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Enlève ton masque et brise la glace ~

Lun 14 Mar - 16:27
Ce sms que j’ai reçu de ce p’tit con de mdj me préoccupe. Comment ce type a fait pour apprendre autant d’informations sur tout le monde. Il connait la vie de chaque personne à Ciguèstraz… Qui à part une personne travaillant pour la CIA ou le FBI (et encore) pourrait savoir autant de choses sur tout le monde ? Tsss, le pire c’est que je ne sais rien de ce type et c’est ça le réel problème. Tu ne m’auras pas aussi facilement enfoiré. Quoi qu’il en soit, il faut que je sache ce qu’il a pu envoyer un Kristen, il est tellement tordu que je préfère en avoir le cœur le nette.

Malgré la fraicheur de la fin de l’hiver, il faut beau et la plupart des prisonniers occupent leurs temps libres en trainant dehors. Et toi Kris, je sais où tu es. Maintenant que je sais que Cassiopée utilise les caméras de surveillance comme observatoire, il est hors de question qu’elle me voit parler avec mon ex. Je la connais, ce petit cadavre risque de ne pas me lâcher si elle apprend cette histoire. Si tu ne vois pas mon visage, tu ne pourras pas me faire chier, n’est-ce pas Pépé ? Ma capuche sur la tête, j’entre dans la salle de muscu’ et comme je le pensais, elle est là. La foule ce n’est pas son truc, mais le sport, ça l’a toujours été. Il y a des caméras même ici par contre, dans la salle de rangement du matériel… Je m’avance discrètement vers la brune qui commence les étirements et dans un geste rapide, ma main droite se pose sur sa bouche, l’empêchant de parler, alors que mon bras gauche vient saisir ses mains, les bloquant dans son dos.

-C’est moi Kris.

Ma voix est douce, je veux lui montrer qu’elle n’a rien à craindre de moi. Après ces mots chuchotés, je l’emmène jusque dans le local de rangement, la laissant de nouveau maitre de ses mouvements, je finis par fermer la porte, retirant enfin ma capuche. Mon regard se perd dans le sien, ça fait bizarre de l’avoir en face de moi et surtout, d’être seule avec elle. On ne s’est reparlé qu’une seule fois depuis son arrivée, mais je gardais mes masques. Maintenant qu’on n’est que toutes les deux, je peux les ranger, ils ne prennent pas avec elle. Tu es la seule à réellement me connaitre Kris.

-Désolée t’avoir isolée de cette manière mais je suis pas mal surveillée en ce moment…

Ouai c’est carrément la merde pour essayer de passer inaperçu maintenant. Enfin, pour Cass’ c’est encore pire depuis que la gazette l’a révélé au grand jour. De toute façon, ça sera bientôt mon tour, je ne suis pas dupe. Je soupire, suite à cette pensée.

-T’as reçu un message de la part d’un inconnu toi aussi j’imagine. Il disait quoi ?

Ouai, j’ai toujours été cash alors voilà, pas la peine de tourner en rond, je demande direct.

-Je veux juste une réponse à ma question, ensuite je te fous la paix.

Après tout, elle n’a rien demandé elle. Je l’embarque sans même avoir son avis et je lui pose une question de but en blanc. Si ça se trouve, elle ne veut pas me voir alors je disparaitrais lorsque j’aurais ma réponse. Si elle ne veut pas parler du passé, je ne peux pas la forcer à le faire. Le passé et le passé après tout. La page n’est-elle pas tournée depuis le temps ? Je n’ai jamais eu la moindre explication de sa part suite à la rupture, c’est peut être mieux comme ça. Ai-je envie d’en avoir une ? Ai-je envie de ressentir à nouveau cette douleur lorsque je l’ai perdu ? Je sens mon bras droit trembler. De la peur ? Répond vite à ma question Kris, que je foute le camp.


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Mar 15 Mar - 17:02
"Ça cache des plaies à vif mais ça c’est un secret. En vérité on est perdus, désœuvrés, désabusés, seuls comme des animaux blessés
On est tristes et nos cœurs saignent, mais on se cache derrière nos grandes gueules et nos mots durs...
"


C'est quoi tous ces bruits, tous ces cris? Des hurlements incessants, assourdissant, puis le calme revient jusqu'à ce qu'une insulte fuse et ces animaux se sautent dessus, se défoulant l'un sur l'autre. Ils ne se battent pas, non, ils luttent, mais pourquoi? À quoi elle sert cette lutte? Se sentir mieux? Évacuer la frustration d'être dans cette cage? Ils sont prisonniers de cet endroit, tous comme cette fille au loin dont je distingue à peine la silhouette, tous comme moi, comme nous tous. Recroquevillée dans un coin de cette pièce, j'essaye de mettre mes idées à plat. J'essaye, mais j'échoue à chaque fois. Où est mon échappatoire? Je vais finir par cogner quelqu'un, une fille, un mec, un gardien, une gardienne? Cette gardienne. À cet instant précis, je me sens comme une bouteille de gaz dans une cheminée, prête a explosé à tous moment. Pourquoi ce sms me hante à ce point, qu'est-ce que je peux bien en avoir à foutre de Lexy et de ses relations avec les autres. C'est plus mon problème. Je me relève péniblement, marchant sans but à l'intérieur de la salle. Je souffle bruyamment à plusieurs reprises me rappelant d'un nombre de choses que j'aurai préféré enterrer à mon arrivée ici. Des choses qui mutilent mon esprit à chaque fois que je croise le regard de cette fille, sa chevelure dorée, les formes de son corps que je connais par cœur. Mes mains se posent sur mes tempes, j'expire de nouveau, torturant mon crâne de mes mains à coup de mouvement circulaire pour effacer ces visions. C'est n'importe quoi. J'en ai marre, marre d'être le terrain où le bien et le mal s'affrontent en permanence. Marre de repenser à la douceur de ses mains sur mon corps meurtrit par les coups, marre de me rappeler de la fraîcheur de son corps contre le mien, brûlé par la chaleur dû à l'effort. Épuisée à l'idée de devoir me cacher derrière la glace, derrière cette carapace que j'ai toujours exhibée aux yeux de tous.

De nombreux grognements, soupire, et même injures plus tard, me re voilà dans l'un des coins de la pièce, les yeux rivaient sur un point imaginaire. Machinalement, j'étends mes bras, commençant a m'étirer. Bien contre moi, j'ai toujours cette image, son image en tête. Avant même de recevoir ce sms, c'était déjà bien assez difficile de vivre en sa compagnie, mais maintenant... Arrête. Ça suffit. Je ferme les yeux, essayant de faire le vide, pensant uniquement aux craquements que mes os font suite à mes mouvements. Et soudainement, comme par magie, une odeur que je n'ai que trop senti saisit mes narines. Son odeur? Non, ça va trop loin. Je deviens tarée. C'est impossible que son odeur soit dans cette salle, c'est mon esprit qui... Une douceur indescriptible se glisse sur mes lèvres tandis que j'écarquille presque violemment les yeux, essayant de voir qui est derrière moi. Rapidement, mes mains se retrouvent dans mon dos. Et étrangement, je ne réagis pas immédiatement, aucun geste violent de ma part. Une voix, un murmure doux, et incroyablement mélodieux. Ce ton que je n'avais pas entendu depuis si longtemps, depuis une éternité. Une partie de moi veut se dégager, la pousser et l'envoyer chier, et l'autre, elle est prête à se montrer docile, conciliante. Finalement, je la laisse me tirer à l'écart. Je suis bien trop curieuse. Pourquoi agirait-elle de la sorte? Pourquoi maintenant? Elle ne tarde pas à me lâcher, refermant la porte derrière nous. J'attends patiemment qu'elle ouvre la bouche, qu'elle plonge son regard dans le mien et un sourire apparaît lentement sur mes lèvres, pour une raison que moi-même j'ignore. Je l'écoute, calmement, laissant mes yeux balayaient son corps. Le temps semble se figer pendant quelques secondes, ce moment, est-ce que j'en ai rêvé ou est-ce que j'en ai cauchemardé? Toujours aussi silencieuse, je continue de lui accorder mon attention. Je n'ai pas à le faire, alors pourquoi est-ce que j'en ressens l'envie? Est-ce que je suis en train de préparer un sale coup? Où est-ce que j'ai envie d'être aimable avec elle? Tout est si confus à cet instant. Lorsqu'elle parle de ce sms, je ne peux m'empêcher de pouffer de rire. Sérieusement? C'est le pire sujet qu'elle aurait pu aborder. Et ça fait mal. Il y a quelque chose à l'intérieur de moi qui vient de se casser, et habituellement, j'aurai froncé les sourcils, et j'aurai commencé à aboyer. Mais là, rien. Juste une boule au fond de ma gorge, l'impression de perdre pied et de chuter dans un gouffre sans fond. Lorsqu'elle ajoute qu'elle ne désire qu'une réponse, j'hoche lentement la tête, lui montrant un visage faussement compréhensif. Pourquoi se préoccupe-t-elle de ça? La souffrance, ce n'est pas ce qu'elle désire pour moi?

Une réponse et tu vas encore disparaître derrière tes masques ? Une ultime fois. Intérieurement, les questions arrivent par rafales, mais physiquement, je reste stoïque, me contentant de lui laisser ce regard si perçant que je maîtrise à la perfection. Qu'est-ce qu'il y a dans ta tête en ce moment Lexy? Te sens-tu à l'aise en ma compagnie? Il est peut-être temps que je me décide a parler. Après tout, c'est sûrement l'une des rares occasions que j'aurai de lui adresser la parole, faut que j'en profite. Alors après m'être adossée contre une pile de tapis de gym, j'affiche un sourire en coin, me raclant la gorge puis d'une voix claire, dénuée de toute agressivité, j'entreprends de lui répondre...

Tu sais...

Mais je me stoppe immédiatement, voyant son bras prit d'un tremblement qui semble incontrôlable pour la jolie blonde. Je remonte rapidement mes yeux vers les siens, arquant un sourcil.

Je te fais peur, Lex?

Suis-je si effrayante que ça? Elle qui n'a jamais eu peur de moi, peu importe mon comportement. Elle qui osait me tenir tête. Pourquoi est-ce qu'elle tremble? Cette idée de l'effrayer me répugne à tel point je sens une barre prendre place dans mon estomac. Je ne peux pas supporter cette vision, alors presque instinctivement, je m'approche, attrapant son bras pour qu'il arrête de remuer de la sorte, puis je reprends d'une voix calme.

Oui, j'ai reçu un sms. Et... Il était plutôt explicite quant à ta relation avec une gardienne.

Rien que de prononcer ces mots, ça me déchire. J'ai l'impression qu'on lacère mon corps de l'intérieur. Comme prise de conscience, je relâche doucement l'emprise que j'exerçais sur son membre puis je m'écarte, glissant l'une de mes mains sur ma nuque.

Mais, est-ce que c'est important?

Je marque une pause, lui tournant le dos.

Avec du recul, si je n'avais pas été aussi "violente" avec elle ce fameux soir, peut être qu'elle n'aurait pas fait autant d'excès. L'atmosphère se refroidit, à moins que ce soit juste la glace qui commence à reprendre le dessus.

Et maintenant? Tu vas juste partir? Et on va recommencer ce jeu à base d'ignorance et de mépris qu'on a débuté depuis que je suis arrivée?

Je suis exténuée de ce petit jeu, j'en ai plus que marre de devoir me comporter de cette façon avec elle. Elle sait tous de moi, aucune partie de ma vie n'est secrète pour elle, aucune de mes actions, tout ce que j'ai fait, tout ce que je fais et tout ce que je ferais, elle le saura. Parce que c'est Lexy, et qu'elle a cette incroyable capacité de me rendre faible, tendre, et aimante. Elle est la meilleure chose qui me soit arrivée, mais aussi la pire, parce qu'en l'aimant, je suis devenu tout ce que je voulais éviter. Cette blonde sulfureuse a détruit en quelques mois, ce que j'ai mis des années à construire. Elle est celle qui pourrait me faire chuter de ce piédestal sur lequel je me suis placée seule pour éviter de ressentir ce que trop de gens ressentent. Et finalement, je crois que c'est elle qui m'effraie.

Je finis enfin par me remettre face à elle, le visage déformé entre désillusion et amertume. J'ai horreur d'être faible, et là, en un mot, je pourrais craquer. J'essaye tant bien que mal de prendre sur moi, et je me mets a rigoler doucement, comme ci, j'avais vraiment envie de rire.

Tu te rappelles de cet après-match, où t'es venu me voir dans les vestiaires ? putain, j'étais mal en point. Je saignais salement de l'arcade, et je ne voulais pas que tu t'approches, parce que je ne voulais pas te mettre du sang partout. Mais tu t'es quand même approchée, et t'as même posé ton front contre le mien. Et puis dans cette salle de concert aussi, je ne voulais pas que tu t'approches et tu l'as fait aussi. Alors dis moi, Lexy, pourquoi tu t'approches toujours de moi quand j'essaye de te faire fuir?

Je ne sais pas ce que j'espère comme réponse, mais... j'espère. C'est étrange comme situation. Elle est là, debout devant moi, et j'ai l'impression de la redécouvrir. Elle est encore plus belle dans cet environnement terme et morne qu'à l'extérieur de ces murs. Finalement, je crois que je suis tombée folle au moment où elle est apparu, pas au moment où elle a disparu.
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Mer 16 Mar - 18:51
Bordel, mais qu’est-ce que je fous là ? Je ne suis pas du tout à l’aise et pour une fois dans ma vie j’ai peur. Peur de retrouver cette sensation, ce ressenti au fond de moi le jour de notre rupture. Peur d’avoir mal à nouveau. Je ne peux pas me cacher devant Kris, je n’ai jamais pu le faire.

-Tu sais...

Cette voix que j’ai tant aimée résonne dans ma tête. J’ai craqué pour elle, j’ai pleuré pour elle puis je l’ai oubliée pour au final l’entendre à nouveau. L’ai-je vraiment oubliée au fond ?

-Je te fais peur, Lex?

Si tu me fais peur ? Oui et non, j’ai peur de moi-même, des sentiments que je ne peux cacher face à toi. Je n’ai jamais eu peur de toi Kris, c’est seulement lorsque j’ai compris tout le mal que tu pouvais me faire que j’ai commencé à trembler. Oui Kris, j’ai eu mal, tellement. En te perdant je me suis perdue dans un gouffre. Je suis restée longtemps la tête au sol et en me relevant, j’ai compris, j’ai compris que le bonheur ne dure qu’un temps et qu’il peut s’effondrer à tout moment. Que ceux à qui on tient le plus sont ceux qui nous font le plus souffrir. Tu étais tout pour moi mais t’es partie et je me suis brisée, un peu plus chaque jour en ton absence. Je ne veux plus revivre ça, plus jamais. Je sens la douceur de ses mains sur mon bras, mes yeux se perdent dans les siens.

-Oui, j'ai reçu un sms. Et... Il était plutôt explicite quant à ta relation avec une gardienne.

Elle s’éloigne, je ne la quitte pas du regard. Pourquoi le mdj aurait envoyé un tel message à Kristen ? Il sait que nous ne sommes plus ensemble alors pourquoi ? A quoi bon révéler ma relation à Kristen ? Qu’est-ce que tu ressens pour moi Kristen ? Ce foutu mdj passe son temps à faire chier son monde donc il aurait agi en connaissance de cause.

-Mais, est-ce que c'est important?

Je ne sais pas, à toi de me le dire Kris. L’atmosphère change du tout au tout suite à cette fausse question. Qu’est-ce que tu ressens Kris ? Je ne parle pas, je l’écoute, analysant simplement ses phrases, chacun de ses mots, de ses mouvements. Cette prison m’a rendu davantage observatrice, beaucoup plus penchée psychologique. Mon cerveau est une machine qui n’a pas besoin de se reposer, il est en marche h24 et commence à perdre toute trace d’émotion.

-Et maintenant? Tu vas juste partir? Et on va recommencer ce jeu à base d'ignorance et de mépris qu'on a débuté depuis que je suis arrivée?

Pourquoi tu me tournes le dos ? Mon regard est si déstabilisant que ça ? Tu caches quelque chose ? Tu essayes de reforger ce mur de glace ? Pourquoi ? Tu sais que face à moi ce mur n’est rien. Il aussi inutile que mes masques dans cette situation. Regarde-moi Kris, dis-moi tes pensées comme autrefois. Ne me cache rien, je veux savoir. Tu sais que j’ai cette soif de connaissance des autres. Tu sais que lorsque je ne sais pas, je ne suis rien. Ses deux émeraudes reviennent dans les miennes, son petit rire sonne faux. Qu’essayes-tu de me cacher ?

-Tu te rappelles de cet après-match, où t'es venu me voir dans les vestiaires ? putain, j'étais mal en point. Je saignais salement de l'arcade, et je ne voulais pas que tu t'approches, parce que je ne voulais pas te mettre du sang partout. Mais tu t'es quand même approchée, et t'as même posé ton front contre le mien. Et puis dans cette salle de concert aussi, je ne voulais pas que tu t'approches et tu l'as fait aussi. Alors dis moi, Lexy, pourquoi tu t'approches toujours de moi quand j'essaye de te faire fuir?

Je me souviens de chaque moment passer avec toi. Même si je voulais les oublier, je n’y arriverai pas car c’est les seuls moments où je me suis sentie enfin vivante. Tu étais tout pour moi Kris. Une famille, ma confidente, mon réconfort, mon amour. Tu étais la seule à me connaitre vraiment, à savoir qui je suis, celle derrière tous ces masques. Ta question, j’ai l’impression de te faire du mal, d’être comme un cauchemar qui te hante. Ce n’est pas juste de dire ça, sais-tu la souffrance que j’ai ressenti quand tout était fini entre toi et moi ? Peut-être que je suis destinée à souffrir, à être abandonné par ceux qui sont censés m’aimer ? Je te considérais comme ma famille mais au fond, je ne connais pas ce mot. Je n’en ai jamais eu, j’étais seulement un ombre que tout le monde piétinait. Je ne détourne pas mon regard du sien. Il est temps d’en finir avec cette histoire, je ne dois pas fuir devant elle, ni me cacher.

-Je veux des réponses, voilà pourquoi.

Je m’approche lentement d’elle, ne quittant pas ses yeux.

-Pourquoi tu me fuis ? T’en as marre de ce jeu n’est-ce pas ? Moi j’en peux plus.

Je continue mes pas en sa direction.

-J’ai essayé de te haïr, je n’ai pas réussi. C’est con, non ?

Je viens coller mon front au sien.

-A ton avis, qu’est-ce que j’ai ressenti ce fameux jour ?

J’ai envie de pleurer mais je ne le ferais pas, pas maintenant. Il est temps de parler du passé pour enfin tourner la page. J’ai mal en me rappelant de tous ces moments en sa compagnie. Je me souviens de son sourire, de mon sourire, de ses rires, de mes rires, de ses baisers, de mes baisers. Tout était sincère, tout était parfait et tout s’est effondré.

-Tu étais tout pour moi…

Je laisse échapper un petit rire.

-Maintenant je sais plus.

Oui, je suis complétement perdue. Quand je ne cache pas mes émotions, elles s’emmêlent et font le bordel dans ma tête.


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Mer 16 Mar - 22:40
Après mon dernier mot, un léger silence se glisse entre nous. Comme toujours, elle réfléchit, elle cherche la faille, la petite bête? T'en trouvera pas, je suis sincère, je l'ai toujours été avec toi. Et pendant ce moment de flottement, je laisse mes yeux balayaient de nouveau son corps. Elle n'a pas changé, elle est toujours aussi attrayante, toujours aussi provocante, et mystérieuse. Ses yeux sont toujours plantés sur moi, et je ne veux pas qu'elle croie que je fuis, alors, je replonge mes yeux dans les siens. Ses pupilles et les miennes ne sont pas si différentes que ça, c'est un détail qui m'a toujours amusé. J'entends sa respiration, une légère inspiration, puis elle répond enfin, faisant raisonner la mélodie qui me servait de calmant.

-Je veux des réponses, voilà pourquoi.

Son corps bouge, elle s'avance, lentement, et les battements de mon cœur se calque sur le rythme de ses pas. N'avance pas. Reste où tu es. Je sais pertinemment ce qu'elle va me demander. En revanche, ce que je ne sais pas, c'est si je suis en mesure de lui répondre. Si je pouvais prendre mes jambes à mon cou, je le ferais.

-Pourquoi tu me fuis ? T’en as marre de ce jeu n’est-ce pas ? Moi j’en peux plus.

Je ne veux pas fuir. Pourquoi mes pensées oscillent de la sorte? Pourquoi je ne suis pas capable de me décider, pourquoi tout est aussi compliqué ? Son corps bouge, elle s'avance, lentement, et les battements de mon cœur se calquent sur le rythme de ses pas. Tu ne dois pas t'approcher de moi, pas encore. Pourquoi tu fais ça? T'as vu le résultat la dernière fois ? Tu veux encore que je te fasse du mal, idiote?

-J’ai essayé de te haïr, je n’ai pas réussi. C’est con, non ?

T'en fais pas pour ça, je déteste assez le rôle que je joue pour deux. Et mon cœur se serre d'avantage après chacun de ses pas. J'essaye aussi fort que possible de coordonner mes émotions à mes expressions, mais c'est tellement dur. Elle et moi, on est pas séparé depuis si longtemps que ça quand j'y pense, mais le manque que je ressens, il me brise. Depuis une éternité.
Une chaleur, un frisson qui escalade lentement mon échine et j'essaye de ne pas perdre pied. Elle est tellement proche, tellement. Assez pour que je sente son souffle chaud, assez pour que je sente la douceur de son parfum, même ici, elle continue de sentir si bon...

-A ton avis, qu’est-ce que j’ai ressenti ce fameux jour ?

Je serre instinctivement les poings après que sa voix se soit éteinte. Laissant retentir un craquement dû aux trop nombreux chocs qu'ils ont subi. Je finis par fermer lentement les yeux, comme ci j'étais à la recherche d'un sentiment, d'une sensation au fond de moi. Et je la trouve, elle est là. De la culpabilité? C'est ça? Je l'ai ressentie dès que j'ai entendu la voix de ce présentateur, dès qu'il a prononcé son nom. Ce qu'elle a ressenti? J'aimerai le savoir, sincèrement. J'ai ressenti un tas de choses, mais sûrement rien de comparable avec elle.

-Tu étais tout pour moi [...] Maintenant je sais plus.


Elle a rit? C'est sûrement nerveux. Et je n'ai même pas eu la force de lui répondre. C'est ça ta championne Ray'? Les yeux toujours clos, je continue de chercher, d'essayer de synchroniser mes gestes avec mon ressenti. J'ai trop fais semblant, pendant bien trop longtemps. J'expire bruyamment avant de desserrer calmement mes poings et de remonter mes mains, je glisse celles ci sur ses joues, si douce, puis j'ouvre lentement les yeux. Et je ne sais toujours pas quoi, ni comment lui répondre. Si j'avais ces réponses, peut être que je ne serais pas dans cet état émotionnel si intense. Tant bien que mal, je prends une profonde inspiration, essayant de retrouver mon calme habituel. Ce corps, son corps, je le connais, par cœur, il n'est pas question qu'il me gêne.


- Ce soir là, j'imagine que tu devais être dans un état affreux, tu devais être dévastée, assommée, brisée... Et je ne peux pas m'excuser pour ce que je t'ai fais. Ce serait trop simple, et injuste. Des mots ne réparons pas ce que j'ai fais, et j'en suis consciente.

J'avale difficilement ma salive, et malgré le fait que j'essaye de me convaincre seule que je n'ai aucunes raisons d'être gênée, je sens une chaleur oppressante monter en moi.

- Mais j'ai compris. Tu m'as fais comprendre que j'étais toxique. Même sans le vouloir. Parce que j'ai essayé, de toute mes forces, je te jure, j'ai essayé d'être quelqu'un de bien. C'était pas volontaire, ce mal que je t'ai fais. Ce soir là, j'étais....

Ma voix se coupe subitement, et mes mains quittent ses joues pour tomber doucement sur ses épaules. Qu'est ce que je fais? Qu'est ce que je dis? A cet instant, je ne suis plus la Kristen qui regarde les gens d'un air dédaigneux, je ne suis plus celle qui survole le monde avec cet air moqueur au visage. Je suis tout simplement redevenu la fille qu'elle a aimait. Celle qui l'aimait, et cette sensation est enivrante. J'ai l'impression qu'un nouveau sang parcourt mes veines, et bêtement, je souris.


- Écoute bien ce que je vais te dire, ce sera la seule fois que je le dirais, et après ça, tu vas sûrement partir, sans te retourner.

L'une de mes mains quitte son épaule pour attraper l'une de ses mèches blonde, la laissant glisser et danser entre mes doigts. Mon regard se pose sur cette même mèche, je garde ce sourire idiot, mélancolique.

- C'est toi que je voulais. Pas cette ceinture en or. Pas cet argent. Pas la foule en délire. Quand je t'ai connu, j'pensais pas que t’allias à ce point changer tout ce que j'étais. Et puis j'ai réfléchis. Et finalement, je le voulais cet argent. Pour t'emmener, loin. Loin de San Francisco, loin de ta mère. Alors oui, c'est ridicule, et enfantin, mais c'est vraiment ce que je voulais. J'étais stressée, je voulais pas échouer, je voulais réussir pour toi. Et paradoxalement, je t'ai envoyé chier. Je comptais m'excuser après l'examen mais c'était déjà trop tard...


Tout est allé si vite, j'ai pas pu suivre. Je voulais tellement te revoir, et maintenant que tu es en face de moi, près de moi, il y a un obstacle entre nous. Est ce encore de l'amour ou juste un manque dû à ton absence? J'en sais rien, je suis pas capable de le dire, de l'expliquer, de l'exprimer. Ai-je vraiment envie de pleurer, ou est ce que j'en ressens le besoin pour appuyer mes mots? Est-ce que je fais encore semblant?

- Et ainsi va la vie, comme on dit.

Je ressens déjà une bribe de haine monter en moi, lorsque je pense à Lex dans les bras d'une autre. Je suis une battante, et elle le sait, mais je ne peux pas me permettre de l'ouvrir dans ce genre de situation. Et au fond de moi, j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui gronde. Une envie de frapper, tous ce qui bouge, ou qui ne bouge pas d'ailleurs. Suis-je vraiment décidée a abandonner Lexy?

- Tu me déstabilise toujours autant, et ça me frustre toujours autant.

J'ai dis ça en espérant m'accorder un peu de répit émotionnel. C'est vraiment le bordel là-haut, et je suis tous sauf cohérente avec moi même.

Puis après ce long moment de contemplation sur cette mèche dorée, je détache mes doigts de celle ci, laissant mes bras retournaient le long de mon corps. Mais je ne m'écarte pas d'elle, je croise simplement les bras, gardant un léger sourire aux lèvres. La tête baissée pendant un moment vers le sol, je rigole légèrement avant de retrouver ses pupilles.

- Est ce que j'ai répondu à tes questions?

Non, j'en ai bien trop dis. Mais j'avais besoin d'ouvrir les vannes, de tout lâcher, de me libérer. J'ai l'impression que je suis plus légère, bien que je ressens toujours ce nœud au fond de ma gorge.
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Sam 19 Mar - 23:10
Mes mots te sont pesants, n’est-ce pas ? Ils le sont pour moi également. Je ne suis pas toute blanche dans cette histoire. Toi t’avais ton sport, moi j’avais mes bouteilles. Tu n’es jamais posée la question de pourquoi je sortais tout le temps ? L’alcool me faisait oublier l’espace d’une soirée qui j’étais. Une fille détestée de sa mère, une fille sans intérêt à ses yeux, un fantôme d’une famille qui n’a jamais voulu d’elle, une moins que rien dont on veut se débarrasser. Elle ferme les yeux, serre les poings, essaye de trouver quoi me dire, sûrement. Parle-moi Kris, je suis là, je ne m’enfuirai pas, je suis entièrement à ton écoute. Je fixe ses yeux qui apparaissent de nouveau, laissant ses mains se poser sur mes joues. Malgré les nombreux coups qu’elle a donnés, ses mains sont incroyablement douces.

-Ce soir là, j'imagine que tu devais être dans un état affreux, tu devais être dévastée, assommée, brisée... Et je ne peux pas m'excuser pour ce que je t'ai fais. Ce serait trop simple, et injuste. Des mots ne réparons pas ce que j'ai fais, et j'en suis consciente.

Non, les excuses ne servent à rien, tu as raison. Ce qui est fait est fait, et peu importe combien on aimerait réparer nos erreurs, rien ne peut changer le passé.

-Mais j'ai compris. Tu m'as fais comprendre que j'étais toxique. Même sans le vouloir. Parce que j'ai essayé, de toute mes forces, je te jure, j'ai essayé d'être quelqu'un de bien. C'était pas volontaire, ce mal que je t'ai fais. Ce soir là, j'étais....

Tu m’as fait du mal Kris, c’est certain mais tu as réussi l’impossible, me rendre heureuse. Malgré ma famille de merde, tu as réussi à me faire réellement sourire et tu m’as fait ouvrir les yeux sur une chose : la vie ne peut pas être toute noire. Le bonheur existe bel et bien, et toute personne le connait au moins une fois. Ce sourire que tu me lances, c’est celui que tu me faisais autrefois, c’est celui qui réchauffait mon cœur même dans les moments où j’allais mal.

-Écoute bien ce que je vais te dire, ce sera la seule fois que je le dirais, et après ça, tu vas sûrement partir, sans te retourner.

Mes yeux sont hypnotisés par les siens, par son sourire,  je n’arrive pas à la quitter du regard.

-C'est toi que je voulais. Pas cette ceinture en or. Pas cet argent. Pas la foule en délire. Quand je t'ai connu, j'pensais pas que t’allais à ce point changer tout ce que j'étais. Et puis j'ai réfléchis. Et finalement, je le voulais cet argent. Pour t'emmener, loin. Loin de San Francisco, loin de ta mère. Alors oui, c'est ridicule, et enfantin, mais c'est vraiment ce que je voulais. J'étais stressée, je voulais pas échouer, je voulais réussir pour toi. Et paradoxalement, je t'ai envoyé chier. Je comptais m'excuser après l'examen mais c'était déjà trop tard...

Je reste sans voix. Que suis-je censée répondre à ça ? Attend-elle un merci ? Un désolé ? Je n’en sais rien, je me sens légèrement perdue dans tout ça. M’emmener loin de San Francisco ? N’as-tu pas toute ta vie là-bas ? Ta famille ? Ton sport ? Je ne voulais pas être un poids pour toi, je n’aurais jamais accepté une chose pareille. Loin de ma mère ? Même si j’étais loin d’elle, ça n’aurait rien changé. Elle hante mes nuits et mon passé, elle ne disparaîtra jamais de ma tête.

-Et ainsi va la vie, comme on dit.

-Je…

-Tu me déstabilise toujours autant, et ça me frustre toujours autant.

Qu’est-ce….qu’est-ce qu’elle raconte ? Lui fais-je encore de l’effet ? Non, je divague, j’ai dû mal comprendre, c’est tout. Je tourne le regard lorsqu’elle baisse la tête. Tssss, tu parles trop Kris, c’est toi qui me déstabilises avec tes phrases bizarres. Allez, je n’ai pas à être gênée bordel de merde ! Je lui refais face alors qu’elle plonge ses émeraudes dans les miennes.

-Est ce que j'ai répondu à tes questions?

Oui ? Non ? Pourquoi tout d’un coup je ne sais plus de tout quoi dire ? Je me donne une énorme claque mentale. Ouai, je dois me reprendre car c’est un sacré bordel là-haut. Je lâche un grand soupir, reprenant la parole par la suite, calmement.

-Oui.

Un mot, un seul fucking mot. Je tourne les talons, commençant à me diriger vers la sortie. Puis en entreprenant mon geste qui ouvrira la porte, je m’arrête. J’appuie ma tête contre cette dernière, fermant les yeux. Non, j’ai encore une question, une dernière.

-Kris…

Je veux savoir, j’en ai besoin.

-…qu’est-ce que tu ressens pour moi aujourd’hui ?

De la pitié ? De la culpabilité ? De la haine ? Du mépris ? Ou peut-être… J’ai peur, peur de sa réponse.

-Tu sais, tout ce que je voulais, ce n’était pas partir loin de ma mère, ni de mes problèmes. Non, tout ce que je voulais, c’était toi. Tant que je t’avais, je pouvais sourire.

J’ouvre les yeux, regardant le sol, le regard se vidant petit à petit de tout sentiment.

-Mais comme tu dis, ainsi va la vie.

De la tristesse ? Ouai, j’ai envie de chialer, mais pas devant elle. Je n’ai jamais pleuré devant personne et ça ne risque pas de commencer aujourd’hui. « Si tu veux pouvoir sourire, il faut accepter les pleurs. ». Pourquoi la phrase d’Ina me revient en tête ? Je ne flancherai pas Ina, pas maintenant, je ne veux pas. J’accepte les pleurs mais que lorsque je suis seule.[/color]


Vive le savon Dove ♥ (Merci Ina et Chad xD):
 

Vava ♥:
 
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Jeu 31 Mar - 16:15
Un grand soupir puis un « oui. », un simple oui. Et elle s'apprête a s'envoler, comme un oiseau qu'on effraie d'un coup sur le sol. Est-ce que mes réponses ne l'ont pas satisfaite, ou est-ce qu'elle m'as demandé tous ça, juste par curiosité ? C'est à mon tour d'être empli d'interrogation. Et je laisse mon regard traîner sur son dos alors qu'elle s'éloigne. Silencieuse, comme toujours, j'observe plus que je commente. Elle s'arrête, mais ne se retourne pas.

- Kris...[...]…qu’est-ce que tu ressens pour moi aujourd’hui ?

Ce que je ressens ? Bêtement, je pose ma main sur mon cœur, comme si j'attendais que celui-ci se mette a battre plus fort pour m'indiquer qu'il est dingue, dingue d'elle. Ce que je ressens ? Un amour inconditionnel. Toi et moi, c'est une évidence. Ce n'est pas une envie, c'est un besoin vital. J'ai besoin de cette blonde.

-Tu sais, tout ce que je voulais, ce n’était pas partir loin de ma mère, ni de mes problèmes. Non, tout ce que je voulais, c’était toi. Tant que je t’avais, je pouvais sourire. […] Mais comme tu dis, ainsi va la vie.

J'ai mal au ventre, mal au cœur en la voyant, en la voyant perdre tous sentiment.

- Lex...

Tentais-je maladroitement en décollant mon dos du tas de tapis. Lentement, je commence a marcher vers elle, bien décider à lui faire reprendre goût à la vie, malgré son quotidien carcéral. T'as tellement a transmettre à ce monde, blondinette. Abandonne pas. C'est pas la fin du combat. Une fois près d'elle, j'attrape sa main, lui faisant lâcher la porte. J'enlace mes doigts aux siens, collant mon corps contre le sien, la faisant reculer pour que son dos rencontre le mur. Un léger sourire, et même un rire quasiment sourd, et je redresse son menton. Plongeant mon émeraude dans le sien. Son regard, elle le hait, je l'adore.

- Cette réponse, je ne te la donnerai pas. T'aimes jouer ? Tu hais t'ennuyais, alors je vais te distraire.

Je marque une pause, replaçant l'une de ses mèches rebelles derrière son oreille, effleurant intentionnellement celle-ci.


Puis sans crier gare, j'avance rapidement mes lèvres des siennes, et je lui vole un baiser. Il est brusque, presque sauvage, mais je sais qu'elle apprécie ce côté bestial dont je peux faire preuve. Je reste ainsi un petit moment, appuyant légèrement plus sur ses lèvres avant de me retirer brusquement, libérant son corps de l'emprise du mien. Tout en reculant à pas lent, j'écarte les bras, un large sourire aux lèvres.

- Ne considère pas ça comme un indice. Tu me connais, agis en conséquence.

C'est à mon tour d'attraper la poignet de la porte, sans savoir pourquoi, je rigole légèrement. Je lui lance un regard sur le côté, toujours avec cette attitude dans l'optique de la taquiner.

- Bon jeu.

Lançais-je en entrant dans l'espace que la porte a créé en s'ouvrant. Je n'aime pas le jeu, mais j'aime la joueuse, alors, si ça me permet de l'avoir plus proche de moi pendant un temps, je ferais en sorte que ce jeu s'éternise.


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