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"Laissez moi travailler, enfin !"

Sam 9 Avr - 0:53
Les amis c’est comme les lunettes, ça donne l’air intelligent, mais ça se raye facilement et puis, ça fatigue. Heureusement, des fois on tombe sur des lunettes vraiment cool Ta première journée. Ta putain de première journée et t'es déjà débordée. Tu enchaînes les rendez-vous avec des têtes bien différentes les unes des autres : des petits, des carnivors, des blonds, des colorés ou même des drogués. Des dossiers qui se ressemblent peu, enfin bref. Un gros mélange pour ta pauvre tête. Tu prends toujours cinq minutes pour étudier ton futur patient.
Cristiano Tr--...
A peine le temps de commencer à lire le nom qu'un intrus entre dans ton espace nommé bureau. Pis toi, t'es là. Assise, en te remuant sur ta chaise roulante. Tu rejettes prestement ta tignasse tressée dans ton dos dans un cliquetis audible de bracelets. Vos regards se croisent. Tu l'avises, renvoies ton attention sur les feuilles en bordel en face de toi. Qu'est-ce que tu dois faire ? T'es prise au dépourvu, il ne devait pas arriver avant cinq minutes.
Tu te lèves en esquissant un grand sourire naturel dont tu as le secret, allant pour contourner le meuble qui vous sépare de grandes enjambées fringantes.
Ne pas montrer que tu as peur.
Si il te dépasse de seulement quelques centimètres -d'ailleurs compensés par tes bottines à talons plats-, sa carrure pourrait être jugée d'effrayante. Son visage pourtant... Enfin bref. Ta main se tend vers la sienne, incitant à les serrer toutes deux avec amitié.
-Enchantée, Mademoiselle Valentine ! Tu peux bien entendu m'appeler Moneta. Je suis la nouvelle conseillère de la prison, je m'occupe du suivi de vos dossiers. Cristiano, c'est ça ? Installe-toi, installe-toi.
Il faut mettre les gens en confiance, être agréable et ne pas se montrer agressive. Tu le fais à merveille, ça.
Ton regard s'abaisse quelques instants sur sa chemise pour observer ce qui se trouve : un carnivor ? Tu n'aurais peut-être pas du être aussi accueillante, dans ce cas.
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Conseillère
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Sam 9 Avr - 1:24


Un terrifiant carnivrorsOu le plus gros des guignoles
J'étais planté devant le miroir, entrain d'analyser l'épi qui se dressait sur ma tête. À quel point mes cheveux avaient la capacité de défier la gravité, dans l'unique but de me faire chier. Je l'aplatis tant bien que mal, mais il revient toujours plus triomphant. L'observation de mes cheveux me narguant avait pris combien de minutes ? J'étais là comme un con alors que j'avais un rendez-vous. Je regarde mon poignet, alors que je n'ai pas de montre, comme si j'avais eu une montre une seule fois dans ma vie. À vive allure, je traverse les couloirs, Moneta Valentine, Moneta Valentine. Son nom ne s'affiche nul part. Je passe ma tête dans une pièce vide, puis dans une autre pièce où j'ai failli me faire toucher par un projectile, lancé par un type louche. C'était bien Moneta Valentine, qui voulait me voir, je n'avais pas rêvé ? J'ai toujours retenu les noms des femmes, je peux pas mettre trompé ! Il ne reste plus que cette porte, je passe ma tête et une jolie demoiselle est assise à son bureau, l'air accaparé. Bingo !

Je rentre doucement sans dire un mot. Elle est déjà devant moi, me tendant la main, son ton plus qu'aimable me pris de court. Je me retrouvais au collège, pour un rendez-vous chez la conseillère d'orientation ! Je regarde sa main tendue, je la regarde comme si je n'avais jamais vu ça de ma vie, je mets quelques secondes à réaliser que cette main tendue m'est adressée, je sers la sienne doucement et rapidement, comme si j'allais me brûler.

Elle me tourne rapidement le dos, je secoue un peu ma tête comme si je venais de me réveiller. Je n'avais pas l'habitude qu'on me ménage autant. Je souris, je devais avoir l'air d'un ado perdu, mais quel crétin.

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Mer 17 Aoû - 1:25
Les amis c’est comme les lunettes, ça donne l’air intelligent, mais ça se raye facilement et puis, ça fatigue. Heureusement, des fois on tombe sur des lunettes vraiment cool il y'a quelque chose de joli chez toi moneta dans ton sourire dans ta manière de
(vivre)
douce naïve simple heureuse optimiste (méfiante timide effrayée hypocrite sensible)
tu as peur
de lui de sa prestance de sa grandeur et de ses mains oh oui ses grandes mains par rapport à ton cou trop délicat trop raffiné pour ce monde brutal sombre
( ses mains qui pourraient briser ta nuque en un mouvement sec)
et tu n'oses pas relever tes iris face à son silence qui t'embarasse (t'embrasse) tu ne peux voir son sourire tu ne peux voir qu'il ne te veut pas de mal
(il y'a quelque chose de triste dans le silence)
le silence c'est triste car ce sont les non-dires les peut-être les pourquoi les sans doute les jamais les
(toujours)
tu as senti sa poigne furtive quand tu as tenté de te montrer amicale tu as senti qu'il fuyait tes doigts pourtant inoffensifs avec leurs ongles carmins
(mal à l'aise)
et à nouveau ton attention superficielle se dépose sur le dossier face à toi il est donc
(le chef des funstarts)
(tu as peur)
c'est rare de voir un carnivor là-dedans durant un instant tu doutes pour eux pour lui pour tous ces gens qui pourraient être sous pression sous un plus fort un dominant
et tu tentes une approche tandis que tu traces (tremblante c'est facile de deviner que tu es intimidée face à ce bonhomme vraiment un peu spécial c'est facile car contrairement à ton habitude ton regard ne cherche pas le sien sans doute que Silence te réduit à un rien du tout à poussière ce traître) des points d'interrogation sur la feuille tu as des dizaines de questions petite moneta mais ta curiosité maladive te mènera à ta perte tu n'auras
(plus que tes yeux pour pleurer)
-Je ne-Pardon, je suis un peu nerveuse. (un souffle tu traces des mots sans signification pour te donner de la contenance tu forces un sourire pas du tout crédible même un peu vexant) Je disais, vous me direz-tu me diras (je vais pas m'y faire de suite désolée) si je vais trop loin avec mes questions d'accord ?
(un soupir et tu relèves un index intimant sèchement - c'est rare chez toi mais tu ne sais pas comment réagir face à lui - qu'il t'écoute)
-Ton crime ne-il y'a plus grave même si... As-tu des remords ? Et pourquoi es-tu devenu le chef des funstarts ; un choix personnel et sain ou un ordre du patient Blood ?
tes lèvres se pincent par l'anxiété
(il n'y'a que toi, lui et ce misérable bureau avec un vase rempli de fleurs qui vous sépare)
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Conseillère
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Mer 17 Aoû - 2:10


Un terrifiant carnivrorsOu le plus gros des guignoles
Elle évite mon regard, j'aurais aimé que ça soit parce que je lui fais de l'effet, mais elle avait l'air d'un petit chat apeuré. Moi, je n'avais pas quitté son regard et j'avais bien vu son petit coup d’œil sur mon insigne. Décidément, les gens par ici ne sont pas adeptes de l'expression "l'habit ne fait pas le moine", remarque rien ne me fait plus plaisir que de briser leurs clichés et de les étonner. Jusqu'à maintenant, j'avais plutôt excellé en ce domaine en devenant chef du groupe pacifiste du coin et en crachant au visage de Zak le simplet.
Elle rend ce silence pesant à trembler sur une feuille comme ça, c'est plutôt vexant, on dirait qu'elle s'attend à ce que je lui saute à la gorge, comment veut-elle résister dans cette prison si elle se tétanise devant un type qui ne lui a rien fait.
Elle s'installe. Oh sans dec' ? Tu es nerveuse ? Merde alors je l'aurais jamais remarqué. Hum, bon, je n'étais pas du tout venue ici pour me vexer ou joué les mecs ténébreux comme je sais le faire. Quand j'ai vu sa petite bouille toute mignonne, j'ai eu envie de m'amuser alors restons sur cette idée, d'accord ? Je pose mon visage dans ma main, le coude sur la table. Je la regarde comme un crétin, le genre regard d'amoureux transit, histoire de la déstabiliser un peu. Je vois pas pourquoi je la ménagerais. Elle enchaîne ces questions et évoque des "ordres de Blood", je ferme les yeux une seconde comme si je fermais la rage que m'évoquait cette idée derrière mes paupières. Il fallait que je reste dans le rôle ! Soudain, un éclair de génie m'illumina, tout en décollant mon visage de ma main et en jouant la surprise, les yeux un peu trop ronds, je dis :

- Oh pardon, excusez moi, mais hum, c'est quoi ici ? Enfin je veux dire, c'est quoi ce rendez-vous ?

C'était carrément satisfaisant de jouer les imbéciles. Peut-être qu'elle grillera que je me moque d'elle, mais ça ne veut pas dire que j'arrêterais de la faire tourner en bourrique, elle me voit comme une brute épaisse, je vais lui prouvé que je peux la faire danser de bien d'autres façons.

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Mer 17 Aoû - 12:16
Les amis c’est comme les lunettes, ça donne l’air intelligent, mais ça se raye facilement et puis, ça fatigue. Heureusement, des fois on tombe sur des lunettes vraiment cool il y'a quelque chose d'étrange dans sa question
tu hausses tes deux sourcils en détaillant ce visage tout près de toi, l'air un peu perdue un peu déboussolée tes sourcils se froncent et un sourire parfaitement innocent se dessine sur ta bouche
(et si il est vraiment idiot il t'écoutera et sinon et sinon tu découvriras qu'il se paye de ta tête)
-Eh bien, ce rendez-vous consiste à déterminer si vous êtes apte à sortir sous peu, tu sais c'est relativement coûteux de conserver des prisonniers dans une prison et les places sont enviées. Là où vous avez un toit certains crèvent de froid dehors alors qu'ils n'ont tué personne.
tu ne peux pas te retenir de
(d'appuyer là où ça fait mal si on a une once d'humanité)
ton visage est à nouveau confiant car tu as l'impression de tenir les cartes en mains ces mêmes mains qui se plaquent à plat sur le bureau.
-J'ai toute ton attention à présent  ? Est-ce Zak Blood qui t'a placé au sommet de ces pauvres redweaks ? Te sens-tu coupable à cause de ce que tu as fait de ton crime ? J'ai du temps devant moi, donc prends le temps qu'il te faut.
oh non tu n'es pas (plus) gentille moneta cela fait un moment que c'est dur d'éprouver de la tendresse et de la compassion pour des gens qui te parlent comme si tu étais leur chien (tu mets tout le monde dans le même sac il y'a juste ton regard inquisiteur placide au revoir joli sourire qui se plonge dans les yeux l'adrénaline coule dans tes veines durant quelques instants)

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Conseillère
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Mer 17 Aoû - 15:35


Un terrifiant carnivrorOu le plus gros des guignoles
Me faire sortir ? En voilà une drôle d'idée, c'est bien trop gros pour être vrai. Il me semblait avoir compris que c'était une sorte d'aide juridique ou de conseillère. Elle était maligne la petite. Dommage, j'aurais voulu la déstabiliser et joué un peu, mais effectivement, on est plus au collège et tout ce que je sentais dans sa voix était de la haine. C'était vexant, elle était clairement mauvaise et n'avait aucun remords, comme la plupart des gens de cette foutue prison. Je recule ma chaise et pose mes pieds sur le bureau, sans gêne, j'entre croise les doigts :

- Eh bien, il doit y en avoir des incompétents pour vous placer comme personne décidant de la liberté de quelqu'un. Une fille qui juge un type sur trois lignes et une insigne. Je dis Bravo.

Une petite pique, prends-toi ça dans les dents. Sérieusement, personne ne croirait à ces conneries. Je ne cherche même plus à attiré sa sympathie, de toute façon, elle n'admettra pas qu'elle avait tort.

- Oh oui, pardon, bien entendue, il faut privilégier les Redweaks qui sont des êtres tellement faibles et vulnérables, bouh-ouh.

Je grimaçais un air triste et exagéré, encore une étiquette à la con. C'est des clichés comme ça qui provoquent la brutalité d'autre, mais vas-y, pas de problème, entretien cette tension.

- J'ai été charcuté par un psychologue pendant plusieurs années pour rédiger un dossier psychologique à mon nom. Si tu pouvais au moins le lire avant de dire des conneries, c'est ton job, non ?

J'avais repris un peu de sérieux pour lui dire ça, il fallait que quelqu'un remette en place Miss Valentine.

- Je déteste le type qui l'a écrit. Pourquoi ? Parce qu'il avait foutrement raison sur pleins de trucs et ça m'énerve. Ah et par pitié, arrêtez de dire que je suis sous les ordres de Zak, je hais ce type, okay ?

J'avais envie de glisser une cigarette, je mâchouillais compulsivement dans le vide. J'aurais au moins pu lui cracher ma fumée dans le visage. Son bureau sent bon, il ne fume pas ici. Dire qu'un petit bout de chou comme elle cache une idiote, ou peut-être une connasse. Pourtant, j'aurais envie de lui pincer les joues.

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Mer 17 Aoû - 22:26
Les amis c’est comme les lunettes, ça donne l’air intelligent, mais ça se raye facilement et puis, ça fatigue. Heureusement, des fois on tombe sur des lunettes vraiment cool (je suis désolée)
ces mots te restent sur le bout de la langue et tu tentes de les saisir de les laisser franchir le seuil du mensonge et tu es brusquée (un peu perdue) par ce changement de comportement ce tact spontané dont il fait preuve
ta langue roule contre ton palais et tu observes tu scrutes (effarouchée) le moindre de ses mouvements ton regard ne fuit pas il reste figé dans le sien
ses mots remontent douloureusement dans ta boîte crânienne tu en viens à saisir nerveusement le collier en argent autour de ton cou et tu écoutes patiemment tu ne notes rien tu
arraches ses syllabes tu les retiens mais tu ne les étouffes pas tu ne le réduis pas au silence tu détestes le silence
(tu t'es juste emportée face à sa moquerie n'est-ce pas)
(tu dois te reprendre ton but n'est pas de nuire aux individus ici c'est de les aider oui les aider)
du bout de tes ongles dans le cliquetis pesant de tes bracelets tu viens tourner les pages du dossier et tes pupilles parcourent douloureusement les mots
ton cœur se serre
te rappelles-tu moneta de

-Papa, maman ! Répondez !
(le vide)
...
(bip bip)
-Meo putain...


tu papillonnes des cils c'était une très mauvaise idée moneta de choisir cette voie alors que des souvenirs qui te remontent les tripes le coeur jaillissent à la moindre ressemblance au moindre meurtre au moindre (remord)
tu te rappelles de sa panique dans son ton de cette vérité aussi douloureuse pour vous deux de ce couple brisé à cause d'une folie d'une violence un peu trop vive
(tu te souviens de ton hurlement dans le téléphone de tes doigts tremblants et tu es livide moneta avant maintenant)
tu ne devrais pas oh non tu ne devrais pas fillette mélanger ta vie privée avec ton travail mais c'est plus fort que toi c'est vraiment trop dur pour ton esprit fragile tous ses souvenirs à cause de quelques mots de deux jambes sur un bureau
tu ne devrais pas être ici entre des personnes comme ton frère comme romeo ton si doux ton si beau romeo et pourtant
tes yeux se décrochent finalement de ce cristiano qui n'a rien fait de mal tu te rends compte de ton erreur de ce jugement trop vite effectué de ce dégoût qu'il a pu ressentir il y'a cette part en toi qui hurle
(je suis désolée)
-Je suis désolée.
(un murmure bas)
-Les mots se sont échappés tous seuls, la fatigue du premier jour je suppose.
(de pâles excuses)
il est rude ce milieu un peu trop pour toi tu te lèves avec un sourire effacé
tu frottes tes mains moites sur ton chemisier et tu te penches dans l'étagère derrière toi pour saisir une bouteille de jus de pomme à moitié entamée et deux gobelets en plastique
(tu les sers dans le fracas habituel de tes bracelets en déposant un devant lui sans lui demander son avis)
tu te rassieds lourdement dans ton siège avachie à moitié exténuée par ce moment ta faiblesse est palpable et tu ne sais pas si tu es capable tu te remets en question un instant tu penses à tes objectifs et t'abreuves un instant du nectar sucré censé te redonner vitalité
au revoir la dureté de tes mots ils sont plus comme une confidence (intime et douce)
-Je ne souhaite pas m'étendre sur ma vie mais j'ai tendance à croire qu'on ne peut pas se fier à des dossiers écrits par d'autres personnes d'il y'a quelques mois. Les gens changent au fil des jours mais je suppose que tu le sais. Par conséquent, c'est un bon point si tu ne suis pas idéaux de ce Zak. On ne m'a dit que du mal de cet homme, et mes collègues sont presque tous unanimes quant au penchant du patient. Mais là je rentre dans une partie confidentielle de son histoire, même si je doute fortement que cette prison suive les lois dictées par l'état.
(un petit rire un peu forcé un peu triste un peu fatigué)
-Si tu souhaitais réellement savoir à quoi sert ce rendez-vous, je suis là pour m'occuper du suivi des pénitenciers. Je m'assure qu'ils s'adaptent à leur environnement, et même si ça peut te paraître ridicule il y'a plus de redweaks que des membres des autres groupes qui demandent de l'aide. Pour les individus comme toi qui ont l'air de ne pas avoir de problèmes dans leur crâne, je suis une aide. Je suis là pour te conseiller, t'aider à obtenir des visites si tu le souhaites ou encore entrer en contact avec une connaissance.
c'est étrange moneta car tu ne lui as pas tenu compte de sa provocation précédente, tu reprends tout à zéro ce n'est pas volontaire non c'est juste que tu n'as pas envie de lutter tu n'as plus envie de te battre
-Je ne suis pas comme ces psychologues qui t'arrachent les informations de la bouche alors si tu veux te barrer tu peux.
tu frottes tes joues encore pâles par toutes ces émotions tu essuies d'un mouvement de manche tes yeux humides en reniflant (pitoyable tu es dans un état déplorable petite face à un de tes patients en plus bravo bravo bravo)
-Pour commencer, est-ce que tu vas bien Cristiano ?
(sans doute mieux que toi)
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Sam 10 Sep - 1:14


Un terrifiant carnivrorOu le plus gros des guignoles
Elle s'excuse, je ne m'attendais pas vraiment à autre chose, elle n'est pas aussi dure qu'elle essaie de le faire croire, et même quand elle essaie, elle se foire, mais bon ce n'est pas moi qui vais donner des leçons. Je préfère ça à un connard buté. C'est son premier jour, elle a le temps de s'adapter. Elle se lève, sans un mot, je l'observe, elle a de ces visages qu'on ne croise pas ici, de longs cheveux qui prennent toute la place, je la détaille comme si je ne voulais pas en perdre une miette. On oublie vite en prison, comme si elle était un petit aperçu de ce qui existait à l'extérieur, un peu de fragilité, un peu de douceur. Oh, du ..jus de pomme ..SÉRIEUX ? C'EST TROP MIGNOOOOOOOON, elle me fait fondre c'est plus possible. Elle me sert un verre en plus, j'aurais pu faire un de ces bruits stupides qu'on fait devant les vidéos de chatons. Personne n'aime voir un petit chaton abattu comme elle. Cet air triste ne me va absolument pas et ce n'est pas quelques préjugés qui vont me froisser.

Elle entame alors une longue tirade de bla bla bla pour dire tout et rien, dès le début de sa première phrase, je prends un stylo, un bout de papier et griffonne quelque chose dessus tout en l'écoutant très attentivement. Après qu'elle est finie, je sers le papier dans ma main, ça, c'est pour plus tard.

- Ah, je préfère ce genre discussion Miss Valentine, quand vous me laissez entrer un peu dans votre bunker (mimant un petit bonhomme qui marche avec ces doigts)

Effectivement, elle n'était pas psychologue. J'en avais eu bien assez comme cela. Je n'allais pas me barrer maintenant alors que la conversation devient enfin un peu plus intéressante. Malgré cela, je ne supporte pas les larmes timides aux coins de ces yeux. J'ai envie de la prendre dans mes bras et de la serrer comme une peluche, mais ce serait juste bizarre et puis je n'arrive pas à savoir si j'ai cette envie parce que je manque juste de contact physique ou si c'est parce que je l'aime vraiment bien. Elle en revient finalement à la raison de ma présence. Je ris un peu d'ironie mais un rire un peu franc aussi, sa question est vraiment drôle.

- Bien ? Hum, c'est une drôle de question. Je veux dire, je suis en prison, parce que j'ai tué quelqu'un donc d'un certain point de vue (hausse les épaules). Si vous parlez de la prison, disooooont oui. Juste oui, c'est plus simple..

Je pose les pieds au sol et rapproche mon nez vers le verre en plastique qui m'attendait devant moi, avant de le scruter d'un œil puis de l'avaler d'une traite. Un petit bruit d'approbation, c'était un peu meilleur de ce qu'on mangeait habituellement, mais surtout, ça faisait une éternité que je n'avais pas bue de jus de pomme. Je n'arrivais pas à retirer ce sourire de ma face. Ici, tout est excuse à se marrer.

- Disons que si je disais non, ça mettrait trop de temps à être expliqué. Disons que quelque chose me pousse vers le haut, mais que je n'ai pas encore atteint de sommet.

Oui, c'était plutôt clair dit comme ça.

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