pour le brun, c'était une manière de dire quelque chose de drôle.

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Mer 30 Nov - 13:55
« Ce n'est pas comme si ça allait vraiment me déranger de toute manière... Après, ça dépend où tu me mords. »

La jeune femme tiqua et lança un regard en coin à Kristopher, qui commençait à s’activer pour s’occuper de sa main blessée. Un sourire flotta sur ses lèvres un instant, mais quand le désinfectant toucha sa main elle fronça les sourcils et grimaça légèrement. Le jeune homme n’y prêta pas attention, se concentrant plutôt dans le soin de la plaie de Roxanne. La jeune femme porta son regard un peu partout dans la pièce en attendant que « l’opération » soit terminée, observant les tableaux accrochés aux murs ou les étagères fermées à clef. Sa chaire à vif la piquait légèrement, mais rien de très douloureux comparé à ce qu’elle avait déjà pu vivre. C’était très supportable.

Elle reporta son attention sur le visage de Krister lorsqu’il commença à panser sa main. Quand elle tourna la tête, son regard se planta dans les orbes métalliques de l’homme qui la regardait déjà. Elle ne détourna pas les yeux, et se contenta d’attendre en silence qu’il ait terminé. Il prit d’ailleurs la parole une fois les bandages enroulés correctement autour de sa main et de son poignet.

« Ça fait beaucoup mal ? Tu veux que le Prince Charmant fasse un bisou magique sur ton bobo pour calmer la douleur ? Sauf si tu vas me mordre comme une vampire assoiffée de sang. Ou un chien enragé. Au choix. »

La blonde haussa un sourcil et un sourire taquin naquit sur ses lèvres. Un vampire ou un chien enragé ? Elle ne savait pas ce qui était le mieux, entre le fait de se faire traiter de suceuse ou de chienne… Mais elle le prit plus à la rigolade qu’autre chose, finalement. Il n’avait pas l’air d’avoir dit ça méchamment. Elle allait d’ailleurs rentrer dans son jeu. Ça faisait longtemps qu’elle ne s’était plus amusée, tiens…

Sans un mot, elle tendit doucement sa main bandée vers le visage de Kristopher. Il avait bien parlé d’un bisou magique, non ? Cependant, ce n’était pas ce qu’elle attendait de lui. Ses doigts effleurèrent la mâchoire de son interlocuteur et sa paume s’appuya doucement contre sa joue. Elle le regarda dans les yeux, sans rien dire, se rapprochant dangereusement de lui. Leurs lèvres étaient de plus en plus proches, à quelques centimètres l’unes des autres. Elle pouvait sentir son souffle contre son visage, et pourtant l’expression de Roxanne ne changea pas d’un pouce. Elle abordait toujours son petit sourire, sans se détourner pour autant. Ses lèvres s’entrouvrirent et… la trajectoire de sa bouche changea sans que Kris ne puisse faire quelque chose pour l’en empêcher. Ce fut rapide. La langue de la jeune femme était sortie de sa cachette et s’était lentement posée sur le bas de la joue du jeune homme, pour remonter lentement cette dernière. Une fois ceci terminé, la blonde pouffa de rire en cachant sa bouche de sa main valide, et une fois calmée, reposa ses deux mains sur ses cuisses pour s’expliquer en faisant un clin d’œil à Kristopher.

« Désolée, c’était trop tentant. Après tout, je ne suis pas un chien enragé… Juste une chienne qui remercie affectueusement la personne qui l’a soignée, voilà tout ! » termina-t-elle un grand sourire aux lèvres, fière de son ...ingéniosité... ?


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Jeu 1 Déc - 4:39
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Au début, les soins ne semblaient pas l'avoir dérangée... Jusqu'à ce qu'il applique le torchon imbibé d'alcool pour désinfecter les plaies. Il n'était pas un médecin, mais après un certain temps, dans le métier de mercenaire, on apprenait à s'occuper de nos plaies et de nos blessures. Nombre de fois, il était rentré au bercail, blessé et épuisé, mais vainqueur. Les nombreuses cicatrices sur son corps pouvaient en témoigner et certaines avaient des allures sinistres. Il n'en avait que trop vu, pour quelqu'un de son âge. Presque comme s'il avait fait la guerre pendant plusieurs années et que revenu des combats, il n'avait que le sang de ses camarades en tête ainsi que le bruit des coups de feu. La réalité était dure, mais belle et bien là. Jeune, il avait fait un choix, drastique, certes, mais un choix quand même. Choix qu'il n'avait pas regretté. Choix qu'il n'avait pas le temps de regretter.

Combien de personnes avait-il tué, il n'en savait rien. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il en avait bien trop tué, le moment où il avait tué sa première victime d'un coup de barre de fer dans la tête. C'était nécessaire. Ou plutôt voulait-il se convaincre que cela était nécessaire ? De tuer et de tuer, de se blesser et de revenir chaque fois, le corps meurtris ? Peut-être qu'au fond, il n'avait jamais été sur de son choix. Mais tout cela était du passé, a présent. Il fallait se concentrer sur l'instant présent et l'instant présent était de tenir compagnie à une jeune blonde plus que séduisante.

Une jeune plus que séduisante et qui n'était pas susceptible. Il semblerait que sa dernière remarque la concernant semblait plutôt l'amuser, ce qui réjouissait plutôt le brun au fond de lui. Il n'aurait pas à avoir quelqu'un de plus sur le dos. Mais un de plus ou un de moins, quelle importance? Il s'était fait des ennemis au cours de sa vie. Peut-être qu'elle agissait en tant qu'amie pour ensuite se révéler être une ennemie ? En ce cas là, c'était une femme fatale.

Il allait dire quelque chose, mais le geste de la femme le fit s'arrêter, une lueur de surprise dans ses yeux métalliques et mornes. Des doigts féminins effleurent sa joue, le caressant. Il retint un frisson. Ce regard bleuté, il s'y noyait. Ces lèvres qui se rapprochaient des siens, il les voulaient. Les désiraient. Cela faisait un bon moment que ses désirs n'ont pas été satisfaits. Lui, de nature si calme, avait une lueur presque affamée dans ses yeux. Il allait l'embrasser... Avant de cligner des yeux, sentant une douce langue lui lécher de bas jusqu'en haut sa joue. Puis elle pouffa, accompagné d'un clin d'œil joueur.

''Ce n'était qu'une bien maigre récompense... Chienne.'' Dit-il en fronçant légèrement des sourcils. ''Il faut que ton maître te punisse, on dirait bien.''

Puis sans crier gare, il la prit par la taille et la mit sur ses cuisses à califourchon, mettant une main sur sa hanche et l'autre main derrière sa nuque, poussant son corps contre le sien, son front contre celle de la femme. Son regard se fit plus perçant. Murmura.

''Si tu es la chienne... Je dois bien prendre le rôle du vampire, dans ce cas-la.''

Puis, il laissa des traces de petits baisers, du menton jusqu’au côté droit du cou, quelque peu joueur, et se mit a suçoter sa peau. La prise sur sa hanche se serra un peu plus sans lui faire du mal et la main sur la nuque commençait à descendre, lui caressant le dos au passage... Cela faisait bien un long moment qu'il n'ait pas eu a profiter de ce genre de moment là.

''Je suis sure qu'une laisse ne te dérangerait pas, n'est-ce pas ?'' Murmura-t-il d'un air enjoué et sensuel, de sa voix grave et profonde.

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Mar 6 Déc - 22:30
La réponse du jeune homme ne se fit pas prier. Les gestes de la blonde ne semblaient pas l’avoir énervé, bien au contraire, il en ressortait tout émoustillé. Un sourire taquin sur le visage, Roxanne écouta ce qu’il avait à dire sans broncher. Ça allait être amusant…

« Ce n'était qu'une bien maigre récompense... Chienne. »
Déclara Kristopher en fronçant légèrement des sourcils. Elle, le regardait avec un sourire amusé et un sourcil relevé, intriguée. « Il faut que ton maître te punisse, on dirait bien. »

C’est qu’il rentrait dans son jeu, le coquin. Elle aimait ça. La jeune femme n’eut pas le temps de penser à autre chose qu’en un battement de cils, elle se retrouva à califourchon sur lui, les mains de l’homme posées tendrement sur sa hanche et sa nuque, leurs fronts se touchants et leurs deux corps à peine séparés par quelques millimètres de tissus. Il la regarda dans les yeux avec un regard déterminé et déclara que si elle était la chienne, il était le vampire… Ohh, intéressant. Elle n’eut pas le temps de répliquer qu’il commença à l’embrasser rapidement dans le cou. En sentant qu’il aspirait lentement sa peau, elle savait qu’il allait lui laisser des marques de suçons. L’enfoiré.

La main de l’homme s’agrippa plus fermement à la hanche de Roxanne, qui sentait sa température corporelle augmenter, et lorsqu’il lui caressa le dos, caressant sans le savoir ses cicatrices, elle frémit doucement sous ses doigts.

« Je suis sûr qu'une laisse ne te dérangerait pas, n'est-ce pas ? » murmura-t-il.

Elle ria doucement en soupirant de plaisir. Il était donc de ce genre-là ? Avec des accessoires, et tout ça ? Encore mieux. Mais dans une prison, ça allait être difficile à trouver.

Un sourire amusé toujours accroché aux lèvres et sans un mot, Roxanne enroula ses mains autour de la nuque de son… jouet ?, et l’embrassa tendrement à la commissure des lèvres, les yeux fermés. Ses mains glissèrent contre les clavicules de Kristopher, et profitant de l’appui de ses genoux autour des hanches du jeune homme, elle le poussa doucement en même temps qu’elle rouvrit les yeux, le forçant à s’allonger sur le dos pendant qu’elle prenait le dessus. Elle n’avait pas trop eu à forcer pour lui faire comprendre ses intentions, mais elle ne savait pas si ça lui plairait de se retrouver soumis à une femme. Elle le connaissait à peine, après tout. Et elle l’imaginait bien plus farouche que ça…

Elle se pencha au-dessus de lui en se cambrant légèrement, dans une posture aguicheuse, les mains posées fermement de chaque côté de sa tête. Le visage de la jeune femme se rapprocha de celui de Kristopher, et, en le regardant dans les yeux avec une étincelle d’amusement dans le regard, elle répondit à sa question.

« Une laisse ne me dérangerait pas le moins du monde, tu as tout à fait raison… Cependant… Tu m’as l’air très serein quant au fait que je suis ta chienne et que tu sois mon maître. Tu es sûr de ce que tu avances, dis-moi ? »

Sans attendre de réelle réponse, la blonde colla ses hanches contre celles de l’homme et fit lentement glisser une de ses mains du cou de Krister jusqu’à l’élastique de son pantalon. Elle passa finalement cette même main sous le t-shirt du mâle, en caressant doucement du bout des doigts le bas de son ventre. Plus haut, la bouche de Roxanne vint taquiner l’oreille du brun en mordillant gentiment son lobe, et dans un murmure, elle lui souffla un petit « Wouf. »  avant de frôler lentement de sa bouche la joue du jeune homme pour enfin l’embrasser tendrement, et avec douceur. Elle se demandait comment tout ce qui était en train de se passer allait bien pouvoir finir...


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Mer 7 Déc - 4:18
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Ses sens étaient en effusions en ce moment et ses pensées étaient brouillés par un seul et unique désir primale, propre aux humains, propre a toute choses vivantes en ce monde qui est capable de ressentir ce désir, celui de la chair et de la luxure. Le sang battait contre ses tempes et sa vue était barbouillée d'étoiles rouge et bleu, multicolores par moments et parfois, il avait une vue parfaitement normale. Son instinct prenait le dessus. Qu'était-il en ce moment ? Le fameux mercenaire au sombre passé et silencieux comme une tombe, comme la Faucheuse qui apporte la mort, ou un animal voulant se décharger de ce fardeau qui lui pesait tant sur le mental que sur le physique ? Les prisons étaient tendues, et pour cause, l'on pouvait trouver la mort aux mauvais moments. Poignarder dans les douches, avoir la nuque brisée dans un couloir peu fréquenté, de la drogue empoisonnée... La mort était partout. Il fallait en profiter de la vie au maximum. Croquer dans toutes les opportunités qu'elle offrait, même si cela avait l'apparence d'une putain de délicieuse succube blonde.

Succube qui en passant n'avait pas l'air si dérangé que cela par ses initiatives. Son regard s'était fait plus taquin et elle avait même rit d'un rire si cristallin lorsqu'il avait fait mention de l'utilisation d'une laisse sur elle. Elle ne jouait pas sur les plates-bandes, il fallait le dire. Lui non plus d'ailleurs. Peut-être que sur ce point, ils se ressemblaient beaucoup.

Elle enroula ses bras autour de son cou tandis que le brun continuait de suçoter la peau de son cou tel un vampire en quête de son précieux nectar vitale pour sa survie. Puis il s'arrêta un moment et la regarda dans les yeux. Elle en avait de vraiment beaux. On s'y noyait dedans. Mais gare a ceux qui regardent dans l'abîme, car l'abîme retournera son regard.

Elle l'embrassa a la commissure de ses lèvres, ce qui le fit frémir d'excitation. Ses lèvres étaient si... Attirantes. Ce qui ne fit qu'accentuer cette faim dévorante en lui. Ses petites mains se glissèrent vers ses épaules et elle le força à s'allonger sur le lit de l'infirmerie. Il ressentit son excitation montée d'un cran. Il aimait ça, les femmes qui pouvaient prendre l'initiative. Puis elle prit une posture plus aguicheuse, ses deux mains aux côtés de sa tête, ayant pris le dessus.

''J'en suis plus que sûr. C'est un fait. Bien que...'' Il releva légèrement sa tête et lui murmura à l'oreille ''J'aime bien, interchanger les rôles. C'est plus... Grisant.'' Puis il laissa un échapper un soupir tremblant de plaisir tandis qu'elle suçotait son lobe d'oreille et murmurait un 'wouf'.

Une de ses mains glissa de son cou vers son pantalon... Puis remonta ailleurs. Il frissonna une nouvelle fois. Il posa ses mains sur ses fesses qui semblaient bien rebondies. Il rendit le baiser qu'elle lui donna. Il n'en pouvait plus. Il la voulait pour lui-même, ne serait-ce que pour un temps.

''Tu es une sacrée coquine... Chienne.'' Il accompagna cette phrase d'une claque aux fesses et soudainement, il reprit le dessus, la basculant sur le lit et se mettant au-dessus. Il posa une main sur la cuisse de la femme, l'autre autour d'elle, et ramena sa cuisse contre sa hanche. ''Mais il faut bien que moi aussi, je te montre ce que je sais faire.''

Puis, il retira sa main autour d'elle et la glissa a l'intérieure de son T-shirt. Il caressa lentement et d'une manière taquine son ventre, son index parcourant le contour de son nombril jusqu'à remonter un peu plus haut, sa main voulant chercher un objectif tandis qu'il lui faisait des caresses taquines tout en l'embrassant tendrement sur les lèvres, sa langue s'enroulant parfois autour de la sienne ...

Il voulait savoir une question. Si elle était si coquine...

Portait-elle un soutien-gorge aujourd'hui ? Auquel cas, il allait prendre un malin plaisir a la tourmenter avec amour et passion. Il n'était pas le créateur du Kama-sutra mais il n'était plus un puceau depuis un long moment déjà.

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Ven 28 Avr - 2:05
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