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December, 13th ... 2025

Mer 2 Mar - 1:22
Dans mon sac, il n'y a plus que deux biscuits cassés. J'ai trouvé le paquet il y a plusieurs semaines, j'étais encore de l'autre côté du « blocus ». Là ou il y a encore de quoi manger... Mais aussi de quoi mourir.

Ça fait six ans que tout a commencé... Que tout est parti en couille. Depuis l'épidémie qui est partie des sous-sols de la prison. Ça a été terrible... Le virus s'est répandu par les plantes et les êtres vivants, et il n'a fallu que deux semaines pour qu'il fasse le tour du globe. Dix pour cent... Il n'a laissé en vie que dix pour cent des êtres humains. Les plantes, elles, ont décuplé et commencé à tout détruire J'imagine que c'est pareil ailleurs... Mais ici... Ça a été terrible.

Évidemment, ils se sont rebellés. Plus assez de gardiens... Il n'a pas fallu longtemps pour que le pouvoir s'équilibre entre eux et les détenus. Une altercation... Un combat de groupes... Puis une bataille de clans. Et enfin, la guerre.

Les Gardiens contrôlent le côté de la ville par lequel je suis arrivé. Je savais qu'un masque ne suffirait pas longtemps, mais je ne pensais pas qu'ils me le retireraient pour vérifier qui je suis, à peine entré dans « leur territoire »... J'ai fui dans cet immeuble. J'ai marché des jours en cherchant à fuir la guerre... Mais ici aussi, elle fait rage. Ils ont des armes que je n'ai jamais vues avant... Leur ingéniosité me fascine et me terrifie. Malgré les racines qui ont dévoré les tours sur plusieurs étages et qui les écrasent entre elles, ils ont établi leur citadelle sur une terre pleine de promesses, et une terrible beauté est née.

Il faut que je continue à monter. Ils me suivent, ils ne doivent pas avoir eu l'occasion de se défouler depuis un bon moment. Un couloir d'ascenseur. Je me faufile, mais on me retient. Ils me tiennent la cheville! « putain de criminel », je l'ai entendu tellement de fois... Je balance le pied au hasard, juste pour qu'ils me lâchent... Ça y est! L'échelle, maintenant... Elle est là.

Cet étage est complètement ravagé, et une partie des murs est écroulée. Je vois le ciel. Il fait froid, mais au moins, je suis vivant. Et tant que je suis vivant, je pourrai la revoir. Je pourrai tous les revoir. Un escalier mène au toit, je dois donner quelques coups d'épaule contre la porte du haut.

Le soleil m'arrive droit dans le visage. Une rambarde court tout le long du toit. Derrière, une forêt de tours s'étend, sur un ciel orange qui s'éclaircit peu à peu. Los Angeles et ses gratte-ciels. Des racines géantes les nouent ensemble, comme de gros tubes bruns recouverts de mousse verte. A gauche, il y a moins de bâtiments. Là-bas, un immense serpent brillant traverse toute la ville. Une rivière... Le calme est tellement présent ici que je peux presque l'entendre couler. Loin en bas, la guerre continue. Je cherchais un endroit où les ex-détenus pourraient vivre en paix, mais... Je dois continuer à voyager.

[Ouvert à tous; détails ici]:
 


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Ven 4 Mar - 1:56
Bordel, c’est contrôlé aussi ici ?! Ils ont vraiment mis le paquet pour garder leurs vivres et leurs armes ces enculés ! Les gardiens qui étaient autrefois bien relâchés dans la prison sont devenus de vrais monstres maintenant. Il nous faut des armes, on ne tiendra pas longtemps sans moyens de défenses. Savoir se battre ne sert plus à rien en ces jours de guerre, surtout avec les nouvelles armes qu’ils ont mis au point. Nos pauvres petits poings ne sont plus d’aucune utilité. Je sors un plan de la ville, mettant une croix à l’endroit où je me trouve, marque qui signifie que l’endroit est surveillé. Les informations qu’on m’a fournies étaient donc exactes, vérifions si ce passage existe donc vraiment. Je me rends à l’endroit qu’un informateur m’a conseillé pour découvrir bel et bien le « passage secret ».

Je regarde de gauche à droite, histoire de vérifier qu’il n’y a pas le moindre danger potentiel, m’assurant qu’aucune caméra de surveillance n’est postée aux alentours. Parfait, c’est le moment où jamais ! Je défonce d’un coup de pied la grille en bas du mur pour pénétrer dans le camp ennemi. Une capuche sur la tête et un sac en main, me voilà rentrée incognito pour faire mes courses. Gardant tous mes sens aux aguets, je fouille dans les caisses près d’un mur trouvant alors des munitions, des armes, de la bouffes et de quoi soigner des blessés. Très bien, j’embarque le tout enfin, ce que je suis capables de transporter seule quoi. J’entends des pas se rapprocher de ma position. Okay, là c’est le moment de décamper en vitesse. Je me faufile rapidement dans le trou de souris, faisant passer par la suite mon gros sac et je prends mes jambes à mon cou, entendant des coups de feu derrière moi.

-Et merde !

Je cours, le plus vite que je peux, agrippant mon sac comme s’il représentait ma vie. Mon corps est complétement épuisé mais je ne m’arrête pas, continuant ma course. Mon bras gauche me fait atrocement, mais je ne fais rien paraitre, j’avais perdu mes masques mais je les ai récupérés lorsque la guerre a éclaté et je me suis perdue derrière. Les atrocités de la guerre ont fait de moi ce que je suis maintenant, je ne suis qu’un corps faisant croire que la vie l’abrite alors qu’elle l’a quitté depuis un moment. J’attrape l’échelle difficilement avec mon bras droit, laissant mon bras endolorit porter le sac.

Arrivée à un pallier, je fonce tête baissée, donnant un d’épaule sur la porte me barrant la route, la refermant derrière moi, déposant le sac pour attraper un parpaing et le foutre devant l’ouverture. Voilà, comme ça, j’entendrai arriver le moindre individu. Je m’adosse contre un mur, soufflant un bon coup avant de m’assoir sur le sol, exténuée par la course. J’enlève mon sweat, découvrant la plaie qui orne mon bras. C’est moche… J’ouvre le sac près de moi pour y sortir de l’alcool médical ainsi que des bandages. Sans expression particulière, j’extrais la balle présente dans mon membre avant de commencer les premiers soins.

Un bruit sourd se fait entendre, il est enfin là, ce n’est pas trop tôt. Je regarde le jeune homme qui observe le paysage que nous offre cet immeuble. Il ne m’a apparemment pas remarquée. Mon sweat recouvrant mes épaules, une clope à la bouche, je finis par briser le moment de silence qui venait de s’installer.

-J’ai rien trouvé dans le secteur sud de la ville, tout est ravagé, personne ne semble l’occuper. Du coup je suis remontée pour faire les courses chez les gardiens.

J’envoie dans sa direction un paquet de clopes.

-J’ai trouvé pas mal de truc, j’ai fait les provisions de tabac pour un moment...

Mon visage est toujours aussi neutre. Je sors par la suite le plan de la ville, reprenant des tracés que je n’avais pas encore complété.

-Ils ont dû condamner l’entrée par laquelle je suis passée du coup, il va falloir trouver autre chose pour la prochaine fois. Si t’as faim, tu peux prendre dans le sac.

Ma blessure me pique mais je reste calme, plongée sur la carte de la ville, examinant les moindres parcelles de terrain qu’on n’aurait pas encore fouillées.


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Ven 4 Mar - 13:23


J’ai rien trouvé dans le secteur sud de la ville,
tout est ravagé, personne ne semble l’occuper.
Du coup je suis remontée pour faire les
courses chez les Gardiens.


Je me retourne... Elle était là, accoudée au mur de la sortie du toit. Les cheveux en bataille, le sweat autour des épaules... Mais surtout, le bras gauche en sang. D'après son état, elle avait dû recevoir une balle. Et la connaissant... Elle a sûrement essayé de l'extraire elle-même. J'atrappe le paquet de cigarettes qu'elle m'envoie. Des blondes. Je souris, dans un mélange de nostalgie, d'amusement et d'inquiétude. J'ai toujours porté un masque, mais je l'ai perdu lorsque la guerre a éclaté... Je n'avais plus besoin de faire semblant. Risquer de mourir chaque jour est un assez bon enouragement à vivre.
Enfin... A survivre.

J’ai trouvé pas mal de trucs, j’ai fait les
provisions de tabac pour un moment...


Elle sort le plan de la ville que je lui avais donné quand on s'est séparés. Chacun une moitié; la méthode la plus rapide pour le remplir. Sans carte, on ne ferait que courir au hasard et finir dans un blocus des Gardiens.

Ils ont dû condamner l’entrée par laquelle je
suis passée du coup, il va falloir trouver autre
chose pour la prochaine fois. Si t’as faim, tu
peux prendre dans le sac.


Elle reste neutre, et n'a l'air que d'une sorte... D'outil. Elle sert à quelque chose, à quelqu'un. C'est tout ce qu'elle est... Enfin, c'est tout ce qu'elle pense être. Elle a beaucoup perdu quand tout ça a commencé... Et c'est sa façon de survivre. Je ne l'ai quasiment jamais quittée depuis. Peut-être que nos parties en équipe sur console, à l'époque, nous ont préparés à un certain esprit de groupe...?
Je m'approche d'elle, regarde son bras. Elle a du souffrir, mais le bandage tiendra. C'est plutôt du bon boulot. N'empêche... Il aurait suffi qu'elle me demande de le faire... Je soupire.



Un immeuble s'est écroulé à l'ouest de cette
ligne. En passant par l'intérieur, puis en sautant
du toit sur celui d'en face, on devrait pouvoir
passer d'un côté à l'autre sans problèmes.
Le plus important, c'est de foutre le camp
d'ici avant que les Gardiens nous trouvent,
et comme toujours... D'essayer de rameuter
d'autres Liberties.


Ça faisait déjà des années que les Carnivors, les Ordinaries, les Redweak ou même les Nobodies étaient devenus, tous ensemble, des "Liberties". C'est le nom que nous nous sommes donnés quand les murs de Ciguèstraz ne signifiaient plus que nous étions enfermés, mais nous avaient au contraire protégés en grande partie du cataclysme.

Les Gardiens, eux, s'appelaient les "Lawkeepers". Nous, on continuait de les appeler les Gardiens, tout comme ils nous surnommaient les "évadés", ou les "fugitifs". Et des fugitifs, ça faisait un bon moment que Lexy et moi, on n'en avait pas croisé. On avait décidé de se rapprocher des murs de notre ancienne prison, dans l'espoir d'en trouver un ou deux qui voudraient nous rejoindre... Seulement, on s'exposait aussi aux membres des Lawkeepers.

...Tu vas dire que j'arrête pas de le répéter,
mais t'as pas besoin de te recoudre toute
seule... Laisse-moi te filer un coup de main,
de temps en temps. Faut bien que je serve
à quelque chose...!


J'esquisse un sourire, dans une tentative - que je sais désespérée - d'en recevoir un en réponse. Elle ne sourit plus, en tout cas, plus sincèrement, depuis bien longtemps. Je ramasse une barre de céréales dans son sac. C'est un des seuls trucs encore mangeables depuis tout ce temps, avec quelques conserves et autres machins avec plus de conservateurs que de bouffe à l'intérieur. Il paraît que certains ont réussi à faire pousser des plantations de fruits et de légumes, mais... Ça sonne comme un paradis lointain.

Je viens m’asseoir à côté d'elle, casse la barre en deux et en pose la moitié sur ses genoux. Je passe la main autour de ses épaules, en prenant soin de ne pas toucher son bras blessé, et l'embrasse sur le front. Quelques minutes, peut-être des heures, de répit, avant qu'un Lawkeeper ne nous trouve... Et qu'on doive s'enfuir à nouveau.


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Lun 7 Mar - 13:14
Mes yeux se baladent sur la carte, ils essayent de trouver une solution pour sortir de ce merdier, un coin où on ne serait pas encore allés, un endroit où nous attendent peut-être des liberties ? Peut-être que passer à l’ouest serait une bonne solution…

-Un immeuble s'est écroulé à l'ouest de cette ligne. En passant par l'intérieur, puis en sautant du toit sur celui d'en face, on devrait pouvoir passer d'un côté à l'autre sans problèmes. Le plus important, c'est de foutre le camp d'ici avant que les Gardiens nous trouvent, et comme toujours... D'essayer de rameuter d'autres Liberties.


On doit être connectés lui et moi. Remarque, ça fait un moment qu’on est ensemble, qu’on cherche désespérément des survivants comme nous, qu’on reste uni quoi qu’il arrive. Combien de temps durera cette situation ? Notre vie ne tient qu’à un fil, il peut casser à tout moment et pourant, ça ne me fait ni chaud ni froid. Seulement, je dois survivre jusqu’à que December retrouve des prisonniers, hors de question qu’il reste seul dans cet environnement hostile.

-...Tu vas dire que j'arrête pas de le répéter, mais t'as pas besoin de te recoudre toute seule... Laisse-moi te filer un coup de main, de temps en temps. Faut bien que je serve à quelque chose...!

Il me sourit, j’aimerai lui rendre mais quoi bon ? Je ne sais plus sourire et si j’essaye, il sonnera faux. Je me contente d’un regard puis je reviens me plonger sur le plan afin d’élaborer un parcours sans grands dangers. Il y en aura forcément mais essayons de limiter la casse. Le truc chiant avec une carte, c’est qu’on ne peut pas voir quels bâtiments sont détruits et donc, même prévoir un chemin sans risque peut s’avérer périlleux. Au final, la vie est devenue complétement imprévisible. Je lâche un soupir, finissant ma clope que j’écrase au sol. Je replis le plan, sentant December s’assoir près de moi, puis, un poids plume sur mes genoux. La moitié d’une barre de céréales ? Ça me rappelle lorsqu’on faisait des parties de consoles et qu’on se partageait toujours la bouffe qu’on avait volée soit d’un gardien ou encore d’un membre du personnel de la prison, soit du garde à manger. Cette époque est désormais lointaine. Je mange le morceau en lançant un « merci » à mon camarade. Sa chaleur entoure mes épaules et après son geste d’affection, je laisse ma tête se reposer contre son épaule. Je ferme les yeux, sachant que mon repos sera de courte durée. Je garde mes sens éveillés, profitant de cet instant de chaleur encore un peu.

-Tu as déjà beaucoup fait pour moi, à mon tour de te rendre la pareille un peu.

Depuis le début de la guerre, il m’a sauvé la vie deux fois puis, sans lui, ma vie n’aurait eu aucun sens. Si j’accorde ne serait-ce qu’encore un minimum d’importance à ma vie, c’est parce qu’il reste à mes côtés et me donne envie de l’aider à accomplir son but. Oui voilà, ma vie est à son service et lorsqu’il aura réussi à accomplir ce qu’il désire, elle pourra s’éteindre sans remords.

Quelques minutes passent silencieusement avant qu’un brouhaha commence à retentir du bas de l’immeuble. Ils n’auront pas mis beaucoup de temps à repérer notre position. Je me relève alors, les yeux rivés vers le vide, observant la troupe de lawkeepers se précipiter dans le bâtiment.

-Il va falloir décoller Twelve.

Twelve, un des nombreux surnoms que je lui ai donné. Ça correspond au mois de décembre, je n’ai pas cherché très loin à l’époque, j’avoue, mais bon, on ne va pas en faire tout un fromage. Je cherche fouille dans mon sac, sortant des p’tits guns histoire de ne pas nous encombrer à porter des armes lourdes mais d’avoir au moins, un moyen de défense. J’en balance un à mon collègue, puis refermant pour le porter, je dis d’un ton neutre, comme toujours.

-Si j’arrive sur l’autre immeuble avant toi, c’est toi qui portera le sac, t’es prévenu.

Je finis par courir vers l’intérieur de l’immeuble pour rejoindre le toit le plus vite possible et pouvoir sauter sur l’immeuble d’en face. Mon bras me fait encore mal, j’espère qu’il tiendra le coup au moins jusqu’à là-bas.


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Date d'inscription : 15/12/2015
Mar 8 Mar - 16:19


Tu as déjà beaucoup fait pour moi,
à mon tour de te rendre la pareille un peu.


Si tu savais...

Le voleur s'était démené pour parvenir à ses fins après que tout ça se soit passé. Une seconde chance. Un grand bouleversement, pour changer la donne, et repartir sur des bases plus saines... Sans le déséquilibre moral, financier ou matériel qui a fait du monde ce qu'il était il y a encore quelques années.

Ce n'était pas parce qu'il espérait qu'on lui pardonne ses crimes, ou encore pour profiter de sa liberté "providentielle". C'était parce qu'il y croyait vraiment. Il l'avait d'ailleurs toujours cru. "Ce n'est pas grave", c'est ce qu'il s'était toujours répété, devant les nouvelles, devant les changements climatiques, les attentats, les représailles, les déclarations de guerre, et Justin Bieber. "Ce n'est pas grave". Toutes ces choses qu'on appelle des catastrophes, ne sont des catastrophes... Que pour les humains.

L'humanité est un virus récemment attrapé par la planète Terre. Facilement adaptable, elle prospère sur toutes latitudes et tous continents (à l'exception de l'antarctique). Elle se regroupe en paquets d'individus, et plus sa concentration est élevée, plus elle utilise les ressources autour d'elle, animales, végétales ou minérales. Bien qu'elle ait un régime omnivore en majorité végétarien, elle peut tuer des espèces situées au-dessus dans la chaîne alimentaire. L'effectif humain était estimé à 77 000 000 000 en 2016, sans certitudes de stabilisation. L'ONU s'attendait à un pic de 11 milliards en 2100. En développant une morale, étiquetant arbitrairement des actes ou événements comme "bons" ou "mauvais", elle a cessé de se réguler efficacement en jugeant sa propre existence comme "importante", et en enfermant les éléments "mauvais" dans des endroits... Comme Ciguèstraz.

L'être humain n'est pas important. Il a eu l'orgueil de penser qu'il détruisait la planète et qu'il devait s'arrêter pour empêcher ce désastre.
L'humanité ne détruit pas la planète. Elle en est incapable. Elle ne fait que se détruire elle-même, à la rigueur. L'humanité disparaîtra parce qu'elle n'a jamais été un virus viable dans le temps. Elle apparaît, croît, détruit ses propres ressources et meurt, à moins qu'elle n'ait réussi à parasiter une planète alentours, pour exister plus longtemps, survivre. Mais sa survie n'est pas "importante", pour la planète, ou pour quoi que ce soit d'autre qu'elle-même.

Les guerres, les famines, ce qu'ils appellent des "malheurs" en suivant leur échelle de morale, ne sont rien d'autre que des méthodes de régulation. Ce n'est pas "mal" ou "bien", l'homme n'est pas "mauvais", il est de toutes façons le seul à donner un sens à ce mot. C'est un virus qui recouvre la surface de la Terre, un virus n'a pas d'intentions, il ne fait qu'exister. Mais même endommagée, la planète n'a "contracté" l'humanité que depuis 7 millions d'années, même en repoussant jusqu'au tout début de la lignée humaine. La planète existe depuis 4,6 milliards d'années. Elle n'a rien d'autre qu'un rhume. Elle s'en remettra.

Et quand elle s'en remettra, si l'humanité pouvait avoir changé un peu... Enfin, ce n'est pas de l'avis de tout le monde. Les Lawkeepers pensent que le monde était bien tel qu'il était, qu'ils pouvaient le sauver. Nous... Moi, je pense qu'il faut reprendre à zéro.


Il va falloir décoller Twelve.


Lexy me sort de mes pensées. Elle me montre du regard, en bas, des Lawkeepers en train d'essayer de forcer la porte de notre immeuble. On a fait s'effondrer une poutrelle en métal en travers - nous, on passe par le 5ème étage - mais, ça ne tiendra pas indéfiniment.

Twelve... Elle m'appelle comme ça à cause du surnom que je me suis donné il y a des années, "December". Le douzième mois. La première fois qu'elle l'a utilisé, c'était une rare, extrêmement rare fois, où je suis arrivé 12ème à Mario Kart... Enfin, l'alcool n'avait pas aidé. On fêtait notre première nuit dans la planque. Tout ça semble si loin...

Elle connaît mon vrai nom... Mais ne l'utilise pas. Elle sait que c'était celui de ma famille... Quand j'en avais encore une. Quand "famille" avait encore ce sens. Maintenant, ma famille, c'est...


Le voleur lance un moment un regard teinté de tristesse et d'inquiétude à la blonde aux yeux éteints. Elle lui envoie un flingue. Il l'atrappe, un peu limite, et fait une moue discrète. Ils avaient toujours fait la paire... Parce qu'ils se complétaient très bien. Lexy avait parfois... "Parfois", la gâchette facile. December trouvait que c'était une solution de facilité qui n'entraînait que de futurs problèmes, et s'arrangeait toujours pour limiter les dégâts.

Une fois, alors qu'ils cherchaient à sauver un autre Liberty, retenu par les Lawkeepers au dernier étage d'un immeuble, ils avaient tous les deux choisi d'entrer en force... Tout était en verre et en baies vitrées. Ils n'avaient pas d'armes, mais de nombreux Gardiens les y attendaient. La survie était déjà le maître mot et on n'hésitait plus très longtemps à tuer... Ils avaient sauté par-dessus le bureau d'accueil, grimpé sur une passerelle ou deux gardiens arrivaient juste, le temps de les désarmer et de les assommer, d'un coup sec. Elle avait gardé l'arme, il l'avait jetée.

Il secoue la tête. Ce n'était pas un bon souvenir. Cette fois-là, il avait finalement dû tuer quelqu'un pour éviter que Lexy ne se fasse abattre. C'était une des deux fois où il l'avait sauvée. Et au final, ils n'ont pas pu sauver leur camarade... Les souvenirs sombres font baisser la tête à December. C'est vrai... Plusieurs fois, il avait été forcé de tuer. Qu'est-ce qu'il était devenu... Est-ce que ça voulait dire qu'il...


Si j’arrive sur l’autre immeuble avant
toi, c’est toi qui portera le sac, t’es prévenu.


Une fois de plus, il relève la tête, sorti de ses pensées. Elle semble toujours penser qu'elle n'est plus capable de sourire, de faire de l'humour. Une fois de plus, elle l'a tiré de ses démons du passé. Et elle dit que c'est lui qui la garde en vie...

Si tu savais...

Ils partent en trombe pour sauter sur le toit d'en face, après avoir fourré leurs affaire dans le sac. Une partie du sol est écroulé, et la distance avec le parapet en face fait bien... 6 mètres. Pas impossible, mais déjà pas mal. La course d'élan est bonne... Ça devrait le faire.

Bon... Comme à l'entraînement.
Oublie pas de rouler à l'arrivée. C'est pas
le moment de se niquer une cheville...


J'ai l'impression d'oublier quelque chose... Enfin, pas le temps. Je commence à courir. Le sol? Déjà vérifié, ça tient. Plus que trente mètres. L'arrivée? Dans le pire des cas, il y a un tuyau en fonte qui longe la façade, si on se rate. Plus que vingt mètres. J'accélère. Le saut en lui-même? On a déjà fait plus de six mètres, et il ne pleut pas... Encore dix mètres... Je dépasse ma partenaire. Le sac? Non, Lexy le porte.

...Lexy...?

Son bras...!

Trop tard. Mon pied heurte le dernier mètre avant les six mètres de vide.


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Mar 8 Mar - 16:19
Le membre 'December Thirteen' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Jet de Physique' :

Résultat :
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Ven 11 Mar - 22:14
6 mètres, ça va être hard mais avec l’entrainement qu’on a tous les deux, ça devrait le faire. On a pas mal d’élan en plus de ça, si les gardiens ne viennent pas entraver notre route, tout se passera bien. December est devant moi, je vais devoir garder le sac apparemment. Je le suis de près, je suis prête à réagir s’il se rate. Comment ? Je le rattraperai même s’il faut que ce soit moi qui tombe.

-Bon... Comme à l'entraînement. Oublie pas de rouler à l'arrivée. C'est pas le moment de se niquer une cheville...

Je ne suis pas une débutante December, tu n’as pas à t’inquiéter pour moi. Le voilà qui saute, il réussit son saut avec brio. J’entreprends le mien mais j’entends une vitre péter derrière. Ils sont déjà là ces saletés de lawkeepers ?! Tsss. Mon pouce charge l’arme dans ma main, je sens que je vais tirer. Ils nous tirent dessus sans cesse alors pourquoi nous, on n’aurait pas le droit de le faire aussi ? Et puis zut. Je continue de courir et je saute à mon tour sous le bruit des balles qui commencent à se faire entendre. Bordel, je ne dois pas m’en prendre une, pas encore sinon je ne serais plus qu’un poids qu’autre chose pour Seiku. Je me laisse rouler sur le toit d’en face, me relevant assez vite, tenant toujours aussi fermement le sac sous mon bras, je continue de courir jusqu’à la porte en face, me cachant à l’intérieur du bâtiment.

Je m’adosse contre un mur, reprenant ma respiration. Le sac tombe au sol, mon bras tremble. Pas maintenant, me lâche pas connard ! J’observe mon membre, le pansement a pris des couleurs, j’ai mal bordel. Je range mon flingue dans mon dos, posant ma main sur la blessure comme si ce geste allait apaiser ma plaie. Ça finira par passer, je dois continuer ! Je ramasse le sac au sol, cachant mon mal à l’aide de mes masques.

-Bon bah je me coltinerai le sac jusqu’au prochain saut on dirait.

Je lui souris, montrant que tout va bien de mon côté. Je n’aime pas quand les gens s’inquiète pour moi, ça m’énerve, j’ai tellement l’impression d’être faible quand ils le font. Je descends les escaliers face nous, ma blessure me brûle.

-J’espère qu’on trouvera enfin des liberties cette fois.

L’espoir fait vivre comme on dit. Quand on sera à l’abri, je referai mon pansement. Enfin « à l’abri » est un grand mot, les gardiens sont partout, je ne comprends pas comment on garde ne serait-ce qu’un petit espoir de retrouver des nôtres, ou même comment on est encore en vie après tous ce qu’on a vécu. Ce n’est pas la première fois que je me prends une balle en plus, mais la douleur, je ne m’en ferais jamais.

-Bon, tu te dépêches Twelve ?

Je sais ce qu’il fout derrière. Sûrement fier de ne pas avoir à porter le sac.


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Sam 12 Mar - 0:55


A peine décollé, j'entends le coup de feu. Trop tard, je ne suis plus de ce côté. Je roule pour me retrouver, un genou à terre, devant la scène. Elle est seule contre eux et je ne peux plus rien faire. Ce n'est pas que je pense qu'elle en aie besoin... C'est le sentiment d'impuissance, de ne rien pouvoir faire si on me l'enlevait. La colère monte, mon poing se serre. L'arme. Je pourrais... Non, à force d'éviter de les utiliser, je ne suis pas vraiment doué avec les armes à feu. D'ici, dans le pire des cas, je risque de mettre une balle à Lexy. Et ça, j'avoue que je préférerais éviter.

Elle hésite à tirer en retour, sa course ralentit, puis reprends. Mais elle a déjà perdu la vitesse pour réussir le saut, et arrive un peu trop bas, forcée de se laisser rouler sur le toit. Une balle éclate le carrelage juste derrière ses fesses, une autre s'éclate dans le ciment d'une porte d'évacuation derrière December. D'autres sifflent encore, mais rapidement, devant la fuite des deux Liberties, les Lawkeepers font demi-tour. Inutile de gâcher leurs balles, ils n'auraient même pas leurs cadavres...

Le voleur vérifiait qu'ils étaient bien partis pendant que Lexy serrait les dents pour supporter la douleur de sa blessure rouverte. Elle ramassait le sac quand il rentrait à nouveau. L'immeuble était plus ancien que celui où ils se trouvaient avant, plus bas aussi. Probablement un immeuble de logement, d'après son architecture. Elle lui sourit et passe devant lui, pour commencer à descendre.


Bon bah je me coltinerai le sac jusqu’au
prochain saut on dirait.


Ça fait longtemps que je n'ai pas vu son sourire. Le vrai, je veux dire. Pas celui-ci. Celui-ci ne peut pas être vrai... Pas maintenant. Ça me met un peu mal à l'aise, mais je lui emboîte le pas. Dans ces moments, je n'arrive pas à empêcher mon cerveau de chercher des moyens de la faire marrer un peu, ou même juste sourire. Seulement, il suffit de regarder dehors par une fenêtre...

Le ciel est jaunâtre, charriant la poussière de plâtre et de ciment des débris d'une ville ravagée par des végétaux disproportionnés. Il n'y a quasiment aucun mouvement, à part de temps en temps, des pans d'immeubles qui s'écroulent, rongés par le vent et l'acidité de la pluie, ou bien, qui sait, brisés par la maladresse d'autres survivants, qui ne survivront pas à leur chute. Parfois, des coups de feu résonnent au loin, ou des cris. Des cris courts, sans suite. Des vies qui se terminent. C'était ça, le monde, aujourd'hui.

J’espère qu’on trouvera enfin des liberties
cette fois. Bon, tu te dépêches Twelve ?


Je passe devant elle, en attrapant le sac au passage. J'avais complètement oublié cette histoire de pari, mais pas l'état de son bras. Je sais bien qu'elle déteste qu'on la prenne en pitié, et ce n'était pas le cas. J'ai juste besoin d'elle. La ralentir avec les provisions, alors qu'elle était blessée... Ce n'était pas le meilleur calcul. Je fais mine de fouiller dans le sac, pour donner le change, et faire croire qu'il y avait une autre raison à mon geste... Et je trouve le bracelet de perles que Callie m'avait fabriqué à l'atelier, une fois.
Les autres... Ça faisait un moment maintenant qu'on les cherchait. Plus le temps passait, plus je craignais que Lexy ne perde espoir. Il fallait juste une étincelle pour ranimer la flamme... Mais je la cherchais depuis un moment, cette étincelle.


Hé, Lex... T'aimerais qu'on retrouve qui en
premier...?


J'avais posé la question sans avoir cherché à y répondre moi-même et je me suis pris à réfléchir à la réponse. Pourtant, je cherchais surtout à gagner du temps, alors qu'on arrivait dans les étages les plus hauts de l'immeuble. Gagner du temps, avant de trouver un appartement, ou même un studio où passer la nuit.
Et puis qui sait... Peut-être qu'il y a des Liberties, dans cet immeuble...?


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Sam 12 Mar - 18:21
Le poids du sac disparait soudainement. December fouille dedans pour déceler je ne sais quoi. Il croit que je n’ai rien vu ? Tsss, t’es vraiment un idiot quand tu t’y mets. Je lâche un soupir, le laissant remplir le rôle de mule. Mon bras va pouvoir se reposer un peu.

-Hé, Lex... T'aimerais qu'on retrouve qui en premier...?

Je stoppe mon avancé suite à sa question, me tenant à la rambarde de l’escalier. Qui aimerais-je revoir en premier ? Je ferme les yeux, me remémorant toutes les vies qui se sont éteintes sous mes yeux depuis l’éclatement de la guerre. De tous ces bâtiments qui se sont écroulés alors qu’ils abritaient tant de personnes en leur sein. Je rouvre les yeux, regardant droit devant moi en continuant la marche.

-On ne sait même pas qui est encore vivant alors, à quoi bon dire un nom ?

Mes paroles étaient peut-être un peu froides… Je soupire, essayant de relancer la discussion.

-Toi, t’aimerais tomber sur qui en premier ?

Qui aimerait-il revoir lui ? Il avait pas mal de relations dans la prison. Je me demande qui va-t-il choisir entre tous ces prisonniers. Et moi ? Qui aurais-je choisi entre toutes ces personnes ? Un visage me vient en tête. A quoi bon penser à elle ? Je ne sais pas si elle est encore en vie, ni de quel côté elle s’est rangée. J’esquisse un léger rire, me tournant vers mon camarade.

-Tant que je suis avec toi, ça me va !

Si je te perds, je me perds aussi. J’espère que tu arriveras à me supporter jusqu’à qu’on retrouve l’un des nôtres. Mais lorsqu’on en retrouvera, que se passera-t-il ? Serais-je encore utile pour toi ? Je me retourne, reprenant la route. J’espère qu’on trouvera de quoi se reposer ici, c’est chiant de dormir sur le sol. Niveau confort, c’est pire que les lits qu’on avait à Ciguèstraz.


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Date d'inscription : 15/12/2015
Ven 18 Mar - 21:13
HRP:
 



Peut-être pas la meilleure question que j'aurais pu poser, finalement. Je la vois perdre son regard dans le vague, se remémorer tous ceux qu'elle a connus. Ceux qui sont morts, aussi, forcément. Elle a passé plus de temps que moi dans cette prison... Et probablement dans cette ville. Je ne suis pas vraiment du genre à avoir eu beaucoup d'attaches pendant ma vie d'avant Ciguestraz.

On ne sait même pas qui est encore vivant
alors, à quoi bon dire un nom ?Toi,
t’aimerais tomber sur qui en premier?
Tant que je suis avec toi, ça me va !


Je devais me douter que la question me reviendrait comme un boomerang. Qui...? Je crois que j'ai pensé à Callie, en premier. Ma première rencontre dans la prison. Cassiopée, aussi. Valto serait sûrement un allié précieux, j'ai même pensé à Adam. Lottie serait aussi la bienvenue, sourire un peu ne nous ferait pas de mal. Oui... tout le monde, en fait.

Moi, j'aimerais qu'on se retrouve tous autour
d'un feu et qu'on bouffe comme avant...
Le bonheur, c'est avoir le ventre bien rempli!


Je rentre la tête dans un appartement à la porte entrouverte en parlant. Le mur du fond est écroulé et le salon est ouvert sur le panorama de la ville dévastée. Un canapé renversé trône devant ce qui avait du être un meuble de télévision... Sans télé. Je lui fais signe de me suivre, et je rentre pour fouiller. Une petite cuisine, des placards, la moitié ouverts. J'ouvre les autres, rien... Une boîte de céréales vide et un vieux bocal plein de... Je sais pas trop. Ça devait être végétal, vu la tronche. Et l'odeur.

Après le salon "panoramique", une petite chambre. Enfin, un matelas deux place, à même le sol. Le sommier a du servir à faire une barricade. Je me jette dessus, ça fait longtemps qu'on n'a pas eu de truc aussi doux pour se poser... J'en profite pour fouiller tout autour. Des magazines. Un truc de beauté, un truc de bagnoles, un truc de porno. Un réveil. L'écran est pété, il n'affiche rien. Je le retourne, j'ouvre le clapet. Deux piles.


On dirait qu'on va pouvoir finir notre coupe
Champignon...!


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Date d'inscription : 26/02/2016
Mer 30 Mar - 18:56
-Moi, j'aimerais qu'on se retrouve tous autour d'un feu et qu'on bouffe comme avant... Le bonheur, c'est avoir le ventre bien rempli!

Le bonheur ? Qu’est-ce qu’est vraiment le bonheur au fond ? Quand on sourit ? Quand on est bien quelque part ? Avec quelqu’un ? J’en sais rien. J’aimerai bien retrouver des prisonniers moi aussi, mais est-ce que tout serait comme avant ? Je ne pense pas. Tout le monde a dû changer depuis le temps, rien ne sera plus pareil. Suivant mon camarade, je reste sur mes gardes, comme d’habitude, j’écoute le moindre bruit suspect qui pourrait surgir de nulle part. Mon regard inspecte l’appartement et finit par se perdre dans le paysage qu’offre le salon. Combien temps ? Combien de temps encore nous allons chercher nos semblables ? Combien en trouverons-nous ? Je l’ignore, mais je ne baisserai pas les bras tant que December sera là, à mes côtés.

-On dirait qu'on va pouvoir finir notre coupe Champignon...!

Le blond me sort de mes pensées. Je le rejoins dans la pièce voisine où un matelas recouvre le sol. Je m’assois près de lui, laissant ma tête s’appuyer sur son épaule.

-Je ne crois pas que des piles suffiront… Il manquerait une console, une télé, des manettes, de l’électricité…

La liste aurait pu être encore plus longue mais je la stoppe. Je lâche un soupir avant de me redresser.

-Je vais faire un tour, je reviens.

Je sors une clope et l’allume immédiatement relâchant la première taffe.

-Surveille le sac surtout hein !

Je lui souris avant de quitter la pièce sans un mot de plus. Tsss, pourquoi je m’entête à sourire ? Il n’y a aucune émotion à travers ce geste, je ne sais plus sourire. Si seulement tout pouvait redevenir comme avant…

Déambulant dans les couloirs, je m’arrête devant une pièce éclairée. Je sors mon arme de derrière mon dos, l’armant, puis d’un geste brusque j’ouvre entière la porte, pointant mon arme sur le moindre bruit environnant. Rien. Seulement une bougie allumée qui donne de la clarté à la pièce. Quelqu’un était là il y a peu, il doit encore être dans l’immeuble à l’heure actuelle. Tsss, il faut que je retourne aux côtés Twelve avant que cette personne s’en charge. J’espère qu’elle est de notre côté. L’étreinte sur mon arme se resserre. Si quelqu’un nous veut du mal, je l’éliminerais.


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Date d'inscription : 15/12/2015
Jeu 31 Mar - 1:14

C'est la crainte qui te guide, depuis cet horrible événement. Chaque respiration est remplie de peur : celle d'être entendue.
Alors tu te tais, tu te terres dans des immeubles désaffectés de cette ville que tu ne reconnais plus. Tu espères, aussi. Que ta petite sœur est en vie, que cette petite chose n'a pas crevé à cause de cette saloperie.
T'es complètement paumée, dans ce lieu. Alors tu te contentes d'errer en grapillant ce que tu peux trouver, seule. Tu as perdu de vue durant ce bordel ceux en qui tu avais confiance : Lexy, Dec'. C'est affreux. Qu'est-ce qui te dit qu'ils ne sont pas morts ? Qu'ils ne sont plus que des simples cadavres ? Ca te fait frissonner. Quelle horrible pensée. Tu es bien trop peureuse et tu préfères espérer continuellement que te laisser mourir comme certains.
Tu es une battante Callie. Une battante.
Tu aurais dû sortir d'ici, il y'a quelques années. Mais ils te jugeaient trop folle, pas assez apte à rejoindre la civilisation. Connards.
Pis... Là, t'as entendu des bruits. Tu pensais être seule, tu avais barricadé la porte. Eh beh non. Tu étais dans une pièce vide, accompagnée d'une fidèle bougie qui te permettait d'y voir plus clair dans l'obscurité. Mais tu as cru percevoir des paroles et des bruits de pas, t'as juste détalé dans un truc à quatre murs voisin.
Maintenant, tu réfléchis à quoi faire. Effrayer les individus alors qu'ils sont plusieurs ? T'avais rien à perdre de toute manière. Tu prends ton briquet en guise d'arme et tu sors sans discrétion de ta "cachette". Le feu brandit devant toi, tu commences à t'exclamer de ta viix éteinte avec hargne. Tu es à bonne distance, la personne en face risque rien.
-Bougez plus, sinon j'vous brû--Lexy.. ?
Tu t'arrêtes aussitôt en reconnaissant la silhouette élancée de ton "amie". Tu laisses retomber le briquet éteint au sol, les yeux plissés. Il faut espérer que ce n'est pas une illusion.

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Date d'inscription : 03/03/2016
Jeu 31 Mar - 4:38
Je reviens sur mes pas dans l’optique de rejoindre mon camarade. La main droite cramponnant toujours mon arme, je laisse mes sens éveillés. Quelqu’un est dans l’immeuble, peut-être même plusieurs personnes. Je reste sur mes gardes. J’entends un vieux bruit provenant de derrière moi et sans même prendre le temps d’écouter la voix et regarder ce qui tombe au sol, j’attrape le poignet de l’individu, bloquant son bras derrière son dos et le plaquant ventre contre mur, le flingue poser sur une de ses tempes. La voix vidée de toute émotion, je finis par lâcher.

-Qui es-tu ? Attaquer par derrière c’est une très mauvaise idée ordure !

Mes yeux commencent à s’habituer à l’obscurité et la lune m’aide à identifier la personne en mauvaise posture. Mon cerveau se met en mode off pendant quelques secondes avant que je relâche toute pression sur le corps de la jeune fille.

-Blanche-Neige ?!

Je range mon flingue dans mon dos en laissant un soupire m’échapper.

-La discrétion, c’est pas ton truc bordel.

Je ris légèrement, un rire qui parait si sincère. Un rire que je n’avais pas fait depuis longtemps. Mais ce n’est toujours pas ça, il manque toujours ce que l’on appelle émotion. J’attrape la main de Callie, l’entrainant jusqu’à l’appartement où se trouve December. Depuis le temps qu’on cherche nos semblables, il va sauter de joie en voyant la petite brune ! Si j’avais du papier cadeau et du ruban, je l’aurais emballée pour lui offrir. Pourquoi ai-je l’air tellement surexcitée ? Tsss, on n’est pas sortie d’affaire pour autant, les gardiens peuvent surgir à tout moment. Je dois rester concentrée.

-Twelve, j’ai un cadeau pour toi !

Je chuchote par la suite quelques mots à la brunette.

-Je vous laisse faire des bébés tranquillement…

Puis je la pousse vers la chambre avant de me poster devant la porte d’entrée, histoire de faire le garde. Je les laisse dans leur retrouvaille, ce genre de chose, c’est pas trop mon truc. Je me m’allume une nouvelle clope, surveillant l’entrée face à moi. Il ne doit y avoir aucun imprévu, Seiku attend ça depuis tellement longtemps.


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Date d'inscription : 15/12/2015
Ven 1 Avr - 14:04


Lexy vient se poser sur mon épaule. C'est sans doute parce que c'est le seul contact humain - à part les coups de latte, de temps en temps - que j'échange depuis des années maintenant, mais c'est agréable, familier, rassurant.

Je ne crois pas que des piles suffiront… Il manquerait une console, une télé, des manettes, de l’électricité…


Wah. Je comprends qu'elle ne saute pas au plafond, mais comme souvent, je ne m'attendais pas à un tel... Manque d'enthousiasme. Trouver des piles, seules sources d'électricité depuis l'arrêt des centrales, c'est une putain de fête! Lampes-torches, radios, talkies, réveils, magnétophones... Bordel, même les vibros marchent à pile. Et les consoles portables. Je la range dans une sacoche prévue à cet effet, à ma ceinture. Il y a de toutes les formes, toutes les tailles. C'est une sorte de réflexe pour moi. Ca me rattache au temps d'Avant. Pas que j'en sois vraiment nostalgique... J'ai toujours pensé que ça finirait comme ça. J'aurais juste aimé perdre moins de monde...

Je vais faire un tour, je reviens. Surveille le sac surtout hein !


Elle s'allume une clope, tire dessus et me sourit. J'ai de plus en plus de mal à la regarder arborer de sourire. Putain d'ironie... Quand je suis arrivé à Ciguestraz, j'étais vide et il n'y avait rien sous les masques que j'étais obligé de porter, alors qu'elle, avait réussi à conserver ses émotions et sentiments en dessous. Et aujourd'hui... C'est le contraire. J'ai enfin réussi à me débarrasser de ces fausses émotions, et elle, on dirait... Moi, avant. Je hoche la tête en serrant le sac sous le coude, pour lui faire signe que j'en prendrais soin, et elle sort.

December se retrouve seul dans l'ancienne chambre. Il n'aimait pas trop ces moments-là, ou il était livré à lui-même. Où elle n'était pas là pour le refléter, pour lui parler; il avait peur d'être incapable de survivre sans perdre quelque chose. Sa santé mentale... Ses émotions, à nouveau. Ou simplement, elle.
Il secoue la tête et fait un inventaire du sac. Il détache sa ceinture pour en retirer sa pochette. Quelques vivres, ses piles, des bricoles pour écrire, de rares munitions. Et cette figurine porte-clé de Salamèche. Ca devait être la toute dernière fois que December avait vu dans le sourire de Lexy la moindre trace d'une émotion sincère. Il gardait ce bibelot comme un memento de la flamme qui s'était éteinte chez elle.

Il se tourne vers la fenêtre. Ils sont vraiment haut. Les nuages sales sont toujours là, un peu moins orangeâtres que d'habitude. Tout est calme, en bas. Les habitations et les magasins se mélangent à la végétation. Une beauté au prix de millions de morts...



Il se laisse tomber en arrière, sur le matelas, et soupire. Un plan. Un but, un objectif. Retrouver d'autres personnes. Et puis...? Trouver un endroit ou vivre. Reconstruire, s'installer. Se protéger des Lawkeepers. Tout ça paraissait encore si inaccessible... Non, seul, ce n'était pas le moment de réfléchir à tout ça. Ses pieds butent dans les trois bouquins par terre, beauté, caisses et porno. Il en ramasse un, celui de mode. Il le balance plus loin, atrappe le deuxième, des voitures. A quoi bon, de toutes façons, même si ils trouvaient de l'essence et une voiture en état de marche, les routes sont détruites par des racines. Il ramassait le dernier magazine, quand la porte s'ouvre en grand.

Twelve, j’ai un cadeau pour toi !


Callie. December écarquille les yeux, hésitant entre le rêve éveillé ou l'hallucination par manque de sommeil, d'oxygène, de bouffe, n'importe quoi. Il aurait donné n'importe quoi pour savoir qu'elle était en vie, et elle apparaissait là, devant lui. Oh, après tant d'années, elle avait un peu changé... Physiquement en tout cas.

Je ne savais pas comment réagir... Après tant d'années, qui sait ce qui lui est arrivé, comment elle a pu évoluer... Est-ce qu'elle se rappelle seulement de moi? Est-ce qu'elle a traversé le genre d'épreuves desquelles on ne ressort pas sans cicatrices à vie...? Je voulais lui sauter dessus, la prendre dans mes bras, la soulever... Je n'ai pas pu.

...C-Callie? C'est... C'est vraiment toi?


Il avait toujours un magazine porno dans une main, et la ceinture défaite pour retirer la pochette à piles, à moitié allongé sur le matelas.


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Date d'inscription : 26/02/2016
Sam 2 Avr - 16:04

Ca s'est passé tellement vite. Au début t'étais contre le mur pis entraînée par la main familière qui te tirait. Elle parle de cadeau, de... Uh.
Vos regards se croisent.
C'est une confrontation vers le passé. Une bouffée d'air qui nous donne de l'espoir, du genre de celle qui gonfle à fond.
Tu dois pas avoir fière allure, cernée et amaigrie. T'as vieilli, aussi. Au revoir la gamine de dix-huit ans, t'es devenue une jeune femme. Il est un souvenir "d'enfance", avant tout ça. Tu plaques une main sur ta bouche en entendant ton prénom dans sa bouche, les larmes menaçant de s'écouler le long de ton minois. Alors que tu allais t'approcher pour lui sauter dessus, tu remarques sa position et ce qu'il tient dans sa main.
Merde, t'es arrivée au mauvais moment. Tu te rétractes d'un pas, en essuyant les larmes naissantes à l'aide du haut de ton débardeur ce qui laisse apparaître une parcelle de ton ventre nu.
Avant, tu n'aurais jamais opté pour des vêtements qui te laissent aussi dénudés : mais il faut savoir faire des sacrifices. Tu t'habilles plus comme une adolescente que tu l'étais avant, en short, débardeur et baskets.
D'une voix hésitante et le pourpre sur les joues, tu détournes le regard.

-Je... Te laisse peut-être faire ce que tu as à faire avant ?

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Date d'inscription : 03/03/2016
Dim 3 Avr - 16:27


Elle se tenait là, devant moi. Elle semblait plus terne, plus fatiguée. Plus femme, aussi, malgré une tenue qui vise la praticité. Une nouvelle Callie... Forcément. Elle avait changé. Tout le monde avait changé. Elle avait changé, mais elle avait survécu. Je connais pas grand monde qui aurait parié sur elle en matière de survie, mais elle avait réussi à se frayer un chemin jusqu'à aujourd'hui. Ses yeux s'agrandissent, sa bouche s'ouvre, mais elle s'arrête, recule et s'essuie le visage avec son débardeur. Elle a maigri. Enfin, pas partout.
J'essaye d'éviter de regarder le bas de sa poitrine, découvert par son geste pour s'essuyer le visage, et justement, c'est celui-ci que je vois. Elle rougit.


Je... Te laisse peut-être faire ce que tu as à faire avant ?


Ce que j'ai...
Le magazine. Je le balance par la fenêtre, par réflexe. Zut... Ça aurait quand même pu servir. J'efface cette pensée et me relève, pour l'attraper par la taille et la soulever. N'importe qui d'autre se serait pris le plafond, je pense, mais elle n'a pas grandi. Elle n'a pas tellement changé que ça.
Je la garde, à un petit mètre du sol, serrée dans mes bras, le visage enfoui contre elle. C'est agréable... Des images du passé me reviennent.

Puis, le présent me ratrappe. Je la repose, me rendant compte de la gêne possible de la situation. Je ne sais pas ce qui s'est passé pendant toutes ces années...


Comment t'es arrivée ici... Tout va bien? T'es pas blessée? T'es... T'es toute seule?


Manifestement, il s'inquiétait pour elle, évidemment. Mais il y avait autre chose dans sa voix, quelque chose que Callie ne connaissait pas encore. Le "vrai" December, celui qui n'avait plus de masque et laissait parler ses émotions. En l'occurence, ici, la gêne d'une relation en hiatus pendant neuf ans, sans savoir comment et où la reprendre...


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Date d'inscription : 26/02/2016
Lun 4 Avr - 18:31

Tu ne te rends même pas compte de ce qu'il se passe. T'allais juste pour sortir de la pièce et lui donner un peu d'intimité que tu te retrouves dans ses bras, tes pieds se décollant du sol. Il te serre comme si c'était les derniers instants ou que tu allais disparaître dans un bref instant. Tu es aussi heureuse de le voir et si ça ne tenait qu'à toi, tu crierais de jouer ou te mettrais à chialer. Mais tu ne pouvais pas te permettre, pas dans ce genre de conditions. Tu t'autorises un immense sourire sur ton minois terne, apaisée de sentir cette odeur et ce contact tous deux familiers.
December... TON, December.
Il te pose plusieurs questions sans attendre tes réponses ; il semble... Changé. Son regard est différent, sa manière de parler aussi. C'est étrange, comme si tu rencontrais un inconnu ou un ami d'enfance qu'on n'a pas revu depuis longtemps.
Tu viens décaler une mèche derrière ta propre oreille en affichant une petite moue gênée.
-Disons que... J'ai su me débrouiller. Je cherchais des têtes que je connaissais pour ne plus être seule disons.
Tu zieutes rapidement les alentours en tirant sur ton débardeur pour cacher ton nombril.
-Et toi ? Tu n'aurais pas d'autres vêtements, par hasard ?

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Date d'inscription : 03/03/2016
Lun 4 Avr - 19:44


Un large sourire répond à celui de December, qui se fond en une moue timide alors qu'elle replace ses cheveux derrière ses oreilles. Il semble soulagé de sa réaction, comme s'il pouvait constater que malgré les changements qui ont chamboulé leurs deux vies, ils n'étaient pas devenus des étrangers l'un pour l'autre.

Disons que... J'ai su me débrouiller. Je cherchais des têtes que je connaissais pour ne plus être seule disons. Et toi? Tu n'aurais pas d'autres vêtements, par hasard?


Des fringues? Bah... J'ai ça, mais sinon, c'est un peu au fur et à mesure de ce qu'on trouve... On voyage léger! Moi et Lex, on essaye de retrouver du monde pour... Reconstruire.


Tout en parlant, il lui tendait un sweat pour homme qu'il avait tiré du sac; sans doute le sien. C'était dommage de cacher une vue pareille, mais après tout, les vêtements larges, il avait toujours trouvé ça attirant.
Il avait hésité sur la fin de sa phrase. Pour... Pour quoi, au juste? Maintenant que Callie était réapparue, beaucoup de choses allaient changer. Mais d'autres seraient toujours les mêmes. December pensa à Lexy. Est-ce que les choses allaient changer entre eux, maintenant...? Il n'avait pas pensé à ça. Est-ce qu'elle voudra toujours rester à ses côtés pour rassembler les anciens détenus, les Liberties, et trouver un endroit où vivre loin des Lawkeepers...?


Pour moi, rien n'a changé... Lexy est la personne la plus importante pour moi dans ce monde. Neuf ans... Neuf ans qu'on survit tous les deux. Bien sûr, on a croisé du monde, des groupes, certains qui nous ont suivi un temps. Mais ça a toujours été nous deux, et je pense que ça le sera toujours...
Callie, dans tout ça...?
Je sais pas si elle peut le comprendre... C'est différent. C'est pas la même chose. Mais elle n'est pas moins importante pour autant... Les braises d'il y a neuf ans commencent déjà à se rallumer. Maintenant qu'elle est revenue, hors de question de la perdre à nouveau. Je pourrais pas...
Non, inutile de leur parler de ça pour le moment. Elles aussi, se connaissent et ont des moments à rattraper... Et peut-être que la présence de Callie pourra décrocher un sourire à Lexy.

Maintenant que j'ai tout ça en tête, impossible de ne pas me sentir mal à l'aise de savoir mon amie dehors alors que je suis ici avec Callie. Je prend la main de notre nouvelle compagne et j'ouvre la porte pour rejoindre Lexy.


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Lun 11 Avr - 19:29
Le mégot de ma clope laisse échapper une odeur de tabac déjà consommé. Qu’est-ce que je fous là ? Toute seule en plus de ça ? Pourquoi je m’exclue de la sorte ? Ai-je encore ma place à ces côtés, maintenant qu’on a retrouvé l’une des nôtres ? J’en sais rien, je n’essaye pas d’y penser mais cette question revient sans cesse dans ma tête. Lui suis-je encore utile ? A-t-il besoin de moi ? Il a Callie désormais et ça serait peut-être mieux que je retrouve la solitude. Est-ce que seule je survivrai ? Qui sait. Je m’en fous de mourir, j’ai accompli mon devoir, garder Twelve en vie jusqu’à retrouver nos semblables. Mon travail est fini, je peux retourner dans mon étui. Ouai, je suis une arme qui a servi et à présent, je peux être rangée avec les autres. Je peux mourir la conscience tranquille et rejoindre ceux qui ont perdu la vie pendant cette guerre. J’entends leurs pas se rapprocher de moi. Si je veux partir, c’est maintenant ou jamais. Mon corps ne bouge pas, pourquoi ? Je suis faible, voilà la raison.

Je ne prends pas la peine de les regarder, je me contente de me relever, dépoussiérant mes vêtements au passage. Je regarde le bandage sur mon bras, ça devrait tenir encore un petit moment, pas la peine de le changer pour l’instant. Je m’étire longuement avant de charger mon flingue à l’entente d’un bruit étrange.

-Restez-là, je pars devant.

Je parle à voix basse, ouvrant la porte lentement, jetant un coup d’œil à droite à gauche. Je ne vois rien, les couloirs sont bien trop sombres. Tssss, c’est la merde. Enfin bon, si je ne vois rien, les ennemis, s’il y en a, ne voient rien non plus. C’est une chose à prendre en considération. Je sors de l’appartement, collant mon dos contre le mur, marchant sans un bruit, prête à tirer au moindre mouvement trop rapide. Il y a quelqu’un, je le sais. Est-ce un ennemi ou un ami ? J’entrevoie une ombre, j’avance lentement jusqu’à entendre le bruit d’un chargeur. T’es bien trop lent coco. Je tire sans hésiter, la silhouette s’en va rapidement. Dois-je la suivre ? Non, c’est peut-être une embuscade. Je cours en direction inverse, rejoignant l’endroit où j’ai laissé mes camarades.

-On se casse, on n’est pas seuls !

Je prends le sac de vivres et sans plus tarder, je demande à mes camarades de me suivre. Il faut trouver un autre chemin que celui emprunté par l’inconnu. On ne mourra pas aujourd’hui, je ferai en sorte que ces deux-là vivent, même si je dois y laisser ma peau.


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Lun 11 Avr - 23:10


Quand j'ouvre la porte, je la vois, assise par terre. Son odeur est mélangée à celle du tabac, un parfum avec lequel je vis depuis des années maintenant. Je le trouve rassurant, comme s'il signifiait que j'étais chez moi. Je suppose que le plus proche d'un "chez moi" que je puisse avoir maintenant, c'est à côté de Lexy...

Elle se relève et jette un oeil sur son bandage, sans regarder Callie et December. Celui-ci ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais un bruit de porte nous stoppe. Immédiatement, elle charge son arme.

Restez-là, je pars devant.


Elle sort, et on se se tait, pour tendre l'oreille. On l'entend s'éloigner dans le noir des couloirs nocturnes, dans l'immeuble... Puis, elle disparaît de notre vue. Quelques sons de pas... Puis elle s'arrête.

Et deux coups de flingue sont tirés. Le pire me vient immédiatement en tête et je perds l'équilibre... Mon coeur manque un battement, mais le temps que je fasse un pas en avant, elle revient vers nous en courant.


On se casse, on n’est pas seuls !


Elle attrape le sac et nous fait signe de la suivre, en sens inverse de là d'où elle vient. Contre qui elle a tiré...? Combien ils sont? Pour le moment, on ne pose pas de questions et on court... Callie part à la suite de Lexy, et je ferme la marche. On se rue dans la cage d'escalier, au bout du couloir, et on dévale les escaliers pendant quelques étages.

Tu as vu qui c'était...? Un Lawkeeper...?


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Ven 22 Avr - 15:41
C’est reparti pour courir, encore et encore. Cela ne cessera-t-il jamais ? Il faut croire que non. Nous Liberties, sommes condamnés à fuir, à s’échapper sans jamais avoir de répit. Ce qu’il faudrait, attaquer. Oui, pourquoi c’est nous qui subissons chaque jour ? En se cachant, on a adopté la solution facile. Sommes-nous des lâches ? Des faibles ? Des peureux ? Enfin bon, en évitant les Lawkeepers, on assure sûrement notre survie. Pourquoi survivre alors qu’on est condamné à mourir ? Ma vie n’a aucune importance et pourtant, mon corps bouge encore. Pourquoi ?

-Tu as vu qui c'était...? Un Lawkeeper...?

Continuant mes pas rapides, évitant les obstacles, je me rends compte que mon corps bouge seul. C’est devenu un automatisme, les 9 ans ont permis à mon corps de se mouvoir agilement.

-Impossible de voir, il faisait bien trop sombre. Quoi qu’il en soit, il ou elle a ouvert le feu. L’individu semble avoir la gâchette facile, faut mieux se méfier.

Et maintenant on fait quoi ? On va encore se cacher, c’est ça ? Je crois que je commence à en avoir ras le bol de cette routine. Tsss, quand va-t-on enfin être tranquille ? La vie ne sera plus jamais comme avant, je l’ai compris de puis un bout de temps et pourtant, j’aimerai retrouver cette vie-là. J’attrape le bras de Callie, la plaquant contre le mur, posant par la suite ma main sur sa bouche. Twelve suit le mouvement en restant dos contre le mur. Il y a quelqu’un, une lumière de lampe torche est visible dans le couloir d’à côté. Ça ne peut pas être la personne de tout à l’heure, impossible. A moins qu’un des murs principaux se soit écroulé ouvrant alors un nouveau passage dans l’immeuble.


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Sam 23 Avr - 15:50
Nous nous taisons, tous les trois, espérant capter la moindre trace de présence de l'autre personne. Aucun bruit... Un silence pesant régnait sur les couloirs sombres. Mais il y avait autre chose qui me gênait.

December s'approche de Callie. Malgré son arrivée toute récente, quelque chose le gênait. Ou plutôt, il avait l'impression que quelque chose LA gênait. Comme si une raison l'avait poussée à tenir jusqu'à ce moment, mais qu'à présent, elle manquait d'une raison de tenir debout.

Il y a neuf ans, après leur rencontre et une courte romance - qui ne s'est peut-être même passée que dans leur tête, elle avait changé de groupe dans la prison, suite à plusieurs agressions. Après ça, elle était restée distante, pour finalement être relâchée, sa peine ayant été raccourcie pour bonne conduite.

Mais pourquoi cette impression qu'elle ne voulait pas être là...? Qu'elle cachait quelque chose...? Il la tire un peu en arrière dans le couloir, se mettant tous deux à l'abri de tirs éventuels, gardant une oreille sur la situation, prêt à sauter dans l'action - ou de l'autre côté, en cas de fuite.


Callie... Il y a un problème...?


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Sam 23 Avr - 16:06

Tu ne comprends plus rien à ce qu'il se passe. Un regard à gauche, puis un autre à droite. T'es tirée dans tous les sens, une fois contre le mur, une fois en train de courir alors que ta jambe te lance.
Qu'est-ce que t'es lente, Callie. A moitié handicapée avec cette jambe presque figée, suite à un accident d'il y'a plusieurs années déjà.
Elle fuit le regard qui le scrute, en vain. Il semble bien décider à savoir ce que tu caches, Callie.
Alors tu lui sers de ces sourires tout faits. Il ne doit pas s'inquiéter, tu l'emmèneras dans ta chute. Tu les emmèneras dans ta chute, plutôt. Lexy et lui, c'est plus fort que toi. Tu peux pas vivre avec deux personnes qui ont un lien si fort alors que tu en aimes un.
Tu l'as jamais oublié, même si tu l'avoueras jamais. Durnat le retour de ta routine, quand tu as été libéré et que tu restais en ville. Tu pensais à lui. T'espérais pouvoir le revoir, lui et son sourire. Lui et son bandana ou ses bijoux.
Tu l'as en face de toi, maintenant. Mais tu ne veux pas être un poids.
-Ca va, ça va. Ecoute. Je vais aller voir ces personnes, il me semble avoir reconnu une des silhouettes. J'en ai rencontré des gens. Mais si je ne reviens pas, n'y allez pas.
Tu souris et te faufiles sans un au revoir, ne lui laissant pas le temps de réagir. Sans un au revoir, ce serait trop douloureux.
Tu ne reviendras sûrement pas, mais tu auras eu le temps de les revoir.

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