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Embrasse-moi et n'en parlons plus. /Galaad/

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Mer 2 Mar - 2:30
2 février 2016 - 23h10


La haine. La rage. La jalousie. La trahison. La colère. Tu tournas en rond sans savoir si oui ou non il serait là. Tu hésitais à y aller. Comme convenu, tu avais rendez vous d'ici cinq minutes dans les sous-sol, avec Galaad, à l'abris des regards. Et comme convenu, vous deviez vous retrouver dans une des anciennes salles.
Mais c'était loin d'être les retrouvailles que tu pensais. Tu avais eu vent de la gazette. Vous étiez tous les deux dedans. Et lui deux fois. Pour avoir coucher avec des détenus. Mais autant pour vous deux, si c'était bien regrettable que cela ça soit su, tu t'en fichais, autant pour Lottie, tu avais beaucoup plus de mal à le prendre avec le sourire. Il avait couché avec une autre. Tu grinçais des dents.

Tu finis par réussir à t'échapper de ta cellule et tu te faufilas parmi les couloirs, ruminant ta rage. Tu n'avais pas de sentiments pour le gardien, mais tu ne voulais tout de même pas avoir de la concurrence. Sinon, autant tout arrêter. Et le pire, c'était de l'apprendre de la gazette. Même pas un SMS rien. C'est toi qui avait encore pris les devant, comme la première fois, à l'infirmerie, quand tu l'avais embrassé. Ce jour-là, tout était imprévu. Tout était nouveau. Tout était parfait. Mais là? Il allait apprendre à connaitre ton nom et la réputation qui te précédait.

Tu descendis au sous-sol, furieuse toujours et tu le vis au loin, au fond d'un couloir, t'attendant devant la salle, ouverte.
Tu rentras sans même le saluer et tu attendis qu'il est refermé la porte derrière lui pour l'attraper par le col et l'acculer contre un mur. Tu étais bien plus petite que lui et pourtant, ton regard était déterminé.

- A quel moment tu comptais me dire que je n'étais qu'une fille de plus sur le tableau de chasse Harter?

Tu avais l'air bien pitoyable mi amor. Mais tu te sentais blessée, sans que vraiment tu ne saches pourquoi. Les surnoms avaient disparu, tu n'étais que colère et rancœur. Il avait intérêt à avoir une très bonne explication si il ne voulait pas finir saignait ou castrer ici même et dans les cinq prochaines minutes.

- Une Redweak putain! Mierda tu couches avec nous deux? C'est dégueulasse!

Tu pris une pause et tu le lâchas avant de t'éloigner, t'appuyant contre le mur d'en face. Tu étais d'une colère noire. Mais comme à ton habitude, tu préférais la jouer colère froide. C'était la pire des colère avec toi. Cela témoignait bien de ton état.

- J'ai beau n'attendre aucun sentiment, j'attendais au moins un minimum de respeto.



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Mer 2 Mar - 21:44
Pfff.. Quel idiot je faisais moi.. Si on m'avait donné un deuxième prénom ça aurait sans doute été connard. Qu'est-ce qui m'avait pris de faire ça avec Lottie ?! Je me l'expliquais pas, tout était arrivé tellement vite et pourtant dieu sait que Lottie est une amie très proche rien de plus. Mais l'alcool et le joint m'avaient embrouillé les idées tellement fort qu'au final, plus rien n'agissait sous ma volonté et j'avais fait n'importe quoi. Il fallait avouer que nous y avions pris du plaisir mais la gêne ne pouvait me quitter le lendemain. Rien que le fait de la regarder me faisait me dire que rien de tout cela n'aurait dû arriver. Deux amis d'enfance ne devraient jamais déborder autant bordel..
Je descendais peu à peu les escaliers, allant au sous-sol, là où Keysha voulait que l'on se retrouve. J'aurais voulu lui en parler en face, non pas par message mais à cause de cette foutue gazette elle eut la nouvelle bien plus rapidement que je n'eus le temps de la voir pour lui en parler.

Tout ça était de ma faute et je le savais bien, je savais bien aussi qu'avec Keysha rien n'était sérieux mais je m'en voulais tellement, au fond de moi, d'avoir fait l'amour avec une autre personne alors qu'elle, était là et que nous aurions pu réitérer l'acte charnel puisque nous le voulions tous les deux. Mais j'avais brisé ça à cause d'une soirée trop arrosée.. Bordel...
J'arrivais vers les anciennes salles et me rendais compte que Keysha n'étais pas encore arrivée. Je m'appuyais contre le mur, me demandant comment j'allais bien pouvoir aborder le sujet sans que ça parte en baston directement. Je cherchais différentes manières mais c'était déjà trop tard, je voyais Key arriver au loin. Je me levais donc du mur et cherchais un début de conversation valable mais rien ne me venait, trop honteux de ce que j'avais fait, je me taisais donc.
Elle passa devant moi, sans même me regarder et rentra directement dans la salle. Je rentrais à mon tour et fermais la porte à clé pour que personne ne dérange la conversation.
A peine avais-je terminé que je me retournais et me retrouvais plaqué contre le mur par Keysha qui me prenait par le col, me regardant droit dans les yeux.

- A quel moment tu comptais me dire que je n'étais qu'une fille de plus sur le tableau de chasse Harter?
Une Redweak putain! Mierda tu couches avec nous deux? C'est dégueulasse!
J'ai beau n'attendre aucun sentiment, j'attendais au moins un minimum de respeto.


Je la regardais aussi dans les yeux avant qu'elle ne s'en aille se coller contre le mur d'en face. Je baissais la tête un instant, soufflais puis la regardais de nouveau, le regard sincère, espérant que ce que je lui dirais pourrais la faire changer d'avis au moins un petit peu.

- Écoute.. Lottie est une de mes amis d'enfance. Je n'ai aucune excuse, je sais, mais sache tout de même que c'était un erreur et que c'est dû à la soirée LaserGame. Le MdJ nous avait bien dégommé et je ne savais plus ce que je faisais..

Je sentais dans son regard qu'elle n'avait qu'une seule envie, c'était de me frapper et j'avais très envie de me frapper aussi pour le coup. Je prenais mon flingue dans son étui et commençais à jeter mes armes à terre une à une continuant la discussion avec elle..

- Elle le sait elle-même que nous avons fait une énorme bourde et nous savons très bien l'un comme l'autre que cela ne se reproduira pas. Je sais que je t'ai manqué de respect et ça me rend très mal, tu sais pas à quel point..

Mon flingue, ma matraque et mes poings américains étaient au sol. J'étais sans défense, la regardant toujours dans les yeux de mon regard des plus sincères. Je m'approchais un peu d'elle les bras le long du corps, mon regard plongé dans le sien.

- Par contre, ne dis pas.. jamais, que tu n'es qu'une fille parmi d'autres. Tu es celle avec qui je vis le plus de trucs en ce moment et sans doute celle avec qui j'ai vécu mes moments les plus intenses alors non, tu n'es pas une fille parmi d'autres, tu es la seule et UNIQUE fille !

Il fallait que ça sorte après tout. Elle avait le droit de m'insulter, de me frapper, de faire tout ce qu'elle voulait mais je ne voulais en aucun cas qu'elle ne pense ça de moi, ça m'était insupportable. Bon maintenant c'étais le moment de vérité, je m'avançais un peu plus mon regard se faisant encore plus perçant.

- Je vois dans ton regard que tu as des envies de meurtre, et je comprends après tout. Alors si tu veux le faire, je t'en empêcherai pas, défoule toi autant que tu veux sur moi ça m'est égal si ça peut t'aider.

J'attendais qu'elle se décide, me disant qu'il fallait quand même que je sois bien jeté pour vouloir me laisser frapper pour qu'une personne se détende mais bon je voulais vraiment qu'elle se calme. Elle semblait vraiment en colère et la voir comme ça me faisait me dire que ce ne serait ni une bonne chose pour elle, ni pour tout le monde qu'elle reste comme ça. Alors autant que ce soit moi qui subisse tout puisque c'était de ma faute toute cette colère après tout..


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Mer 2 Mar - 22:30
Il avait l'air bien honteux ainsi. Il te regardait dans les yeux, affrontant ta colère et ta rancœur. Tu ne supportais pas ce genre de situation. On ne t'avait jamais trompé. Ton premier et dernier ex, c'est toi qui avait mit fin à votre relation, parce que tu ne t'y sentais plus à l'aise. C'était quelques jours à peine avant le drame, et il n'avait jamais su qui tu étais vraiment, malgré vos quatre mois de relation. Il n'avait pas su pourquoi tu ne vivais qu'avec ton frère.

Quand tu le lâchas enfin, il baissa la tête un instant avant de plonger ses yeux dans les tiens, sincères. Tu avais presque envie d'oublier cette histoire pour lui sauter dessus. Pour une étreinte. Encore une. Un baiser, des caresses et des regards. C'était ça normalement non? Pourquoi Lottie était venue se rajouter à l'équation? Et d'où cette foutue gazette se mêlait des histoires privée?!

- Écoute.. Lottie est une de mes amis d'enfance. Je n'ai aucune excuse, je sais, mais sache tout de même que c'était un erreur et que c'est dû à la soirée LaserGame. Le MdJ nous avait bien dégommé et je ne savais plus ce que je faisais..

- Et je devrai rester silencieuse c'est ça? Tu nous manques de respect à toutes les deux et je dois me taire? Tu me prends pour quien Galaad?

Il retira son flingue, puis ses armes, une à une, vulnérable, tout en te regardant. Mais tu ne daignais même plus le fixer. Tu regardais ailleurs, vexée. Tu savais que ce simple geste le blesserait, mais tu t'en fichais éperdument.

- Elle le sait elle-même que nous avons fait une énorme bourde et nous savons très bien l'un comme l'autre que cela ne se reproduira pas. Je sais que je t'ai manqué de respect et ça me rend très mal, tu sais pas à quel point..

- Tu sais quoi? T'as raison, pas besoin d'en faire un drame. On a couché ensembles, c'est pas comme si c'était sérieux entre nous.

Tu te mordis la langue pour ne pas le blesser plus encore. Tu ne pouvais pas nier qu'au delà de l'attirance physique, tu aimais bien le gardien. Il t'avait écouté et n'avait rien dit. Il t'avait même proposé de réaliser ton rêve en te laissant jouer de la guitare. Galaad avait eu du coeur et tu ne pouvais pas le nier. Il s'avança vers toi, vulnérable, les bras le long du corps.

- Par contre, ne dis pas.. jamais, que tu n'es qu'une fille parmi d'autres. Tu es celle avec qui je vis le plus de trucs en ce moment et sans doute celle avec qui j'ai vécu mes moments les plus intenses alors non, tu n'es pas une fille parmi d'autres, tu es la seule et UNIQUE fille !

- Cierra el pico! Ne dit pas des choses que tu ne penses pas!

En vérité, tu savais qu'il disait vrai. S'il pouvait être simple de mentir, tu avais appris depuis longtemps que le regard ne pouvait cacher la vérité. Mais tu ne pouvais pas décemment lui rendre les choses faciles.
Tes yeux avaient retrouvés les siens, comme attirés, et tu ne pouvais faire rien d'autre que le fixer, haineuse.

- Je vois dans ton regard que tu as des envies de meurtre, et je comprends après tout. Alors si tu veux le faire, je t'en empêcherai pas, défoule toi autant que tu veux sur moi ça m'est égal si ça peut t'aider.

- Pour que ça dérape, il faut qu'il y ait déjà à la base une attirance Galaad, on en est le parfait exemple!


Tu avais raison et il le savait. On ne pouvait pas dérapé si on ne ressentait pas une once d'attirance pour la personne. Statistiquement parlant, c'était impossible. Tu n'avais pas attendu de Galaad que votre dérapage induise une histoire sérieuse. Tu te refusais tout cela. Mais tu aurais aimé qu'il te le dise au moins. Qu'il coucherait à droite à gauche, et que tu ne serai qu'une salope de plus, quand les autres ne seraient pas libres. Même si tu avais peu d'estime de toi, tu savais que tu valais mieux. Alejandro avait au moins réussi à te faire admettre ça. Tu n'étais pas una puta. Il n'avait pas le droit de t'enlever ça.

Tu te retenais tellement de déverser contre lui que tu serrai les poings à t'en faire blanchir les jointures. Tu te mordais la lèvre pour ne pas dire de bêtises, te souvenant douloureusement que la dernière fois que tu t'étais mordue la lèvre devant lui, c'était de plaisir et non pas de colère.

- Cabrón...

C'était inaudible. Un simple murmure. Et puis tu explosas. Tu le frappas au niveau du torse, furieuse. Tu ne le regardais pas, gardant les yeux baissés. Tu voulais lui faire mal autant qu'il t'avait fais du mal. Il t'avait prit le peu d'estime que tu avais de toi-même.

- Cabrón!

Ton accent et ta langue maternelle témoignaient de ton émotion. Mais tu ne voulais pas qu'il sache le pourquoi de ta rage. Le réel. La vérité. Hors de question que tu avoues cela. Tu étais carnivores. Tu n'avais pas à avoir ce genre de faiblesse.
Tu finis par te calmer, ne serait-ce qu'un peu. Tu te détournas de lui, voulant fuir et tu allas à son parfait opposé, prés de la porte. Tu étais prête à partir, mais quelque chose te retenait. De là à savoir quoi...

- J'espère au moins que t'as prit ton pied. Ce serait con que tu n'es plus personne à baiser. A moins ce qu'il y en ai une autre que la gazette n'ai pas déterré?

C'était des paroles traîtresses. On pouvait voir à quel point tu étais blessée. Mais tu savais qu'ainsi, tu perdrais la seule personne proche de toi ici. Et cela aussi te faisait mal. Bien plus mal que la trahison. Aussi, plutôt que de demander à partir, tu t'assis par terre, dos au mur, le regard dans le vide. C'était à lui de partir s'il le souhaitait. On t'avait dupé. Encore.



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Date d'inscription : 29/03/2015
Mer 2 Mar - 23:57
Il n'y avait aucun moyen de la raisonner, c'était impossible. Elle me balançait des méchancetés mais je restais muet. Il ne fallait pas que je riposte et je le savais. Si cela devait arriver on partirait vraiment très loin et je ne le voulais pas. Je ne devais pas déraper malgré tout ce qu'elle me jetait au visage, de prime abord parce que je le méritait après tout mais aussi pour lui prouver que je n'avais aucune intention belliqueuse et que je ne lui tiendrais pas tête.
Elle était vraiment enragée, répondant à mes explications par des paroles furieuses parfois emplies de sens et vraies et parfois...

- Tu sais quoi? T'as raison, pas besoin d'en faire un drame. On a couché ensembles, c'est pas comme si c'était sérieux entre nous.

Je voulais croire qu'elle disait ça sur le coup de la colère et qu'elle n'en pensait pas un traitre mot mais il fallait bien avouer qu'elle pouvait tout aussi bien le penser après tout.. Nous n'avions couchés qu'une seule fois ensemble c'est vrai donc ça pouvait ne pas dire grand chose pour elle. Pour moi par contre, on pouvait pas dire que Keysha me laissait complètement indifférent. Elle me faisait me sentir vivant quand nous étions ensemble et le fait d'avoir fait l'amour ensemble en était le parfait exemple.
Je serrais du poing rien que d'imaginer le fait que ce qu'il s'était passé ne soit pour elle qu'une simple partie de jambe en l'air, passionné certes, mais juste passager, sans intérêt.
Je baissais la tête, presque énervé, la veine commençant à palpiter sur le côté du front. Mais il ne fallait pas que ça dérape, je devais garder le Galaad violent enfoui, pour cette fois ça ne devait pas dégénérer.
De toute façon, elle avait vite fait de me remettre en place puisque, tellement énervée, elle se rua sur moi, m'insultant, pour me donner un coup dans le torse. Je ne l'avais pas vu venir celui-là mais je l'avais bien senti par contre. J'émettais un léger son de douleur avant de tomber un genoux à terre tandis qu'elle s'en allait vers la porte, sans doute pour partir.

- J'espère au moins que t'as prit ton pied.

J'avais craché un peu mes poumons sur ce coup-là mais me relevait tout doucement pour ne pas péter un truc dans ma cage thoracique qui avait bien pris cher pour le coup.

- Ce serait con que tu n'es plus personne à baiser. A moins ce qu'il y en ai une autre que la gazette n'ai pas déterré?

J'étais à moitié relevé quand j'entendais cette phrase et je me stoppais net dans mon élan. Comment pouvait-elle penser une chose pareille ? J'avais été sincère tout le long de mon discours et quand j'avais déblatéré mes excuses. Comment pouvait-elle oser sous-entendre que j'avais couché encore avec d'autres femmes alors que je regrettais bien assez avoir eu cet accident avec Lottie ? Je serrais mes deux poings, ma veine gonflant de plus en plus sur mon front, j'avais vraiment du mal à me retenir mais il fallait vraiment rester calme, ne pas exploser, ça ne ferait qu'empirer les choses.

- Je.. Non, pas d'autres femmes. Comme je te l'ai dit, et je le pense. Tu es la seule femme dans ma tête.

Je m'étais relevé et avais légèrement desserré les poings. Je ne la regardais pas mais fixais le sol comme si, peu à peu, je savais que plus rien ne redeviendrai comme avant et que tout allait se terminer ici. A ce moment je pensais vraiment que tout était terminé et que je n'aurais plus la chance de partager encore un merveilleux moment de désir et de plaisir charnel avec le seul être avec qui je voulais partager ça, Keysha...


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Jeu 3 Mar - 0:31
Tu le voyais qui luttait pour ne pas répondre. Pour ne pas te provoquer. Vous ne vouliez pas vous disputer, tous deux, et pourtant, la colère t'aveuglait. Non ça n'avait pas juste était une partie de jambes en l'air. C'était plus, beaucoup plus. Tu avais apprécié ce moment. Ces moments. Votre rencontre t'avait énormément amusé. Le trajet vers l'infirmerie avait été plus supportable. La conversation à l'infirmerie? Ces baisers? Tu ne pouvais pas dire que tu n'avais pas aimé tous ça. Tu aurais menti. Il te permettait de t'évader, aussi fou que cela puisse être. Tu refusais de voir plus. Mais tu étais blessée, et cela témoignait bien de ton affection.

Tu savais qu'un mot de trop pourrait finir de briser ce lien si fragile entre vous. Tu te retenais d'en dire trop, bien que tu te montres déjà méchante et blessante. Tu voyais dans son attitude qu'il était presque près à rendre les armes. Tu étais aller trop loin tu le savais. Tu avais mal. Tu te sentais mal. Honteuse et désolée presque. Des émotions que tu n'avais pas ressentie depuis longtemps.

- Je.. Non, pas d'autres femmes. Comme je te l'ai dit, et je le pense. Tu es la seule femme dans ma tête.

Il était debout face à toi et tu finis par le fixer, sans savoir si oui ou non, tu pouvais lui faire confiance. La seule disait-il? Était-ce seulement vrai? Pouvais-tu le croire? Tu voulus. Tu voulus croire que non. Mais la vérité c'est que tout dans son comportement montrait qu'il était sincère. Tu te relevas, légèrement perturbée par cette entrevue.

- La unica dices? Alors pourquoi t'as fais ça? L'alcool n'est pas la seule explication, tu ne me feras pas croire ça. Je pensais... Je pensais qu'au moins toi tu me respectais.

Un silence se fît entre vous et tu baissas la tête. La colère était passée. La méchanceté aussi. Il ne te restait que les regrets de la trahison. Tu soupiras et finit de te redresser, droite comme un i, le fixant avec tout ton courage.
Tu ne voulais pas tout gâcher. Pas maintenant. Pas ainsi. Il était sincère. Tu ne pouvais pas le nier. Tu le voyais. Et tu ne voulais pas le laisser partir. Tu le voyais mal. Et la partie de toi, de l'ancienne toi, comprit. Il avait fait une erreur. Comme tu en avais fait beaucoup. Devait-il pour autant toujours en payer le prix? Deviez vous pour autant briser votre relation.
Impulsivement, tu t'avanças rapidement vers lui avant de sauter dans ses bras, nouant tes jambes à sa taille. Sans que tu ne réfléchisses plus, tes lèvres vinrent trouver les siennes. Tu tenais son visage entre tes mains et ta langue vint se frayer un passage pour rejoindre la sienne. Tu gémis contre lui tant le baiser te faisait mal. Tu avais peur de l'avoir blessé. Peur qu'il t'éloigne. Peur qu'il te laisse. Peur que tout ça s'arrête.

- Embrasse-moi...

Ton murmure contre ses lèvres relevait de la supplication. Tu ne voulais pas que tout cesse. Tu voulais au contraire que vous continuiez de vous fréquenter dans un secret à demi dévoilé. Tu voulais d'autres conversations. D'autres étreintes. D'autres baisers. D'autres écarts. Tu le voulais lui, de nouveau.



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Date d'inscription : 29/03/2015
Jeu 3 Mar - 21:58
J'étais perdu dans mes pensées.. Ne sachant pas quoi faire entre partir maintenant pour éviter une énième critique qui ne ferait que renforcer encore plus cette pensée que j'avais, que tout ceci s'arrêtait maintenant, ou alors rester et espérer, ne serait-ce qu'encore un peu, un quelconque changement de sa part au fur et à mesure de mes paroles..
La détresse. C'est vraiment ça que je ressentais actuellement en plus du fait d'être très stupide pour avoir fait une chose comme ça. Plus les secondes défilaient et plus l'espoir que je portais encore en moi disparaissait et s'effritait. Je sentais qu'elle me regardait mais je n'osais que très peu la regarder sachant que rien ne la ferait changer d'avis et que sa colère s'abattrait encore sur moi.
Que faisais-je encore ici alors ? J'attendais, tête baissée et lui prononçais une nouvelle fois qu'elle était la seule femme présente dans ma tête. "Je n'ai jamais été aussi sincère" que je pensais.
Je relevais la tête et la regardais dans les yeux une nouvelle fois, et peut-être la dernière.. Me remémorant les bons souvenirs passés, peu nombreux mais intenses. Les baisers, les caresses sensuelles, le désir éprouvé... Toutes ces choses que je n'éprouverais sans doute plus jamais et que j'avais laissé derrière moi en couchant avec Lottie..

- La unica dices? Alors pourquoi t'as fais ça? L'alcool n'est pas la seule explication, tu ne me feras pas croire ça. Je pensais... Je pensais qu'au moins toi tu me respectais.

Oui la seule.. Ça m'étonnait moi aussi de m'être attaché si rapidement et pourtant c'est bien ce qu'il s'était passé. J'écarquillais les yeux puis reprenait mon regard sincère, reprenant en main le peu d'espoir qu'il me restait. Elle avait baissé la tête mais je la regardais quand même au cas où elle la relèverai. Elle semblait être tout aussi perdue que moi, sauf qu'elle devait hésiter entre partir et essayer de me croire et je ne pouvais qu'essayer qu'elle me croit même si je croyais ça perdu d'avance..

- Lottie est une amie.. Je ne l'aurais jamais fait sans l'alcool crois moi, et elle encore moins.. Je te respecte énormément Keysha, cet incident est la preuve de ma bêtise. Je ne te mérite juste pas..

La sincérité à l'état pur. J'avais dit tout ce que j'avais sur le coeur et c'était maintenant à elle de voir si elle me croyait ou pas. Je la voyais se redresser me fixant, droite comme un piquet. Je m'attendais à un nouveau reproche de sa part et me préparais. Je baissais la tête et soufflais, me disant que ça y est.. C'était définitivement fini et que plus rien ne rattraperait le coup cette fois..
Mais, il suffisait que je pense ça pour que je me retrouve avec Keysha dans les bras les jambes enroulées autour de moi. Je n'avais même pas le temps de demander ce qu'il se passait qu'elle m'embrassait déjà de toute sa fougue et je ne me faisais pas attendre non plus puisque je me rejoins au baiser, et liais ma langue à la sienne..

- Embrasse-moi...

Je esquissais un léger sourire, mes lèvres touchant les siennes. Je ne pouvais qu'acquiescer la requête et répondre à ses attentes. Je ne saurais dire pourquoi mais mon corps et mon esprit se sentaient bien à ce moment. J'étais de nouveau en contact avec la femme à laquelle je pensais constamment et avec qui j'avais envie de revivre ces merveilleux moments.

- Tant que tes lèvres seront en mesure d'accepter les miennes, je ne cesserai de t'embrasser..

Je passais mes mains dans son dos et la serrais fort contre moi. Tout cela me paraissait irréel et pourtant cela me faisait tellement plaisir. J'aurais tout fait pour qu'elle ne parte pas en ce moment et que nous restions comme ça pour très longtemps encore..
Qu'est-ce qu'il m'arrivait franchement ? Était-ce vraiment des sentiments que je sentais grandir en moi ? Se pourrait-il que j'éprouve plus que du désir pour Keysha ? Étais-je en train de m'amouracher de la belle, et non moins têtue, détenue ?...


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Date d'inscription : 09/05/2015
Jeu 3 Mar - 23:30
- Lottie est une amie.. Je ne l'aurais jamais fait sans l'alcool crois moi, et elle encore moins.. Je te respecte énormément Keysha, cet incident est la preuve de ma bêtise. Je ne te mérite juste pas..

C'était idiot, non? Tu te surprenais à ressentir un certain malaise. Tu avais mal de le voir ainsi, si coupable. N'avais-tu jamais fais d'erreur toi? N'avais-tu aucun regret? Une bêtise. C'était exactement le mot. Il avait déconné et il regrettait. Il avait mal et toi aussi.
Étrangement, ce qui te fis le plus mal fût ton prénom. Parce que tu avais pris l'habitude du surnom. Un surnom tout simple et qui pourtant, voulait dire beaucoup. Le mot mériter heurta ton oreille dans un douloureux fracas. D'ailleurs, il avait à peine finit sa phrase que tu lui avais déjà sauté dessus pour l'embrasser.
Trop longtemps privées l'une de l'autre, vos bouches s'entrouvrirent d'un commun accord. Ta langue vint approfondir le baiser, tes mains l'obligeant à rester collé à toi. Un gémissement plus tard, Galaad abandonna toute résistance et t'embrassa comme s'il avait eu peur que cela ne soit la dernière.
A ta supplication, tu le sentis sourire, heureux et ta main vint se perdre dans ses cheveux.

- Tant que tes lèvres seront en mesure d'accepter les miennes, je ne cesserai de t'embrasser..

- Yo? No una otra?

Tu voulais l'entendre. Tu voulais qu'il le dise. Sinon, tu partirais. Tu ne voulais pas être la seconde, ni même une parmi tant d'autres. Tu ne voulais pas devenir ce contre quoi tu t'étais battue toute ta vie: Ce que el padre voyait en toi.
Ses mains vinrent te serrer contre lui et tu finis par reposer les pieds par terre, avant de te blottir contre lui, ta tête arrivant à peine au niveau de son épaule. Tu fermas les yeux un instant, te rendant compte des horreurs que tu avais pu lui balancer à la tête.

- Gal'... Tu vas finir par me briser une côte.


Tu ris doucement, amusée par tant d'émotion d'un coups. Tu relevas la tête avant de poser ta main sur sa joue pour venir l'embrasser doucement, te haussant sur la pointe des pieds.
N'entendais-tu pas Key'? Ce doux son qui sortait de vos poitrines? Ton coeur s'était calmé, et le sien aussi visiblement. Ne ressentais-tu rien alors?
Il y avait plus qu'une attirance physique. Plus qu'un simple rapport sexuel. Plus qu'une simple règle enfreinte. Mais tu ne pouvais pas le voir. Impossible pour toi de comprendre que Galaad te plaisait vraiment. Sincèrement.
Non il n'y avait pas rien de sérieux entre vous deux. Tu ressentais le besoin d'être vers lui. Tout simplement parce qu'en sa présence, la douleur, à défaut de disparaître, te paraissait plus supportable. Tu ne voulais pas le quitter pour ça. Parce qu'il te permettait d'être toi-même. Tu revins te blottir entre ses bras chaud et fermant les yeux, tu passas tes mains glacées sous son haut. Étais-tu vraiment la seule dans sa tête? Comme lui l'était dans la tienne?

Un temps s'écoula, sans qu'aucun de vous ne bougea ni ne parla. Tu étais juste bien. Juste heureuse. Tu ne voulais pas revenir à la réalité. A savoir que tu n'avais pas le droit d'être là, ainsi collée à lui, à bientôt minuit.
Mais tu pensas alors que vous aviez à présent toute la nuit pour vous. La porte était fermée à clé et les sous-sol étaient déserts. Vous étiez seuls et personne ne pourrait vous interrompre. Tu souris à la seule pensée de ce qui pourrait arriver. Seriez-vous d'humeur à parler où plutôt à faire autre chose?
Mais tu repensas soudain à la raison de votre présence ici et cela te fît mal. Il avait couché avec une autre. Une amie d'enfance. Une amie avec qui il partageait des choses. Avec qui il était simple de parler. Une fille qui comptait vraiment.
Oh mierda Key'. Me dit pas que tu voyais plus qu'une simple partie de jambes en l'air occasionnelle avec le gardien? No? Mierda!

- Parle moi de toi.

Tu voulais le connaître. Tu voulais oublier qu'une autre savait qui il était. Tu voulais oublier que cette autre te l'avais déjà prit une fois. Tu ne voulais pas qu'il y en ai de seconde.



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Ven 4 Mar - 22:43
Tout était allé très vite et je n'avais eu le temps de cligner des yeux que nous nous retrouvions dans les bras l'un de l'autre à nous embrasser comme pour tenter d'oublier la douleur de ce que nous venions chacun de subir même si celle-ci était encore bien présente, autant dans ma tête pour ma bêtise que dans la sienne pour tout le mal que je lui avais fait. Mais elle avait réussi à passer au travers de ça et à me rejoindre dans une étreinte que j'avais envié pendant un long moment depuis que je la voyais.
Je la serrait tellement fort pour ne pas qu'elle s'en aille; pour que plus jamais nos corps ne soient séparés pour une quelconque bêtise. Je m'étonnais moi-même de la serrer autant. Avais-je vraiment des sentiments pour elle ? C'était la question qui me trottait dans la tête et à laquelle je n'avais aucune réponse. Ce ne serait en aucun cas une bonne chose que nous soyons ensemble, je le savais, et pourtant une part de moi semblait tout de même ne pas vouloir la quitter, une partie qui grandissait énormément..

- Yo? No una otra?

Je fermais les yeux et souriais, pensant qu'au fond d'elle elle savait très bien la réponse et qu'elle avait compris que j'avais fait une bêtise, une grosse bêtise. Elle ne semblait plus m'en tenir rigueur et pourtant je savais qu'elle continuait d'être blessée au plus profond d'elle.
J'étais soulagé qu'elle m'aie cru, tout sincère que j'étais. Et pourtant je savais aussi que ça n'allait pas être simple qu'elle me refasse confiance vu le mal que je lui avais fait. Je lui caressais le dos et ensuite les cheveux avant de la regarder dans les yeux.

- Oui... Plus jamais une autre.. Tu m'es trop importante pour que je puisse me permettre de te perdre.

Je souriais, c'était vrai ce que je venais de dire. Elle était très importante pour moi et j'espérais l'être aussi pour elle. Je me disais qu'elle l'était forcément au final puisqu'elle avait fait l'effort de me pardonner mais en moi, une petite voix me disait que peut-être elle, n'avait pas de sentiments pour moi et que cela était vain. J'espérais que ce ne soit pas le cas, quelqu'un dans ma tête criait "NON", ça ne m'était pas concevable alors que moi-même j'étais en train d'hésiter sur mes propres sentiments envers elle. Mais peu à peu, ceux-ci s'intensifiaient et ils n'étaient pas simplement amicaux...
Elle détacha ses jambes de ma taille et était de nouveau à terre, me regardant gentiment dans les yeux tandis que je la serrais encore fort dans mes bras..

- Gal'... Tu vas finir par me briser une côte.

J'écarquillais les yeux et desserrais immédiatement mon étreinte. Il est vrai que je serrais fort mais je ne pensais pas être si brusque en faisant ça, cela m'échappait totalement. Je me grattais la tête, riant nerveusement à la situation..

- Ah, excuse-moi ! J'avais pas cru serrer si fort haha !

Elle me prit la joue avant de m'embrasser à nouveau, un nouveau baiser des plus plaisants, comme tous les autres. Je me disais que je ne saurais jamais m'en passer, que ce serait bien trop dur d'arrêter tout cela maintenant que nous avions commencé. Ce petit jeu auquel nous avions joué peu de temps auparavant dans l'infirmerie n'en était plus un et nous le savions très bien.
Minuit sonnait bientôt et je ne savais pas ce que nous allions faire. Maintenant réconciliés je ne savais pas si nous allions rester ici à faire quelque chose ou bien si nous allions partir chacun de notre côté, sachant que quelque chose serait de nouveau possible désormais.
Mais nous ne pensions pas à ça pour l'instant puisque nous nous regardions sans dire un mot et sans bouger un pouce. Je ne savais pas ce qu'il se passait et pourtant j'étais content.. Content que nous puissons nous regarder de nouveau avec ce même regard qu'au début et pourtant Keysha semblait songeuse, quelque chose la tracassait il me semblait..

- Parle moi de toi.

J'ouvrais grand les yeux et me demandais ce qu'elle voulait dire par cette phrase. Voulait-elle vraiment que je lui parle de ma vie ou bien était-ce une question voilée pour que je lui parle de Lottie ? Je ne savais pas et au final je décidais de lui parler de tout, tout ce dont je me rappelais, de mon enfance, de mes conneries, tout. Le monologue durait et pourtant Keysha semblait toujours autant captivée par ce que je disais, puis arriva le moment où je commençais à parler de Lottie..

- Alors Lottie.. Je l'ai rencontré en primaire pour la première fois, j'étais une vraie brute à l'école et personne ne m'aimait vraiment. Je m'en tirais très bien avec ça et pourtant, un jour, cette gamine aux cheveux longs est venue me parler. On a commencé à bien s'entendre directement, elle faisait autant de conneries que moi, voire plus et pourtant sans jamais une once de violence, tandis que moi je me contentais de frapper les enfoirés qui me gênaient. Mais un jour, sans prévenir, elle est partie et je ne l'ai plus revue pendant des années. C'est pourtant pas faute de l'avoir cherchée mais rien à faire, introuvable. Donc tu peux imaginer notre joie de se retrouver ici, alors que tout nous séparait il y avait encore quelques mois.. Je ne lui ai pas encore demander ce pourquoi elle était partie, je n'ai pas encore osé.. La connaissant, cela a dû vraiment très dur pour ne pas qu'elle m'en parle.. Enfin bref..

Je relevais la tête, espérant ne pas l'avoir froissée avec ce long monologue sur Lottie mais il fallait bien que je lui explique la relation que j'entretenais avec elle au final. Il fallait qu'elle comprenne la relation que j'avais avec elle. Je la regardais, elle semblait toujours autant captivée par ce que je disais. Avait-elle cligné quand j'avais parlé de Lottie ou est-ce que cela l'avait blessé ? Je ne savais pas vraiment vu le changement sur son visage qui ne s'était pas opéré.
J'espérais au fond de moi qu'elle comprendrait cette relation et qu'elle comprenne aussi ce que Lottie était et ô combien elle comptait aussi pour moi..


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Date d'inscription : 09/05/2015
Sam 5 Mar - 12:39
- Oui... Plus jamais une autre.. Tu m'es trop importante pour que je puisse me permettre de te perdre.

Tu souriais Keysha. Mais pas ce sourire faux et violent que tu avais toujours non, mais ce sourire rare et honnête que tu n'avais plus eus. Un sourire vrai et heureux. Tes lèvres rejoignirent les siennes et tu te surpris à penser que tu voulais lui faire oublier cette Lottie. Toi jalouse? Du jamais vu! Tu ne voulais plus y penser même si cela t'était impossible.
Avais-tu seulement des sentiments pour lui? De vrais? T'en savais rien. Tu savais juste qu'il te permettait d'être toi-même sans jamais te juger. Qu'il te permettait d'oublier, ne serait-ce qu'un instant, ta culpabilité. Tu voulais continuer cette aventure, même si tu doutais savoir où elle vous mènerait.
Alors que tu ramenais un peu de légèreté à la situation, tu le sentis te lâcher pour finir par rire nerveusement, l'air gêné.

- Ah, excuse-moi ! J'avais pas cru serrer si fort haha !

Tu ris avec amusement avant de revenir te coller à lui, voulant encore sentir la chaleur de ses bras.
Tu l'embrassas avec tendresse, ne voulant pas qu'il s'en veuille pour longtemps. Tu restas contre lui un long moment, en silence, profitant muettement de pouvoir rester là sans que personne ne puisse vous en empêcher.
Quand tu lui demandas s'il pouvait te parler de lui, il parût surpris. Mais il répondit, patiemment, te parlant de son enfance, de ses premières et dernières conneries et puis... De Lottie. Tu savais qu'il t'en parlerai, aussi, tu le laissas faire, bien qu'apprendre que la belle Redweak le connaissait depuis si longtemps te fît peur. Il lui serait facile de séduire de nouveau le gardien, si l'envie lui en prenait. En face, que valais-tu? Elle n'était sûrement pas là pour un double homicide, et elle n'était visiblement pas aussi rude que toi... Sur ton visage, aucunes émotions. Tu étais toujours contre lui, mais tu avais légèrement desserré votre étreinte. Tu restas silencieuse un long moment amor, alors que Galaad attendait une réaction de ta part. Tu tentas de réprimer ton appréhension et tu finis par fermer les yeux avant de le regarder.

- Tu devrai lui demander. Si elle est vraiment ton amie, à défaut de tout te dire, elle acceptera au moins de te donner une raison à son silence. Et... Entiendo. Entiendo combien elle est importante pour toi.

Tu comprenais sans jamais l'avoir vécu. Tu n'avais jamais eu d'amis aussi proche. Tu n'avais jamais eu que ton frère au près de toi, mais en faisant le parallèle, tu pouvais affirmer qu'il devait être fou de joie quand il avait revu son amie d'enfance. Ça devait être magique de revoir un visage aimé. Toi, tu n'avais même pas pu assister à l'enterrement de tu hermano, bien que tu saches où il était enterré. Tu aurais aimé pouvoir y aller, mais tu en avais eu l'interdiction. Là encore, c'était un de tes regrets. Tu t'étais promis que si tu sortais un jour, tu irai là-bas en premier. Après, tu verrai.
Tu étais toujours contre lui, tête basse, un air nostalgique dans les yeux. Et maintenant? Tu allais faire quoi après une discussion aussi constructive que dérangeante?



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Date d'inscription : 29/03/2015
Lun 7 Mar - 23:21
Nous nous étions embrassés et pris dans les bras l'un de l'autre comme si de rien n'était et la tension était enfin, un peu retombée. Je lui avais parlé de ma jeunesse, comme elle m'avait demandé de le faire et tout ça dans le plus de détail possible. Ceux dont je me souvenais le mieux quoi mais il est vrai que j'essayais d'enlever certains passages de ma mémoire tout de même..
Après ma jeunesse vint donc le tour de Lottie où il était évident qu'il fallait que je parle d'elle.
Je lui infligeais donc tout un monologue quant à notre grande amitié quand nous étions enfants et à la joie de se retrouver tellement d'années plus tard..
Mais Key' était toujours très concentrée sans pour autant laisser apparaitre un mécontentement ou encore une satisfaction quant au fait que je lui parle de ça, elle semblait juste absorbée par ce que je disais jusqu'au moment où elle ferma les yeux pour les rouvrir juste après me regardant..

- Tu devrais lui demander. Si elle est vraiment ton amie, à défaut de tout te dire, elle acceptera au moins de te donner une raison à son silence. Et... Entiendo. Entiendo combien elle est importante pour toi.

Je souriais avant de l'embrasser délicatement et de la serrer dans mes bras. Ce qu'elle venait de dire faisait plaisir à entendre de sa part. Je pouvais maintenant dire que nous avions crevé l'abcès et que nous pouvions parler sans risquer de s'en metre plein la tête maintenant mais avant il fallait que je la remercie de comprendre tout de même pour notre relation avec Lottie. Je m'asseyais donc sur une chaise de la salle, avec elle sur mes genoux. Je la pris dans mes bras lui caressant délicatement le dos.

- Je le ferai, c'est prévu.. Et.. merci, merci de comprendre pour nous deux, je sais que ça a pas été facile pour toi.

Je la serrais un peu plus dans mes bras avant de l'embrasser de plus belle, langoureusement, comme si rien ne s'était passé et comme si je voulais que tout reparte depuis le début avec elle. Je descendais ma main et lui caressais doucement la cuisse, l'embrassant toujours sans arrêt comme pour profiter de chaque minute sans perdre une seule seconde. Mes caresses se faisaient de plus en plus rapides et insistantes comme si son corps m'appelait mais j'hésitais. Était-elle prête à recommencer avec moi ou alors, il lui fallait encore du temps pour réfléchir. Une infime partie de moi réfléchissait tandis que l'autre ne se posait même pas la question. Comme si mon corps rentrait en transe et qu'il n'obéissait qu'à mes désirs et à ceux de Keysha.
Mais je m'arrêtais une petite seconde le temps de la regarder dans les yeux une nouvelle fois.

- Oh et j'allais oublier ! Comment parler de moi sans parler de la personne avec qui j'ai établi une relation en un temps record et avec qui j'ai réussi à transformer un endroit propre et sain comme l'infirmerie en un vrai sauna. Et qui plus est avec qui j'ai envie de passer mes nuits.

Je souriais, sachant qu'elle aurait de suite compris et je retournais à mes occupations, la caressant et l'embrassant une nouvelle fois. Mais cette fois-ci je n'hésitais plus puisque ma main vînt se déplacer sur ses cuisses, dans son entre-jambe tandis que l'autre se chargeait de passer dans ses cheveux délicatement.
Jusqu'où cette histoire allait encore bien pouvoir nous emmener ? Allions-nous réitérer l'acte sexuel, ici ? Alors que Keysha est en pleine illégalité et que nous nous trouvions pas loin de la salle de surveillance ?
Ces questions ne semblaient bientôt plus se poser car je pensais déjà y connaître toutes les réponses rien qu'en observant le regard que me lançait Keysha..


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Date d'inscription : 09/05/2015
Lun 7 Mar - 23:58
Il te serra dans ses bras avant de t'embrasser doucement, et tu ignoras la douleur sourde dans ta poitrine à l'idée qu'il est pu en embrasser une autre de la même manière. Il souriait, et tu étais heureuse de voir qu'il n'avait plus l'air si coupable. Il avait merdé et il le savait. Avais-tu vraiment besoin de lui en vouloir plus longtemps?
Doucement, il s'assit sur l'une des chaises de la salle avant que tu ne viennes t'asseoir sur ses genoux, l'air sage. Mais pas pour longtemps. Il te caressait à peine le dos que tu connaissais déjà la suite de l'histoire. Une suite que tu attendais avec impatience.

- Je le ferai, c'est prévu.. Et.. merci, merci de comprendre pour nous deux, je sais que ça a pas été facile pour toi.

- De nada.

Toujours aussi loquace Keysha. Mais honnêtement, tu doutai pouvoir parler plus encore de Lottie aujourd'hui. Là, tout de suite, tu voulais juste lui faire oublier qu'elle avait existé, même l'espace d'un instant, en tant que bien plus qu'une simple amie. Tu voulais aussi oublié cette trahison, même si tu savais que concrètement, tu n'avais pas le droit de te sentir ainsi. Après tout, étiez-vous simplement un couple?

Ses lèvres vinrent prendre possession des tiennes pour un baiser langoureux. Sa main glissa vers ta cuisse tandis que les caresses appelaient à plus. Un sourire malicieux aux lèvres, tu te relevas pour finir par te placer face à lui, assise sur ses jambes, te rapprochant de lui par la même occasion.
Un instant, vos regards s'accrochèrent. Tu attendis patiemment.

- Oh et j'allais oublier ! Comment parler de moi sans parler de la personne avec qui j'ai établi une relation en un temps record et avec qui j'ai réussi à transformer un endroit propre et sain comme l'infirmerie en un vrai sauna. Et qui plus est avec qui j'ai envie de passer mes nuits.

- Oh? Juste les nuits? Dois-je te rappeler que la dernière fois, el sol était déjà bien haut dans le ciel quand nous avons transformé l'infirmerie en sauna comme tu dis si bien?

Tu étais heureuse qu'il t'est inclue dans son histoire personnel. Tu avais moins l'impression de n'être qu'une fille parmi tant d'autre. Tu avais plus l'impression qu'un jour, dans un avenir plus ou moins proche, tu pourrai compter. Et pourquoi pas, lui aussi pourrait compter, bien que là dessus, tu n'étais pas certaine que ce ne soit pas déjà le cas.

Souriant, vos bouches se retrouvèrent tandis que si l'une de ses mains venait innocemment te caresser les cheveux, la seconde, elle, semblait se déplacer vers ton entre-jambe. Tu frémis à son contact et tu le laissas faire, passant tes mains sous son haut, le lui retirant avec un sourire malicieux.
Tu le fixas avec envie et désir, sa main te caressant toujours avec autant de détermination. Tu vins l'embrasser puis le mordiller dans le cou, avec douceur et attention. Tu avais oublié le pourquoi de votre présence en ces lieux. Il n'y avait plus que la salle vide de bruits et vos deux corps se réclamant.

- Finalement las noches ne sont peut-être pas si mal non plus...



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Date d'inscription : 29/03/2015
Mer 9 Mar - 21:41
Nous étions repartis pour une folle nuit d'amour ce coup-ci, et non une matinée comme l'autre fois. Je lui caressais doucement la jambe et elle soupirait sous la sensation de mes caresses. La relation qui commençait entre nous deux semblait devenir bien plus qu'une simple nuit d'amour de temps à autres et d'échanges de baisers. Non, j'avais l'impression qu'au fur et à mesure que nos corps se touchaient, s'entremêlaient, une connexion se faisait ressentir entre nous. Une connexion qui ne faisait que s'accentuer de plus en plus. Plus je la voyais, plus j'avais envie de la serrer dans mes bras, de l'embrasser tandis qu'elle, m'a pardonné pour ce que j'avais fait si rapidement, alors que Keysha n'est pas la personne la moins rancunière au monde.. Je ne savais pas ce qu'il nous arrivait mais je soupçonnais quelque chose, quelque chose dont il fallait que je sois sûr pour en parler.
Mais pendant que je pensais à tout ça, Key', commençait à m'embrasser et elle s'assit sur moi, en face de moi. Je commençais à comprendre où elle voulait en venir et un sourire malin vint animer mon visage..

- Oh? Juste les nuits? Dois-je te rappeler que la dernière fois, el sol était déjà bien haut dans le ciel quand nous avons transformé l'infirmerie en sauna comme tu dis si bien?

Je ris à la répartie. En effet, il était bien tôt la première fois mais peu nous importait sur le coup, nous ne pensions plus à rien. Je me souvenais encore des sensations que nous avions vécus et j'espérais que nous puissions revivre les mêmes un jour, si ce n'est aujourd'hui.
Je lui caressais doucement les cheveux et titillais délicatement son entre-jambes pour qu'elle puisse apprécier sans pour autant que l'on aille trop vite, je voulais faire durer ce moment de réconciliation.
Elle passa ses mains sous mon haut et me l'enleva si rapidement que je n'ai eu le temps de dire ouf.
Les embrassades duraient et ne cessaient pas. Elles se faisaient intenses et nous ne pouvions rien contrôler si ce n'est la cadence de nos caresses. Elle vint me mordiller le cou et je souris à cette initiative prenant la peine d'arrêter les caresses une seconde afin de lui enlever son haut à son tour. Son corps était le même qu'à notre première rencontre, si magnifique que je ne pus m'empêcher de l'embrasser et de le caresser. Mes mains vinrent se loger sur sa taille et mes baisers dans son cou, descendant de plus en plus..

- Finalement las noches ne sont peut-être pas si mal non plus...

Je souriais, continuant les baisers et les caresses. Mais, une de mes mains ressentit l'envie insatiable de caresser le bas de son dos. Elle descendait le long de sa colonne vertébrale et je sentais les frémissements vagabonder aux allures de ma main s'approchant dangereusement de la zone convoitée.
Ainsi, arrivée je la plaçais sur son pantalon, continuant les caresses, ne voulant pas brusquer le tout pour en profiter encore plus.

- Je ne te le fais pas dire..

Je la rapprochais de moi afin que son corps touche le mien. Comme lors de la première rencontre de nos deux corps, notre rythme cardiaque s'emballait et la température ne faisait qu'augmenter. Nous étions bien partis pour une nuit plutôt mouvementée et riche en émotions. J'avais remonté mon visage afin de l'embrasser de nouveau et de pouvoir la regarder encore. Mais je m'arrêtais un instant, mon regard tourné vers le sien..

- Pourquoi Key' ? Tu le sais toi, pourquoi cela nous arrive à nous ?

La question semblait bientôt ne plus se poser et mes sentiments envers Keysha changeaient, peu à peu, mais je les sentais grandir en moi. Ces sentiments d'entente et d'amitié se transformaient peu à peu en un autre type de sentiment, des sentiments plus beaux, plus forts mais plus dangereux aussi.. En tout cas, cela pourrait le devenir pour nous, c'est presque certain même, mais après tout, cela avait l'air de nous importer ? Pas le moins du monde...


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Date d'inscription : 09/05/2015
Jeu 10 Mar - 22:45
Ton haut finit son vol près du sien tandis que les baisers dans le cou semblaient migrer vers ta poitrine gonflée par le plaisir. Tu retins de justesse ta respiration, sifflant entre tes dents serrées pour lutter contre le désir. Tu revins l'embrasser, mêlant ta langue à la sienne, te collant à lui, tentant d'oublier un instant la raison de votre présence ici. Tu l'embrassais sans cesse, tentant de lui faire oublier. Tentant qu'il l'oublie elle, et tous les souvenirs de leur nuit passée ensemble. Tu voulais seulement qu'il oublie avoir couché avec elle: Une amie d'enfance, tellement mieux que toi. Une redweak. Autrement dit, une personne avec du cœur et refusant la violence. Une voleuse ou une escroc mais sûrement pas une tueuse. Pas comme toi.
Il était certain que tu en voudrais longtemps au jeune homme pour cette histoire. Seulement, el perdon était possible. Tu ne voulais pas tout gâché alors que tu te découvrais des émotions jusque là devenues inconnues.

Suite à ta réflexion, il sourit et tes lèvres vinrent embrasser ce sourire avant de chercher son cou, tes mains glissant dans son dos. Il eut la même idée que toi puisque quelques minutes plus tard, ses mains vinrent épouser la couture de ton jean. Tu te cambras sous les caresses te collant tant et plus à lui.

- Je ne te le fais pas dire..

Un instant, vos regards se cherchèrent avant de se trouver, plein de désir et d'attente silencieusement murmurés.

- Pourquoi Key' ? Tu le sais toi, pourquoi cela nous arrive à nous ?

Un sourire vient t'éclaircir le visage à la remarque tu jeune homme. Tu finis de te blottir contre lui, sentant ses mains sur ta peau dénudée. Tes lèvres se dirigèrent avec doucement vers sa bouche, pour un nouveau baiser tandis que tes mains venaient suivre les lignes de ses veines sur ses bras, puis les lignes de ses muscles, suivant du bout des doigts son corps sculpté.

- Peut-être parce que les secondes chances existent?


Tu ne lui laissas pas le temps de répondre qu'un nouveau baiser lui coupait déjà le souffle. Tu ne voulais pas qu'il réponde sans être sincère comme tu l'avais été. Tu ne voulais pas non plus qu'il se moque de toi alors que tu t'étais montrée honnête. La vérité était que tout ça te faisait étrangement peur. Comme si tu avais l'appréhension que tout ça s'arrête. Comme si cela t'atteignait vraiment. Comme si tu étais vraiment jalouse. Comme si tu pouvais ressentir quoi que ce soit. Imposible no?
Tu voulais bien sur aller plus loin. Mais seulement dans le domaine physique pas vrai? Question émotion, tu étais une véritable handicapée. Tu étais incapable d'aimer. Tu étais sans cœur Keysha. Alors pourquoi battait-il si fort suite à ta réponse pourtant si anodine? Pourquoi avais-tu si peu confiance en celle-ci, toi d'habitude si confiante?

Quand tu étais petite, ta mère t'avais souvent parlé de sa rencontre avec el padre. Elle t'avait avoué l'avoir rencontré lors d'un déjeuner d'affaire. Il était assis à la table d'à côté et il lui avait malencontreusement renversé son verre de vin dessus. Il avait insisté pour lui payer le pressing, et c'est ainsi qu'elle avait eu son numéro. Deux ans plus tard, Alejandro naissait. Ça avait été le coups de foudre. Et pourtant, tu n'avais jamais pu te résoudre à y croire. Les sentiments ne naissent que difficilement, mais pour cela, ils ont besoin de connaitre leur cible.
Mais toi, être sans cœur, n'avais-tu pas peur finalement de découvrir que les cendres de celui que tu avais eu jadis étaient toujours là, et qu'un feu les consumaient encore? Peut-être le gardien pourrait-il un jour y raviver la flamme? Qui savait?



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Mar 22 Mar - 0:13
Cette nuit ne devait pas s'arrêter, je ne le voulais pas, jamais. Ces moments passés avec Keysha ne me donnaient qu'une seule envie, celle de continuer à nous entrelacer et à nous embrasser. Je ne pouvais décrire les sensations qui émergeaient du plus profond de moi. Étant quelqu'un de plutôt calme et plutôt inexpressif la plupart du temps, avec Key' je n'avais envie que d'une chose c'est de laisser éclater ma face cachée, mon moi déchaîné qui ne désirait qu'une chose rester avec elle. Cette sensation de battement dans ma poitrine, je ne pouvais l'arrêter, elle grandissait et j'avais bien peur qu'avant la fin de la soirée mes soupçons se révèlent être vrais..
Mon principal problème n'était pas cet amas de sentiments débordant dans ma poitrine mais bien le fait qu'elle ne puisse pas nécessairement ressentir la même chose de son côté. Peut-être pensait-elle que nous n'étions que partenaires au niveau physique. C'était même plus que probable sachant que Keysha semblait fermée à tout ce qui touchait aux sentiments à première vue.
Tout ce qui se passait dans mon corps ne se serait donc résumé qu'à un échec et ça me faisait mal rien que d'y penser.

Mais pour l'instant nous étions l'un contre l'autre et les sentiments importaient peu à ce moment là puisque même nos battements de coeur ne faisaient plus qu'un nous étions en complète symbiose, chacun sous les caresses de l'autre, des fois coquines, et souvent délicates et pleines d'attention.
Je la regardais et l'embrassais, faisant en sorte qu'elle oublie au mieux ce qui avait bien pu se passer avec Lottie cette nuit-là et j'espérais qu'elle ne m'en veuille pas longtemps..

- Peut-être parce que les secondes chances existent?

Je relevais la tête et souriais à l'entente de cette phrase. Peut-être arriverai-je à me faire pardonner finalement. Cela me mettait en joie et au fond de moi, je me sentais un peu mieux. Mais, mon corps étant collé au sien, je pus sentir ses battements de coeur accélérer au moment où cette phrase fut prononcée. Je commençais donc à me dire que, peut-être, elle aussi sentait peu à peu cette évolution dans notre relation mon sourire s'agrandit significativement avant d'être pris d'un élan bestial et de lui mordiller le cou et de la serrer fort contre moi. Je ne voulais pas être séparé d'elle, pas tant que je serais dans cette prison, pas tant que nos coeurs joueraient cette mélodie qui nous unissait, des battements si unis, sans aucune fausse note..

- Si elle existe.. Je l'espère, tu peux pas savoir à quel point !

Je l'embrassais de nouveau et mes battements s'accéléraient aussi, c'était une manie ce soir là. Peut-être que c'était ce qu'il nous fallait, une sorte d'électrochoc pour que nous puissions chacun nous rendre compte des changements qui s'opéraient au fond de nous. Un changement peut-être anodin me direz-vous mais quelque chose ne s'étant jamais opéré si fortement en moi et sans doute en elle aussi. Cette sensation délicate et pourtant si ardente, un sentiment à la fois beau et dangereux.. L'amour...


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Date d'inscription : 09/05/2015
Mar 22 Mar - 0:44
Tu n'as jamais été jalouse Keysha. D'un tempérament plutôt réservée quand tu étais plus jeune, la seule fois où tu avais connu l'expérience d'une relation, tu n'avais pas connu l'amour, ni même son synonyme. Pour toi, tout cela était donc nouveau, et ce feu ardent qui brûlait en toi depuis que tu avais eu vent de l'aventure entre Lottie et Galaad n'avait de cesse de croître, bien que le jeune homme ait pu t'affirmer qu'il n'avait commis qu'une erreur.
Mais la jalousie te consumait et te faisait presque suffoquer quand tu repensais à ce que Lottie avait bien pu faire avec lui. Avait-elle aussi pu goûter ses lèvres? Avait-elle connut le bonheur de s'offrir à lui sans concession? Avait-elle pu le caresser comme toi tu le permettais? Avait-elle seulement compris la chance qu'elle avait?

A tes mots, il releva la tête, souriant, vous rapprochant encore un peu, vous collant l'un à l'autre, comme privés trop longtemps que la chaleur de l'autre. Son sourire presque animal vint finir par te mordiller le coups, t'arrachant un léger frémissement, comme si une décharge était venu te réveiller. Aucun doute que tu en aurais la marque. Il te serrai contre lui, comme si te lâcher pourrait revenir à te voir partir. Mais d'une certaine manière, cette vision n'était pas si loin de la vérité. Tu attendais beaucoup de lui, peut-être trop, sans que jamais tu n'oses l'avouer.
Il ne te connaissait pas Keysha, et tu ne pouvais rien demander tant que cela serait le cas. Peut-être aurait-il mieux fallut qu'il est lu ton dossier, car au fond, cela t'aurait éviter l'histoire familiale. Mais non. Tu devrai un jour le lui avouer. Mais pas aujourd'hui. Pas ce soir.

- Si elle existe.. Je l'espère, tu peux pas savoir à quel point !

Tu ne souris pas ni ne réagit, mais ton cœur venait de faire un bond digne de ceux fait lors des attractions à sensations. Tu étais heureuse qu'il pense ainsi et qu'il ose te le dire.
Ses lèvres attrapèrent de nouveau les siennes tandis que ta langue vint se glisser contre la sienne, tes mains remontant le long de son torse pour venir caresser sa nuque puis c'est cheveux, y foutant un bordel monstre.
Ta respiration se faisait saccadée tandis que tu essayais de ne pas penser à la signification profonde des battements de ton cœur... Ainsi que des siens, non moins rapides.

Soudainement, tu t'écartas de lui, ayant besoin de te remettre les idées en place, tentant vainement de retrouver une conscience et tu te relevas, t'éloignant de lui, le souffle court. La porte était fermée à clé et personne ne pourrait vous trouver là. Alors pourquoi étais-tu si indécise?
La vérité, même si tu refusais de te l'avouer, était que tu avais toujours du mal à accepter le geste du gardien. Était-ce donc si facile que ça de te trahir? Ne t'en fallait-il pas plus?

Tu étais à un mettre de lui, croisant les bras sur ta poitrine à moitié nue, ne sachant si tu devais te gifler pour ne pas savoir profiter d'un moment juste parfait, ou te féliciter au contraire d'affirmer un minimum ta volonté.
Sauf que pour être honnête, chica, si tu t'étais éloignée, n'était-ce pas par peur de ses sentiments que tu sentais en toi sans en comprendre ni le sens ni la source?

- No puedo.

Pas avec tous les non dits qu'il y avait encore entre vous. Cela faisait trop mal. Cela te faisait trop mal. S'il te respectait encore un peu, peut-être serait-il à même de le comprendre, ou au moins de l'accepter.



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Date d'inscription : 29/03/2015
Mer 30 Mar - 1:18
Passer un moment pareil était vraiment quelque chose d'exceptionnel vu tout ce qu'il s'était passé il y a quelque jours et même il y a quelques minutes. Je commençais même à penser que la hache de guerre pouvait être enterrée bien plus vite que prévu vu la tournure des évènements.
Nous étions biens, l'un contre l'autre, à s'embrasser fougueusement sans penser à autre chose comme nous avions si bien l'habitude de faire. Les caresses allaient bon train et lui ayant dit que je souhaitais avoir une seconde chance plus que tout, cela semblait avoir changé quelque chose et si ce n'était pas au niveau physique je le sentait aux battements de son coeur, que je connaissais si bien désormais..
Mais cette euphorie ne fut que de courte durée puisque j'avais bien l'impression que cette phrase avait réveillé autre chose en elle.. Elle se leva brusquement et se plaça à un mètre devant moi.

- No puedo.

Cette phrase, pourtant si simple et si douce à l'oreille, résonnait tel un marteau-piqueur dans ma tête et je ne savais quoi penser, mon esprit était brouillé. J'écarquillais les yeux et baissait la tête essayant de calmer mon esprit.. Je savais de quoi elle voulait parler et je ne pouvais rien dire malheureusement. Je comprenais son point de vue mais malgré tout je voulais prouver ma bonne foi. Je passa mes mains dans mes cheveux et respira un grand coup, ayant remis peu à peu mes pensées dans l'ordre..

- Que dois-je faire Key' ? Pour que tu me pardonnes, pour avoir ma seconde chance, il faut que je sache...

J'étais prêt à tout en ce moment même, je la voulais cette seconde chance, ça n'était pas négociable.
Je me levais de la chaise et en profitais pour m'allumer une clope. Je me déplaçais un peu dans la salle avant de me placer devant l'interstice qui servait de petite fenêtre à la salle, celle-ci laissant apparaître la magnifique lune qui se dressait devant nous en cette si belle soirée. Cela me rappelait soudainement comment tout cela avait commencé, ce matin là où aucun de nous deux ne s'y attendait au final. C'était allé tellement vite et avait paru pourtant une éternité.
Plus j'y repensais et plus je me disais qu'il ne fallait pas que je laisse passer une chance de me racheter, pas avec les sentiments pour elle qui s'élevaient en moi, ça m'était impossible et gâcher cette seconde chance m'était inconcevable.
Cependant, pour que ceci opère il me fallait lever certains doutes, je ne pouvais rester dans l'ignorance. Ainsi, j'étais toujours devant la fenêtre, les mains dans les poches, l'air pensif..

- Dis.. Dis-moi ce que tu ressens en ce moment Key', pour moi j'entend.. De la rancune ? Du dégout ? Il faut que je sache...

J'étais prêt à tout entendre pour que nous puissions enfin avoir une discussion. Key' semblait vraiment déstabilisée, comme tiraillée entre plusieurs sentiments et cela pouvait se comprendre. Ainsi, mes questions auraient pour but de la faire réagir afin que cette discussion puisse commencer.
Seulement, je voyais bien que l'abcès n'était pas percé. Notre petite discussion du début n'avait rien changé il nous fallait un vrai débat, quelque chose qui nous permettrait de tout déballer ce que nous avions sur le coeur. Malheureusement, cela engendrerait forcément une dispute, inévitablement. Mais c'était un risque à prendre selon moi, pour pouvoir retrouver une relation comme avant, intime et surtout sans fausses notes.
Nous devions recommencer à zéro et pour cela il fallait éclairer les dernières zones d'ombre du tableau...


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Mer 30 Mar - 1:54
Ton cœur battait plus vite qu'à l'accoutumé, et tu doutais en comprendre réellement le sens. Tu ne savais pas comment interpréter ses idées folles qui te faisaient tourner la tête quand tu pensais à Galaad et Lottie. Tu ne pouvais tout simplement pas accepter ça. Ni même ce qu'il y avait entre vous. Il fallait que tu y mettes un terme avant que tout ça ne te dépasse. Le problème, c'est qu'honnêtement, tu n'étais pas sûre que ce ne soit pas déjà le cas.
En ton âme et conscience et pour être tout à fait franche, tu ne pouvais qu'admettre ton attirance pour lui, ainsi que les sentiments que tu sentais naître en toi, bien que tu les ignores.
Tu le vis étonné dans un premier temps et il baissa la tête, les yeux grands ouverts de surprise. Tu reculas encore, jusqu'à atteindre de ton talon vos hauts. Mais sans un regard pour l'un ou l'autre, tu restas là, les bras croisés et le regard flou, l'esprit embrumé par des visions fantaisistes et inutiles. Tu ne pouvais qu'imaginer ce qu'il s'était passé ce soir-là. Tu ne pouvais qu'imaginer leurs gestes d'abord hésitants puis affirmés. Leurs baisers dans un premier temps timides puis plus voraces. Leur passion qui n'avait été que discrète mais qui était devenue peu à peu palpable puis irrésistible. Tu connaissais ça Keysha, car tu l'avais vécu toi aussi. Et tu imaginais très bien combien Lottie avait dû se sentir spéciale à cet instant... Toi aussi tu y avais cru.  

- Que dois-je faire Key' ? Pour que tu me pardonnes, pour avoir ma seconde chance, il faut que je sache...

Pour que tu lui pardonnes? Tu avais oublié le sens même de ce mot. Tu l'avais oublié quand ton père avait finit de tout t'arracher, jusqu'à tu hermano. Alejandro... Tes pensées se tournèrent vers lui tandis que Galaad partait à la fenêtre pour fumer une clope. Ton frère aurait su te conseiller à ce moment là. Enfin! Il aurait tout d'abord démonter le gardien, mais suite à ça, il aurait su te montrer quoi faire.
Tu pensais à lui tandis que tu avançais toi aussi vers la fenêtre, ramassant au passage son tee-shirt plutôt que le tien, que tu avais vite fais de perdre de vue. Tu l'enfilas, réprimant un frisson de froid. Tu regardais au dehors, te demandant si un jour, ta vie cesserait d'être un véritable bordel.

- Dis.. Dis-moi ce que tu ressens en ce moment Key', pour moi j'entend.. De la rancune ? Du dégout ? Il faut que je sache...

Ce que tu ressentais? Cela faisait bien des mois que personne ne t'avait posé cette question. Depuis ton arrestation en fait. Tu fermas les yeux un moment, quelques longues minutes passant doucement, tes pensées incohérentes tentant vainement de s'organiser.
Que voulais-tu mettre au clair? Qu'avais-tu à dire? Galaad n'était-il pas juste un coup d'un soir? N'était-il pas seulement là pour combler un manque? Combien de temps encore allais-tu te voiler la face chica?

- Me l'aurais-tu dis? Si la gazette ou les rumeurs ne s'en étaient pas chargées... Tu m'aurais avoué avoir couché avec elle?

Pourquoi nier? Tu étais dévorée par la jalousie. Par la colère et par la douleur de te sentir trahie. Comme si tu ne suffisais pas. Encore. Pour ton père non plus tu n'avais pas suffit. Ni toi ni Alex n'aviez pu combler le vide laissé par mama. Et tu te sentais aussi mal qu'à l'époque, car tu savais combien ce constat pouvait détruire les personnes.
Tu étais replié sur toi même, face à l'extérieur. Tu ne voulais pas crier, et tu n'avais pas non plus l'envie de te disputer avec lui, même si ça semblait inévitable. Il arriverait bien un moment où Galaad en aurait marre de tes questions. Il finirait bien par partir. Par t'abandonner. Tes vieilles blessures s'étaient comme rouvertes.
Tu te tournas dos à la vue et t'assis à même le sol. Tant de bonheur balayé. Ne t'y étais-tu pas attendu?

- Por qué je devrai te donner une seconde chance? Por qué, alors qu'il suffit que tu sois bourré pour te jeter dans les bras d'une autre? Tu vaux pas mieux que les autres. T'es aussi menteur que l'était mi padre! T'es aussi vicieux! Tu fais tout aussi mal que ses coups! Alors por qué je devrai subir ça?!

La colère et la rancœur était telles que tu ne pouvais retenir tes propos, bien que jamais tu n'élèves la voix. Tu restais prostrée, attendant une réponse, un geste qui te permettrait de croire, peut-être, qu'il voulait poursuivre l'aventure avec toi.
Tu avais, sans le vouloir ni même sans t'en être rendue compte, livré ton passé. Sans tout dévoilé, tu venais d'avouer tout de même la maltraitance dont tu avais été victime, avec ton frère. Les coups, les insultes. Tout ça parce que tu ressemblais à ta mère, aussi bien physiquement que de caractère. Et ton frère... Ton frère dont le seul tord était celui de te défendre, toujours.

- J'aurais jamais dû coucher avec toi. Encore moins croire que ça avait un tant soit peu d'importance pour toi. J'ai eu tord.

Etait-il seulement possible de croire que tu avais tord de penser ainsi?



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Sam 2 Avr - 16:19
Je me sentais vraiment mal. En fait, j'étais de retour au même état d'esprit dans lequel j'étais en arrivant.. Comment avais-je pu penser que cela était terminé franchement ? En fait ça venait à peine de commencer..
Faire cette erreur aura vraiment été la pire chose que je pouvais faire avec Keysha mais plus le temps passait plus je me disais qu'au final, cela n'aurait pu être que bénéfique sur le long terme.
En effet, elle avait beau me faire la gueule, plus ça allait et plus je voyais qu'elle ne savait pas quoi faire ni quoi penser. Elle paraissait vraiment perdue et j'espérais que cela pourrait nous aider dans notre relation dans le futur mais c'était un pari risqué.. très risqué..

- Me l'aurais-tu dis? Si la gazette ou les rumeurs ne s'en étaient pas chargées... Tu m'aurais avoué avoir couché avec elle?

J'avais la tête baissée et je bugais un instant. C'est vrai, lui aurais-je dit ?
Oh et puis pas la peine de réfléchir, je n'aurais plus été capable de la regarder dans les yeux si je ne lui avais pas dit et qui plus est je ne suis pas bien capable de mentir, j'aime pas ça et ça me saoule de pas être franc..
Je relevais la tête, expirant toute la fumée..

- Comment aurais-je pu faire autrement ? Je n'aurais pas pu te regarder dans les yeux plus longtemps sinon...

Je continuais de regarder dans le petit interstice continuant de regarder le ciel étoilé, rêvant que tout cela soit derrière de nous, j'en avais marre de me prendre la tête, n'étant même pas dans la mesure de répondre puisque c'était ma faute et je le savais très bien..
Elle s'était assise dos à la fenêtre comme si elle s'était déjà faite une raison quant à notre relation et à cette discussion. Comment pouvait-elle être si pessimiste ? Il y avait quelque chose qu'elle ne me disait pas mais je ne savais pas ce que c'était. Quelque chose de son passé sans doute, mais moi qui n'avait pas lu son dossier... J'étais plutôt mal loti..

- Por qué je devrai te donner une seconde chance? Por qué, alors qu'il suffit que tu sois bourré pour te jeter dans les bras d'une autre? Tu vaux pas mieux que les autres. T'es aussi menteur que l'était mi padre! T'es aussi vicieux! Tu fais tout aussi mal que ses coups! Alors por qué je devrai subir ça?!

Pas une seule élévation de voix, rien.. Elle était énervée mais rien dans son intonation ni dans sa façon de parler ne le faisait penser.
Tandis que moi, je ne pouvais rien répondre à cela.. Elle avait raison j'avais merdé avec Lottie, même si j'étais à la fois bourré et défoncé cela n'excusait pas tout. Ce qui me rassurait était le fait que ceci la touche, elle se sentait blessée de ce que j'avais fait. Après tout, peut-être qu'elle commençait à avoir des sentiments aussi mais je n'y croyais que peu ne voulant pas me faire de faux espoirs pour, à la fin, me rendre compte que ce n'était que du vent..
Malgré mon implication et ma faute certaine, certes je ne pouvais répondre et certes j'étais conscient de ma connerie mais ce qu'elle disait, plus que me blesser, m'énervait aussi pour une raison inconnue. Peut-être parce que j'essayais de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour me faire pardonner mais que rien n'y faisait, elle me traitait toujours avec autant de mépris sans pouvoir croire une seconde que je sois sincère avec elle.
Elle avait parlé de son père... C'était bien la seule chose qui me fit penser qu'elle avait une raison d'être comme ça, rancunière. Elle avait dû vivre des trucs difficiles pour en parler ainsi, un père violent laisse toujours des traces.. Ma colère descendait donc d'un cran, j'avais enfin pu résoudre un morceau du mystère..

- J'aurais jamais dû coucher avec toi. Encore moins croire que ça avait un tant soit peu d'importance pour toi. J'ai eu tord.

Cette phrase.. Juste cette phrase, m'avait transpercé, en plein coeur. J'étais si mauvais que ça ?! J'étais tant que ça un monstre ?! Cela n'avait aucun sens.. Bien sûr que notre moment ensemble avait compté pour moi, je n'aurais jamais pu faire ça et puis après, ne plus jamais lui parler et que tout cela ne soit qu'un coup d'un soir sans continuer quoi que ce soit derrière. Au départ, j'avais bien sûr cru que nous ne serions que des sexfriends au mieux dans le futur, je ne pensais pas commencer à avoir des sentiments bien plus forts à son égard.
Mais elle.. elle.. depuis le début de notre conversation retournait la faute sur moi, comme si j'étais coupable de tout ses malheurs et je voulais bien admettre que j'y étais pour quelque chose.. Oui j'avais fait le con et oui j'en était désolé de ton mon être mais c'était elle en ce moment même.. Elle qui doutait de ses propres sentiments, c'est pour ça qu'elle était si perdue, sans doute n'avait-elle jamais connu cela avant, peut-être que cela lui faisait peur..
Je me levais d'un coup et commençait à marcher rapidement dans la salle faisant des ronds encore et encore afin d'évacuer ce sentiment colérique que j'avais en moi ne voulant pas que cela parte trop loin... Je m'arrêtais un instant devant elle les mains dans les poches, la colère s'étant un peu calmée..

- Comment... Comment peux-tu croire un seul instant que cela n'a pas compté pour moi Keysha ? Explique moi ! Je fais tout pour me faire pardonner et tu réduis tout à néant sans sommation ! Je sais que je t'ai fait du mal, j'en suis conscient et j'en suis désolé mais tu n'es pas une marionnette, je n'essaye pas de te manipuler ou de te faire du mal ! Si j'en avais rien à faire de toi, crois-moi que je serais sorti depuis un moment, cette discussion n'aurait eu aucun sens !

Le ton n'avait pas haussé beaucoup mais on pouvait entendre et sentir mon niveau d'adrénaline monté. J'ai beau être quelqu'un de sincère, j'ai toujours eu du mal avec mes accès de colère je dois bien l'avouer et là, vraiment, je n'avais jamais autant réussi à la contenir.
Je continuais de marcher tranquillement, repensant à tout ça, il fallait que le reste de ma colère s'évacue c'était le seul moyen, je devais me calmer mais il me fallait encore un peu de temps..

- Et toi Keysha ? Cela a compté pour toi ce qu'il s'est passé ? Tu parles de moi comme si j'étais le seul dans cette relation mais non, tu es là aussi ! Est-ce que cette discussion a autant un sens pour toi que pour moi ou comptes-tu partir de cette pièce sans avoir répondu aux questions que tu te poses dans ta tête ?! Car je suis certain que tu t'en poses, autant que moi... Peut-être plus..

Je me retournais et m'asseyais de nouveau, au milieu de la pièce, dos à elle. Je ne voulais pas voir sa réaction à cette question je voulais juste qu'elle essaye d'y répondre et qu'elle soit aussi franche que possible. Je le sentirais si elle disait des conneries mais je savais que ce n'était pas son genre. J'en avais marre, marre de ces conneries, j'ai envie que cela cesse mais tout portait à croire que ça allait continuer mais je n'en faisais rien.. Si elle voulait continuer de nier en bloc toutes les questions qu'elle se posait dans sa tête je ne garantissais pas rester calme comme je l'étais depuis le début et je pensais qu'elle non plus, n'aurait pas le courage ni la force de rester très détendue dans la voix encore très longtemps..


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Sam 2 Avr - 17:17
Galaad avait l'air de comprendre combien les faits t'avaient blessé, et il finit par relever la tête, l'air coupable et désolé. Tu ne pouvais pourtant pas le regarder, résolue à ne pas flancher. Tu avais trop souvent baisser la tête face aux mots et aux coups, et tu refusais de le refaire.
Tu étais devenue bien méfiante Keysha, n'accordant jamais ta confiance, et le gardien venait de te prouver que tu avais eu raison. Tu n'aurais jamais dû croire que pour lui, cela avait eu autant d'importance que pour toi. Une minute. Étais-tu prête à admettre que tu avais cru en une histoire future? Étais-tu prête à te montrer honnête avec lui et avec toi-même?

- Comment aurais-je pu faire autrement ? Je n'aurais pas pu te regarder dans les yeux plus longtemps sinon...

- Alors me le dire change tout c'est ça? Parce que tu as su te montrer honnête, je devrai oublier le fais qu'une autre a fini au lit avec toi? Dis moi Harter, nous c'était à l'infirmerie et elle s'était où?

D'aussi loin que tu te souviennes, tu n'avais eu à être aussi jalouse, et tout dans ta voix montraient qu'en plus d'être vexée et jalouse, tu étais surtout purement et simplement blessée. Blessée d'avoir cru qu'il serait différent. Que non, tous les hommes auxquels tu tenais ne te feraient pas de mal. Blessée de voir que tu avais eu tord de croire en une autre personne, pour une fois. Blessée d'avoir faillis faire confiance à quelqu'un.
Et tu lui jetas ses quatre vérités au visage, le cœur amères et la douleur dans les yeux, sans jamais élever la voix. Il parut un instant sonné, réfléchissant. Puis, tu crus percevoir en lui la colère et la douleur dans ses traits. Il se leva avec rapidité et commença à arpenter la pièce. Tu restas là, les genoux ramenés contre ta poitrine, prostrée. Il finit néanmoins par s'arrêter devant toi, les mains dans les poches, mais tu ne pu lever les yeux vers lui, et tu fixas ses chaussures.

- Comment... Comment peux-tu croire un seul instant que cela n'a pas compté pour moi Keysha ? Explique moi ! Je fais tout pour me faire pardonner et tu réduis tout à néant sans sommation ! Je sais que je t'ai fait du mal, j'en suis conscient et j'en suis désolé mais tu n'es pas une marionnette, je n'essaye pas de te manipuler ou de te faire du mal ! Si j'en avais rien à faire de toi, crois-moi que je serais sorti depuis un moment, cette discussion n'aurait eu aucun sens !

Il avait légèrement haussé le ton et tu sentis la colère te monter quand tu compris qu'il rejetait la faute sur toi. Tu savais qu'il disait vrai, mais tu refusais d'entendre raison. La blessure était à vif et elle te brisait. Le jeune homme brisait peu à peu la carapace que tu t'étais construite. Il lisait peu à peu qui tu étais, et tout cela t'affolait.

- J'y crois parce que c'est la vérité! T'as couché avec Lottie et tout le monde dans cette prison de mierda le sait! T'en as rien à foutre sinon jamais ça ne t'aurait traverser l'esprit, même à moitié mort! Et si cette discussion t'importe autant Galaad, c'est pas à cause de moi! C'est parce que ta crédibilité au sein de cette prison est foutue autant que la mienne!

Tu avais finit par crier, te levant, lui faisant face, la haine dans les yeux, la rancœur t'empêchant de te calmer. Tu avais raison, toi aussi. Vos réputations étaient foutues et tu allais avoir de longs jours difficiles à passer. Tu n'avais pas voulu que tout s'arrête, mais peut-être était-ce inévitable non?
Il retourna marcher, semblant vouloir retrouver son calme tandis que la tempête faisait rage en toi.

- Et toi Keysha ? Cela a compté pour toi ce qu'il s'est passé ? Tu parles de moi comme si j'étais le seul dans cette relation mais non, tu es là aussi ! Est-ce que cette discussion a autant un sens pour toi que pour moi ou comptes-tu partir de cette pièce sans avoir répondu aux questions que tu te poses dans ta tête ?! Car je suis certain que tu t'en poses, autant que moi... Peut-être plus..

Il s'était assis dos à toi, ne voulant plus affronter ton regard. Ta colère se calma instantanément et tu restas planté là, sonnée, les yeux grands ouverts sur sa réflexion. Il avait visé juste.

- Je...

Mais tu étais incapable de répondre, ou même de réfléchir. Tu sentis tes jambes trembler et tu te laissas tomber au sol, ne sentant même pas la douleur du choc sur tes jambes. Tu regardais son dos, ne comprenant pas comment il avait pu comprendre ce que toi même tu niais depuis peu. Tu avais toujours eu le défauts de t'attacher vite et fort. Et Galaad n'avait pas dérogé à la règle, tu t'étais bien trop approché, t'y brûlant les ailes.
Tu reculas contre un mu, toujours choquée qu'il est réussit à s’immiscer ainsi dans tes pensées les plus intimes. Bien sûr que pour toi, cela avait de l'importance. Cette conversation t'était pénible parce qu'elle vous éloignait. Tu rêvais de te blottir dans ses bras non pas pour une étreinte torride mais juste pour entendre son cœur battre encore une fois en harmonie avec le tien.

- No...

Tu repensas alors à ta réaction face à la gazette. Ce n'était pas ta fierté qui avait étant blessée. Cela n'avait jamais était une question de réputation. Pas entre vous. Si tu avais mal, ce n'était pas parce qu'il avait couché avec une autre non. C'est parce que tu n'avais jamais été la seule.
Et c'est là que tu acceptas de comprendre ce qui depuis le début vous éloignez, lui et toi. Tu avais des sentiments pour lui corazon, et tu ne voulais pas y croire. Mais là, blessée et acculée contre le mur, tu étais incapable de réagir pour la simple et bonne raison que tu ne pouvais juste plus réfléchir. Le mot "amor" tournait en boucle dans ta tête.
Galaad venait de briser ton dernier rempart et ta raison avait définitivement foutu le camps. Tu restais planté là, tes émotions se lisant parfaitement sur ton visage pour la première fois depuis la mort de ton frère. Tu jouais franc jeu pour la première fois, et il suffirait qu'il se retourne pour comprendre combien tu avais mal. Mais tu ne pouvais pas parler. Tu restais là, silencieuse, le regard perdu dans le vide, comme si ton cerveau tournait au ralenti. Et c'était exactement ça car tu venais tout juste de te rendre compte de la raison même de ta peur et de ta colère: Tu étais pleinement et irrémédiablement amoureuse de lui.



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Date d'inscription : 29/03/2015
Dim 3 Avr - 2:47
La soirée commençait à partir dans des tonalités plus importantes, plus les minutes passaient plus on pouvait sentir nos deux niveaux de colère monter petit à petit puis redescendre inexplicablement. C'était très bizarre comme sensation, comme si nos corps nous empêchait de laisser échapper notre colère respective afin de ne pas se blesser davantage, cependant même sans cela le mal se faisait. Nous n'avions de cesse de se renvoyer la balle depuis le début de la soirée mais ce coup-ci nous étions bien partis pour que ce soit l'échange le plus constructif de celle-ci et il ne fallait pas que les mauvaises cartes soient abattues et que de mauvaises paroles soient prononcées. Je ne voulais pas que Keysha disparaisse de ma vie, c'était définitif. C'était la chose impensable dans ma tête à ce moment précis, je ne pouvais pas imaginer ne plus la serrer dans mes bras ni l'embrasser.
On ne pouvait pas le sentir mais mon coeur s'emballait, il était sur le point d'exploser entre la colère qui me rongeait et mes sentiments grandissant pour elle c'était presque insupportable de devoir subir ça à l'intérieur même de mon corps, j'avais l'impression que j'allais m'évanouir mais rien ne transparaissait sur mon visage, je fixais un point sans arrêt ne sachant pas ce que faisait Keysha derrière moi..

- J'y crois parce que c'est la vérité! T'as couché avec Lottie et tout le monde dans cette prison de mierda le sait! T'en as rien à foutre sinon jamais ça ne t'aurait traverser l'esprit, même à moitié mort! Et si cette discussion t'importe autant Galaad, c'est pas à cause de moi! C'est parce que ta crédibilité au sein de cette prison est foutue autant que la mienne!

La réputation m'importait peu en réalité, je m'en foutais de savoir ce que les autres pensaient de moi ou même de ce qu'ils pouvaient raconter. La réputation, si elle se brise, tu t'en reforges une et c'est bien ce qui allait se passer avec le temps. Peut-être que la crédibilité était perdue mais l'autorité et le respect étaient toujours deux choses que je faisais régner dans cette prison quoi qu'il en coûtait.
Tout cela pour dire que ce n'était encore qu'une excuse pour ne pas faire face au vrai problème qui s'opposait à nous en ce moment même..

Je continuais d'être dans mon coin tout seul, dos à elle, après lui avoir balancé ce que j'avais sur le coeur. À vrai dire, je n'aurais pas su dire dans quelle position elle était ni ce qu'elle pouvait penser à ce moment même. Tout ce que je savais c'est qu'elle s'était tue et que j'avais entendu un bruit sourd juste après mon discours. Je ne voulais pas me retourner de peur que ma colère refasse surface et je sentais que le climat s'apaisait même si tout pouvait repartir, à un moment où un autre, en engueulade..
J'entendais Keysha derrière moi, qui tentait de commencer des phrases sans pour autant les terminer, je me demandais si c'était bien ça qu'il se passait où si c'était les battements de mon coeur qui étaient trop forts pour que je puisse entendre quoi que ce soit..
En tout cas il fallait que cela cesse, ces battements devenaient insupportables et le seul moyen pour que ça s'arrête était tout simplement de jouer cartes sur table et d'oublier les non dit ! Je ne savais pas si Keysha était prête pour ça où même ce qu'elle pouvait bien penser à notre sujet et puis tant pis, après tout il fallait que je prenne le risque et puis ça bouillonnait à l'intérieur de moi il fallait que ça sorte sinon j'allais imploser. Je mis un coup de poing sur le sol essayant de réprimander ce bouillonnement intérieur...

- Oh et puis merde ! Pourquoi tout ça franchement ? Pourquoi on s'engueule sans arrêt ? J'en ai marre de ça, je trouve ça insupportable, j'ai pas envie de me prendre la tête plus longtemps avec toi Keysha, on se fait du mal ! Alors bon, si après tout ce que je t'ai dit tu n'as pas pu répondre aux questions que tu te poses et que tu n'as toujours pas envie de me pardonner sache au moins que...

Je me levais doucement mettant mes mains dans mes poches pour choper mes clopes et mon Zippo et je m'en allumais une inspirant et expirant tout ce que je pouvais, c'était le moment de vérité après tout. Je me retournais, la clope au bec, souriant légèrement, et regardais Keysha dans les yeux semblant être attentive à ce que je disais.

- ... putain... je t'aime Key'..

Je me retournais ne prenant pas le temps de voir sa réaction, je ne voulais pas que cela m'emmerde davantage si elle n'avait pas pensé la même chose alors je me dirigeais vers la porte, pensant peut-être que je n'allais jamais pouvoir ressentir sa peau sur la mienne ou encore les battements de son coeur en harmonie avec les miens. Je pensais que tout cela serait peut-être du passé dans peu de temps et que j'aurais fait tout cela pour rien... Mon regard était attristé comme il ne l'avait pas été depuis longtemps et je m'arrêtais devant la porte ayant toujours les mains dans les poches et je restais planté là, pendant quelques secondes espérant peut-être que Keysha me retienne avec une parole ou bien un geste mais cela me paraissait bien mal parti et je songeais déjà à reprendre mon train train d'avant, mon boulot morose pouvant la croiser n'importe quand à n'importe quelle heure et tout cela me paraissait bien difficile.. beaucoup trop difficile...


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Date d'inscription : 09/05/2015
Dim 3 Avr - 3:20
Tu repensas à ta mère. Le coups de foudre hein? C'était exactement ça. Tu ne pouvais plus te mentir, ton cœur battait trop vite, prêt à rompre tant l'instant t'étais douloureux. Tu ne pouvais plus nier l'aimer. Ses valeurs, son passé, ses peines aussi et sa détermination... Son caractère. Tout chez lui t'attirait, autant l'interdit que le plaisir. Tu ne pouvais tout simplement pas t'imaginer sans lui. C'était un fait difficile à accepter, et pourtant, quand tu observais son dos, tu ne souhaitais: Que son regard finisse par croiser le tiens. " Quedas... Dios mio quedas!" Tes pensées tournaient dans ta tête tandis que tu priais pour qu'il reste. Tu ne pouvais pas juste te lever et le rejoindre?  
Il frappa alors violemment sur le sol et tu sursautas. Il avait l'air en colère... Mais plus que contre toi, c'était comme s'il vous en voulez à tous les deux... Comme toi. Vous étiez si semblables et à la fois si différents l'un de l'autre.

- Oh et puis merde ! Pourquoi tout ça franchement ? Pourquoi on s'engueule sans arrêt ? J'en ai marre de ça, je trouve ça insupportable, j'ai pas envie de me prendre la tête plus longtemps avec toi Keysha, on se fait du mal ! Alors bon, si après tout ce que je t'ai dit tu n'as pas pu répondre aux questions que tu te poses et que tu n'as toujours pas envie de me pardonner sache au moins que...

Mais tu avais répondu à tes propres interrogations. Tu savais, sans vouloir l'admettre. Quand à savoir pourquoi vous vous engueuliez, tu doutais le savoir. Mais la réponse était si bête qu'elle en devenait ridicule: Vous étiez attaché l'un à l'autre, que vous l'admettiez ou non. Et c'était cet attachement qui vous éloignait, aussi paradoxal que cela puisse être. Vous aviez peur, tout du moins, toi Keysha, tu avais peur. Peur que comme toujours, la personne que tu aimais disparaisse. Comme ta mère quand elle avait succombé à la maladie, ou comme Alex quand il était mort dans l'espoir vain de te sauver. Et comme tu padre, quand il avait préféré fuir qui il était par douleur et manque de son amour. Tu comprenais à présent combien aimer pouvait être dangereux et tu avais peur qu'il n'arrive malheur au jeune gardien. Tu le refusais.
Tu le vis cependant se relever, attrapant une clope avant de te fixer pour la première fois depuis de longues minutes. Un petit sourire flottait sur ces lèvres, exquis. Son regard criait de sincérité et tu vis à l'intérieur combien tu avais pu le blesser. Tu t'en voulus, et tout d'un coups, tu oublias Lottie et la gazette. Tu savais qu'il avait été honnête depuis le début. La seule qui avait menti, c'était toi. Tu ne lui en voulais pas d'avoir couché avec Lottie, du moins pas autant que tu l'avais laissé entendre. Tu lui en voulais de t'avoir laissé tomber amoureuse de lui.

- ... putain... je t'aime Key'...

Les mots te choquèrent, et tes yeux s'ouvrirent en grands, sans qu'il ne le vit, s'étant déjà détourné de toi. Avait-il abandonné? Il en aurait eu tous les droits. Et pourtant, ton cœur semblait crier à l'agonie. Était-ce si dur d'aimer? Devait-ce faire si mal? Toi aussi tu en avais assez de cette distance. De ces mots parfois faux et douloureux à entendre comme à prononcer. De ces disputes incessantes. De ces mensonges qui vous éloignaient. De cette douleur constante.
Il était arrivé à la porte, ne semblant pas se résoudre à l'ouvrir pour mettre un terme à tout ça. Ton regard aurait presque pu être humide Keysha, si tu n'avais pas tout retenu.
Tu ne pouvais pas le laisser partir. Tu ne pouvais pas redevenir indifférente. Tu étais allée trop loin. Trop loin pour revenir en arrière. "Je t'aime Key'". Il l'avait dit. Il l'avait avouer. Et tu savais que tu l'aimais tout autant.
Tu ne compris pas bien quand tu trouvas la force de te lever et de te précipiter vers lui, mais tu te retrouvas tout d'un coups derrière lui, tes mains l'enlaçant, ton front posait sur son dos, les yeux fermés sur cette étreinte difficile.

- Te quierro!... Por favor... Te quierro...!

Tu n'avais pas pu le dire dans sa langue, car les mots t'étaient trop intimes. Trop important. Tu restas contre lui, attendant un signe, un geste ou une parole. Tu ne savais pas si tes mots provoqueraient en lui les mêmes sentiments de bonheur et de soulagement que les siens en toi.
Tu priais pour qu'il ne soit pas trop tard. Tu refusais de lui dire au revoir. Tu ne pouvais même pas l'imaginer. Tu n'y survivrai pas. Tu ne voulais plus être abandonnée.



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Date d'inscription : 29/03/2015
Lun 4 Avr - 1:59
Je n'en pouvais plus, l'air ambiant était trop étouffant, cet amas de colère et de tristesse qui s'entassait en moi était devenu bien trop intense pour que je puisse encore le laisser disparaitre, il fallait que cela cesse.. Je n'aimais pas faire ça mais après tout il fallait bien qu'elle comprenne le pourquoi de ma colère puisqu'elle se sentait de loin, sans même que j'ai besoin de dire un mot. Ce qui m'énervait c'était nous, ces querelles constantes, ces non dits, ces insultes, pensées ou non... Tout cela avait créé une sorte de bombe à l'intérieur de moi qui venait d'exploser en même temps que mon poing s'éclatait sur le sol. Celui-ci avait souffert d'ailleurs, il était bien ouvert au niveau de trois phalanges mais ça m'importait peu à vrai dire j'avais d'autres choses à penser.
Les paroles fusaient et je nous disais nos quatre vérités, ça ne pouvait plus durer..
Et enfin, je lui dévoilais mon amour. Ça avait pas été simple à vrai dire, j'avais pas l'habitude de dire ça, ça m'était jamais arrivé en fait auparavant.
N'empêche que je me sentais libre désormais, je lui avais dit ce qu'il fallait qu'elle entende et maintenant je pouvais y aller. Je ne voulais pas évidemment, j'aurais voulu rester, la serrer dans mes bras et ne plus jamais la lâcher mais c'était trop tard, plus de retour en arrière possible, elle m'en voulait et je ne pouvais rien y faire.
Je me résolvais à partir, sortir de cette salle, montrant que j'étais échec et mat en quelque sorte, toutes mes cartes étaient jouées et rien n'y changeait alors c'était la fin, un amour pourtant si flamboyant dans mon coeur que j'allais être obligé d'éteindre pour une bêtise d'un soir. Je me sentais tellement stupide et coupable...

Le moment fatidique était arrivé, j'étais devant la porte et il ne me restait plus qu'à attraper la poignée et à sortir mais rien à faire, mon corps ne pouvait s'y résoudre, ni mon esprit.. J'étais là, prostré devant cette foutue porte en fer à attendre, sachant que je l'aurais franchi tout, tout ce que nous avions vécu aurait été vain..
Je mettais mes mains sur mon visage en baissant la tête et soupirant sans arrêt.. Pourquoi.. pourquoi.. que je me répétais sans cesse, pourquoi c'était si dur d'ouvrir une porte ? Pourquoi je l'aimais autant alors que ça faisait si peu de temps qu'on se connaissait ? Pourquoi étais-je aussi stupide ?... Tant de questions, et aucune réponse et pourtant quelque chose vint me ramener à la réalité, quelque chose qui balaya toutes mes questions d'une traite tandis qu'on se jeta sur moi par derrière comme pour m'empêcher de m'en aller..

- Te quierro!... Por favor... Te quierro...!

Elle était revenue... Mes paroles, mon discours, mon aveu.. Moi qui pensais pourtant que cela avait été vain,elle était venue elle aussi m'avouer son amour.. Je n'en revenais tellement pas et mon coeur battait tellement vite que je restais figé, les yeux écarquillés fixés sur la porte pendant quelques secondes avant de me réveiller et de sourire un instant. Elle était toujours accrochée à moi la tête sur mon dos et je ne voulais qu'une chose, la regarder, pouvoir l'enlacer comme je le voulais depuis un moment déjà.
Je me retournais donc et la prenais dans mes bras, la serrant avec tendresse, ne voulant plus la lâcher..

- Tu peux pas savoir à quel point ça me fait plaisir que tu m'aie retenu Key'...

Puis je l'embrassais, non pas comme avant, mais un baiser tendre, affectueux, un baiser amoureux et non seulement sensuel. Tout était prêt à changer désormais, notre relation s'était éclaircie et nous savions ce que nous voulions désormais. Je ne pouvais pas être à un meilleur endroit qu'ici en ce moment même, nous nous découvrions enfin l'un l'autre et, nos sentiments dévoilés, je ne pensais pas encore aux conséquences que cela pourrait avoir sur notre futur, le moment était encore trop beau pour être stoppé si rapidement. Nous devions profiter de ces instants de bonheur c'était là la seule chose que mon âme me disait de faire..


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Lun 4 Avr - 2:47
L'espace d'un instant, le temps s'arrêta. Tu n'entendais que les battements frénétiques de ton cœur et ne ressentait que le soulagement de l’avoir enfin avouer et admis. Tu sentais la chaleur de Galaad contre toi, à la fois si proche et si éloigné. Tu le sentais surpris et choqué et tu le comprenais, car tu l'étais tout autant. Toi dire "je t'aime"? Décidément, la prison t'avait changé!
Tu le serrais par derrière, refusant de le laisser partir. Tu te sentais apaisé dans ses bras. Moins seule. Comme... Comme si le vide laissé par Alejandro était, quelques instants, plus supportable. Tu ne voulais pas perdre ça. Cette étincelle de bonheur, cette paix et ce réconfort... Tu en avais besoin. Tu avais besoin de lui.
Tu le sentis alors se détacher de toi un bref instant et brusquement, tu étais dans ses bras, pleins de tendresses. Tu restas un instant sans bouger, étonnée et ne sachant comment réagir. Une étreinte...

- Tu peux pas savoir à quel point ça me fait plaisir que tu m'aie retenu Key'...

C'est à ce moment que tu compris que tout ça était bien réel. Tu n'eus pourtant pas le temps de réagir que ses lèvres avaient déjà trouvé les tiennes tandis que ses mains t'étreignaient avec douceur. Ce baiser avait un goût différent des autres. Il était sincère et plein d'amour, de tendresse dissimulée, d'affection dévoilée. Tes mains trouvèrent seules le chemin vers son visage et tu fermas les yeux, t'abandonnant à l'étreinte et au baiser. Tu sentis ton cœur battre avec frénésie, mais cela n'avait rien à voir avec la passion du plaisir éprouvée précédemment. Non. Là, c'était autre chose. Quelque chose de plus profond. De plus beau. Et de beaucoup plus dangereux.

- Ne pars pas...

Tu rêvais qu'il reste et tu te collas à lui, voulant le sentir au plus prés de toi et comprendre que non, il n'était pas parti. Tes doigts vinrent se glisser dans ses cheveux et tu souris sous le baiser.
Tu finis par t'écarter de lui doucement, à contre cœur et tu l'observas un instant. Tu vins caresser sa joue avec douceur et tu le regardas comme si c'était la première fois. "Quedas. Ne me laisse pas seule." Tu te plongeas dans ses yeux foncés. Tu avais toujours eu un faible pour les yeux foncés. Tu trouvais que cela donnait un certain charme, et un mystère sur la personne. On disait que le regard était la fenêtre de l'âme. Mais quand on ne voit que deux puits noirs, pouvait-on seulement voir la personne en dessous?
Tu avais toujours détesté tes yeux pour cela. Il était trop facile d'y lire ce que l'on voulait dedans. Un vrai livre ouvert. Enfin! Ça c'était avant... Quoique...

Tu te souvins alors de son excès de rage et tu attrapas délicatement sa main blessée, observant les dégâts. Une belle blessure dont quelques gouttes de sang perlaient encore. Le regard plongé dans le sien, tu vins embrasser la blessure, comme si tu pouvais la guérir d'une simple caresse, léchant le sang sans plus réfléchir, avec douceur. Corazon, je rêve où tu tentais là un rapprochement?! Keysha Fuentes on redescend! Tu es carnivore, depuis quand t'avais le droit d'avoir des sentiments?!

- Ne pars pas.

Tu répétais ses mots une seconde fois, mais avec plus de conviction. Tu voulais qu'il comprenne que tu n'avais pas dis ces mots dans l'espoir qu'il reste, mais parce qu'ils étaient tes sentiments les plus profonds.
Tu vins te blottir contre lui, fermant les yeux, le nez enfoui contre son torse. Vous aviez presque trente centimètres d'écart Key', et tu te sentais minuscule entre ses bras. Mais étrangement, tu ne t'étais jamais sentie aussi à ta place qu'à cet instant...



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Mar 5 Avr - 0:52
"Amour", c'était le seul mot qui résonnait dans ma tête durant cet instant avec elle. Je la serrais fort, sans pour autant la brusquer. Le seul fait d'être en contact avec elle me remplissait de joie et j'en oubliais même la douleur de ma main de laquelle du sang coulait..
Elle semblait tout aussi heureuse que moi de ce retournement de situation, je ne pouvais pas espérer mieux. Elle ressentait pour moi la même chose que je ressentais pour elle, un amour si fort et pourtant si jeune que je me demandais bien si tout cela était tout de même bien réel. Mais nos baisers, ses lèvres chaleureuses me rappelaient que ceci n'avait rien de surnaturel mais que nous nous trouvions bien dans la réalité, une réalité exquise, que pour rien au monde je n'aurais voulu altérer.
Elle me caressait les cheveux, me répétant de ne pas partir et bien évidemment que je ne partirais pas, je n'en avais aucune envie et elle pouvait être certaine que jamais, au grand jamais je ne la laisserais seule tant que cet amour brûlerait au fond de moi.

Elle s'écarta un instant de moi, m'observant et cela me permettait aussi de faire de même avec elle. Elle était si belle, là, juste devant moi à me regarder avec son regard si adouci depuis notre première rencontre. On m'aurait dit il y avait quelques jours que j'aurais des sentiments pour Keysha Fuentes, cela m'aurait fait rire je pense et pourtant désormais, je pensais que je n'aurais pas pu rencontrer une personne qui me ressemblait autant et pourtant avec qui j'avais tant de différences. Cette rencontre était une aubaine, Key' était la seule personne avec qui j'avais envie de passer mes journées ainsi que mes nuits, mes emmerdes, mon bonheur, bref, cet amour, pourtant faible comme une étincelle il y avait encore quelques temps était devenu un feu de joie, un feu ne cessant de grandir à mesure de nos tendresses..
Elle me prit la main, voyant ma plaie, je l'aurais presque oubliée.. Elle la regarda un instant avant de commencer à la lécher afin que le sang cesse de couler. Je ne m'y étais tellement pas attendu que j'ouvrais grand les yeux ne trouvant pas ça si déplaisant après tout..
Elle répétait une fois de plus que je ne devais pas partir, cela semblait lui importer beaucoup et je comprenais après tout. D'après ce que j'avais cru comprendre sur sa famille, ou en tout cas sur son père, son enfance n'a pas dû être une enfance dorlotée et entourée, ce qui aurait pu expliquer le fait qu'elle ait si peur que je m'en aille mais honnêtement... elle n'avait aucun souci à se faire à ce sujet.
Elle se blottit contre moi de nouveau, la tête contre mon torse, je souriais de la voir ainsi et lui caressais la joue, retirant sa tête de mon torse un instant afin de pouvoir me bercer dans ses yeux..

- Partir signifierait s'éloigner de toi et ça vois-tu ma belle... j'en serais bien incapable tant tu m'es vitale.

Le fait est que je ne mentais même pas, elle devenait de plus en plus importante à mes yeux et nos regards parlaient d'eux-même, plongés l'un dans l'autre je ne voyais le temps s'écouler..
Je rapprochais sa tête de la mienne délicatement et l'embrassais amoureusement de nouveau, ses lèvres m'étant si attirantes.
Je la rapprochais contre mon torse voulant de nouveau sentir les battements de son coeur et sa chaleur contre moi..

- Je n'ai pas envie de te lâcher Key'.. Jamais en fait..

L'atmosphère s'était de nouveau apaisée et nous pourrions de nouveau ravoir une discussion normale même si je ne pensais pas qu'une discussion était la première chose que nous voulions faire en ce moment même. Nous voulions plutôt établir ce contact, cette symbiose que nous avions l'habitude d'avoir. Mais cette fois-ci elle serait bien différente, car plus forte, renforcée de la seule chose qui nous manquait, pour laquelle on se voilait la face depuis le début, l'amour, un amour si puissant et vigoureux que je ne pouvais m'imaginer vivre sans celle pour qui mon coeur battait à ce rythme si effréné.. Keysha.. Elle restait encore si mystérieuse et pourtant j'avais l'impression de pouvoir lire en elle comme dans un livre ouvert..
Elle qui pourtant se voulait si renfermée lors de notre première rencontre, elle s'ouvrait peu à peu à moi et cela pour mon plus grand bonheur et afin de réaliser mon plus grand souhait à ce moment.. La rendre heureuse..


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Mar 5 Avr - 1:39
Tu le sentis te caresser la joue et tu restas sans bouger, frémissant sous sa caresse tendre et amoureuse. Tu te sentais à ta place, rassurée et en sécurité. Dans la froideur de la pièce, dans la nuit noire, tu avais enfin trouvé lumière et chaleur. Peut-être avais-tu enfin compris les paroles de ta mère. Un coups de foudre, ce n'était pas tomber amoureux à la seconde non. C'était seulement sentir une alchimie presque irrépressible, et l'envie de plus au premier regard. C'était comprendre en un regard qu'il y aurait plus, bien qu'il ne soit pas acquit que cela soit de l'amour. C'était exactement ce que vous aviez vécu, avec Galaad. Et l'étincelle ayant jaillit de la foudre était devenue flamme puis brasier.
Il t'écarta légèrement, trouvant ton regard et tu te sentis faible Keysha, ce qui n'était pas dans tes habitudes.

- Partir signifierait s'éloigner de toi et ça vois-tu ma belle... j'en serais bien incapable tant tu m'es vitale.

Ton cœur rata un battement, et tu l'observas, des étoiles dans les yeux. Ton regard était peu commun à tes habitudes. La lueur foncée avait disparue, et des paillettes dorées venait l'éclaircir. Magnifique. Tu te mordis la lèvre, l'espace d'un instant, fixant les siennes.

- Alors reste.

C'était une proposition qui n'acceptait pas de refus. Ses lèvres furent pourtant ta seule réponse, d'autant plus satisfaisante que le baiser fût doux. Tu sentis son cœur battre sous sa peau encore nue et tu captas alors à peine qu'il n'avait pas récupérer son haut, que tu portais. Tu ne le laissas pas repartir si vite, mêlant ta langue à la sienne, l'embrassant plus profondément, avec plus de passion. Mais tout était différent. Les baisers étaient plus beaux et plus expressifs. Tu avais besoin de le sentir contre toi, et tu te rapprochas avec vitesse, lui ne t'en laissant pas plus le choix que toi tu ne te le laissais.

- Je n'ai pas envie de te lâcher Key'.. Jamais en fait..


C'était probablement les plus beaux mots que tu avais jamais entendus. Il n'aurait pas pu trouver mieux. Personne ne t'avait jamais dis ça. Le sourire que tu lui as adressé à ce moment-là, tu ne l'avais plus eu depuis longtemps. Pour tout dire, ça faisait même plus de onze ans que personne ne te l'avait vu. Il était plein de bonheur ce sourire. Comblé.
Cette fois pourtant, ce fût toi qui vint l'embrasser, remontant tes mains le long de son torse avec une lenteur et un plaisir non dissimulé. Tu voulais sentir sa chaleur et sa force contre toi.. En toi. Tu voulais redécouvrir cette symbiose entre vous. Cette harmonie. Tu restas un moment contre lui, à l'embrasser sans penser à rien.
Puis tu t'écartas et tu repensas à l'infirmerie. La conversation t'avait longtemps trottée en tête. Tu avais beaucoup réfléchis. Tu le fixas un instant, trouvant la force d'annoncer la nouvelle. Il te traversa l'esprit que si tu continuais de le fixer aussi intensément sans rien dire, il allait finir par s'inquiéter, soit pour ton état suite à tout ça, soit pour ta santé mentale.

- Je voudrai... J'aimerai reprendre la musicà. Tu crois que ça serait possible? ....

C'était probablement banal pour tout le monde comme requête mais pour toi, ça voulait dire beaucoup. C'était le signe que tu commençais à accepter la mort de tu hermano. Et ça, ça n'avait pas de prix.

- .... Con tu?

Sans lui tu n'y arriverai pas. Parce qu'il te faudrait quelqu'un pour te remettre les pieds sur Terre et qui t'empêcherai de tuer le premier abrutit venu selon ton état émotionnel. Tu avais un petit sourire gêné, n'osant pas vraiment le lui demander. C'était si idiot! Et pourtant, si vital.
Et à cet instant, tu te rendis compte que tu padre ne t'avait pas tout prit. Alejandro avait eu raison: L'espoir avait toujours été tiens. Alex avait eu raison. Su hermana était forte. Elle se relèverait de tout avait-il dit un jour à votre tante. Tu ne l'avais pas cru. Mais il avait eu raison. Comme toujours. Car tu te relevais bien, peu à peu.



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