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Loin du sol

Mar 1 Mar - 1:10
Premier week-end en prison... Pour une fois qu'on me relâche un peu la bride, il y a quelque chose que je voulais vérifier. Alors, je suis monté ici... Sur les toits. Il n'y a pas l'air d'y avoir grand monde, mais du coup, c'est assez calme... J'imagine que je ne suis pas le seul à venir, du coup. Mais ça ne doit pas être très souvent bondé... En tout cas, aucune trace de combats ou destructions en tout genre...

On ne peut pas dire que j'ai énormément progressé vers mon objectif, mais ça ne fait que sept jours... Je ne peux pas exiger de moi de régler tout ça en quelques jours. Il me faudra sans doute du temps... Beaucoup de temps, et de contacts, d'infos et de matériel. En tout cas, je commence à comprendre que si je reste seul, je ne ferai pas long feu, ici. Il y a déjà quelques clans, mais... Je ne sais pas si j'y aurais ma place.

En fait, si je devais intégrer un clan un jour, je pense qu'il serait ici... En haut. Loin du sol. Ici, je n'ai pas l'impression d'être entre quatre murs. Je n'ai pas l'intention d'être bloqué. En plus, que ce soit dans la cour ou par les fenêtres, je peux voir la plupart des allées et venues des détenus et du personnel...

Oui... Je pense que je vais passer pas mal de temps ici. Je vais rester un peu aujourd'hui, voir si je croise un autre habitué du coin... Autant que je sache tout de suite si je marche sur les plate-bandes de quelqu'un. Et le cas échéant... M'arranger avec, ou bien...


Il regarde le sol, quelques étages plus bas, par-dessus la corniche.

...Ou bien, m'arranger tout seul.


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Date d'inscription : 26/02/2016
Dim 6 Mar - 15:22
Loin du sol.

06.03.2016

Feat December


Très clairement, la brune n'aurait pas pensé qu'on la laisse sortir maintenant. On ne peut pas dire que son comportement avait été un exemple de bonté et de droiture, elle avait même eu le droit à la cellule d'isolement, agrémenté d'une jolie piqûre dans le bras. Bof, malgré tout elle s'en sortait bien.
S'échappant des rangs monotones des autres détenus, la brune s'était glissé dans un couloir vide pour grimper avec agilité des escaliers rouillés qui menaçaient de céder sous un poids trop lourd. Pas le sien en soit.

Une porte aux gonds recouverts de rouilles surplombait les marches, porte que la demoiselle ouvrit sans trop faire attention à ce qu'elle pouvait trouver de l'autre côté. Son regard percuta le ciel froid et lointain, et son corps fut comme aspiré par l'extérieur, happant l'air du soir par tous les pores de sa peau. Cette fraîcheur lui avait manqué, trop durement remplacé par l'odeur de renfermé de sa cellule trop habitée à son goût. Il y avait quelqu'un d'autre. Elle le sentait, mais n'y fit pas franchement attention.
Jeni s'avança, jusqu'à la barrière. Tellement basse. Un sourire ironique étira les lèvres de la mafieuse. N'avaient-ils pas pensé qu'on pourrait s'échapper par là? Ou plutôt, se suicider vu la profondeur du précipice? Peut-être que certains voyaient cela comme une forme de rédemption.

Un petit zip, et une flammèche jaillit de son briquet, venant embraser le bout du tube de nicotine coincé entre ses lèvres. Voilà de quoi la détendre pour le moment. Elle se rappelait le nombre de gens qui n'aimaient pas la voir fumer... mais ceux-ci ne risquaient pas de la retrouver ici. En théorie.
Après avoir expiré une bouffée brûlante et blanchâtre de ses poumons, son regard vairon particulier qui avait plutôt tendance à faire fuir se tourna vers l'autre occupant du lieu. Un geste infime de la tête fut sa seule salutation. Il ne fallait pas trop lui en demander non plus.


HRP : Je m'incruste tu vois.
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Date d'inscription : 27/02/2016
Lun 7 Mar - 0:23


Tiens... Voilà quelqu'un. Une fille.

... Ou bien une envoyée de la faucheuse. Quelle dégaine... Elle est encore plus pâle que moi, qui ne sors quasiment que la nuit. Je ne vois pas son visage, elle regarde en bas, ses cheveux le cachent... Je vois juste le point lumineux de sa clope. Elle est tellement fine... Pas si petite, pourtant. On dirait qu'elle va s'envoler au prochain coup de vent... Vu l'endroit, ça serait quand même ballot.


Par réflexe, December est rentré en mode analyse dès que ses yeux ont croisé la silhouette fragile. Il la détaille discrètement, récupère tout ce que son expérience lui permet. Et puis, elle relève la tête. Le choc.

Pour peu qu'on soit assez proche du milieu de l'ombre, difficile de ne pas reconnaître ce regard si particulier. Cet œil abîmé, au rouge sanguin, c'est pas vraiment courant... La jeune bras droit de la famille mafieuse actuellement aux commande du sud de l'Italie et de la Sicile.

Le voleur réfléchit. Il avait eu à faire à la mafia par deux fois. La première fois, il a volé quelque chose pour eux. La seconde, il leur a volé quelque chose. Autant dire qu'il n'est pas resté longtemps dans le pays. Le nom lui vient, sur le bout de la langue... Jessie... Non, Jeni. Il n'avait pas retenu le nom de famille, il ne l'avait peut-être même jamais su...

Elle tourne la tête vers lui, le salue discrètement.


Merde... Elle me regarde! Si je m'attendais à tomber sur une célébrité... Remarque, c'est plutôt logique, c'est pas une prison bas de gamme. Hmm... Personne avec elle... Personne d'autre sur le toit.

Allez...


Il se redresse de la barrière en poussant un petit coup sec sur ses bras, puis enfonce les mains dans ses poches. Il se tourne et avance vers Jeni, la tête un peu rentrée, se protégeant du froid de l'hiver dans le col de sa chemise. Il fait frais, pas encore assez pour que son souffle se change en buée, mais tout de même... Venir ici en chemise, c'était moyen.

Il arrive à côté d'elle, sans pour autant empiéter sur sa zone personnelle, et s'accoude à nouveau à la barrière. De près, elle est assez jolie... Dans le genre beauté glaciale. Ses yeux ne sont pas si monstrueux qu'on le raconte. Il ne l'avait jamais vue en personne, mais les descriptions sont plutôt... Imaginatives, dans le milieu. La première fois qu'un type lui avait parlé d'elle - un ancien comptable qui bossait pour la mafia avant de tenter de se faire la malle - il avait utilisé le terme guercio demone... La réalité était un peu différente. Son œil abîmé était... Particulier.


Salut...


Il marque une pause, regarde en bas, également. Malgré ses quelques années et centimètres en plus, il n'a pas vraiment l'air menaçant. Simplement... Très "présent". Il tourne la tête vers elle. Quelques mots seulement, mais pas innocents...

Il fait plus froid ici qu'en Italie, pas vrai...?


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Date d'inscription : 26/02/2016
Lun 7 Mar - 16:39
Loin du sol.

06.03.2016

Feat December


Sans qu'elle ne sache trop pourquoi, l'ambiance sembla se tendre légèrement, avant que le jeune homme ne se décide à faire quelques pas dans sa direction. Son regard seul retourna à la rencontre du garçon, le détaillant avec précision et rapidité. Aux alentours d'un mètre quatre-vingt, soixante dix kilos, une tignasse blonde en bataille recouverte par un bandana, une chemise et une allure élancée et précise. Pas un bastonneur. Plutôt dans le genre rusé comme un renard, certainement. Simple déduction.
Il vint s'accouder à la barrière à ses côtés, sans pour autant la coller de près. La brune n'aurait su dire si elle appréciait la distance qu'il avait préféré garder entre eux, ou si la présence d'un autre lui était tout de même forte déplaisante.

Lorsqu'il lui adressa son salut oral, Jeni ne prit pas la peine de le regarder. Elle inspira une bouffée tueuse dans ses poumons, avant de recracher un mélange de dioxyde de carbone, de nicotine et de monoxyde de carbone. En tout cas, soit il n'avait pas entendu parler d'elle, soit il se fichait bien de ce qu'elle pouvait être, car il prit la peine de continuer d'un ton détendu, alors que sa voix posée atteignait ses oreilles à travers le col de sa chemise.

-Il fait plus froid ici qu'en Italie, pas vrai...?

Deuxième option validée.
Il était vrai que le climat ne correspondait pas à celui auquel la brune s'était habituée. Mais qu'importe, après tout elle supportait davantage la fraîcheur de la nuit à la chaleur cognante de l'astre solaire.
Le blond avait réussi à capter un centième de son attention. La remarque sur son pays de résidence indiquait bien qu'il la connaissait au moins de réputation, et surtout qu'il était sur de lui. Et si la mafieuse n'aimait pas une chose, c'est qu'on en sache sur elle davantage que ce qu'elle savait des autres.

Les orbes bicolores de la louve dardèrent leurs lueurs sur l'intrus. Elle n'était pas décidé à lui adresser la parole. La frustration d'être enfermé résidait toujours à l'intérieur de ses veines, coulant comme un feu ardent qui ne demandait qu'à sortir. Elle savait pouvoir réagir au quart de tour. Autant analyser la situation avant.
Un autre jet de fumée grise et pour toute réponse convenable, la meneuse de BloodT fit claquer sa langue contre ton palais.


HRP : .
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Date d'inscription : 27/02/2016
Mar 8 Mar - 16:49


Pas un regard... J'imagine qu'elle a déjà du passer par de nombreuses rencontres dans le style.

Pas super bavarde... Je comprends. J'imagine
que tu te plais pas particulièrement ici...
"Come un uccello in gabbia".


Son accent italien n'était pas natif, mais prouvait au moins qu'il avait déjà été sur place. Il ne cherchait pas à l'intimider ou la menacer, son comportement avait plutôt l'air de relever de... La curiosité de partager un moment avec une célébrité. Or, dans le monde de l'ombre, les célébrités sont plutôt mafieux et assassins que starlettes et artistes. En fait, il n'y a que les politiciens qui fassent partie des deux mondes...

Elle me regarde, maintenant... Elle me regarde même avec vachement d'insistance. Eh ben, on dirait qu'elle va m’éviscérer du regard. "Elle a les yeux revolver ♪"...

Il retient un sourire. Il se moque d'elle, ou bien il a simplement pensé à quelque chose d'amusant...? Difficile à dire. Il se tourne complètement vers elle, cette fois-ci.

Je suis là depuis une semaine environ.
Désolé, j'aurais dû me présenter tout
de suite. December.


Il ne ferait peut-être pas autant le malin s'ils n'avaient pas été tous les deux détenus, et que cette rencontre s'était passée ailleurs. Mais voilà... Ils étaient là. Et sur le papier, ils étaient égaux. Il tend la main en se présentant, tout à fait conscient du peu de chances qu'elle répondre à son invitation.

Si la moitié de ce qu'on dit sur elle est vrai... Sur son passé, surtout; alors être ici doit vraiment être une torture en soi, pour elle. En tout cas... C'est sûr, elle est pas italienne de souche. Sûrement asiatique, elle aussi. Comme papa.

Un déclic, à peine perceptible, dans son regard. Il semble avoir pensé à quelque chose, quelque chose de troublant. Il regarde Jeni en retour, puis reporte son regard sur le vide qui s'étend en face d'eux. Il se force à ne plus penser à cette éventualité qui l'a ébranlé.

Tu sais... Si tu veux éviter que ton séjour ici
- à compter que tu en sortes un jour - ne
te soit pas plus désagréable qu'il devrait
l'être, à ta place, j'essaierai de m'ouvrir
un peu. Si moi, je sais qui tu es, les gardiens
aussi... Et ils seront pas tendres avec toi si
tu la joues princesse en captivité.


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Date d'inscription : 26/02/2016
Mar 8 Mar - 20:24
Loin du sol.

06.03.2016

Feat December


-Pas super bavarde... Je comprends. J'imagine que tu te plais pas particulièrement ici... "Come un uccello in gabbia".

Certes. Pas besoin d'être un psy' pour deviner son horreur du confinement. En même temps, qui aimerait être ici? Finalement, la brune finit par hausser la voix, juste un chuchotement.

-Tranne che non sono una bianca colomba, ma une lupa agli occhi demoniaci.

S'exprimer dans sa langue maternelle était capable de lui attirer un mince réconfort. Elle se retourna pour s'adosser à la barre, avant de se porter sur ses avants-bras pour s'asseoir sur celle-ci, tirant une autre bouffée du tube de nicotine qui raccourcissait à vue d'oeil.

-Enfin, c'est c'qu'on dit.

Le blond se présenta comme étant le dernier mois de l'année. Soit. Elle fit un mouvement de tête comme pour accepter le nom dans son vocabulaire. Ne pensant pas avoir besoin de se présenter, la mafieuse laissa le blond lui faire la morale. Ce n'était pas dans ses plans d'aller faire ami-ami avec les gardiens, ni les autres membres de la prison.
Sa gorge lui paraissait sèche, de n'avoir que trop peu servit depuis une dizaine de jours à présent.

-Les BloodT. J'en suis la meneuse. Je n'ai pas besoin de davantage de compagnie. Je n'ai pas l'intention de faire les yeux doux aux gardiens pour avoir des privilèges contrairement à certain.

Rapport non visé. Elle se fichait bien de qui voulait sa peau ou non. Jeni se contenterait de tenir des listes. Autant être informé de ceux qui veulent l’éviscérer.


HRP : Je m'incruste tu vois.
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Date d'inscription : 27/02/2016
Mer 9 Mar - 2:19


Tranne che non sono una bianca colomba, ma
une lupa agli occhi demoniaci. Enfin... C'est ce
qu'on dit.


Quand elle parle dans cette langue, elle a l'air plus... abordable. Moins sèche. C'est peut-être la douceur de l'accent italien, mais je pencherai plus pour un mal du pays assez prononcé. Dans tous les cas, elle avait fini par se mettre à parler... J'imagine que j'ai choisi le bon masque.

Les BloodT. J'en suis la meneuse. Je n'ai
pas besoin de davantage de compagnie. Je n'ai
pas l'intention de faire les yeux doux aux gar-
diens pour avoir des privilèges contrairement
à certains.


Je vois...


Ce "contrairement à certains" contenait plus d'amertume que le discours de défaite d'un politicien qui dit qu'il fera mieux aux prochaines élections. Je n'arrive pas à savoir s'il visait quelqu'un en particulier, ou bien... Juste "tout le monde sauf elle". Mais ça annonce la couleur. Il y a son clan, et il y a le reste du monde. Et parmi le reste du monde, il y a les gardiens.

Les Bloodthirsty, hein... Ils ont déjà une certaine réputation dans la prison. Ils sont sur les lèvres de chaque détenu, mais tout le monde n'en parle qu'à demi-mot. Un regroupement de Carnivor... La définition même de la loi du plus fort. Et à la tête de ce regroupement de crocs et de griffes... La louve démoniaque.

Je ne suis pas vraiment du genre à rentrer la tête pour que les gardiens me laissent tranquille. Autant lui dire directement de quel côté je suis...


Moi aussi, je tiens à certains privilèges...
Mais j'ai plutôt tendance à jouer solo pour les
obtenir.


Lors de son arrivée, ils avaient failli le placer dans les Carnivors. Mais il avait suffi qu'il montre un autre masque pour qu'ils soient convaincus que sa place était parmi les Redweaks. Le directeur avait fini par le placer dans les Nobodies, probablement exaspéré par le petit jeu de masques du voleur. Et ca lui convenait parfaitement... Il n'était personne, et devenait quelqu'un selon la situation. Ici... Carnivor convenait très bien.

J'ai pas mal entendu parler des BloodT...
Mais comme je suis nouveau, j'en sais pas vrai-
ment plus. Tu projettes quoi pour vous...?


Direct, et franc, inutile d'y aller par quatre chemins. Il ne s'attend pas à ce qu'elle livre les plus sombres secrets du clan, simplement savoir en quoi il consiste... Et si, le cas échéant, il serait susceptible d'y avoir sa place.


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Date d'inscription : 26/02/2016
Mar 15 Mar - 19:41
Loin du sol.

06.03.2016

Feat December


-Je vois... Moi aussi, je tiens à certains privilèges... Mais j'ai plutôt tendance à jouer solo pour les obtenir.

Un sous-entendu comme quoi elle ne pouvait pas agir seule, ou simplement une information sur lui-même. Tout ce qu'il disait semblait non seulement détaché de son corps, mais également loin de son esprit. A croire qu'il ne parlait pas de lui-même, mais juste de la pluie et du beau temps parce qu'on lui avait demandé de le faire. Comme un texte apprit par coeur à répéter mécaniquement, tel un pantin de ferraille.

C'est de ce genre de personne dont il fallait se méfier, d'après elle. L'imprévisibilité est un atout, et peut être utilisée comme une arme dangereuse et fourbe, lorsqu'on sait s'en servir. C'est cette utilisation qu'elle redoutait. Pas parce qu'elle était prévisible non. Simplement parce qu'elle avait fait de mauvaises rencontres. Une arme dangereuse qui change le plus frêle agneau en machiavélique hyène. Avec un pseudo-pénis. Parce que les hyènes aiment se la peter avec leur pseudo-pénis. Cette remarque était vraiment inutile. Mais ce qu'il se passe dans la tête de la mafieuse, ainsi que les rapprochement pour le moins... étranges qu'elle est capable faire avec des choses qui n'ont strictement rien en commun, a au moins le mérite d'empêcher quiconque de deviner ses pensées. La télépathie, ce n'était pas franchement son truc.

-J'ai pas mal entendu parler des BloodT... Mais comme je suis nouveau, j'en sais pas vraiment plus. Tu projettes quoi pour vous...?

Oh, un membre à recruter!
Les prunelles bicolores ne se génèrent pas pour détailler le garçon de haut en bas, alors qu'elle écrasait sa cigarette sur la rembarre en métal bleu et écaillé. Grand, mince, rapide et certainement bien silencieux. Il semblait être le genre de mec capable de faire ce qu'on lui demandait. Pas un gosse sans cervelle non. Son regard bleuté luisait d'une curiosité et d'une intelligence incroyable. Cette vivacité d'esprit, cela n'avait pas échappé à la tueuse. Un atout. Exploitable. Potentiellement utilisable, parmi ces gros-bras qui ne pensaient qu'avec leurs poings -ce qu'elle ne pouvait pas se permettre-.

Ici, ils avaient une réputation de brute: frapper, poser les questions ensuite.
Ce n'était pas comme cela qu'elle fonctionnait.
Frêle, bien que grande et élancée, la mafieuse ne possédait qu'une force physique minime, bien inférieure à celle d'un homme. Ce qui la différenciait, c'était son maniement d'armes, sa rapidité et son endurance, ainsi que sa précision. L'esprit comptait également: obéissance aux ordres, prise de décisions efficace et rapide, compréhension de situation quasi-instantané... ça bossait dur là-haut.

-" Une garantie de représailles, une mise en sécurité de chacun d'entre vous ainsi que le retour de votre dignité d'antan. Sachez que je loue une loyauté infaillible à ceux qui me la rendront". Répéta-t-elle mécaniquement.

Jeni n'avait pas pour habitude de ne parler pour ne rien dire. Après tout, elle était là pour convaincre, mais pour sa réputation, il n'était pas bon de se lancer dans un discours passionné sur l'alliance des détenus.

-C'est ce que je leur ai offert en en prenant le commandement. J'estime tous mes alliés. Ce ne sont pas des pigeons, ou des chiens, mais bien des camarades. Ce que nous voulons, c'est notre liberté. Une prise en force. Potentiellement menable. Et très certainement de meilleures conditions de vie. "Nous sommes plus efficace à plusieurs. Des armes, nous pouvons nous en trouver. Soudoyer quelques gardiens ne devraient pas être trop compliqué si on a de quoi les faire chanter. De plus, je tiens à dire que j'estime chacun de mes 'partenaires'. Alors si l'un d'entre vous venait à avoir des ennuis avec un détenu ou un autre gardien, soyez assurés que n'importe lequel d'entre nous répondra à un appel au secours."

Finalement, alors que sa voix neutre, et pourtant vibrante d'un bruissement intérieur, la BloodT se retourna, s'accoudant sur la barre pour plonger son regard vairon abîmé dans celui du blond.

-Je tiens toujours mes promesses.

Elle laissa le silence s'étaler, alors que le vent semblait transporter ses paroles vibrantes autour de la prison. Jamais la louve ne ment.


HRP : Je m'excuse du retard, panne d'inspi' momentanée. Du coup, j't'ai fait un pavey c:
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Date d'inscription : 27/02/2016
Mar 15 Mar - 21:01


Apparemment, le voleur avait piqué sa curiosité. Son attitude changea complètement dès qu'il était question des Blodthirsty. Elle n'était plus une louve solitaire, taciturne et silencieuse, sur le sommet de son rocher, mais une chef de meute en plein hurlement de rassemblement.

Eh ben, on dirait que j'ai posé la bonne question... La flamme dans son regard quand elle parle de son clan, c'est impressionnant. Au moins, on ne peut pas lui retirer ça; elle a l'air d'y être entièrement dévouée. Elle se met à m'inspecter d'un coup, en écrasant sa clope. C'est un peu gênant, mais ce qu'elle voit a l'air de lui plaire. Pas d'un point de vue euh... Enfin, elle est pas en kif sur moi. Elle me trouve "utilisable". Un peu comme quand on va choisir un truc au magasin et qu'on trouve le pull parfait, celui avec notre couleur préférée. Celui pile avec la coupe qu'on aime. On le voit, on le trouve parfait. Mais on peut pas s'empêcher de se demander si on va prendre plaisir à l'enfiler.

Euh...


December secoue la tête, pour retrouver le fil de ses pensées. Alors qu'il avait posé cette simple question, banale pour un nouvel arrivant dans la prison, Jeni commença un véritable discours de ralliement. December l'écouta scrupuleusement, du début à la fin.

Une garantie de représailles, une mise en sé-
curité de chacun d'entre vous ainsi que le re-
tour de votre dignité d'antan. Sachez que je
loue une loyauté infaillible à ceux qui me la
rendront. C'est ce que je leur ai offert en en
prenant le commandement. J'estime tous mes
alliés. Ce ne sont pas des pigeons, ou des
chiens, mais bien des camarades. Ce que nous
voulons, c'est notre liberté. Une prise en force.
Potentiellement menable. Et très certainement
de meilleures conditions de vie. "Nous sommes
plus efficace à plusieurs. Des armes, nous pou-
vons nous en trouver. Soudoyer quelques gar-
diens ne devraient pas être trop compliqué si
on a de quoi les faire chanter. De plus, je tiens
à dire que j'estime chacun de mes 'partenaires'.
Alors si l'un d'entre vous venait à avoir des en-
nuis avec un détenu ou un autre gardien, soyez
assurés que n'importe lequel d'entre nous ré-
pondra à un appel au secours.


Si je m'attendais à un discours d'une éloquence pareille... Sa voix trempblait presque à la fin. En même temps, je ne m'attendais pas à moins d'une célébrité comme elle. Je laisse échapper un sourire. J'aime bien sa dévotion. Elle n'est pas compliquée à comprendre, et ne passe pas par de faux-semblants. On devine dans ses mots et dans ses gestes un grand sens de l'honneur, propre aux grandes et anciennes familles mafieuses.

Alors, ce clan était un rassemblement de philanthropes prêts à tout pour améliorer le niveau de vie de leur prochain...? Ce n'était clairement pas le même son de cloche qu'il avait eu auparavant. Mais il y avait définitivement du vrai dans ce qu'elle avait dit, ou tout du moins, il était persuadé qu'elle était sincère en exposant son but. Restait à savoir si elle tenait ses...

Je tiens toujours mes promesses.


Le voleur sourit. Il ne s'attendait pas à ça, mais cette fille et son clan leur plaisait bien. Oh, il n'était pas encore question de rejoindre qui que ce soit, bien sûr, mais un jour, il faudrait choisir. Et si Jeni n'était pas morte ou hors-concours à ce moment là... Elle le regardait dans les yeux, maintenant.

La vache... Ca fait plaisir de t'entendre parler
comme ça. T'aurais dû essayer la politique.
En tout cas, pour le moment, je suis juste un
nouveau venu, mais tu peux compter sur moi
pour ne pas me retrouver en travers de ton
chemin. Et puis peut-être, un jour...


Il ne termine pas sa phrase. Le vent souffle et fait cliqueter ses colliers de bois, et une mèche blonde vient le gêner, il la dégage d'un geste de la main. Il ne regarde plus en bas, mais au loin. Lui aussi semble avoir quelque chose à accomplir...

D'ailleurs, si tu as besoin de bras...
Ou d'yeux, pour quelque chose,
n'hésite pas. En échange, tout ce que
je demanderai, c'est quelques questions
sur le fonctionnement de cet endroit...


L'avantage des toits, c'est qu'il n'y a pas de caméras de sécurité, ici. Parfait pour ce genre de marché... Oui, définitivement, je crois que je vais devenir un habitué, moi.


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Date d'inscription : 26/02/2016
Mer 23 Mar - 17:19
Loin du sol.

06.03.2016

Feat December


-La vache... Ca fait plaisir de t'entendre parlercomme ça. T'aurais dû essayer la politique. En tout cas, pour le moment, je suis juste un
nouveau venu, mais tu peux compter sur moi pour ne pas me retrouver en travers de ton chemin. Et puis peut-être, un jour...


La louve faillit presque esquisser un sourire à cette remarque qu'elle ne trouvait qu'incensé. Le garçon écarta une mèche blonde de son visage, alors qu'elle montait s'asseoir sur la barre cylindrique, son index tapant silencieusement contre le bout de métal qui la soutenait.
Le souffle du vent avait emporté quelques mèches encres autour de son visage, mais d'un geste de la tête, elle les replaça. Cette avantage d'avoir une tignasse docile. Pas de temps perdu à la coiffer. Perfect.

Son regard suivit celui du blond, alors que celui de son homologue semblait se perdre à l'horizon. A croire qu'il voyait autre chose, autre part, dans un autre temps, après son discours. Discours plus enflammé que ce qu'elle aurait pensé. Les mots avaient toujours fusés ainsi de ses lèvres, elle n'avait pas eu besoin d'y songer pour qu'ils s'envolent entre eux avant de pénétrer le cerveau du nobodie.

D'ailleurs, si tu as besoin de bras... Ou d'yeux, pour quelque chose, n'hésite pas. En échange, tout ce que je demanderai, c'est quelques questions.

La brune plissa imperceptiblement les yeux avant de sauter de son perchoir, se rapprochant indifféremment en penchant légèrement la tête sur le côté.

-J'ai toujours besoin de bras. D'yeux davantage. Et quelque chose me dit que tu ne seras pas inutile. December.

Ce nom roulait sur sa langue curieusement, et la jeune femme eut comme une impression de déjà vu. Si on excluait le fait que le visage du garçon lui était tout à fait inconnu. Un pseudonyme? Certainement. Mais ça, elle n'allait pas s'en mêler, cela ne la concernait en aucun point.


HRP : /
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Date d'inscription : 27/02/2016
Sam 26 Mar - 11:49


Elle plisse les yeux et descend de la rambarde. Si son visage, très pâle et possédant quelques traits japonais qui me paraîssent familier, voire réconfortants, n'est pas exactement une ode à l'Italie, il y a quelque chose d'exotique dans sa démarche, une théâtralité qu'on n'a pas l'habitude de retrouver chez les américaines. Malgré le fait qu'elle agisse probablement de façon naturelle - ou du moins, de la façon dont elle a été élevée, elle fait penser au voleur à une actrice de commedia dell'arte, ce genre de théâtre italien où les acteurs sont enclins à l'improvisation, chacun mettant en avant une émotion précise représentée par des masques caricaturaux. Ce sont ces fameux masques, celui qui sourit et celui qui pleure, qui sont devenus le symbole de l'art du Théâtre dans son ensemble. Des masques, toujours des masques. Pourquoi je n'arrive pas à me rappeler du visage qu'il y avait en dessous des miens...?
Jeni penche la tête, je redescend sur terre.


J'ai toujours besoin de bras. D'yeux davantage. Et quelque chose me dit que tu ne seras pas inutile. December.


La façon dont elle fait rouler mon nom provoque un frisson dans mon échine. J'imagine que je n'ai pas l'habitude d'entendre celui-ci rouler avec un accent italien sur le R final. Ou alors, c'est que ça me rappelle mon passage dans le pays. Sauf que si mon nom était sur leurs lèvres, c'était loin d'être aussi avenant... Et puis, avec le sifflement des balles des mitrailleuses, on entend moins bien.

Il s'approche lui aussi, en réponse au mouvement de Jeni. Cette fois, il n'est plus question d'espace vital et ils sont assez proches pour que de loin, on aie du mal à dire s'ils sont intimes ou pas. Il est plus grand de quelques centimètres, mais n'en joue pas vraiment, les mains toujours dans les poches, nonchalamment courbé en avant.

Eh bien, s'il y a déjà quelque chose à laquelle tu penses que je peux être utile...


C'est donnant-donnant... Et c'est peut-être la première fois que j'ai l'impression d'avancer un peu depuis mon arrivée, bien que je ne sois pas là depuis très longtemps. Ancienne mafieuse, et actuelle chef du clan le plus craint de la prison. Je pouvais difficilement mieux tomber... Maintenant, à moi de montrer mon CV.

Cette sensation familière, c'était celle qui l'avait portée toutes ces années. Travailler. Travailler pour vivre, mais surtout, pour se sentir vivant. Pour sentir que même s'il n'y a plus rien sous les multiples masques qu'il revêt, même s'il n'arrive plus à les retirer, même en essayant... Il y a toujours quelque chose de vivant dans cette coquille.

A sua disposizione, Jeni.


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Date d'inscription : 26/02/2016
Sam 26 Mar - 19:00
Fin ~
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Date d'inscription : 27/02/2016
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