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EvilDeath, ou le duo improbable

Mer 6 Avr - 12:11


Qu'est-ce que je fous ici...


Dans les douches, une serviette autour de la taille, December est accoudé au mur, face à la porte, les bras croisés. Son corps est constellé de petites cicatrices, pas du genre énormes fractures; plutôt comme si son quotidien consistait à passer au travers de plaques de verre... Ce qui est assez proche de la réalité, à vrai dire. On entend l'eau couler, derrière, et la vapeur arrive jusqu'à lui. Il commence à tourner la tête, se ravise, change de jambe d'appui, croise les bras à nouveau...

Ce qu'il faisait ici? C'était... Compliqué. Il n'était pas trop sûr de comment c'était arrivé. La première fois, c'était dans la salle commune, peut-être... Il était en train de prendre des notes sur les détenus. Depuis, une chose en entraînant une autre, il s'était retrouvé à croiser son chemin à chaque détour de couloir. Et maintenant... Il était là, à monter la garde dans les douches, dans une serviette. Il râle, et shoote dans une savonnette qui glisse et rebondit contre un mur.


Sérieusement... Je pourrais juste me tirer, non...? Enfin, maintenant que je suis là, j'imagine que je suis aussi dans la galère si quelqu'un nous chope... Et puis, j'avais pas à être DANS les douches moi aussi, si? Grmbl... Quand je pense que je suis sensé arrêter n'importe qui venu prendre sa douche... L'horaire est passé, mais on est quand même plus proche des heures des douches des mecs.

C'est long... Comment on peut passer autant de temps sous l'eau? En plus, il fait chaud, et y'a plein de vapeur...


Euh... Tout va bien, là-dedans...?


"Tout va bien"...? La phrase semblait un peu maladroite... "T'en a pour longtemps" aurait été plus logique, mais il semblait avoir un peu de mal à garder une contenance, dans cette situation.

Il regarde à ses pieds. Il pousse du bout de ses pieds nus les fringues jetées par terre, et ses joues s'empourprent en pensant à ce qui était dedans quelques minutes auparavant, à peine. Une jupe... Transparente. Une culotte décorée d'un chat... Et un haut avec moins de tissu qu'un maillot de bain, arborant un gros trou en forme de chat au niveau de la poitrine.

...Et s'il jetait juste un oeil...? Après tout, il y a beaucoup de vapeur... Il décroise les bras, et penche la tête pour regarder de l'autre côté de la cloison de la douche...

Puis il se ravise, secoue la tête et recroise les bras.


Qu'est-ce que je fous ici...


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Date d'inscription : 26/02/2016
Mer 6 Avr - 13:15
Enfin une douche sans se préoccuper des autres, des personnes qui pourraient profiter de ce moment de vulnérabilité. Au moins, la femme pouvait au moins compter sur lui pour monter la garde et repousser les mauvais esprits qui voudraient se rincer l’œil. C'était sa plus grande crainte quant elle se douchait. D'être surprise, nue comme un ver, par un gros pervers qui voudrait se faire plaisir sur elle. Mais ça ne semblait plus vraiment être le cas. L'eau ruisselait tranquillement sur son corps, ses yeux étaient fermés. D'ordinaire, le moment de prendre sa douche était ce qu'elle préférait le matin. Rien de mieux que de se réveiller toute en douceur sous l'eau chaude.
La pression de l'eau qui lui tombait sur le dos la massait, Évilena aurait pu rester des heures dans cette position. Elle en oublierait même Décembre qui montait la garde. D'ailleurs, c'était pas vraiment son prénom, il s'appelait December, mais elle préférait l'appeler Décembre. Les mots français la faisait totalement craquer, surtout leur accent !

- Euh... Tout va bien, là dedans ? La surprit-it, de l'autre côté de la douche.

Prise d'un sursaut, elle ouvrit les yeux. Putain quel con, il devrait être moins silencieux. Elle portait la main droite à sa poitrine, là où son cœur battait la chamade avant de lui répondre :

- Oui oui, tout va bien !

Un fin sourire se dessinait sur ses lèvres alors qu'elle se tournait, face au mur et penchait sa tête en arrière pour laisser l'eau couler sur l'avant de son corps. La demoiselle passa ensuite ses mains dans ses cheveux mouillés. Elle n'aurait jamais pensé que ça allait se finir comme ça. Au départ, elle s'amusait juste et lui avait sauté sur le dos dans le réfectoire. Et maintenant, voilà qu'il était en train de monter la garde au douche !
Elle avait probablement assez fait "trempette". Elle prit la petite bouteille de gel douche qu'on lui avait passé pour faire sa toilette et en mit une petite noisette dans le creux de sa main gauche. Après avoir reposé la bouteille contre le sol, la jeune femme se savonna, en passant par son cou, le bas de son dos ainsi que ses jambes.
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Mer 6 Avr - 15:10
Elle semble sereine, elle ne ressemble pas à une détenue quand elle se lave, comme ça. Elle profite de l'eau qui roule le long des courbes de son corps, les yeux fermés, appréciant un des rares moments de détentes possible à Ciguèstraz... Non, d'ailleurs; un moment d'habitude impossible, toujours à l'affut de regards vagabonds qui seraient là pour vous espionner. L'eau chaude et la vapeur, l'écho dans la grande salle presque vide à part eux deux, tout ça faisait disparaître la gêne et l'angoisse.

Elle sursaute quand même quand il l'appelle, et par réflexe, cache sa poitrine, le coeur battant à tout rompre.


Oui oui, tout va bien...!


Elle sourit, et tourne le dos. Elle penche la tête en arrière, ses longs cheveux bruns descendent en cascade jusqu'à ses fesses, alors que l'eau rebondit sur sa poitrine, avant de tomber en cascade sur ses pieds.
Ses mains viennent secouer ses cheveux, masser sa tête. Elle s'acroupit pour ramasser la bouteille de savon. Impossible de manquer... Quoi que ce soit, quand une fine couche d'eau sublime chaque courbe de la jeune fille penchée en avant... Jusqu'à ce qu'elle se relève, pour commencer à se savonner. Son cou, ses fesses, ses jambes... La mousse crée de longs filets blancs d'écume qui font disparaître chaque partie de son corps une à une derrière un voile de pudeur. Puis, elle renverse la tête pour se rincer, et faire partir ce voile... Et ouvre les yeux.

Nos regards se croisent.


Spoiler:
 

December reste immobile, accoudé sur le dessus de la cloison. Son visage reste figé en une tentative de moue innocente, tandis que sa vie défile devant ses yeux.


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Mer 6 Avr - 15:33
Colère ou gêne, telle était la question. La jeune femme venait d'ouvrir les yeux, tandis que l'eau emportait avec elle la fine mousse blanche de son corps. Mais Évilena ne se serait jamais douté se retrouver nez à nez avec le visage fort familier de Décembre. Il était là, accoudé à la cloison tandis qu'il la fixait. Et elle restait là, hébétée durant quelques secondes, avant de finalement reprendre le dessus sur la situation et ses sentiments. La jeune femme prit rapidement la serviette qu'elle avait posée sur la cloison pour la plaquer contre son corps tandis qu'elle fronçait les sourcils. Elle haussa soudainement la voix :

- Non mais tu branles quoi là ?! Je te demande de monter la garde, pas de me mater sous la douche espèce de pervers !

Elle sortit de la douche. Manquant presque de glisser, la femme se rattrapa d'une main contre le mur alors qu'elle maintenait la serviette contre elle de l'autre. Malgré sa colère, ses joues c'étaient empourprées de gêne, peut-être même de honte. En réalité, elle ne se trouvait pas jolie, n'assumait pas très très bien son corps malgré ses 23 ans. Aussi, il fallait dire qu'Évilena paraissait bien plus jeune, tant que physiquement que mentalement. Peut-être s'assumerait-il plus tard.
Mais là n'était pas la question de s'assumer ou non. Là s'agissait plutôt de défoncer Décembre qui avait volontairement désobéit et l'avait maté sous la douche. En guise de vengeance -pas très intelligente, Évil ne doit pas assez réfléchir-, cette dernière attrapa un morceau de la serviette de l'homme entre ses doigts pour la tirer et la lui retirer totalement.
Son visage se radoucit bien rapidement quand elle mesura ce qu'elle venait de faire et d'entrevoir la virilité de son ami. Son visage devint encore plus rouge et, plus que gênée, la jeune femme se tourna de dos.

- Humpf... soupira-t-elle.
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Mer 6 Avr - 19:07
Quelques secondes de spectacle à peine... Avant qu'elle ne s'enroule dans sa serviette. Dommage... Mais j'ai rien à regretter! Des étoiles dans les yeux, j'entends à peine quand elle me crie dessus...

Non mais tu branles quoi là ?! Je te demande de monter la garde, pas de me mater sous la douche espèce de pervers !


Elle sort comme une furie, manque de tomber; December ne l'avait jamais vue aussi touchée par son comportement, elle qui d'habitude avait tendance à prendre pas mal les choses à la légère... Cette fois, c'est la gifle...! Voire le coup de poing américain. Il ferme les yeux...

Et elle lui arrache sa serviette, le laissant totalement nu. Quand il rouvre les yeux, son visage a complètement changé... Plus doux, et rapidement, plus rouge encore. Mais pas de la colère, apparemment...Elle se retourne et pousse un petit soupir gêné.


Eh ben... C'est malin. Bon, bah, maintenant que j'en suis là...


C'est tout ce qu'il finit par lâcher, avec un flegme plutôt étonnant. A vrai dire, December était loin d'en être à sa première prison. Parfois, les douches sont mixtes, parfois séparées... Mais prendre sa douche sans avoir à se soucier du regard des autres, ce n'était pas une première, pour lui. En plus, en tant qu'homme, c'était un peu plus facile. Par contre, il y avait toujours quelqu'un pour lui poser la question... Sur l'origine de ses très nombreuses petites cicatrices, ou sur celle de son tatouage en forme de XIII.

Il avance, et dépasse Evilena, pour aller dans la douche. Il se retourne et, une bouteille de gel douche en main, lui adresse la parole.


Je peux toujours faire le garde d'ici... T'aura qu'a te planquer contre la cloison, si quelqu'un entre.


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Mer 6 Avr - 19:30
Son je m'en foutisme était très étonnant. Nu comme un ver, après avoir fait une sacrée grosse connerie, il donnait l'impression de prendre la situation à la légère et de ne pas se faire tant de soucier que ça. Au moins, elle pouvait se dire qu'il ne lui en voudrait pas, qu'il la tabasserait pas ou bien pire encore. Les joues toujours empourprée, elle suivit l'homme jusqu'à sa douche en détournant le regard sur le côté. Voir un homme à poil ? C'était pas forcément dans ses habitudes. Le seul homme qu'elle vu nu, c'est son ex petit-ami, sinon plus rien. La situation l'a mettait quand même dans une gêne phénoménale. Évil lui redonnait la serviette qu'elle avait substituée au auparavant, déposa un simple baiser sur sa joue et retourna à sa douche où elle avait été coupée dans son élan de rinçage.
Malgré tout, la demoiselle ne voulait pas tant que ça que la situation se reproduise. Intérieurement, elle se dit qu'elle ne devrait plus trop demander à December de monter la garde quant elle se douche.
Sans même lui répondre, elle retira la serviette de son corps en veillant bien évidemment à ce que personne ne soit là et que Décembre ne la reluque pas. Après quoi, d'une simple pression sur le bouton d'allumage de l'eau, cette dernière un peu plus fraîche vint apaiser son corps. Ce n'était que brièvement que la jeune femme finit de se rincer pour finalement ressortir, quelques minutes après, de la douche en enveloppant son corps dans sa serviette.

- Dit, c'est quoi toutes ces cicatrices et ton tatouage ? se décida-t-elle enfin à demander.

En effet, les quelques secondes où elle l'avait aperçu totalement nu, elle avait pu apercevoir toute ses marques et ce tatouage. Si elle avait bien regardé, le tatouage représentait un 13 écrit en chiffre romain. Peut-être avait-il une signification particulière pour l'homme, signification qu'il accepterait de lui divulguer.
La jeune femme vint s'asseoir sur un petit banc, positionna la serviette sur ses cheveux et commença à les frictionner pour les sècher.
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Mer 6 Avr - 20:39


Difficile de dire s'il l'avait fait parce qu'il en avait envie, parce qu'il voulait lui montrer qu'on ne peut faire confiance à personne, ou parce qu'il ne donnait aucune valeur à sa parole, mais...

Non, en fait, c'était probablement juste qu'il en avait envie. Les notions habituelles de morale sont difficilement applicables, dans un environnement pareil... Elle s'était rincée vite fait, et était repartie s'asseoir sur un des bancs pour se sécher les cheveux. December avait gardé le dos tourné. Malgré tout, il savait quand s'arrêter avant d'aller trop loin, et à quel moment toute cette histoire pourrait encore être racontée comme un souvenir marrant plutôt qu'autre chose. Il était toujours dans la douche; mais il l'avait vue partir, il donnait souvent des coups d'oeil vers l'entrée.

Rompant enfin le silence rempli du fond sonore de l'eau qui coule, Evilena finit par lui poser une question qui avait l'air de lui brûler les lèvres...


Dit, c'est quoi toutes ces cicatrices et ton tatouage ?


Elle ne le voit pas, mais il grimace. On ne peut pas dire que son corps lacéré soit la choses dont il soit le plus fier. On dirait qu'il a dansé avec des lames de rasoir... Il passe la main sur son corps, pour le cacher, pas par pudeur, plutôt par une sorte de gêne liée à son apparence.

Ces centaines de coupures... Toutes ces marques, ce sont des souvenirs de mes différents jobs... Sauter d'une terrasse pour passer au travers d'une fenêtre de l'immeuble d'en face, ou traverser une baie vitrée après l'avoir affaiblie d'une balle, c'était plutôt dangereux. Et ça laissait des traces. D'habitude, les gens les voient, tournent la tête, et font semblant de rien... Mais pas elle...

Dans mon métier, on passe pas souvent par la porte...


Je ne dis rien d'autre sur les cicatrices. J'en ai pas envie, pour le moment. Elle, qui a un corps tellement lisse, tellement... Intact... Je ne crois pas qu'elle aie une bonne opinion de moi en en sachant plus. Par contre, je n'ai aucun problème à parler du tatouage.

Tu te doute bien que December Thirteen, j'suis pas né avec ce nom... Bah, la marque -- le tatouage, a la même origine que mon nom. J'ai traversé des trucs... Disons que, j'ai eu la preuve que je suis pas quelqu'un qui a beaucoup de chance. Mais je me suis battu. J'ai survécu à cette malchance, avec mes propres mains... Et j'ai voulu graver ça quelque part pour m'en rappeler. Si quelqu'un abandonne, c'est pas par malchance... C'est par choix.


Il coupe l'eau. Il sort de la douche, encore caché par la vapeur, juste assez longtemps pour finir d'enrouler la serviette. Il semblait avoir bien vu qu'Evilena était plus pudique qu'il l'a pensé au premier abord, et avoir décidé de ne pas la gêner plus que nécessaire. Il vient s’asseoir à côté d'elle, sans la regarder, et à son tour, retire la serviette pour se frotter les cheveux. Il a l'air assez différent, les cheveux lâchés, de quand il porte son bandana ou autre chose sur la tête...


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Date d'inscription : 26/02/2016
Mer 6 Avr - 21:26
À ce petit silence qui suivit sa question, on aurait pu penser que ça l'avait gêné. D'ailleurs, c'était ce qu'elle pensait actuellement. Elle commençait même à regretter de lui avoir demandé, de peur d'avoir touché une corde sensible, de faire resurgir des épreuves douloureuses de sa vie. Mais il lui répondit. La jeune femme l'écouta expliquer brièvement l'histoire des cicatrices et de son tatouage. Dans son métier, on ne passe pas souvent par la porte ? Cette réponse l'avait quelque peu interloquée mais voyant qu'il ne s'étendait pas sur le sujet, elle ne demanda rien de plus. Peut-être lui en raconterait-il plus une prochaine fois. Ensuite vint l'explication de son tatouage, qui lui révéla une chose assez.. Importante. December Thirteen, ce n'était pas sa réelle identité. Peut-être était-ce dû à sa naïveté, mais jamais elle ne se serait vraiment posée la question de savoir s'il s'appelait vraiment comme ça. Nous sommes tout de même en Amérique, les parents ont peut-être des idées plus farfelus les unes que les autres en matière de prénom pour leur enfant. La preuve, les parents de la jeune femme avait décidé de l'appeler Évilena juste sous prétexte qu'Angélina était trop basique...
Durant toute ses explications, la demoiselle avait continuée de frotter sa longue et épaisse chevelure brune de sa serviette. Lorsqu'au bout d'un petit moment, le bruit de l'eau de la douche se coupa, elle se douta bien qu'il allait sortir et se sécher alors elle ne préféra pas tourner le regard en sa direction histoire de ne pas rejouer avec cette histoire de matage.

- Mais alors, si tu ne t'appelles pas December, comment tu t'appelles ? demanda-t-elle d'une voix relativement douce.

La femme se redressa et se dirigea vers une pile de vêtements soigneusement pliée, jonchant le sol, ayant abandonnée sa serviette sur le banc. Sa tignasse marron presque noire retombait comme des baguettes jusqu'à ses fesses tandis qu'elle mettait les vêtements de rechanges. En effet, la jupe et le t-shirt, ils étaient bien beau mais il ne la couvrait pas assez et était un peu trop affriolant pour le lieu où ils se trouvaient. Elle arborait désormais un simple t-shirt blanc un peu trop large et un pantalon noir délavé. Évilena retourna s'asseoir aux côtés de l'homme en récupérant sa brosse à cheveux en passant. Passant la brosse dans ses cheveux, elle commença à les démêler tranquillement.
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Mer 6 Avr - 22:26


Dès qu'elle avait le dos tourner à essuyer ses cheveux, December ratait rarement l'occasion de lui jeter un regard discret. C'était étrange. Tous les deux, si proches, à simplement discuter sur un banc... Mais, complètement nus, sans qu'ils n'en parlent ou essaient vraiment de le cacher. Bien sûr, ça lui était déjà arrivé, dans les douches des prisons, mais, il faut bien le dire, très rarement avec une fille.
L'atmosphère qui se dégageait de ce moment avait quelque chose d'à la fois érotique, et très doux... Non, le mot qui lui venait à l'esprit, c'était "intime."


Mais alors, si tu ne t'appelles pas December, comment tu t'appelles ?


Cette fois, il n'y avait pas le même doute que pour son air vaguement embêté quand elle a évoqué les cicatrices. Non, cette fois, la question l'avait visiblement blessé. Il évitait son regard, et semblait chercher une réponse convenable.

J'ai dit que je n'étais pas né avec ce nom... Mais c'est bien comme ça que je m'appelle. L'autre ne me sert plus...


Elle se relève. J'espère que je n'ai pas été trop loin. Cette histoire ne me touche plus à ce point, mais je préfère qu'elle le pense... Oh, elle part se rhabiller. Ces vêtements sont un peu moins... aguichants. Elle a l'air plus naturelle, plus normale... Et beaucoup plus jolie, aussi. C'est marrant... Parfois, sans déguisement, sans maquillage, on arrive plus facilement à ses fins qu'avec.
Je me demande si elle apprécierait de voir sous mon masque...


Quand il se rend compte qu'il est littéralement en train de la regarder enfiler sa culotte, il tourne la tête et termine de se sécher. Quand il retire la serviette, ses cheveux sont complètement hérissés, une vraie crinière. Elle revient s'asseoir à côté de lui, et se coiffe. Il a l'impression d'être un gros lion pataud à côté d'une chatte en train de faire sa toilette.

De toutes façons, c'est December qu'ils voulaient, et c'est December qu'ils ont attrappé. Et toi...? Pourquoi tu es ici...?


Elle m'a posé pas mal de questions... J'estime que je peux lui en poser en retour sans risquer d'essuyer un refus. Et puis... Je resterais bien encore un peu ici. J'aime bien cette ambiance. En espérant que personne ne se pointe, évidemment...

Il se penche en avant, pour récupérer boxer et pantalon, roulés en boule sous le banc.


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Mer 6 Avr - 22:57
Si à la question d'avant, l'impression de l'avoir gêné se ressentait. Là c'était  sûr, cette question l'avait touché. Comment le savait-on ? Du coin de l’œil, elle l'avait vu sa réaction. Il avait détourné le regard. Et là, elle s'en voulait d'avoir touchée là où il ne fallait probablement pas. Même si elle aurait voulu vite changer de conversation pour qu'il soit plus à l'aise, il commençait déjà les petites explications. S'il lui expliquait brièvement, cela voulait-il dire qu'il ne lui en voudrait pas pour son indiscrétion ? Elle l'espérait, très fortement même.
Alors que la brosse forçait le passage d'un nœud dans ses cheveux, Évilena ne put rater ce beau spectacle qu'était la coiffure carrément sauvage du garçon. Ça en était même assez sexy. Le sourire ayant apparu suite à cette tête remarquable de Décembre, disparût bien rapidement dès lors qu'il posa la question de ce qu'elle faisait bien en prison.
Cette fois-ci, c'était à son tour de baisser le regard. Après quelques secondes d'hésitation, elle lui répondit honnêtement :

- Et bien... J'ai.. Je suis une terroriste. C'est peut-être dur à croire hein, mais j'ai fais péter une bombe dans le Capitole de Californie... Ça a fait environs 50 morts...

Même si elle racontait ça assez facilement, la demoiselle n'en était pas moins honteuse et était bien en colère contre elle-même. Mais vraiment, qu'est-ce qu'il lui avait pris par la tête pour faire sauter le gouverneur de Californie juste car elle était pas contente de l'indépendance de l'île ?! Son coup de folie et son nationalisme n'aurait pas du justifier de cet attentat qui fait maintenant d'elle une prisonnière. Évidemment, dès lors qu'on abordait ce sujet, Evil ne put s'empêcher de se remémorer le jour du jugement, le bruit du marteau claquant et la voix s'élever et l'annoncer coupable. Elle ne pouvait pas non plus s'empêcher de penser à ce qu'aurait été sa vie sans ça. Peut-être qu'à cet instant présent, elle serait avachie dans le canapé, en train de siroter un verre de limonade devant un film.
Afin de sortir de ce tourbillon de remord, la femme secoua la tête. Tout ce qu'elle espérait, c'était qu'il ne la verrait pas comme un monstre, une idiote, ou pire, comme l'assassin d'une personne qui lui avait été cher et qui aurait péri lors de son attentat.
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Mer 6 Avr - 23:29


Elle a l'air de ne pas trop oser poser les questions. Ou plutôt, elle ose, puis elle regrette... Elle est assez maladroite, socialement, en tout cas. Quand je pose la question à mon tour, j'ai l'impression de voir en face de moi une gamine qui avoue une faute à ses parents, ou à son professeur. Elle sait qu'elle a mal agi, et elle prend sur elle pour l'avouer avec honnêteté. Je suis assez étonné qu'elle me considère assez intime pour m'avouer sa faute... Qui est loin d'être banale.

Et bien... J'ai.. Je suis une terroriste. C'est peut-être dur à croire hein, mais j'ai fais péter une bombe dans le Capitole de Californie... Ça a fait environs 50 morts...


Elle galère avec la brosse, tout en parlant. Elle semble regretter. Elle semble.. craindre quelque chose. Que quelqu'un nous entende... Non, c'est stupide, elle est ici pour ça. Elle a déjà été jugée. Ma réaction, peut-être, alors.

J'atrappe sa brosse, alors qu'elle tire sur un noeud, et commence à la brosser, en tenant ses cheveux.


Ouah, chaud.


C'était tout...? Oui, c'était tout. December se rendait compte de la gravité de son acte, mais pour lui, elle était là parce qu'elle avait déjà été jugée. Donc, ce n'était pas à lui de la juger à nouveau. Il était sincère cependant; c'était chaud. C'était peut-être le pire des crimes dont il avait entendu parler jusqu'ici, dans cette prison. Mais son rapport à Evilena ne changea pas.

Tu dois en avoir pour un moment... Moi, je ne sais pas combien de temps je vais rester. J'essaierai de partir quand j'aurai fait ce que j'ai à faire.


Tout en la coiffant, dans son dos, il lui explique calmement... Qu'il a bien l'intention de s'évader de Ciguestraz, quand le moment sera venu.


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Jeu 7 Avr - 15:10
Il paraissait si calme, comme si ce qu'elle venait de lui annoncer n'était rien, peut-être comme une routine ou je ne sais quoi d'autre. Intérieurement, Évilena le remerciait du fond du cœur de ne pas la critiquer et de la juger encore plus qu'elle ne l'avait été. Et sa simple réponse la changea. D'ordinaire, même si elle ne l'avait dit qu'à très peu de personnes, ces derniers s'écartaient d'elle, l'insultait de tout les noms et partait, quelqu'un l'avait même giflée une fois. Mais lui, c'était totalement différent, il avait un visage qui signifiait l'indifférence. Peut-être ne voulait-il pas extérioriser son avis, mais au moins, ça faisait chaud au cœur de la jeune femme.

December, en voyant qu'elle galérait à démêler ses cheveux, lui prit la brosse des mains et entreprit de la coiffer lui-même. La demoiselle le laissait faire, se tournait quelque peu pour ne pas qu'il est à se tordre et ferma les yeux. Son sourire refit surface pour illuminer son visage. Non de dieu, qu'est-ce que ça pouvait être bien de se faire coiffer par quelqu'un d'autre... Outre le fait de ne pas galérer sois-même pour démêler les nœuds, le fait que ce soit quelqu'un d'autre qui le fasse signifie pas mal de chose pour elle. Premièrement, il se sentait suffisamment proche d'elle pour l'aider dans sa galère. Deuxièmement, ils étaient probablement d'autant plus proches étant donné que ce petit acte est, selon Évilena bien-sûr, un acte assez « intime ». Mise à part sa mère quant elle était plus jeune, personne ne l'avait vraiment fait.

- J'ai pris perpét'... lui répondit-elle. Tu veux t'évader ? Et t'as quoi a finir avant.. ? continua-t-elle.

Secrètement, la femme enviait tout ces prisonniers qui avaient réussis à s'enfuir et à refaire leur vie. Nouvelle identité, nouvelle famille, nouveaux amis, un boulot. La vie qu'aurait espérée Évil quoi. Probablement lui aurait-elle demandé de l'emmener avec lui, s'il décidait de partir. Mais elle ne voulait pas paraître pour lui un fardeau pour son évasion, peut-être même au risque qu'il se plante à cause d'elle et qu'il prenne encore plus de prison.
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Jeu 7 Avr - 21:27


J'ai pris perpét'... Tu veux t'évader ? Et t'as quoi a finir avant.. ?


Perpète. Normal, au vu du crime. Il n'avait pas l'air d'y avoir tant de personnes que ça à avoir pris aussi cher... C'est la deuxième dont il entends parler. Un autre, surnommé "Nox", est surtout connu par les détenus pour passer plus de temps en isolement qu'avec eux. Un "chien fou", comme on dit, le genre sauvage et impossible à maîtriser.

Elle, elle n'avait pas l'air de ce type-là. Elle semblait soulagée de pouvoir parler à quelqu'un sans qu'on ne la mette de côté pour ses actes. Et puis, ce que j'ai à finir... Je suis mal placé pour la juger.


Oui... Une fois que j'aurais fait ce que je suis venu faire ici, je ne me vois pas couler mes vieux jours entre ces murs. Je cherche quelqu'un... Un détenu, qui serait enfermé ici. J'en suis même pas sûr.


Il reste évasif. Comme si lui-même n'avait pas encore arrêté de décision quant à cette personne recherchée. Explications? Vengeance? Sauvetage? Dans tous les cas, il était encore trop tôt pour lui pour en parler.

D'ici là... Je vais probablement bientôt essayer de monter mon propre clan. Je préfère être bien entouré que d'essayer de bosser seul... Et puis, il y a plein de gens intéressants, ici.


Il tire un peu sur ses cheveux pour qu'elle le regarde, et lui sourit. Elle ne saurait pas trop dire l'émotion qu'il cherchait à exprimer par ce sourire, ou plutôt, s'il avait réussi à l'exprimer.


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Date d'inscription : 26/02/2016
Jeu 7 Avr - 21:52
De nouvelles questions se bousculaient dans sa tête. Qui recherchait-il ? Pourquoi ? Que va-t-il lui faire ? Pourquoi vouloir créer un clan ? Mais la jeune femme se retint de lui balancer toute ses questions la figure. Au fond ça ne la regardait pas et son côté respectueux prit le dessus sur son côté curieux.

Il lui tirait un peu les cheveux, alors la jeune femme tourna la tête en sa direction avec un regard interrogateur. Mais il ne fit rien, il sourit juste. Sourire qui illuminait son visage. Elle pivota totalement sur le banc pour se placer face à l'homme avant de finalement le prendre dans ses bras, ces derniers enlaçant son cou. Ses yeux se fermèrent. La joie se lisait sur son visage niché dans le cou de December. C'était un homme qu'elle était fière et heureuse d'avoir rencontrée -certes de façon... intéressante-, et qu'elle voudrait ne jamais se séparer. Il ne la prenait pas pour une criminelle. Il la prenait juste pour ce qu'elle était juste : une fille avec ses sensibilités, son caractère, ses défauts et ses atouts. Cette proximité lui manquait terriblement depuis son incarcération, elle n'avait plus vu ses amis ni sa famille et dans la prison, elle n'avait pas fait beaucoup de rencontre.
Le prendre dans ses bras, c'était un peu sa façon à elle de le remercier d'être là avec elle, de se confier à elle, de l'écouter, de ne pas la juger, d'être juste lui-même et de presque lui faire oublier qu'ils sont en prison. Mais aussi, ça ne faisait que quelques semaines qu'elle était là, un terrible manque d'affection. De base, Évilena réclame énormément de câlins voir même de bisous de la part des personnes auxquelles elle est proche. En prison, ce n'est pas tout le monde qui va se jeter sur quelqu'un et lui faire un câlin et des bisous.

- Merci Décembre... le remercia-t-elle avec un sourire.

Même qu'une larme s'échappa et coula sur sa joue. Tout ce qu'elle espérait, c'est qu'il ne la remarque pas.
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Jeu 7 Avr - 23:28


Elle se tourne vers moi et me prend dans ses bras, d'un coup. Elle a oublié qu'on était à poil...? J'ai un peu de mal à garder ma contenance, mais à voir son expression... Elle a l'air tellement heureuse, tellement bien, comme ça. Je pense comprendre qu'elle retient cette envie de proximité avec tout le monde... Et c'est normal. Si elle tombait sur la mauvaise personne, sur quelqu'un incapable de comprendre ou de répondre à ces émotions, elle serait à vif, vulnérable et facilement brisée...

Quelqu'un incapable de ressentir...


Merci Décembre...


Sans voir son visage, je sens une goutte s'écraser sur mon épaule. Elle vient de se sécher... Elle pleure. Je comprends l'importance pour elle d'avoir quelqu'un avec qui partager ces moments... Et je décide de rester contre elle, répondant d'un hochement de tête silencieux à ses mots.

Ils restent sans bouger un moment, dans une petite bulle à part du temps. Ils ne sont plus en prison, à perpète, ils ne sont plus dans les douches, ils ne sont plus à poil l'un contre l'autre... Ils sont juste ensemble, dans une fraction de temps ou plus rien ne compte.

Une fraction qui rend le retour à la réalité encore plus difficile...


... Par contre... On devrait peut-être sortir de là avant qu'on nous trouve, non...?


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