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Un pont pour tous les accorder. (Cristiano)

Dim 20 Mar - 19:52

« A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n’est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles. »



Autrefois, la répartition des taches était très simple.
Tu étais celui qui frappais.
Il était celui qui raisonnait.
A présent, tu es seul, et tu dois t'occuper des problèmes de ton groupe par toi-même. Imposer ton autorité sur les autres ? C'est facile, mais sans l'être. Tu te fais respecter par l'effroi et par la violence ; autrefois, tu parvenais aussi à te faire respecter parce que tu pouvais prouver ta valeur à tes sbires par le biais de tes actions. Et peut-être aussi parce qu'il y avait cette présence sereine à tes côtés, qui te disait quoi faire quand tu n'arrivais pas à tes fins. Parce que tu n'es pas omnipotent, Zak, dans le fond t'es qu'un sale type qui crève de soif face à la source du pouvoir. Tu l'as voulu pour te protéger, pour protéger ta mère, ton meilleur ami, mais aussi et surtout parce que tu voulais être le plus fort. Tout simplement. Que tu avais tout de même un relent de fascination pour cet homme capable de te réduire au silence sans faire beaucoup d'efforts. Ah, ton père, c'était ton modèle, Zak - mais il était sans doute un peu plus intelligent que toi.
Parce qu'à présent que tu veux essayer de régler le problème Cristiano - encore un qui veut tirer son épingle du jeu, et qui croit sincèrement que tu vas le laisser partir -, tu te rends compte de deux choses.
Un : la dernière fois que tu as voulu t'y prendre seul, c'était avec Keysha, et tu as eu un mal fou à ne pas essayer d'user de la violence contre elle. Tu as choisi la méthode "je l'embrasse" mais tu te vois mal faire du charme à l'homme. Tu es peut-être bi, mais t'as tes exigences et tu restes bien plus intéressé par les femmes de toute façon.
Deux : normalement, tu prends toujours les conseils de Bryan quand tu essaies de ne pas user de la violence. Parce que ton meilleur ami a au moins un avantage sur toi : il sait plus facilement comprendre comment fonctionne l'humanité. Il a eu une enfance un peu plus normale que la tienne, donc ce n'est en rien étonnant. Mais si tu veux te montrer persuasif, tu lui demandes toujours, toujours son avis.
Sauf qu'il est absent, et que tu dois toujours gérer ce problème.
Tu as donc convié Cristiano à te rejoindre à l'extérieur, au niveau du vieux pont. Un endroit que tu as choisi avec attention, en essayant de te mettre dans la peau de ton meilleur ami pour déterminer le meilleur lieu : un endroit à la fois connu et discret, un endroit de passage où l'on peut cependant s'arrêter, une forme de huis clos... et on pourrait continuer pendant longtemps mais soyons honnêtes : ce qui t'a surtout plu, c'est qu'il y a de l'eau. On ne sait jamais, tu peux toujours le noyer un peu dans le pire des cas. Suffisamment pour lui faire perdre connaissance : tu n'es pas assez stupide pour commettre un meurtre, même si, en l'absence de Bryan, tu auras sans doute plus de mal à t'arrêter, une fois dans ta lancée.
Tu arrives un peu en avance. Vêtu de ton uniforme te désignant comme un prisonnier, mais ne te souciant que très peu de ce costume qui ne parvient pas à t'enfoncer dans la masse, tu t'adosses sur le garde-fou et lèves la tête vers le ciel. Fou, tu l'es assurément. La voûte céleste est d'un bleu clair aujourd'hui, pas un seul nuage pour l'assombrir, et tu te mets à rire.
Ce rendez-vous sera sans doute un fiasco. Dans le fond, tu le sais déjà. Mais qu'importe. Tu te dois d'essayer, au moins pour lui.


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ft. Cristiano Trafalgar
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Mar 22 Mar - 21:58
Same old storyJ'étais impressionné par la facilité avec laquelle j'étais sortis de la prison. Les gardiens sont tellement corrompus que les soudoyer semble presque naturel. Enfin, il avait l'air de m'avoir reconnue, la nouvelle de mon poste de "chef" n'avait pas tardé à faire le tour de la prison, et puis j'appartenais aux carnivors. Quand je le regardais, j'avais vraiment l'impression qu'il lisait sur mon front "mec à ne pas faire chier". Le système d'étiquette de cette prison marche mieux que je le voudrais.

La capuche sur la tête, je marche dans les rues comme si j'étais un citoyen normal. Je trépigne un peu d'impatience, c'est qu'il a attisé ma curiosité avec son mystérieux rendez - vous. Je sais juste le point de rdv, l'heure et que c'est le grand Zak Blood qui veux me voir. Ce type est censé être mon chef alors ? 'Tain je me demande ce qu'il peut bien avoir à me dire.

- Oy ! Oy !

Lançais-je de loin alors qu'il me tournait le dos. Les entrevues pompeuses, c'est pas mon genre, c'est déjà bien trop officieux à mon gout. Si je peux même pas parler normalement, je vais vite m'arracher. Je marche en sa direction de manière nonchalante les mains dans les poches. J'essaie de le détailler, pas très souriant le bougre, qu'est-ce qu'il fait avec sa tenue de prisonniers ??? Il a traversé les rues avec ? Je m'arrête face à lui, laisse retomber ma capuche puis balaye l'endroit du regard, un grand pont abandonné à l'abri de tous les gêneurs.

-Pourquoi à l'extérieur ... Tu veux être tranquille au cas où il faudrait me casser la gueule ?

Je lançais ça sur une note d'humour un petit sourire scotcher au visage. C'est la seule raison valable que j'ai trouvée pour ce choix. Je connais bien ce genre de plan foireux. Je lançais cette petite pique histoire de lui montrer que je ne suis pas totalement inconscient et que je sais à quel danger je m'expose, mais franchement, il a l'air moins cauchemardesque que les descriptions qu'on a pu m'en faire.

-Bon, je me présente pas, hein. Tu sais déjà qui je suis. Alors, je t'écoute. Je suis curieux d'entendre ce que tu as à me dire.

Je me balance d'avant en arrière, attendant comme un gosse la surprise. Le sourire toujours présent. Je devrais pas jouer au plus malin ! Je sais que mon sourire à tendance à énerver les types qui cognent facilement. Enfin, c'est comme une sorte de test, jaugeons un peu la personnalité du gars. Qui sait ? De toute façons c'était pas comme si je craignais de me faire retailler la face.
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Lun 28 Mar - 15:30

« A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n’est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles. »



Tu restes un petit moment seul, plongé dans tes pensées, et le rire au bord de tes lèvres menace de sombrer dans les abîmes de la folie. Tu n'as pas seulement l'air d'un cinglé en cet instant, Zak, tu en es un. Toi et ta chevelure rendue blanche par le feu et l'acier. Toi et ton regard vacant où ne brille nulle étoile. Combien de gens seront capables de palper ton désespoir ? Combien de gens seront capables de comprendre que ce n'est pas de ta faute, tout cela, que tu as pris cette responsabilité par orgueil, par fatuité, mais que tu aurais sans doute choisi un autre chemin si tu avais eu le choix, si les mains qui se posaient sur toi étaient aimantes et non brutales ? Mais les caresses de ton père était un feu dévastant tout ce qu'il y avait de bon en toi, et ton cœur s'est consumé.
C'est dans les cendres de ta compassion que tu t'es décidé à agir pour lui. Tu t'efforceras de calmer tes ardeurs et de te montrer à l'écoute. Parfois, tu te demandes comment ton meilleur ami s'y prenait. Peut-être parce que ça a toujours été son rôle : lui, il écoutait. Tu oublies cependant que toi aussi, tu as été là pour lui. Que si tu l'as emmené en enfer, tu lui as d'abord offert un moment de répit dans son existence de victime - non un paradis, car tu t'es damné sur la route, mais un havre de paix tout relatif, où la douleur seule qui existe est celle des autres. Dans le fond, tu peux faire preuve de patience. Encore faut-il que tu en aies la volonté. Que tu découvres quelque chose qui te pousse à te mettre en pause.
Cristiano t'appelle. Une façon un peu rustre de commencer, à ton goût, un peu cavalière ; mais tu laisses passer avec un effort de volonté, et tu tournes tes yeux glacés sur lui. Lui s'est changé ; un sourire naît sur tes lèvres. Tu considères que toi, tu n'en as pas besoin. Personne ne viendra t'en faire la remarque. C'est une provocation, dans le fond : une façon de montrer que tu ne crains rien ni personne. Pas sûr qu'il l'ait compris, en revanche, et une flamme de rage s'allume en toi. Tu essaies de l'ignorer, tant bien que mal.
« Si j'avais besoin de te frapper, je ne me cacherais pas pour le faire. Les affaires sensibles ne peuvent pas être tenues entre les murs de la prison, expliques-tu. Pas avec ce que j'ai à te dire. Les murs ont des oreilles. »
Aveu de faiblesse ? Oh, comme il t'en coûte, tu sens la confession te brûler la langue comme de l'acide, et pourtant. Les Carnivors sont vulnérables. Tu es vulnérable. Dans un état que tu ne pensais plus possible. Tu penses de plus en plus à ton père, ces derniers temps, et à son étreinte insidieuse. Tu te souviens de ce temps où tu étais seul, et tu n'es pas assez fou pour croire que tu t'en es sorti seul. Tu avais Bryan.
« Je crois que c'est plutôt toi qui as quelque chose à me dire. »
Car tu sens l'insatisfaction en lui, et tu sais qu'il a les moyens de te causer du tort. Tu peux résister, bien sûr, tu restes le plus fort - tu n'en démordras jamais. Mais tu peux tomber, également. Alors si tu pouvais désamorcer la bombe et t'assurer de son soutien, c'est tant mieux.
Mais pour cela, il est nécessaire qu'il sache que c'est toi le chef. Donc, c'est à lui de parler en premier.


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ft.  Cristiano Trafalgar
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Mar 5 Avr - 23:56
What if I say I'm not like the others?Alors monsieur n'a peur de rien ? Il tabasse au grand jour et se ballade avec sa tenue de prisonnier. Ça doit être le genre de type à qui on refuse rien, ce qui est plutôt une mauvaise nouvelle pour moi. Le genre qui te terrorise pour avoir ce qu'il veut, une sale race que j'ai déjà bien fréquenté. Enfin, chacun sa façon de survivre, avec un peu de chance, il n'y prend pas trop de plaisir. Après tout, en prison, les règles ne sont pas les mêmes. C'est vrai que malgré tout, je me sentais mieux en dehors de ce bâtiment glauque. Je tenais pas spécialement à faire parler de moi, surtout pas dans cette gazette de malheur, et puis tous les fouineurs qu'on peut y trouver sont de véritable vicieux.

Je hausse un sourcil, sérieusement ? Tu me fais bouger pour m'écouter, t'attend des explications ? Bon ne faisons pas l'imbécile, ça fait une petite semaine que je suis là et je n'ai rien fait de bien extraordinaire, à part ... devenir le papa des Fun'. Ouais, j'arrive pas à me faire au mot "chef", parce que les Fun' n'en ont pas. Qu'est-ce qu'il croit ? Qu'il est concerné par cette histoire ? Désolé, mon pote, mais t'a pas ton mot à dire sur tout ce qui se passe dans cette prison et n'image pas être mon chef à cause d'une quelconque couleur à la con. Je soupire un coup, je dois vraiment me justifier ? Je croise les bras et penche la tête sur le côté prenant un air fatigué.

- Tu parles des Funstart, j'imagine. Bon écoute, je vais être clair. Je suis devenue chef parce qu'on me l'a demandé, pas pour provoquer qui que ce soit. Le clan a pas changé d'idée ou de position. On est toujours ceux qu'on traite de faible, on est toujours ceux qu'en on rien à foutre de vos guerres à la con et on est toujours ceux qui s'éclatent le plus.

Mon petit sourire revient. Putain, ce que je l'aime ce clan. Je pourrais pas supporter qu'un enfoiré vienne lui chercher des noises et tant pis si je dois tout me prendre dans la gueule. Après tout c'est pour ça que j'ai accepté ce poste. Carrie, si je peux au moins lui servir de bouclier alors tant mieux. Dire que je fais partie du même groupe que le type au regard glacial face à moi. Dire qu'il pense qu'il a un droit sur mon existence à cause de ça. Je suis en train de le juger sur deux phrases là . Aller Cris' reprend toi, ce n'est pas ton genre, j'ai dû fréquenter trop de gens avec ce genre de raisonnement. Je vais clarifier les choses maintenant. Je prends le paquet de clopes qui traîne dans ma poche -et au passage fait tomber médiators et bouts de papier- plus que trois clopes ... Bon aller j'en prends une quand même. Je l'allume et déclare le tout :

- Je préfère mettre les choses au clair maintenant. On m'a foutue dans les carnivors sans me demander mon avis, ok. Je crois pas en ces histoires de groupes. Donc désolé de te décevoir mais je te considère pas comme mon chef ou quoi. Ça veut pas dire qu'on ne peut pas discuter. Ça veut juste dire que tu n'as pas d'ordre à me donner.

Je m’excuse déjà auprès de mon visage. Si je me prends pas un coup dans les minutes à venir, c'est que ce type est plus cool que prévu. J'ai du mal à y croire. C'est qu'il m’impressionnerait presque à resté stoïque, un vrai bloque de glace. Je le fixe dans les yeux, attendant sa réaction, guettant un changement dans son regard.

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Ven 8 Avr - 19:11

« A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n’est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles. »



Essaie de rester calme, Zak.
La diplomatie n'est pas ton fort et, en cet instant, tu n'as pas très envie de te contenter de discuter avec lui. Tu voudrais le détruire, oui. Ce serait sans doute plus simple ainsi : un rival écarté, une menace éliminée, et le retour de ta tranquillité. Mais même toi, tu n'y crois pas. On tend à oublier, à force de te comparer à ton meilleur ami, que tu es loin d'être stupide. Tu as simplement pris l'habitude d'écouter les conseils que tu savais plus posé que toi, ce qui, dans le fond, est déjà une forme de sagesse.
Tu devines le luxe de précautions que Cristiano a dû déployer pour sortir, et cela te conforte déjà sur un point. Il n'a certainement pas ton audace, et ne semble pas se considérer comme au sommet de la hiérarchie carcérale. Ce qui est ton cas - et si jamais tu te leurres, eh bien, tu feras tout pour faire de l'illusion une réalité. Une capuche, tout de même - c'est presque trop cliché, et tu te demandes pourquoi tu essaies de te comporter de façon plus subtile avec lui. Cet homme a l'air si banal, il n'a pas l'air de présenter un quelconque intérêt, en dehors de sa position au sein des Funstarts. Ces clans sont vraiment une épine dans ton pied. Les gens ne sont-ils donc pas capables de comprendre que tous ces regroupements sont futiles ? Un jour, tu le sais, tu les écraseras tous.
Tu as tout de même envie de rire. Un Carnivor qui fait partie d'un clan de faibles. Tu détestes ce genre de personnages : vous êtes tous des criminels ici, certains sont pires que d'autres, mais vous êtes tous pourris. Qu'est-ce qu'il fait, il essaie de se trouver une forme de rédemption sympa en incarnant un protecteur ? Comme ça te fait rire. D'ailleurs, peut-être que tes lèvres se sont étirées sous le coup de l'hilarité, subitement. Tu te contrôles, mais tu as toujours eu du mal à réprimer tes rires. Ces derniers ayant tendance à survenir dans les pires moments.
C'est grâce à un effort de volonté extraordinaire que tu ne le frappes pas. Tu penses à Bryan et tu te dis que tu fais cela pour lui. Pour un type qui se prétend sans cœur, tu es capable de faire beaucoup de choses au nom d'une personne qui n'est même pas là. Bah, ce n'est plus un mystère pour personne, à force.
Ce n'est donc pas avec tes poings que tu te décides à répondre, mais bien avec des mots.
« Je vois le genre d'homme que tu es, Traflagar. Un lâche. Je hais les mecs comme toi. »
Pourquoi le cacher, puisqu'il est certain que lui non plus ne te porte pas dans son cœur ? Ça pourrait presque passer comme une tentative intelligente de le désarçonner en changeant de tactique, mais quand même, n'exagérons rien. C'est de toi qu'on parle, Zak, et ce n'est là qu'un cri du cœur. Tu ne l'aimes pas, il ne t'aime pas, mais voilà, pas besoin de s'apprécier pour travailler ensemble. Bryan, c'est vraiment l'exception, mais tu ne penses pas avoir assez d'amour en toi pour quelqu'un d'autre. Oh, allez, peut-être Cassiopée, même si tu n'aimes guère te l'avouer. Ça fait tache, de s'attacher aux gens.
En gros, il va falloir que tu mettes de l'eau dans ton vin.
Allez, Zak, tu peux le faire.
« Sache que je n'en ai rien à foutre, de savoir ce que tu fous avec les Funstarts ou avec n'importe qui. Du moment que tu ne te dresses pas en travers de mon chemin. Mais contrairement à toi, je tiens aux Carnivors. Ils sont mon sang et ma chair, et je n'accepterai pas qu'on se foute de ce que j'ai mis un an à construire. Compris ? C'est pas un caprice de ma part. Moi aussi, je suis sentimental. »
Tu forces peut-être un peu le trait, toutefois, l'exagération peut avoir du bon. Tu as envie qu'il comprenne que cette histoire de groupes, c'est du sérieux pour toi. Tu n'iras pas jusqu'à dire que dans le fond, tu as créé les Carnivors juste pour un seul homme, et que ce n'était pas toi. Comme une manifestation de ta culpabilité, comme une façon de vous protéger tous les deux. Ce serait effectivement sentimental, et totalement vrai. Et même s'il n'est plus là, tu ne pourras jamais défaire ce que vous avez fait à deux, car ce travail porte aussi sa main.
« Je ne te forcerai pas à me reconnaître pour chef. » Oh si, tu le feras, mais tu peux bien mentir, ça fait bon genre. « Je préfère qu'on parvienne à un accord. Nous avons tous les deux à y gagner. Qu'est-ce qui, toi, t'en empêche ? »
Et tu le regardes avec un sourire narquois. Oui, c'est toi, Zak Blood, qui propose de négocier. Pour toi, c'est un aveu de faiblesse. Mais c'est aussi un geste assez exceptionnel pour qu'on le remarque.


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ft.  Cristiano Trafalgar
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Lun 11 Avr - 23:10
What if I say I'm not just another one of your plays ?
Je ne peux pas m'empêcher de pouffer de rire à sa remarque tant elle était crû. Un lâche ? Je n'étais certainement pas le mec le plus respectable de ce siècle, mais je n'irais pas jusqu'à ce terme. Je le trouve plus lâche que moi, la violence, pour moi, ça a toujours été la voix de la facilité. La violence est l'arme des faibles, comme on dit et il manque bien d'honneur pour affirmer l'inverse. Je me demande bien qu'est-ce que je fuis celons-lui. Contrairement à lui, je n'essaie pas de l’impressionner, ni lui, ni personne. Bon, au moins je ne l'aime pas plus qu'il m'aime, avec un peu de chance cette entrevue va pouvoir s'écourter. J'ai déjà une petite idée de comment ça va se finir. Pourtant, je ne me suis pas encore pris de voler, il y a cette tension dans son regard. Comme s'il contenait toute sa rage. Je ne rajoute rien à sa remarque, je me fiche pas mal de son jugement.

- Et bien, sache que j'ai exactement le même ressentis que toi pour les Carnivors et les Funstart, en vice et versa.

Un sentimental ? Je pouvais parfaitement comprendre cette émotion d'attachement, -puisque mon cœur en est gonflé - mais j'avais du mal à croire qu'il en était pourvue. Enfin, ça ne me regarde pas, puisque je ne suis pas un des siens. Chacun ses motivations. En y pensant, il a dû avoir les boules lorsqu'il a perdu un peu plus de contrôle sur son très cher groupe quand le directeur a pris les rênes. Ça a permis à des guignols comme moi de porter du rouge.

Plus exactement, tu ne pourras pas me forcer à te reconnaître comme chef. Ça me rassure de l'entendre dire ça, disons que même si c'est surement faux, cela a dû lui demander un effort surhumain de le dire, alors ça me fait plaisir.
Monsieur me propose de négocier. Pourtant, il ne me propose rien, probablement parce qu'il n'avait rien prévu. Il s'attendait à ce que je courbe l'échine et que je l'écoute religieusement. Un accord, je n'ai rien à lui proposer et je ne veux rien de lui, à part la paix bien sûr.

- Une trêve ? Je peux t'assurer que si tu m'oublies, tu n'auras plus de raison de parler de moi.

Enfin si, il y en aurait des millions, mais toutes ses raisons ne seraient pas assez sérieuse pour le grand et mature Zak Blood.

- Je m'engage à ne rien tenter contre toi ou les carnivors. Moi et mon clan, et a ne jamais aider quelqu'un à ce genre d'acte. Je n'attends rien de plus de ta part, tant que tu nous laisses en paix, cet accord durera.

S'il refuse ça, je ne sais plus quoi faire et il va sérieusement m'énerver s'il me traite de lâche juste parce que je veux être tranquille. Je n'ai rien à faire avec lui.
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Lun 25 Avr - 21:14

« A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n’est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles. »



Te voilà en train d'abaisser ta fierté à te descendre à son niveau. A essayer d'utiliser ses valeurs et ses concepts pour le convaincre du bien fondé de ta proposition. Et une chose est sûre : tu détestes cela. Tu haïs surtout la fatalité qui t'a privé de ton meilleur allié, le seul homme qui aurait pu dicter la moindre de tes paroles sans que tu te rebelles contre sa volonté de te dicter tes actes. Parce que tu te sens faible, Zak, et paradoxalement, complètement humain. Toi qui te qualifies volontiers de monstre, tu sembles recourir à l'humanité quand tu te rends compte de tes failles. Ah, ce n'est que tu n'as pas encore totalement sombré, tu sais encore être raisonnable. Et tu ne mens sans doute pas quand tu te dis sentimental. Tu l'es, d'une certaine manière. Il te reste un cœur atrophié, mutilé, qui continue de battre faiblement dans ta cage thoracique. Cassiopée avait raison. Cela t'ennuie un peu, mais c'est vrai. Tu aimes les Carnivors pour une raison peu glorieuse - parce que c'est votre œuvre à tous les deux, parce que c'est tout ce qui te reste de Bryan -, mais tu peux le comprendre. Et si tu te montres assez intelligent, tu pourrais sans doute retourner la situation à ton avantage.
Tu le laisses donc énoncer sa propre proposition. Et, c'est plus fort que toi, tu ne peux t'empêcher de laisser échapper un rictus légèrement moqueur. Quel manque d'ambition. Tu ne comprends même pas comment un type comme lui peut diriger un groupe sans se faire bouffer cru par des gens comme toi. D'ailleurs, qu'est-ce qui t'empêche de le faire ? Ah, oui, c'est vrai. Tu as perdu ton bras droit, ton âme sœur, et non content d'être déprimé, tu perds aussi la moitié des compétences qui faisaient la force de votre duo. Tu as bien conscience que tu n'aurais jamais pu réussir tout ce que tu as fait sans lui. Que tout a commencé à partir du moment où il est entré dans ta vie.
Et tu te dis que la meilleure chose qui se soit produite a eu lieu parce que tu t'es laissé fléchir.
Parce que tu as tendu une main amicale au lieu de frapper.
Parce que tu as décidé de faire preuve de bonté au moins une fois dans ta vie.
(Non, ne mens pas, Zak : tu es généreux avec lui, c'est ça d'aimer.)
« Je pourrais décider que c'est suffisant. » Encore une fois, tu te places au centre de la discussion, faisant de toi celui qui conserve un droit de veto. Preuve que tu ne sais pas bien négocier. « Mais pourquoi le faire, alors que j'ai plus à te proposer ? »
Peut-être que tu n'es pas si mauvais, en fin de compte. Peut-être que Bryan a un peu déteint sur toi. Encore un peu, Zak, et tu deviendrais subtil.
Tu laisses le silence planer quelques instants, moins pour créer un effet d'attente (ce que ton meilleur ami aurait sans doute fait) que pour prendre le temps de réfléchir soigneusement aux mots que tu désires employer.
« Tu es Carnivor par défaut. Tu pourrais bénéficier des avantages que ce statut te confère. Et en faire profiter les Funstarts également. Tu te doutes de ce que je te demande en échange. »
Son obéissance.
Ou du moins, sa non-désobéissance, dans un premier temps.
Non, ce n'est pas une tentative pour t'approprier les Funstarts. Tu n'es pas assez bête pour croire que tu parviendras à le convaincre que te les offrir sur un plateau d'argent, alors tu te contentes de peu. Juste de quoi grignoter un peu de son emprise. Les responsabilités ne t'effraient pas, et tu ne te sens pas dérangé par le fait que d'autres dépendent de toi. Ce que tu aimes le plus, c'est la sensation de pouvoir que tu as sur autrui. (Et la torture. Mais c'est une autre histoire.) Protéger quelqu'un, ça t'est possible, du moment que tu parviens à dominer cette personne du même coup.
« Échange totalement équilibré. Assistance mutuelle. » : complètes-tu en le dévisageant avec curiosité.
Ton rictus n'a toujours pas quitté tes lèvres, d'ailleurs.


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Dim 8 Mai - 16:44
You're the pretenderIl rit en plus ? Putain, tu joues avec mes nerfs. À vrai dire, la raison de son rire, je m'en contre branle, mais le fait qu'il se le permette, m'agace. J'ai tout sauf envie de voire sa petite gueule amusée. Un jour s'est moi qui te rirais au nez me délectant de ton visage enragé ou désespérer au choix.

Je sens les doigts de ma main se crisper. Cette façon qu'il a de rapporter la conversation, "je", "moi". Il mériterait mon poing dans la gueule. J'ai tout sauf envie de discuter avec lui putain. J'enfourne mes mains dans mes poches, histoire que cacher ma frustration. Il veut continuer de parler, et de continuer à jouer avec mes nerfs par la même occasion. La simple existence de ce type me fait enrager. Sa façon de penser, ses manières, elles me dégoûtent, ouais. Je pourrais passer outre, l'ignorer, l'oublier, mais je ne peux pas. Je ne peux pas à cause de sa dangerosité. Ce qui fait brûler la flamme dans mes yeux, c'est le pouvoir qu'il puisse avoir. C'est insupportable de me le dire. J'ai toujours eu des dizaines de faiblesses, il suffit de compter mes proches. Je ne m'en suis jamais cacher, j'ai fait avec, sachant le danger. Le danger, c'est le type en face de moi, avec qui je suis obligé de prendre des pincettes, pour ne pas froisser son impérial. Grrr, non ce n'est pas de la peur, c'est bien plus fort que ça, c'est de la haine. Je viens à peine de le rencontrer et je le hais déjà.

Je lève les yeux à sa proposition, un geste que je ne regrette même pas. Plus, plus, toujours plus. Tu ne comprends pas que je ne veux rien de toi. A part ton silence. Les avantages d'être un carnivors, je n'en vois aucun. Il faut soi-même être faible pour chercher à faire baisser la tête aux autres faibles. Ceux qui se considèrent comme fort cherche à me provoquer, non, aucun intérêt. Surement que Zak Blood y a trouvé son compte, lui, avec sa petite "armée". Je ne compte pas être à sa botte. Il faudrait qu'il se ré-informe un peu sur les Fun'. Mais voilà, il n'a pas fini de parler et il faut que je patiente encore et encore, pour clore une conversation qui n'a jamais eu de sens à mes yeux.


« Échange totalement équilibré. Assistance mutuelle. »


Je ne puis m'empêcher de tiquer quelques secondes. Assistance ? Il est vrai que cela pourrait avoir son importance avec les événements à venir. Un peu de soutien ne ferait pas de mal. Et d'une coup, je me rappelle qui j'ai en face de moi. Croire en cet homme serait une marque de stupidité. Mon hésitation me fit sourire d'amusement. Son histoire pue tellement la merde pour moi. Je ne m'embarquerais pas dans un truc comme ça. Peut-être que je pourrais tirer quelque chose de lui, au moins une "protection" temporaire et me détourner de lui au bon moment. Mai bon, c'est un jeu dangereux, et avons le, entre nous, mon ego en prendrait un sacré coup. Je me vois mal demander de l'aide à un type que je voudrais voir empalé.

- Ne t'inquiète pas pour moi. Je me débrouillerais très bien de mon côté. On a tendance à beaucoup s'attacher à notre indépendance, tu comprends. Rien de personnel.

Peut-être que le rictus un peu flippant, qui venait de s'afficher sur ma face trahissait le mensonge de ma dernière phrase. Peu importe, cette discussion continue uniquement parce qu'on a sauvé les apparences. Je rajoute, espérant enfin que sa bouche se close :

- Malheureusement, je n'ai pas plus d'offre. C'est un peu nul comme négociation, mais je ne demande pas la mer à boire après tout.

C'était peut-être rien pour lui, mais son approbation déciderait de la suite. Même si ce n'est qu'une pseudo-paix, c'était toujours ça de temps de gagner.
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Sam 21 Mai - 17:35

« A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n’est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles. »



Tu te sens plutôt satisfait de toi. Tu n'as guère l'habitude de mener de pareilles négociations, ayant l'habitude de laisser ce travail bien trop laborieux à plus intelligent que toi. Mais tu commences à apprécier l'exercice, même s'il te paraît bien moins passionnant que tes centres d'intérêt habituel. Simplement, tu conçois que l'on puisse trouver une forme de gratification dans la façon de proposer une solution à laquelle on a réfléchi. Bien sûr, celle-ci demeure simple, et un bon manipulateur saurait aisément te détromper, renverser la situation pour la tourner à son avantage. Mais tu ne penses qu'à toi-même, qu'à tes intérêts, et qu'à ce que tu es prêt à céder. Tu es un monstre d'égoïsme, Zak, en plus d'être un monstre tout court. Tu sais que tu dégoûtes les autres, et c'est une réaction qui te plaît énormément. Mais tu sais aussi penser aux autres, quand il le faut, n'est-ce-pas ? C'est du moins ce dont tu te convaincs.
S'il souffre de te dire oui, ce n'en est que mieux.
Tu ignores bien comment vous vous seriez débrouillés, du temps où vous étiez deux à diriger les Carnivors. Tu es le chef, celui qui prend les décisions, mais tu l'as toujours considéré comme ton égal, ce meilleur ami qui te soutient et te conseille. Personne n'a vraiment compris que tu pouvais être un homme de parole. Sans doute est-ce pour cela que tu as toujours laissé à un autre le soin de négocier alliances et traités. Toi, tu étais celui qui brisais les promesses. Alors que Bryan ne promettait jamais rien que ce que lui pouvait tenir. Il n'a jamais prétendu que tu respecterais les engagements qu'il prenait, après tout - quand bien même tu t'y es toujours un peu efforcé.
En revanche, Cristiano commence à bien se jouer de toi et de ton esprit simple. Tu attends une réponse claire : oui ou non. Au lieu de cela, il t'embrouille, en disant qu'il tient à son indépendance ; et il te provoque, en trouvant que c'est trop simple. Un peu agacé, tu réponds sous le coup de la colère :
« Oui, eh bien, ce n'est pas de ma faute. Mon père m'a pas appris à négocier, alors si ça te pose problème, tu vas t'expliquer avec lui sur ses méthodes d'éducation. Je suis sûr que tu ferais un tellement meilleur parent que lui. »
Mais ça n'a rien à voir, Zak ? Pourquoi est-ce que tu t'énerves comme cela, d'abord ? Pourquoi t'offusques-tu de ses critiques sur un domaine dont tu reconnais toi-même la difficulté ? Tu n'as jamais prétendu être un expert. La vérité, c'est qu'il te vexe dans ton ego, que tu ne supportes pas l'échec et que par conséquent, tu choisis la voie de l'agression pour t'en sortir. Agression uniquement verbale - pas trop ta spécialité, même si tu sais comment t'y prendre pour torturer le cœur d'une victime emprisonnée dans sa douleur. Ce n'est sans doute pas suffisant, et tu sens que tu es en train de perdre patience, que s'il continue, tu vas exploser.
« Je veux une réponse claire. Oui, ou non. Sinon, je t'écraserai. »
Comme si ta menace pouvait vraiment lui faire peur. Pourtant, tu pourrais le faire. A présent que tu n'as plus à te surveiller pour être sûr de rester aux côtés de Bryan, qu'est-ce qui t'empêche de commettre un meurtre à mains nues ? Uniquement son souvenir. C'est parce que tu respectes vos efforts, et le groupe que vous avez fondé, que tu le laisses encore vivre, alors que l'envie de le voir crever menace de te faire succomber à la folie.


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Sam 4 Juin - 16:06
What if I say I will never surrender? Il hausse le ton et commence à me parler de son père pour une raison que j'ignore. Il a pris très à cœur ce que j'ai dit même si ce n'était pas vraiment mon objectif. L'étonnement passé, cela me rassurait presque de le voir être autre chose qu'un mec pédant ou froid. N'oublions pas qu'il est humain lui aussi, et donc douer de sensibilité. Je me retiens vaguement de sourire, histoire de ne pas l'écorcher encore plus dans son ego', ce genre de type ont tellement de mal à le supporter qu'ils finissent par perdre patience quand ils perdent pied.

Finalement, il finit par ... perdre patience ? Bordel de merde, mais ce type a un trou béant dans le crâne ou quoi ? Je lui explique depuis tout à l'heure comment je veux que les choses se passent et il se contente de me répéter la même question en boucle sans prendre en compte ce que je dis et après il fait mine d'être impatient alors que c'est lui qui bloque le débat. Tch, au moins je n'ai pas à le craindre comme manipulateur, il n'est clairement pas une flèche. Au finale, c'est juste une brute avec un peu de muscle, à se demander comment il en est arrivé à être chef de bande.

- Bordel, mais t'écoute c'que j'te dis où ..? Oui ou non à quoi ? Te lécher le cul parce que, holala, j'ai trop peur de muscle seyant et des poings douloureux de Zak Blood, la réponse est non.

Je soupire en fermant les yeux et écrase au sol le mégot, plus que finit, de ma cigarette.

- Je te dis que je veux pas te faire la guerre comprit ? On reste neutre, pas d'alliance, pas de rivalité ? Je compte en faire autant avec tous les autres clans ou groupe qui viendrait me solliciter .... Putain, vos jeux de pouvoir, j'en ai rien à foutre, moi.

Je jouais plus au dur, à quoi bon ? Bon, je ne faisais pas trop le sentimentale non plus, je n'allais pas m'émouvoir si facilement, mais cette histoire commence à sérieusement me courir sur le haricot. Et puis s'il me trouve trop vulgaire, il n'avait qu'à être moins con. Je me demande au moins s'il va comprendre cette fois si. Tout serait si simple s'il pouvait juste m'approuver et me laisser jouer dans mon coin. Tout ça, ce n'est que des histoires de gamin qui essaie de savoir qui a la plus grosse. Qu'est-ce que ça peut bien lui apporter d'être chef ? Son ego est tellement fragile qu'il a besoin d'une reconnaissance aussi futile que d'avoir du "pouvoir" dans une prison ?

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Mer 6 Juil - 18:41

« A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n’est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles. »



C'est la question de la dernière chance. S'il te répond non, tu n'as pas l'intention de négocier plus que cela. Tu es Zak Blood, bordel. L'homme le plus craint de cette prison (et non, ce n'est pas Road, tu le soutiens mordicus), et sans doute aussi le plus dangereux. Celui qui a le moins de limites. Tes limites, c'étaient un homme qui n'est à présent plus là pour te guider. On ne négocie pas avec toi. C'est la seule fois que tu l'autorises. Et oh, sans doute ne te comportes-tu pas de la façon la plus appropriée. On saurait probablement te reprocher bon nombre d'erreurs au cours de cet entretien. Et oh, ça t'énerve. Ça t'agace tellement que tu te demandes ce qui te retient de le tuer tout de suite, en cet instant. Ce serait si facile. L'homme est fragile. Ce qui veut dire que tu es fragile aussi, dans le fond ; mais ta défense consiste à faire oublier ce détail. Tu veux faire croire à tes interlocuteurs que tu es fait d'acier, que personne ne parviendra jamais à atteindre. Ton meilleur ami l'a déjà fait, pourtant, il le faisait encore jusqu'à récemment. Mais tu t'es montré pudique au point de ne pas affirmer que c'était de l'affection que tu nourrissais pour lui, en public. Non, à t'entendre, c'était juste parce qu'il te complétait et t'obéissait. Mensonges. Les autres y croyaient probablement moins que toi.
Et le non tombe tel un couperet ; tu sens tes babines se retrousser. Comme un prédateur qui sait qu'il peut enfin passer à table. Inutile de jouer avec sa proie plus longuement.
Peut-être que Cristiano perçoit le changement qui se produit en toi à ce moment-là. La noirceur de ton regard qui ne se pose plus désormais sur lui avec la même réserve - un regard qui lui dénie le droit d'être humain (n'est-ce-pas paradoxal, Zak, tu es le monstre, le plus inhumain, pourquoi es-tu l'un des deux seuls que tu considères comme un homme ?). Ta carrure qui tout à coup s'impose à lui, et ton aura meurtrière qui exsude de tous tes pores. Ah, mais tu deviens fou, Zak, tu as envie de le tuer, là, maintenant, tout de suite, pourquoi est-ce que tu ne le fais pas ?
(Parce que quelqu'un a accroché quelque chose à ton cœur, et l'espoir de le revoir retient ta main.)
« C'est toi qui ne comprend pas. Ce n'est pas une lutte de pouvoir. Ça n'en a jamais été. » Tu te mets à rire. « Quand je pense que j'ai été assez sympathique pour te proposer mon soutien... on ne m'y reprendra plus. »
Tu te fiches de lui, de ses convictions, de son clan.
Tout ce qui t'intéresse, c'est ton pouvoir et comment le conserver.
Ne pas être au sommet ne t'intéresse pas ; tu rêves de tenir compagnie aux étoiles, Zak, et tu te frayes ton propre chemin vers ce but inaccessible. Tu as compris une chose. Pour être un surhomme, il ne faut pas être simplement humain. Il faut se défaire de ce qui rend humain. Les sentiments. L'empathie. La générosité. Toi, tu fais une croix dessus, ou presque du moins, parce que de toute façon, tu n'as jamais été humain, n'est-ce-pas ? T'as toujours été un chien sur lequel on pouvait s'acharner. Et t'as tout fait pour devenir loup.
Toujours emporté par ton rire, tu lèves le pied, et lui assène un coup violent en plein ventre.
« Je ne sais pas ce qui me retient de te crever tout de suite. » : avoues-tu en toute sincérité.


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Mer 17 Aoû - 16:54
What if I say I'm not like the others ? Quoi ? Il me lance le regard de la mort ? Un regard froid inhumain, j'aurais dû avoir la chair de poule et craindre les instants qui allaient suivre, mais je n'y arrivais pas. En cet instant présent, rien n'aurait pu me faire peur, en cet instant, je n'arrivais pas à faire semblant de m'accrocher à la vie. On passe notre temps à regarder le vide et à se retenir de sauter, comme si quelque chose nous en empêchait. En cet instant, tombé ou non m'importe peu. Je ne soutiens pas son regard, je ne cherche pas vraiment à savoir ce qu'il pense, ce qu'il veut faire. Je ne cherche pas non plus à comprendre sa première phrase, nous ne sommes pas du même monde, essayé de se comprendre est futile. Son rire sonne faux, le mot "sympathique" aurait dû lui aussi sonné faux, mais il avait l'air dit croire l'enfoiré. Ça avait fait comme un coup de jus dans mes muscles, comme si j'avais retrouvé une raison de me mouvoir, comme si toute ma haine pour ce type avait resurgi d'un coup et d'un regard mauvais :

- N'essaie pas de te faire croire que tu es sympathique.

La réponse ne se fut pas attendre, un bon coup de pied bien placer, je l'avais senti passé celle-là. Cela me fit reculer de quelques pas. Je fis du mieux possible pour retenir la douleur et ne pas courber l'échine. C'est officiel, Zak Blood est stupide et égocentrique, la pire combinaison de connard qui soit. Il rajoute à cela une menace des plus sympathique.

- Ça te ferait pas gagniez, hein, de me tuer.

Ma voix était encore un peu haletante du coup précédent. Autant lui parler sa langue puisque qu'il n'y a que ça qu'il comprend, si j'ai bien compris, il aime avoir les gens à ses bottes et me tuer ne me soumettra pas, mais me transformera juste en martyre. Encore faut-il qu'il soit assez malin pour comprendre ce que je veux dire. De toute façon, je le sens pas là, mon heure n'est pas encore arrivée. Je me sens pas vraiment de continuer cette conversation les neurones de Mr. Blood sont déjà épuisés et je ne tiens pas non plus à me faire passer à tabac. Je fais quelques pas en arrière, me préparant à partir.

- N'est-ce pas ?

Je réalisais que continué de le fixer comme ça, c'était comme lui demander l'autorisation de partir, alors je lui tourne doucement le dos, espérant qu'il ne trouve rien d'autre à rajouter.

- Tu devras trouver une autre solution.

Certes, je fuyais un peu l'affrontement, mais, honnêtement, je préfère fuir la connerie. Avec un peu de chance, il se sera trouvé un autre problème et je ne le reverrai pas de si tôt.
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Sam 20 Aoû - 12:25

« A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n’est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles. »



Très honnêtement, cela ne te servait à rien de le frapper, mais tu te sens tellement frustré. Tu ne comprends pas où cela n'a pas marché ; il faudrait probablement qu'on te l'explique en des termes clairs, et il n'y a personne pour le faire. Qui plus est, tu rétorquerais sans doute que tu n'as pas à changer pour les autres, sans te rendre compte que c'est la raison précise de ton échec. Tu as vraiment de la chance d'avoir eu pendant tout ce temps un meilleur ami pour te recadrer gentiment, et pallier tes faiblesses quand tu ne pouvais rien y faire. Mais d'une certaine manière, cela t'énerve un peu. Tout ce qu'il dira va t'agacer, évidemment, mais qu'il te dise que tu n'es pas sympathique, cela te rend furieux. En temps normal, tu ne veux pas l'être et tu ne supportes pas qu'on te trouve gentil ; toutefois, quand tu essaies de l'être, tu voudrais au moins que l'on reconnaisse ta générosité. C'est sans doute pour cela que l'envie de le frapper t'a démangé. Une façon bien facile de réagir, si tu veux mon avis.
« Ah bon. Tu m'expliqueras alors pourquoi j'ai eu un meilleur ami pendant tout ce temps, si je ne suis pas sympathique du tout. »
En fait, non, tu ne veux pas qu'il explique, tu veux juste qu'il ferme sa gueule, là. Parce que sinon, ça va vraiment virer en bataille verbale, et t'es à peu près sûr de perdre. Tu t'es toujours enorgueilli du fait que tu n'étais pas de simples paroles. Que toi, t'étais celui qui agissait, le plus souvent sans avertissement. Donc, tu ne parles pas beaucoup. Tu devrais peut-être le faire, cela te servirait probablement probablement.
Il n'empêche, tu n'as pas envie d'avouer qu'il a raison.
Même s'il a raison.
Tu n'y gagnes absolument rien, à le tuer.
Et tu perds un peu trop. (Moins qu'avant, il est vrai, mais tout de même.)
Oh, mais c'est que cela te fatigue, tout cela. Tu ne comprends pas pourquoi tout ne marche pas comme tu le désires, pourquoi tu es toujours forcé de prendre en considération les sentiments des autres. Que tu saches, ton père n'a jamais eu à le faire avec toi, et il ne t'arrivait pas à la cheville. Tu le regardes partir, alors tu lui lances.
« Casse-toi avant que je ne change d'avis. »
Les autres trouveront que c'est une bravade. Pour toi, cela n'en est pas du tout. C'est la seule façon que tu connaisses pour t'apaiser. De toute façon, tu te dis qu'il te fuie, et que c'est déjà une forme de victoire. Mais tu es pathétique, Zak. Tu n'as réussi à rien, si ce n'est à te faire un ennemi supplémentaire - dans la mesure où tu le considères comme ton ennemi désormais, qu'il le désire ou non.


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Sam 10 Sep - 0:12
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