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A double tranchant. /Road <3/

Dim 18 Oct - 22:44
17 octobre - 6h32



Tu es bien matinal ce matin. Quelques jours à peine se sont écoulés depuis ton altercation avec les carnivores où Galaad t'as sauvé la mise. Tes blessures se referment doucement, et ton désir de vengeance grandis, sans que tu ne le laisse sévir. Inutile pour le moment, tu ne serais pas capable de te battre contre huit gars dans ton état. Uno, dos pourquoi pas, mais ocho? Impossible.

Levée aux aurores, tu uses de stratèges pour t'échapper de ta cellule et tu flânes dans les couloirs. Tu réfléchis, et tes pensées dévies pour se poser sur Alejandro. Ton grand frère. Cette nuit là te revient en mémoire, et avec, tout ce que tu as perdu: Ton avenir, ta musique, ta passion, ta vie, ton salut, ton bonheur, ton équilibre, ton école, ta tante, ta famille, et plus important encore: ton frère.
Tu as perdu plus que quiconque n'est pus l'imaginer ce jour là. Et de tes propre mains, de sang froid, tu as abattu ton père pour cela, lui faisant payer ton désespoir et ton malheur.

Tu soupires et tombe sur un couloir menant au sous-sol. Sans réfléchir, tu l'emprunte, la visite guidée des gardiens te revenant en mémoire. Ce jour-là, pour la première fois, tu avais défendue plus faible que toi, au péril de ta vie, comme avait pu le montrer la rixe survenue quelques jours plus tôt.
Tu te balades, mains dans les poches et tête levée, avançant comme si rien ne t'intimidait, pas même les gardiens. Mais bien sur, tu n'as pas peur.

Au loin, tu entends une agitation. Des coups de feu plus ou moins réguliers. D'une même arme. Rien d'autre ne perce le silence de cette froide matinée du mois d'octobre. Des coups de feu. La dernière fois que tu en as entendu, c'est toi qui tenait l'arme, et tu venais d'achever ton père après des heures de tortures. Quand les autorités t'avaient arrêtée, tu tenais toujours l'arme.

Tu t'approches, curieuse que tu es, et tu vois une lumière filtrer d'une porte fermée. Tu tournes silencieusement la poignée, et découvre qu'elle ne résiste pas. Pénétrant dans une salle d'entraînement, tu te figes quand tu vois que c'est Road qui tire avec une précision déconcertante. Pour peu, tu aurais pitié de la pauvre cible criblée de balle. Actuellement, tu n'aimerai pas être à sa place.

Tu refermes silencieusement la porte et t'adosses au mur, l'observant avec discrétion, le laissant seul, concentré. Tu entends le bruit du canon, puis celui de la balle fusant et enfin son impact contre la cible qui vole en éclat.
Tu n'as jamais appris à viser. Même lorsque tu torturais ton pauvre paternel, tu visais faux. A côté, ou carrément raté, tes tirs n'étaient pas parfaits, loin de là. Pourtant, même si ton père en riait pour garder contenance au début, tu avais sur arriver à tes fins.

Au bout d'un moment, Road cesse de tirer, et enfin, tu rencontres son regard. T'avait-il repéré depuis longtemps? Était-il surprit de te voir? Probablement.

- Hola Road. Jolis tirs. Que tal?  



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Lun 2 Nov - 3:40


GUN SHOOT


Ca fait  trois mois que Road n’a pas remis les pieds à Ciguestraz. En effet, par un coup de chance, ou un ras le bol du DRH qui voulait un peu d’air, il a obtenu un long congé dans son petit appart'. C'est passé si vite. Bon il n’aura plus de jour de repos avant un bon moment mais ça lui a fait du bien de prendre un peu de distance avec tout ce qui se passait là-bas. L'air de rien il a pu avoir un train de vie un peu plus sain. Comme il n'avait pas beaucoup d'argent, il a dû se restreindre sur l'alcool, les bars à filles et les clopes. Avec tout ça, il a même trouvé le temps de faire du bricolage et de lire des bouquins, c'est pour vous dire. A présent, il est temps qu’il retourne à Ciguestraz, ça doit certainement avoir changé un peu depuis la dernière fois. Après tout, il était parti sans prévenir personne: pas même ses collègues. C'est l'administration qui a dû leur passer le mot.


Espérons que ce ne soit pas trop le bordel là-bas. Même s’il y a des chances pour que ce soit le cas, l’homme a quand même au fond de lui une petite boule d’excitation. C’est qu’il s’ennuyait presque et quoi de mieux qu’un milieu carcéral dissident pour s’occuper ? Une fois arrivé à la prison avec beaucoup d'avance, il remarqua que personne n'était debout à part quelques gardiens qui semblaient contents de le revoir parmi eux. Seulement, il n'avait pas grande envie de s'éterniser parmi eux. Il s’est donc muni d’un Beretta 92 et de chargeurs à l’armurerie puis il a foncé à la salle d'entrainement. Le gardien avait besoin de reprendre ses marques seul. Juste lui et les balles, histoire de voir s’il n’a pas perdu la main. Se positionnant au stand de tir, il manipula un moment l’arme entre ses doigts. Le contact du métal froid le fit doucement sourire. Par le passé, ce n’était pas rare qu’il est un de ses objets en permanence avec lui. Il lui était même arrivé de donner la mort pour protéger les siens. Contrairement à bon nombre de personne, ça ne l’avait pas affecté plus que ça. C’était la plupart du temps de la légitime défense donc pourquoi s’en vouloir de retirer la vie d’un autre qui voulait vous prendre la vôtre ? Les tirs brisèrent le silence de la pièce.


Road pu constater à sa plus grande joie qu’il n’avait pas oublié comment faire. Sa cible se troua de part en part avec une précision presque parfaite. Il aurait fait mieux autre fois mais il fallait se rendre à l’évidence : on ne pouvait pas être aussi bon sans pratiquer de temps en temps. Quand il eut vidé la moitié de ses chargeurs, il reprit son souffle avant de détendre son corps raidit. Ca faisait du bien de se lâcher un peu. Le gardien posa l’arme vide sur le comptoir. Il avait envie d’essayer d’autres armes. En se retournant, son regard eut la grande surprise de croiser celui d’une personne qu’il connaissait bien.


« Hola Road. Jolis tirs. Que tal? »


« Keysha ? Toujours pas décidée à respecter le règlement et ses horaires à ce que je vois… Ca fait longtemps que t’es là à m’espionner ? »


Il sourit en coin avant de s’approcher les mains dans les poches. La dernière fois qu’ils s’étaient réellement vu c’était en compagnie de son collègue gardien Galaad.Ca faisait déjà un moment et pourtant Keysha n’avait pas changé : les mêmes cheveux pas très ordonnés vu de près, la même dégaine quelque peu nonchalante et la peau criblée ça et là de bleu et contusions dû à des bagarres habituelles pour la jeune détenue.


« Et bien je dirai presque que toi et tes 400 coups m’ont manqué depuis le temps. Ca vient bien pour moi. Et toi ? Tu poses toujours autant de problème ? » taquina t-il.

 
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Date d'inscription : 29/03/2015
Lun 2 Nov - 19:27
« Keysha ? Toujours pas décidée à respecter le règlement et ses horaires à ce que je vois… Ça fait longtemps que t’es là à m’espionner ? »

Il s'approche de toi, les mains dans les poches, visiblement pas dérangé que tu l'ais surpris en plein entraînement. Il sourit en coin et te dévisage un instant, semblant peur à peu te reconnaître. Il s'est passé bien des mois depuis que tu ne l'as pas vu traîner dans les couloirs. Tu avais appris par les bruits de couloirs qu'il était parti en vacances.
Tu lui souris, d'un sourire bancal quoi qu'assez amical.

- Un momento. Je trouve plus intéressant de flâner seule que de tourner dans ma cellule en attendant qu'on l'ouvre à l'heure prévue. Ce n'est pas un crime si?

Concrètement, tu n'en as pas le droit mais on passera sur cette information no? Tu t'adosses au mur derrière toi, t'attendant à ce qu'il reprenne la conversation. A ton grand plaisir, il le fait, alors que tu passes tes doigts dans tes cheveux ébouriffés.

« Et bien je dirai presque que toi et tes 400 coups m’ont manqué depuis le temps. Ça vient bien pour moi. Et toi ? Tu poses toujours autant de problème ? »

Un sourire effleure tes lèvres tandis que la taquinerie te touche. Oui, il est vrai que ta réputation te précède, et pas qu'en bien. Tu n'es pas une bonne samaritaines, bien au contraire, et nombreux sont ceux qui  veulent te refaire le portrait. Tu ricanes doucement. En ce moment, tu es plutôt calme, ou plutôt es tu discrète.
Tu vrilles ton regard noir au sien, tentant vainement de comprendre pourquoi il n'es pas plus rude avec toi. Après tout, vous ne vous appréciez pas non?

- Il faut croire que je suis calme ces temps-ci. Mise à part la dernière raclée que je suis prise en présence de ton collègue, je n'ai pas fait parler de moi.

Un sourire malicieux flotte sur tes lèvres, parce que tu sais que Road comprendra aisément que tu fais tout dans l'ombre, afin de te préserver de toutes punitions.
Tu finis par t'avancer dans la pièce, ton instinct curieux prenant le pas sur celle que tu es devenue. On dirait una niña qui découvre tout pour la première fois. Ce lieux t'inspire la crainte, la liberté et l'amusement mêlés à la colère. Du bout des doigts, sans donner aucun signe d'agressivité, tu touches la crosse du Beretta 92, comme fascinée. Tu sembles découvrir un nouveau monde.

- Tu sembles avoir de l'expérience. Tu ne l'as pas acquise ici je me trompe?

Pour ne pas créer de tension, tu t'écartes de l'arme, bien que tu rêverai de pouvoir jouer un peu, voir comment c'est, de vraiment tirer. Tu t'approches des cibles, et amusée, tu les frôles des doigts. On dirait una chica dans un musée. Tu découvres, entrouvrant une porte qui jusque là s'était refermée: La curiosité.

- Ça doit être génial de pouvoir se défouler aqui plutôt que de courir sur un terrain.



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Date d'inscription : 29/03/2015
Mar 3 Nov - 23:45


GUN SHOOT


Le sourire de la jeune détenue illumina un moment son visage. Maintenant qu’il y pense, Road ne l’avait pas vraiment vu sourire sincèrement la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Du moins dans ces souvenirs. Elle semblait bien moins agressive. Peut-être était-ce dû au fait qu’elle n’était pas encore réveillée à cette heure matinale?


« Un momento. Je trouve plus intéressant de flâner seule que de tourner dans ma cellule en attendant qu'on l'ouvre à l'heure prévue. Ce n'est pas un crime si? »


« On n’est plus à un crime près ici. » rit le gardien


En guise de réponse, elle partit soutenir le mur. Elle ne reprit la parole seulement quand le gardien lui demanda ce qu’elle devenait depuis tout ce temps. Un léger ricanement s’éleva dans la salle d’entrainement puis leur regards se croisèrent un instant.


« Il faut croire que je suis calme ces temps-ci. Mise à part la dernière raclée que je suis prise en présence de ton collègue, je n'ai pas fait parler de moi. » dit-elle dans un sourire.


Cette déclaration le rendit perplexe. Road n’était pas au courant de tels événements. En même temps c’était compréhensible après cette absence. Il nota dans un coin de sa tête qu’il devait absolument retrouver Galaad pour être à nouveau à jour ici. Tout bouge tellement vite ici. Ses pensées prirent fin quand l’adolescente se décolla de la paroi pour aller examiner l’arme posée sur le comptoir.


« Tu sembles avoir de l'expérience. Tu ne l'as pas acquise ici je me trompe? »


« On a tous eu une vie avant d’être ici. »


Road resta évasif. Il pensait pourtant que son passé de leader de gang était loin d’être inconnu ici mais il semblerait que ce ne soit pas le cas partout. Concernant le passé, le gardien se remémora le dossier de la détenue en face de lui. Il lui semblait qu’il s’agissait d’un meurtre impliquant une arme à feu. Cependant, il n’intervint pas le moins du monde quand elle s’approcha du Beretta. Il n’y avait aucune raison qu’elle lui tire dessus et puis il avait connu bien pire que quelques balles mal placées. Il s’avéra qu’il avait raison car elle s’éloigna de l’arme pour s’intéresser aux cibles encore criblées de balles.


« Ça doit être génial de pouvoir se défouler aqui plutôt que de courir sur un terrain. »


L’homme à la chevelure ardente rit de bon cœur. Il avait bien vu ce regard envieux dans ses yeux. La chaîne de son pantalon cliqueta lorsqu’il s’approcha. Il rechargea le pistolet en souriant.


« J’ai compris le message. Aller, viens ici faire quelques tirs. Montres moi de quoi tu es capable. »


Il lui tendit l’arsenal avant de se poster en retrait avec les bras croisés. Il était curieux de savoir comment elle se débrouillait avec une arme. Elle avait déjà tué par le passé. Peut-être c’était elle entraîné des heures avant de savoir correctement s’en servir ? Ou peut-être qu’elle avait saisi l’objet dans la précipitation avant de tirer dans l’espoir que la balle touche sa cible. Il parait qu’on en apprend beaucoup sur une personne en voyant sa façon de tirer. Mais Road était loin d’être subtil. Elle attendit qu’elle finisse ses essais pour reprendre la parole.


« La raison de ta présence ici, c’était pour un meurtre non ? Avec  un pistolet également ? Ça ne te fait pas bizarre de retirer après ce qui s’est passé ? »


Sa question était très intrusive mais Road intéressait à la détenue. Il savait pertinemment que son image de grosse brute n’était qu’une carapace. Il lui restait à présent plus qu’à savoir qui se cache dessous.


 
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Date d'inscription : 29/03/2015
Mer 4 Nov - 0:24
Road te laisse flâner à ta guise parmi la pièce, ne semblant pas vouloir intervenir, même lorsque tu approches de l'arme. Tes sens aiguisés te font analyser l'ensemble de la pièce. Tu veux percevoir la moindre fissure tant que l'adrénaline que te procure ce lieu coule dans tes veines. Tu aimes l'odeur de la poudre qui imprègne encore le canon du Beretta. Tu savoures la dureté de l'ambiance.
Tu souris quand il te dit que vous avez tous eu une vie avant d'atterrir ici. Oh oui tu as eu une vie. Aussi douloureuse que dangereuse. Si ce n'est les derniers mois avant le drame, tu ne te souviens pas d'avoir été heureuse un jour mi corazon. Tu padre te battait jusqu'au sang, et Alejandro était tout aussi maltraitait que toi, te protégeant toujours au mieux de ses capacités.
Tu soupires quand il rit, t'interrompant dans ta réflexion.  Tu reviens à la réalité. Se moque-t-il de toi? Non c'est autre chose. Il finit par s'expliquer, bon gré mal gré.

« J’ai compris le message. Aller, viens ici faire quelques tirs. Montres moi de quoi tu es capable. »

Tu te retournes alors, un sourire heureux au visage. Key'? Que fais-tu donc là? Toi, un sourire? C'est encore possible? Tu t'avances vers Road, ton sourire enfantin aux lèvres. On dirait que l'idée t'enchante plus qu'elle ne le devrait. Mais ce que t'accorde Road, ce n'est pas seulement le droit de tirer. C'est une mince liberté qu'on te donne sans que tu es besoin de la voler. Et ça, c'est juste génial.
Tu attrapes le flingue qu'il te tend, rechargé, et tu te places face au cible. A force de cribler de balles ton père, tu avais appris à tirer un peu plus juste. Mais c'est pas gagné.
Tu tires six balles. Quatre claquent contre ta cible. Une es proche du centre. Tu n'as pas cillé. Tu astiré avec confiance, bien que tu saches que tu n'es que novice dans le domaine. Ta main tremble légèrement. Tirer a beau te faire du bien, ça te rappelle douloureusement les circonstances de tes derniers tires; A l'époque, tu étais guidé par la haine et la vengeance. Aujourd'hui, tu te protèges derrière un masque, niña apeurée par l'injustice de la vie.

« La raison de ta présence ici, c’était pour un meurtre non ? Avec  un pistolet également ? Ça ne te fait pas bizarre de retirer après ce qui s’est passé ? »

La question t'étonne chica. Tu n'as pas l'habitude qu'on s’intéresse à ton passé. Tu préfères ne pas répondre habituellement. Mais pourquoi pas après tout? Road ne serait pas du genre à aller le crier sur tous les toits non? Tu soupires et pose l'arme sur le comptoir un instant. Tu te tournes vers lui, et, aussi froide que d'habitude, tu laisses tomber:

- Effectivement. Mi hermano y mi padre. Une balle pour mon frère. La torture pour mon père. Quand les flics m'ont arrêtés, je tenais toujours l'arme. Je crois qu'ils l'ont gardés.

Tu restes silencieuse un instant seulement.

- Tirer me rappelles qui j'étais avant de commettre ces meurtres. Ça ne me fait pas bizarre. Ça me permet de me souvenirs. De ne pas regretter d'être là où j'en suis. Je suppose que c'est pareil pour toi non? Si c'était douloureux, tu ne le ferai qu'en cas de nécessité no?

Non tu ne regrettes pas. Tu es là pour avoir vengé ton frère. Tu es là parce que tu avais voulu que justice soit faîte. Tu ne pouvais plus supporter de vivre dans la peur. Et le visage d'Alejandro mort sur le carrelage t'es toujours aussi insupportable. De rage, tu recharges le flingue avec ferveur et tu tires. La balle atteint la cible au centre. Il suffit de volonté pour qu'un rien fasse des merveilles. Mais tu te dévoiles chica. Ta carapace se brise sous l'assaut du souvenirs. Serais-tu prête à céder?



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Jeu 5 Nov - 12:32


GUN SHOOT


Keysha ne répondit pas de suite et Road se demanda un moment s’il n’aurait pas dû se la fermer pour une fois. Le sourire qu’elle arborait il y a peu était parti. Finalement, un soupir s’éleva. Elle sembla chercher ses mots avant de prendre la parole.


« Effectivement. Mi hermano y mi padre. Une balle pour mon frère. La torture pour mon père. Quand les flics m'ont arrêtés, je tenais toujours l'arme. Je crois qu'ils l'ont gardés… Tirer me rappelles qui j'étais avant de commettre ces meurtres. Ça ne me fait pas bizarre. Ça me permet de me souvenirs. De ne pas regretter d'être là où j'en suis. Je suppose que c'est pareil pour toi non? Si c'était douloureux, tu ne le ferai qu'en cas de nécessité no? »


Le regard de la jeune fille s’obscurcit et avant même qu’il ne put répondre quoique ce soit, elle reprit l’arme avant de tirer. Cette fois ci, ses tirs n’étaient pas aussi maladroits que les premiers qu’il avait pu voir. Une aura de colère l’entourait. Quand la balle atteignit la cible dans le mille, il n’en fut pas plus à Road pour comprendre qu’il devait intervenir. Il s’approcha doucement puis posa une main sur l’épaule de la détenue. De l’autre, il lui fit abaisser le pistolet.


« Tu as raison, c’est presque par nostalgie que j’aime passer du temps ici mais contrairement à toi, ça ne me pèse pas autant. Pourquoi es-tu si enragée d’un coup ? Ces meurtres, tu les voulais n’est-ce pas ? »


Il la jaugea un instant tout en cherchant la raison de son emportement soudain. La véritable Keysha s’avère être bien plus complexe que l’image violente qu’elle affiche au quotidien. Le gardien lui reprit l’arme en souriant en coin. Il lui fit signe de ne pas bouger avant de quitter la pièce. Cinq minutes plus tard, deux Desert eagle trônaient dans ses mains. Il en tendit un à la jeune fille avec ses chargeurs.


« Ils sont plus lourds et il y a plus de recul dessus, je pense que c’est mieux si t’as envie de te défouler. »


Afin de lui montrer les capacités de ce petit monstre, Road se mit en position et envoya une salve de tir qui atteignit intégralement la cible avec moins de précision que précédemment. La force de l’arme ne le lui avait pas permis de faire mieux. Il rechargea puis fit signe à Keysha de s’essayer à l’exercice.


« Tires bien avec tes deux mains sinon tu risques de te manger une crosse. » prévenait-il quand même.


Il espérait qu’après s’être défoulée sur le stand, elle serait plus encline à parler de son passé en détail. Après tout le passé d’une personne la définit, il fallait donc au moins savoir le sien pour comprendre la Keysha qu’il avait en face de lui.

 
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Ven 6 Nov - 19:52
Road n'a pas attendu pour intervenir et te lever l'arme des mains avec douceur et non pas agressivité. Te voilà donc face à lui, mise à nue par ta colère. Tu en veux toujours autant à ton père, bien que cela asse maintenant bien des mois. Tu lui en veux toujours autant de t'avoir privé de dix ans de ta vie mais aussi et surtout de t'avoir enlevé ton frère, la personne que tu aimais le plus au monde. Cett nuit-là, vous auriez dû mourir tous deux. Mais ton père avait visiblement mal regardé, puisque quelques jours plus tard, c'est toi qui tenait une arme, et lui qui te suppliait de ne pas l'utiliser, même pour jouer.

« Tu as raison, c’est presque par nostalgie que j’aime passer du temps ici mais contrairement à toi, ça ne me pèse pas autant. Pourquoi es-tu si enragée d’un coup ? Ces meurtres, tu les voulais n’est-ce pas ? »

Te peser? Il n'a pas tord, même si tu te refuses à l'admettre. Tenir une arme à beau te faire du bien, cela te rappelle aussi pourquoi tu as été amené à en tenir une un jour. Tu soupires doucement, douloureusement rattrapé par tes souvenirs.

- Parfois ce n'est pas une question de volonté Spencer. C'était lu... Eux ou moi.

Tu te reprends, avouant presque à demi mot ton meurtre présumé. Une belle mascarade tout ça non? Tu souris doucement, d'un sourire empli de mélancolie. Parfois on a pas le choix. Padre avait dépassé les bornes ce jour-là, et tu savais qu'il ne s'arrêterait pas là. S'il découdrait la vérité sur ta survie, il serait revenu, et ta tante ou un innocent aurait pu être pris entre deux coups de feu. Tu n'avais pas le choix. C'est ce que tu te répètes chaque jour quand la culpabilité remonte. Pas que tu regrettes de l'avoir tuer. Mais peut-être lui aurait-il mieux valu de finir sa vie en prison dans une solitude et une douleur infiniment plus grande que celle que tu lui avais offerte.
Sans plus tarder, Road te fait signe de patienter et file sans même t'expliquer. Poussée une nouvelle fois par ta curiosité, tu choisis de l'attendre.
Cinq minutes plus tard, tu le vois débarquer avec deux nouvelles armes similaires l'une de l'autre. Tu le fixe, suspicieuse. Pourquoi est-il si gentil tout à coups? Il t'en passe un avec des recharges mais tu te contentes de le fixer, toujours aussi surprise.

« Ils sont plus lourds et il y a plus de recul dessus, je pense que c’est mieux si t’as envie de te défouler. »

Corazon, tu viens de trouver là une personne bien étrange. Il est gardien. Il n'est pas cens te permettre de développer ton potentielle de tueuse mais plutôt celui de rédemptrice. Tu attrapes l'arme cependant, sans l'utiliser. Tu ne connais pas ce modèle, il t'est inconnu.
Pour te montrer l'exemple, Road tire comme un pro, bien que moins précis. Il y a un certain recul, comme il te l'a fait savoir.

« Tires bien avec tes deux mains sinon tu risques de te manger une crosse. »

Est-il sérieux? Sait-il que tu pourrais retourner l'arme contre lui? Sait-il que tu fais parti du groupe de détenus les plus pervers et sadique de cette prison? Sait-il qu'il ne devrait pas faire ça?
Mais il a l'air d'avoir comprit que tu ne le feras pas. C'est tes premiers instants de liberté depuis que tu es enfermée et tu veux en profiter autant que possible, et rêver d'en avoir de nouveaux.
Tu te places et vise avant de tirer. Tu es tellement surprise par le recul que tu manques ta cible de loin, la balle se fichant dans le mur. Mais sans attendre d'en avoir la permission, tu tires de nouveau, cette fois-ci plus sur de toi, plus maîtrisée. Tu retrouves cette euphorie du premier tir, cette odeur de poudre et ce bruit assourdissant que tu affectionnes tant. Le tir est fiché dans la cible, bien que parfaitement éloigné du centre de celle-ci. Doucement, tu abaisses ton arme pour observer le gardien. Que fait-il donc là, à ainsi de donner un temps soit peu de liberté?

- Tu comptes attendre encore longtemps avant de me dire por qué tu te montres si prévenant avec moi? Que je sache, je suis toujours une détenue et visiblement, la première fois qu'on s'est vu, tu n'avais pas l'air de me porter en tu corazon. Alors pourquoi agis-tu ainsi?

Tu ne veux pas que tout s'arrête, ni même qu'il se braque. Tu veux juste comprendre. Parce que c'est la première fois depuis bien longtemps que quelqu'un se préoccupe de toi et que tu as bien du mal à comprendre pourquoi.



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Dim 15 Nov - 14:25


GUN SHOOT

Road attendit patiemment que la petite brune recommence les tirs. Une première détonation et un impact de balle se grave dans le béton du mur. Sans se laisser décourager, d’autres coups de feu suivirent. Ces derniers semblaient bien plus nerveux que les précédents. Le gardien voyait bien qu’elle s’amusait et au fond, ça le rendait heureux lui aussi. Cela se voyait qu’elle avait encore quelques difficultés et pour cause, elle ne savait pas comment se placer correctement. Quand le bruit de l’arme s’arrêta, Keysha baissa l’arme avant de fixer le gardien d’un drôle d’air, un peu comme si elle essayait de lire en lui pour savoir ses pensées.


« Tu comptes attendre encore longtemps avant de me dire por qué tu te montres si prévenant avec moi? Que je sache, je suis toujours une détenue et visiblement, la première fois qu'on s'est vu, tu n'avais pas l'air de me porter en tu corazon. Alors pourquoi agis-tu ainsi? »


La question laissa un moment l’homme béat avant qu’il ne se mette à rire de tout son soul. C’était vraiment fou la façon dont tous les détenus se mettaient sur la défensive lorsqu’il lâchait du lest. Certes, ça devait énormément contraster avec son image dure et autoritaire mais tout de même : ils s’attendaient tous à être puni dans la seconde ou bien ? Toujours avec des yeux rieurs, Road ébouriffa la tête de la Keysha perplexe.


« Je ne réprimande que les fouteurs de merde et les petits cons qui me tapent sur le système. La dernière fois, tu voulais frapper un carnivor et j’ai agis en conséquence. Présentement, t’as juste l’air morose et y’a bien assez de flingues ici pour faire du tir en duo. Je sais bien que la situation ne dérapera pas, tu n’es pas ce genre de personne Keysha. » Conclut l’homme en changeant les chargeurs.


Une fois les armes de nouveau prêtent à l’emploi, il en tendit une à la détenue avant de lui faire signe de se placer devant lui. Il était temps de corriger ses défauts de posture pour l’aider à s’améliorer. De là, il replaça correctement l’arme entre ses doigts : la crosse dans la paume de sa main dominante et les pouces en dehors du chemin de la glissière et du chien. Il lui fit ensuite écarter les pieds à largeur d’épaules avant de faire avancer d’un pas celui qui est opposé à sa main dominante.


« Garde tes doigts alignés, ce sont eux qui font la stabilité de ton arme. Tends les bras, s’ils sont trop pliés tu risques de te faire très mal. Tiens fermement ta crosse. Penche-toi légèrement en avant avec les genoux un peu plié. Garde l’œil avec lequel tu vois le mieux quand tu vises et ferme l’autre. Si tu veux être encore plus précise, descends ton réticule de quelques millimètres par rapport à ta cible. Ca te paraitra flou mais tu atteindras mieux ta cible. Et ne tire pas à la va-vite, concentre toi sur ta cible. Bloque ta respiration au moment de tirer et ne te détends pas trop vite une fois ton coup parti : tu ne relâches la gâchette qu’après avoir repris ton souffle. Ca marche ? »


Il n’attendit pas vraiment de réponse. Une nouvelle cible s’installa après que le gardien ait appuyé sur un bouton du panel. Il alla ensuite rejoindre le stand juste à côté d’elle et se mit en position.


« On va tirer chacun notre tour : si tu atteints le centre de la cible tu as le droit de me demander ce que tu veux, si j’arrive à faire de même j’ai le droit d’également te demander ce que je veux : ça peut très bien être une requête ou une question. Partante ? C’est toi qui commence. »

Ca pouvait être risqué mais si de cette manière il pouvait en savoir un peu plus sur Keysha, il était prêt à tenter le coup.

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Dim 15 Nov - 23:32
Son rire résonna à tes oreilles avant que tu n'en comprennes la raison. Tu restes là, à le fixer, vexée qu'il puisse se moquer ainsi de tes propos.
Sa main vint t’ébouriffer la tête, et tu t'écartas vivement. Depuis quand n'avais-tu pas subi ce geste?

- Alejandro...

Cette plainte, à peine perceptible, t'échappa malgré toi. C'était lui le dernier à te l'avoir fait, le soir même de sa mort. Tu secoues la tête, pour effacer ce douloureux souvenir. Tu t'es déconnecté un instant de la réalité, revenue bien des mois en arrière, quand ton sourire était aussi beau que l'amour que tu partageais avec tu hermano.
Tu fixas Road avec des yeux expressifs. Une rare performance de ta part.  
Tu avais ce regard plein d'une douleur froide et difficile. On y lisait ta culpabilité, ta douleur et ton effarement. Le souvenirs et les regrets. Tu fermes les yeux, baisses la tête, et quand tu croises de nouveau son regard, le tien est froid et foncé, comme à ton habitude. Ça n'a duré qu'une fraction de seconde. Qu'un instant.

« Je ne réprimande que les fouteurs de merde et les petits cons qui me tapent sur le système. La dernière fois, tu voulais frapper un carnivore et j’ai agis en conséquence. Présentement, t’as juste l’air morose et y’a bien assez de flingues ici pour faire du tir en duo. Je sais bien que la situation ne dérapera pas, tu n’es pas ce genre de personne Keysha. »

Qu'est-ce-qu'il en sait, aimerais-tu lui demander. Mais tu sais qu'il a raison. Si tu avais voulu te retourner contre lui, tu l'aurais fais bien avant.
Tu soupires et acquiesce, silencieuse. Il attrapa les armes et rechargea. Tu le fixais, tentant de comprendre vainement pourquoi il se montrait si attentif tout à coups? Son explication n'était pas une réponse. Elle n'était que questions.
Il te tendit une arme et te fît signe de te placer devant lui. Sans crainte ni hésitation, tu l'écoutas. Il t'aida à te positionner, puis à tenir ton arme, et tu suivis habilement ses conseils.

« Garde tes doigts alignés, ce sont eux qui font la stabilité de ton arme. Tends les bras, s’ils sont trop pliés tu risques de te faire très mal. Tiens fermement ta crosse. Penche-toi légèrement en avant avec les genoux un peu plié. Garde l’œil avec lequel tu vois le mieux quand tu vises et ferme l’autre. Si tu veux être encore plus précise, descends ton réticule de quelques millimètres par rapport à ta cible. Ça te paraîtra flou mais tu atteindras mieux ta cible. Et ne tire pas à la va-vite, concentre toi sur ta cible. Bloque ta respiration au moment de tirer et ne te détends pas trop vite une fois ton coup parti : tu ne relâches la gâchette qu’après avoir repris ton souffle. Ça marche ? »

Tu approuvas silencieusement. Tu le vis activer une seconde cible et tu le fixas, suspicieuse. C'est moi où ça sentait le roussi? Il imita ta posture, et tu compris peu à peu où il voulait en venir.

« On va tirer chacun notre tour : si tu atteints le centre de la cible tu as le droit de me demander ce que tu veux, si j’arrive à faire de même j’ai le droit d’également te demander ce que je veux : ça peut très bien être une requête ou une question. Partante ? C’est toi qui commence. »

Tu compris ce qu'il voudrait savoir de toi. Après tout, tu étais un mystère. Accusée pour deux meurtres alors que tu n'étais responsable que d'un seul? Fallait-il encore le savoir. Mais qui étais-tu Key'? Pourquoi avais-tu fais ça? On avait dit que c'était sous la colère, parce que ton père et ton frère s'était ligués contre toi ou que sais-tu encore. Mais la vérité était tout autre, et personne ne la connaissait. Et c'était bien ainsi.
Road aurait plus de facilité que toi à te soutirer des informations. Tu le savais. Mais pourquoi ne pas prendre un risque pour une fois? Il n'était pas du genre à aller en parler au monde entier n'est-ce pas?
Tu tiras, mais pas encore habituée, tu ratas ta cible de peu.

- Mierda! A ton tour Spencer.

C'est ainsi que débuta le plus palpitant de tous les interrogatoires auquel tu assistas. Le plus franc aussi.



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Lun 16 Nov - 17:35


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Malgré tous ses conseils et le récompense plutôt avantageuse en cas de réussite, il semblerait que cela n’avait pas suffi pour permettre à Keysha d’atteindre le centre de la cible. Road afficha un rictus satisfait. Il se demandait presque si elle avait fait exprès de dévier sa balle pour que ce soit lui qui engage les hostilités. Après un petit moment de concentration, le coup parti en plein dans le mille.


« Alors voyons voir… Première demande : Je veux que tu arrêtes de t’attirer sans cesse des ennuis pour un oui ou pour un non. Je sais que dès fois ils te tombent dessus sans que tu ne demandes rien mais essaye de tout faire pour t’en extirper. Si un jour je te retrouve sur un lit à l’infirmerie à l’article de la mort parce que tu as voulu jouer à la plus forte, sois sure que je t’achèverai de mes mains. »


Road savait pertinemment que sa demande devait couter très cher pour la Keysha bagarreuse qu’il connaissait mais c’était pour son bien. Pas question de la voir dans un piteux état une énième fois. Le simple fait qu’elle soit sans cesse couverte de bleus et d’hématomes avait le don de l’agacer : Elle ne pouvait pas se montrer un tant soit peu mature et prendre soin d’elle ? Il soupira intérieurement.


« Bon aller, à toi. Venge-toi. Montre-moi ce dont tu es capable ! » provoqua t’il

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Jeu 26 Nov - 22:51
« Alors voyons voir… Première demande : Je veux que tu arrêtes de t’attirer sans cesse des ennuis pour un oui ou pour un non. Je sais que dès fois ils te tombent dessus sans que tu ne demandes rien mais essaye de tout faire pour t’en extirper. Si un jour je te retrouve sur un lit à l’infirmerie à l’article de la mort parce que tu as voulu jouer à la plus forte, sois sure que je t’achèverai de mes mains. »

Le coups était partis sans que Road n'ait prit le temps de te répondre. Tu ne cillas pas, même quand l'impact glaçant de la balle sur la cible retentit. Tu soupiras quand tu remarquas que le défi avait été relevé. Tu ne t'attendais néanmoins pas à sa demande, qui te laissa un instant muette. Mais très vite, un rire sincère te prit. Depuis quand n'avais-tu pas ris? Certes, ton rire n'était ni joyeux ni même voulue, mais il était le signe que tes émotions ne pouvaient être totalement tus.

- Pourquoi? Je te manquerai si je me faisais liquider par ces pendejos? Sache pour ton information spencer, que je ne commence jamais un combat dont je me sais d'avance vaincue. Toutes mes défaites furent des incidents, et non pas des provocations.

Un sourire délicieusement amusé vint ourler tes lèvres. Tu attrapas ton arme et visa grossièrement, tentant d'aligner tes pensées pour trouver quoi lui répondre.

- Plus sérieusement, je ne compte pas mourir d'ici peu, je me montre prudente. Et honnêtement, je doute avoir envie de finir comme cette cible. C'est que tu ferais presque peur avec ce flingue.

Tu te moquais ouvertement de lui, n'étant pas le moins du monde intimidée. Si Road avait voulu te faire du mal, tu ne serais déjà plus en mesure de sourire si fièrement comme tu le faisais en l'instant.
Tu fermas un oeil, les lèvres pincées et le souffle retenu, visant avec habilité la cible. Tu ne pouvais te permettre de perdre ce coups chica.

« Bon aller, à toi. Venge-toi. Montre-moi ce dont tu es capable ! »

Sa voix te déconcentra suffisamment pour que tu rouvres les yeux. Mais ton doigts avait déjà pressé la détente et les deux mains bien serrée sur ton arme, tu vis la balle fuser à travers le canon pour finir sa course au plein centre de la cible. Voyant ta réussite, un sourire triomphant vint éclairer ton visage, et, fière, tu te tournas vers Road.

- Bien. A mon tour.

Il y avait beaucoup de choses que tu voulais lui demander. Bien des questions auxquelles tu attendais réponses. Mais pourquoi pas ne pas monter crescendo? Après tout, vous aviez tout votre temps. Tu savais que Road s'était bridé, car tu savais ce qu'il finirait par te demander. Tu serai alors bien obligé d'y répondre, et que ferais-tu à ce moment-là?
Tu attendis un instant avant de savoir exactement quoi lui demander. Il y avait bien un service qu'il pourrait te rendre sans éveiller les soupçons. Après tout, c'était ton droit de vouloir savoir non?

- Quierro que tu me rapportes mon dossier complet. Je voudrais savoir ce qu'il s'est raconté sur moi depuis mon arrestation.

Un sourire carnassier était vissé à tes lèvres, cachant ton regard plein de doute. Voulais-tu vraiment lire ce ramassis de mensonge? La vérité, tu était la seule à la posséder, et peut-être cela aurait-il pu t'éviter de finir dans cette prison si mal famée si tu ne l'avais pas tus. Mais tu méritais d'être là pour avoir été aussi faible face à ton père. Ton enfermement en ces lieux était ta rédemption. Tu refusais de ne pas payer pour la mort de ton frère, car même si tu ne lui avais jamais porté le coups fatal, tu n'avais pas su le protéger comme lui l'avait fait pour toi, ta faiblesse t'ayant assomée alors que la porte s'ouvrait sur votre pire cauchemar. Un frisson te parcourras l'échine quand tu te remémora le souvenir du corps froid et sans vie de tu hermano.

Tentant vainement de penser à autre chose qu'à la cause même de ta situation, tu attrapas un élastique volé à une pensionnaire dans ta poche et tu relevas tes cheveux de manière plus ou moins élaboré, de façon à dégager ton visage. Tu paraissais plus jeune ainsi, ton regard n'étant plus caché par tes mèches mais dévoilé face à quiconque ose l'affronter. Deux trois mèches s'échappaient malicieusement de ton chignon sans que tu n'y prête attention. Il te serrait à présent plus simple de viser. Tu te retournas vers Road, une lueur de défi dans le regard noir.

- A ton tour muchacho.

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Lun 28 Déc - 1:00


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Un coup et une cible touchée en son centre : il n’en fallut pas plus pour que Keysha sourisse à pleines dents en se tournant vers le gardien. A présent, Road s’attendait à tout et n’importe quoi comme demande. Que voulait-elle ? Qu’il lui révèle un secret sur Ciguestraz ? Qu’il lui laisse libre accès au garde-manger ? Qu’elle puisse librement porter une arme sur le pénitencier ? Mais il n’en fut rien. Sa demande, en plus de le surprendre, le rendit perplexe.


« Quierro que tu me rapportes mon dossier complet. Je voudrais savoir ce qu'il s'est raconté sur moi depuis mon arrestation. »


« Ton dossier ?... »


L’homme n’attendit pas plus longtemps, il tira sur la cible et comme prévu il réussit son coup. Néanmoins il resta un moment silencieux. Ca bouillait dans son crane. Il y avait mille raisons qui expliqueraient pourquoi Keysha voulait son dossier. Elle aurait pu faire comme Cassiopée et le cacher pour lui permettre d’etre invisible en prison mais elle a bien précisé qu’elle voulait le lire. Simple curiosité ou… ? Il posa son arme sur le comptoir avant de s’adosser à ce dernier. Ses yeux la toisaient comme pour lire en elle.



« Je veux que tu me dises la vérité, et toute la vérité. Omettre des détails serait mentir, qu’on soit bien d’accord. Alors Keysha : Pourquoi veux tu lire ton dossier ? »


Il s’attendait bien à ce qu’elle essaye de mentir mais il n’y avait pas moyen, il voulait la vérité et Road est plutôt du genre têtu quand il veut quelque chose. De plus, essayer de le prendre pour un con serait une très mauvaise idée car, après tout, c’est lui qui détient le pouvoir ici. Il pourrait facilement lui faire du chantage mais ça n’aurait pas la même valeur que si ça venait d’elle-même. Il devait la rassurer et l’encourager sur cette voie.



« Tu peux parler franchement. Tu penses bien que si j’étais un bon gardien très soucieux de ces dossiers, je t’aurais déjà dénoncé pour pas mal de chose mais ce n’est pas ce qui m’intéresse. Assouvie juste ma curiosité. »


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Lun 28 Déc - 1:38
« Ton dossier ?... »

Road parut surpris, bien plus que tu ne l'imaginais. Tu savais d'avance quelle serait sa prochaine question, et cela ne te plaisait pas. Mais quand tu avais accepter ce jeu, n'étais-tu pas consciente de ce que cela engendrerait? Et d'une certaine manière, n'avais-tu pas envie, que cela soit ainsi? Tu voulais pouvoir te libérer, mais le pouvais-tu vraiment? En avais-tu le droit? En avais-tu le pouvoir? La force? Ou même la volonté?

Le coups de feu retentit sans que tu n'es le temps de réfléchir plus amplement à la question. La cible fût touchée en plein centre. l'heure des révélations avaient sonnées, et tu ne savais pas encore si tu serai capable d'aller au bout de cette conversation. Tu soupiras doucement, regardant le gardien avec une colère retenue. Ta colère ne lui était pas adressée. Elle était pour ce père qui t'avait privé de cette vie que tu avais mérité. Ce père que tu avais torturé puis tué à la mort de ton frère. Aurais-tu la force de confier tout cela au jeune gardien? Le pouvais-tu seulement?

« Je veux que tu me dises la vérité, et toute la vérité. Omettre des détails serait mentir, qu’on soit bien d’accord. Alors Keysha : Pourquoi veux tu lire ton dossier ? »


Tu fermas les yeux un instant, ordonnant tes pensées. Aucune échappatoire possible, tu devais avouer. Tu te mordis la lèvre, le bras tremblant. Te souvenirs était bien trop difficile. Bien trop douloureux. Pouvais-tu seulement penser te confier, alors que tu ne pouvais pas même te remémorer ces instants douloureux?
Tu levas ton bras et tu tiras. La balle atteind ta cible en son centre et tu regardas Road dans les yeux, un air sérieux au visage.

- Je veux que tu me promettes que tout ce qu'il se dira ou se passera ici, restera entre nous. Personne ne doit être au courant claro?

Tu te mordis la langue, pour t'empêcher de tout dire. Ne pouvais-tu pas n'être qu'à demi sincère? N'était-ce donc pas possible?

« Tu peux parler franchement. Tu penses bien que si j’étais un bon gardien très soucieux de ces dossiers, je t’aurais déjà dénoncé pour pas mal de chose mais ce n’est pas ce qui m’intéresse. Assouvie juste ma curiosité. »

Sa curiosité hein? Valait-elle le prix de ta souffrance? Valait-elle ta douleur et ton deuil? Valait-elle toute ta peine et ta culpabilité? Si Road connaissait toute la vérité à ton propos, il pourrait aisément te détruire. Ta seule faiblesse résidait dans ta culpabilité. Si on jouait avec cela, alors il ne te resterait plus rien. Nada.
Tu soupiras, tentant en vain de parler, d'avouer. Était-ce un crime que de ne pouvoir y arriver?

- Si je veux lire mon dossier, c'est parce que je veux savoir où a été l'erreur.


Tu pris une pause, te faisant du mal pour oser avouer ces quelques mots. Tu fermas les yeux et tu serras le poings. Impossible d'en dire plus, tu ne pouvais plus supporter ça. Road en savait trop, ça pourrait te desservir. Et pourtant! Tu avais envie de croire que tu pouvais te confier. Que tu en avais le droit. Qu'il ne te trahirait pas, et n'irait pas le répéter. Qu'il t'écouterait simplement, par curiosité. Le pouvait-il?

- Road je n'ai pas tué mon frère. Alejandro n'était pas ma victime. Il ne l'a jamais été.

C'était la première fois que tu parlais consciemment de ton frère. Ca te fît tout drôle. Le simple fait d'avouer que ce n'était pas ton crime te fît du bien. Tu étais plus légère, même si le poids de la culpabilité était bien grand sur tes épaules bien trop frêles. Ton regard était rivé au sien, attendant visiblement les questions qui ne tarderaient pas à venir. Tu venais tout simplement d'avouer que ton dossier était faussé. On avait baclé l'enquête. Tu le savais. Et pourtant tu n'avais rien dit. Jusqu'à aujourd'hui. Tout ça parce que tu estimais que c'était de ta faute si ton père avait tué ton frère, tu hermano. Et la vérité était sur le point d'éclore.

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Lun 28 Déc - 5:06


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Keysha avait-elle si peu confiance en lui pour lui demander de garder sa parole? Comme s’il était du genre mouchard… C’était le cas de certain de ses collègues certes mais jamais il ne se rabaisserait à quelque chose de genre. Aussi incroyable que ce que ça puisse paraitre, malgré sa vie de crime, Road n’en restait pas moins un homme de valeur. Il pourrait mourir pour ses principes ! Il n’était pas question trahisse la confiance de la détenue ne serait-ce qu’un instant. Néanmoins, le gardien n’était pas dupe. Il se doutait bien que ce que s’apprêtait à dire Keysha n’allait pas etre facile. Elle allait devoir se dévoiler et il ne pouvait s’empecher de la comparer à Cassiopée sur le coup. Elle aussi avait du prendre sur elle pour lui confier son dossier. Ca demandait presque du courage d’avoir ainsi tout haut ce qu’on essaye désespérément de cacher aux autres.


«  Si je veux lire mon dossier, c'est parce que je veux savoir où a été l'erreur. »


« Une erreur ? Quelle erreur ? »


Un long mutisme s’installa. Road se mit à réfléchir à cent à l’heure pour se souvenir du dossier de la prisonnière. Double homicide c’est ça ? Où pourrait être l’erreur ? Le gardien eut peur de comprendre mais il attendit respectueusement que la brunette reprenne la parole. C’était à elle de dire ce qu’elle avait sur le cœur.


«  Road je n'ai pas tué mon frère. Alejandro n'était pas ma victime. Il ne l'a jamais été. »


Un ange passa et malgré leur échange de regard, Road demeura interdit. Il avait tant de question en tete mais était-ce vraiment une bonne idée de les poser ? Outre le fait qu’il voulait assouvir sa soif de curiosité, il ne voulait en aucun cas blesser la jeune fille en ressassant son passé. Il n’avait pas le droit de ça. Elle avait eu le courage de lui dire la vérité. Après un long silence, il s’approcha d’elle avant de lui caresser la tete avec un regard emplit de tristesse.


« Ca a du etre dur de garder ça pour toi toute seule pendant tout ce temps non ? Je pense que si tu veux en parler ou même pleurer c’est le moment. Il n’y a personne pour nous déranger et je ne vais pas te juger. »

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Lun 28 Déc - 10:46
« Une erreur ? Quelle erreur ? »

Un petit rire te prit. La question était tellement ridicule! Mais voyons Keysha, qui étais-tu pour remettre en cause la justice? Tu avais tellement niais lors ds interrogatoires... Personne ne t'avait cru. Tu avais tenté de réveiller ton frère alors que son cœur glacé resté inerte sous tes mains. Tes empreintes étaient partout sur lui, même au bord du coups fatale. Le fait que tu ais tué ton père n'avait rien arrangé. Personne ne t'avais cru. Tu étais la coupable idéale. A force, tu avais abandonné l'idée qu'un jour, justice soit faîte. Alors tu plongeais pour ton père, en plus de plonger pour ton propre crime. Et cela t'étais devenu égal. Tu le méritais no?

Quand les mots t'échappèrent, tu ne ressentis que le soulagement et la souffrance d'un tel souvenir. La sensation du corps glacé d'Alejandro sous tes doigts te revint en mémoire, et tu revis ce regard fixe et mort qui était fixé vers l'entrée, là où tu t'étais évanouie, blessée. La cicatrice dans ton dos prouvait la violence inouïe de la scène.
Doucement, tu entendis Road se déplacer, et bientôt tu sentis une caresse sur ta tête. Tu tressaillis un instant, peu habituée à pareil douceur. Il avait ce regard triste que tu n'aimes pas voir. Celui-là même qui confirme que tu viens d'avouer tes faiblesses.

« Ça a du être dur de garder ça pour toi toute seule pendant tout ce temps non ? Je pense que si tu veux en parler ou même pleurer c’est le moment. Il n’y a personne pour nous déranger et je ne vais pas te juger. »

Pleurer? Depuis quand ne l'avais-tu pas fait? Depuis le meurtre de ton frère, tu n'avais versé qu'une seule larme, à l'infirmerie, le jour où tes cauchemars avaient eu raison de toi. Tu te mordis la lèvre, incapable de ne pas repenser à ce jour où pour toi, tout avait volé en éclat. Le regard fou de ton père restait dans ta mémoire. Tu avais été frappé en première, et avec une telle violence que tu ne t'en relevas pas. Tu étais inconsciente tandis qu'autour de toi, Alex tentait de repousser ton père, te protégeant comme il le pu. Mais c'est lui qui périt ce jour-là, priant pour que ton père te croit morte, et que la vie continue pour sa tendre hermana. Mais ça bien sur, tu ne le savais pas.

Avec crainte mais surtout faiblesse, tu te laissas aller à poser ta tête contre l'épaule du gardien et tu fermas les yeux. Tu te mordais la lèvre et tu souffrais, pourtant, aucune larme ne sortait. Ça faisait tellement mal! Tu sentais ton coeur se serrer face aux souvenirs. Même la mémoire de ses heures à te faire battre à mort t'était moins douloureuse que l'image du corps sans vie de tu hermano.

- J'étais encore una niña quand notre mère est morte. Mi papa n'a pas supporter sa perte et il a commencé à boire, à sortir... Alejandro veillait sur moi. Et puis un soir... Mon père a commencé à nous battre. Violemment. Dans les quartiers pauvres où nous étions, tout le monde se tait. Personne ne nous a aidé...


Tu prends une pause, légère, pour retenir ton émotion.

- Alejandro était tout pour moi... Mi hermano et mon sauveur. Mon héro... Alors le tuer? Jamais je n'aurais pu... C'est lui qui m'a permit de m'enfuir des griffes de mon père... Notre tante américaine nous a aidé. Je suis rentrée dans une école de musique et Alex travaillait... On avait un appartement... Un chez nous. Et on était heureux... J'avais dix huit ans.

Tu trembles en te souvenant de ses beaux moments. Tu as laissé tomber la musique, alors que c'était la seule chose qui te permettait d'être heureuse. Qui te faisait sourire quand tu voulais pleurer.

- Un soir... On a sonné à la porte, et c'est moi qui suis allée ouvrir...


Tes points se resserrent et tu attrapes le haut de Road entre tes mains crispées, furieuse et détruite par tant de douleur. Comment peux-tu lui confier ta honte? Ton fardeau? Et pourquoi à lui?

- C'était notre père... Je n'ai pas eu le temps de réaliser que je me prenais déjà un coups... Je savais encaisser à force mais là... C'était d'une telle violence...! Je me suis évanouie quand la lame m'a coupé sur l'ensemble du dos... Quand je me suis réveillée, tout était calme. Trop calme. Je suis allée dans la cuisine et... Dios mio no...!

Tu tremblais comme une feuille. Ta faiblesse était là Key'. Ton frère. Zak cherchait depuis votre rencontre cette faiblesse, et voilà que tu la confiais à Road, le gardien avec qui, visiblement, tu t'entendais à peu prés bien. Rien ne te garantissais qu'il garderait le secret. Mais tu devais libérer, et il t'en avais offert la possibilité.

- J'ai essayé de le réveiller... Son corps était si froid! Et son regard était éteint... La muerta... C'est tout ce que mon père lui avait donné... J'aurais pu le protéger! J'aurais du! Et au lieu de ça... Quand j'ai compris ce qu'avait fait ce monstre... J'ai pas supporter... Il m'avait tout prit. Alors... Je l'ai traqué puis torturé... Il nous avait fait tellement de mal! Il devait payé, et je me fichais pas mal de finir mes jours en prison. C'est pour ça que je me suis rendue.


Une larme puis deux vinrent à tomber sur son épaule, et tu tremblais encore. Comment avais-tu pu lui confier? Pourquoi? En avais-tu seulement le droit? Si Alejandro était mort, c'était de ta faute. En te sauvant un an auparavant, il avait signé son arrêt de mort, et tu le savais. Seulement, tu l'avais ignoré...

- Quand je suis arrivée... Je ne veux plus jamais être faible face à qui que se soit.. J'en ai trop souffert... Si cette histoire venait à se savoir... No puedo.


Tu avais finit de te confier, et bientôt, le silence vous enveloppa, n'étant interrompu que par tes sanglots discret. Onze ans. Onze ans de souffrance s'écoulaient enfin. Et un an de culpabilité avec. Et étrangement, tu te sentis libérée d'un poids. Enfin, quelqu'un savait. Enfin, tu n'étais plus cette meurtrière sans cœur que ton dossier peignait. Non... Dans les bras de Road, tu étais la petite fille apeurée qui s'était autrefois réfugiée dans les bras de son frère, quand son père avait été bien trop violent avec elle. Pour la première fois en plus d'un an, tu te permettais de te montrer tel que tu étais, sans masque.

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Mar 29 Déc - 3:02


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La petite brunette s’affaissa chétivement contre l’épaule du gardien et ce dernier ne put avoir d’autre réflexe que de la serrer un peu plus contre lui tout en lui caressant la tête. C’était un geste tout bête mais c’était sa manière à lui de dire qu’il était là pour elle. Pourquoi ? Allez savoir. On peut être un des pires déchets humains et avoir un cœur pour autant non ? Certes, jamais il ne se serait attendu à ce que la bête noire de la prison lui révèle ce qu’elle avait sur le cœur mais il n’allait pas pour autant l’envoyer balader. Il aura fait sa bonne action de l’année comme ça ! Keysha commença douloureusement son monologue révélant ainsi les secrets de son crime. La vérité du dossier n’avait rien à voir avec celle de la réalité. C’était bien pour cela que le gardien était plutôt du genre à se faire son avis propre sur la personne plutôt que de la juger aux travers d’un peu d’encre et de papier. Il se souvient encore d’un des membres influant de son gang qui lui disait qu’il y « avait autant de vérités que de personnes » et bon sang qu’il avait raison.


« J'étais encore una niña quand notre mère est morte. Mi papa n'a pas supporter sa perte et il a commencé à boire, à sortir... Alejandro veillait sur moi. Et puis un soir... Mon père a commencé à nous battre. Violemment. Dans les quartiers pauvres où nous étions, tout le monde se tait. Personne ne nous a aidé... Alejandro était tout pour moi... Mi hermano et mon sauveur. Mon héro... Alors le tuer? Jamais je n'aurais pu... C'est lui qui m'a permis de m'enfuir des griffes de mon père... Notre tante américaine nous a aidés. Je suis rentrée dans une école de musique et Alex travaillait... On avait un appartement... Un chez nous. Et on était heureux... J'avais dix-huit ans. Un soir... On a sonné à la porte, et c'est moi qui suis allée ouvrir... C'était notre père... Je n'ai pas eu le temps de réaliser que je me prenais déjà un coup... Je savais encaisser à force mais là... C'était d'une telle violence...! Je me suis évanouie quand la lame m'a coupé sur l'ensemble du dos... Quand je me suis réveillée, tout était calme. Trop calme. Je suis allée dans la cuisine et... Dios mio no...! J'ai essayé de le réveiller... Son corps était si froid! Et son regard était éteint... La muerta... C'est tout ce que mon père lui avait donné... J'aurais pu le protéger! J'aurais du! Et au lieu de ça... Quand j'ai compris ce qu'avait fait ce monstre... J'ai pas supporter... Il m'avait tout prit. Alors... Je l'ai traqué puis torturé... Il nous avait fait tellement de mal! Il devait payé, et je me fichais pas mal de finir mes jours en prison. C'est pour ça que je me suis rendue. Quand je suis arrivée... Je ne veux plus jamais être faible face à qui que ce soit.. J'en ai trop souffert... Si cette histoire venait à se savoir... No puedo »


Quand elle eut terminée et qu’il n’y eut plus que ces pleurs en guise de discussion, Road l’enlaça et la laissa pleurer autant qu’elle le voulait et qu’elle le devait. Son récit n’était pas quelque chose de facile à porter et jamais Road n’osera faire l’hypocrite en disant « je comprends ce que tu ressens » car il n’avait jamais vécu ça et il espérait de n’avait vivre quelque chose comme ça. Pourtant, un élément de son passé refit surface. Lui aussi avait perdu un être cher et avait était parfaitement impuissant face à sa mort imminente. Ce sentiment d’inutilité létale était gravé au fer rouge dans son âme. Rien que d’y repenser des sueurs froides apparurent sur son front et il déglutit. Il devait se changer les idées. S’ils étaient deux à craquer dans cette pauvre salle d’entrainement ils auraient l’air bien ! Toujours avec Keysha dans les bras, il l’invita à s’assoir sur la chaise à coté d’eux avant qu’il ne quitte rapidement la salle.


« J’en ai pour deux secondes »



A pas pressés, il retourna à son bureau. En fouillant un peu dans un tiroir, il réussit à mettre la main sur deux bières. C’était pas grand-chose en soit mais c’était toujours mieux que rien. Pourtant il ne repartit pas de suite rejoindre la détenue. Le regard mélancolique, il joua avec son pendentif qui représentait beaucoup pour lui.


« Tu me manques Molly… » soupira t’il dans un murmure


Finalement, il rangea son tiroir de bureau avant de retourner auprès de Keysha. Il lui tendit la petite bouteille verte avec un sourire en coin.


« Je ne veux pas avoir de mauvaise influence mais des fois l’alcool fait passer le chagrin »


Prenant à son tour place à côté d’elle, il descendit à grandes gorgées son nectar d’orge. Ce qu’il avait dit s’adressait aussi bien à elle qu’à lui après tout. Un cadavre de bouteille plus tard, il reprit la parole.


« Franchement, je ne pense pas que tu sois obligée de t’en vouloir autant pour ton frère. C’est vrai que tu aurais pu le protéger mais il est aussi vrai que ton père est un connard de meurtrier. Ce n’est pas ta faute, c’est arrivé contre ton gré. Si ça peut te rassurer, je pense que j’aurai fait pareil que toi. J’aurai torturé ce gros porc jusqu’à ce qui me supplie de le tuer mais je n’aurais jamais cédé à sa demande. Non, je lui aurais coupé la langue, je lui aurai percé les tympans, je lui aurai crevé les yeux, je lui aurais cassé une vertèbre : incapable de bouger ou parler, emmurer vivant dans sa carcasse de meurtrier. Il aurait dû vivre toute sa vie avec sa conscience et rien d’autre. Crois-moi, j’ai déjà fait ça à un gars qui a tué plusieurs de mes membres. Il est devenu fous au bout d’un mois et il s’est suicidé en retenant son souffle autant qu’il pouvait. »


Alors qu’il s’apprêtait à rire de cette anecdote extrêmement glauque, il se retenu. Merde, quelle idée de lui raconter ça ? Elle allait véritablement prendre peur de lui à force. Pourtant entre le leader de gang et le gardien c’était le jour et la nuit. Mais qu’importe, là n’était pas la question. Il se racla la gorge, gêné.


« Euh… enfin… tout ça pour dire que ça aurait pu encore plus mal finir. T’aurais pu mourir toi aussi. Je ne pense pas que tu doives t’empoissonner la vie en te noyant dans ta culpabilité. Je pense que ton frère aurait aimé que tu vives pour deux. Après tout, tu es libérée de ton père maintenant. Tu peux réaliser le rêve de ton frère et toi : avoir une vraie vie. Alors Keysha, gâches pas tout. Arrête de t’en vouloir, arrête de toujours vouloir rallonger ta peine en faisant des conneries pas possible. Vas de l’avant et si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour ton frère. »
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Mar 29 Déc - 11:00
Tu te serrais doucement contre lui, sentait la caresse sur ta tête et la gentillesse qui découlait de ce geste. Road n'était plus le gardien chiant et con que tu avais mal jugé. Il était plus humain. Tu ne faisais pas parti de ces gens qui savait se mettre à nu sans honte. Pourtant, ton fardeau était enfin déchargé et tu pus respirer, te libérant doucement de toute cette douleur. Road resserra votre étreinte et tu te permis de pleurer tout ce que tu avais retenu jusque là. La mort de ta mère, la douleur des coups, les ravages de la vie au Mexique, la violence morale et physique infligée par votre père, le passage de frontière, le bonheur perdu, le meurtre de ton père, la rage du moment, la perte de ton frère. La perte de celle que tu étais, au plus profond de toi. Tu pleurais doucement, les sanglots lourds et le cœur serré. Tu n'avais pas pleuré souvent depuis la mort de mamà. Tu ne pouvais pas. Seul ton frère t'avait fait pleurer, lors de sa mort. Tu te souvenais encore d'avoir secouer son corps inerte, les sanglots te montant à la gorge. Il était resté muet et sourd face à tes cris de détresse. Mort. Tu entendais encore les sirènes de police qui arrivait. Tu te revoyais encore attraper le flingue. Tu entendais toujours la porte claquer derrière toi. Tu n'avais pu assister à son enterrement. On t'avait refusé ce droit. Alors que tu venais de te rendre. Un jour, tu irais sur sa tombe, tu le savais. Quand tu serai sortie d'ici, si tu en sortais un jour.
Doucement, après un long moment, Road te fis asseoir sur une chaise, et tu sentis presque tes jambes se dérober sous ton poids. Tes larmes commençaient enfin à se tarir et tu reprenais doucement ton calme.

« J’en ai pour deux secondes »

Il partit tu ne sais où et tu en profitas pour finir de te reprendre en main. Tu te redressas. Quelle idée de te laisser aller comme ça? Tu t'en voulais. Quelle faible tu faisais! Niña. Tu te levas et comme pour évacuer et en finir avec la douleur, tu frappas tes poings contre le mur. Besoin de te défouler. La douleur pour oublier la douleur. Tes poings sanglants te permettaient de ne plus ressentir la souffrance d'avoir tout avouer. Tes crimes. Ton innocence. Ta douleur. Si tu avais tué ton père, c'était pour vous protéger, toi et tous ceux que tu côtoyais autrefois. El padre serait revenu et il aurait recommencé. Ta tante, tes amis... Toi. Il aurait fait un massacre. Tu ne pouvais pas le laisser vivre. Mais tu aurais rêver réfléchir et le laisser vivre avec la douleur de la culpabilité. Mais tu devais te venger. Tu voulais te débarrasser de lui. Tu ne voulais plus qu'il soit dans ta vie.

Doucement, tu laissas glisser contre le mur que tu avais maltraité, et tu finis au sol, les mains en sang et le cœur en miette. Si ton frère était toujours de ce monde, il t'aurait hurlé dessus. Tu foutais ta vie en l'air. Tu avais abandonné votre rêve. Ton rêve. Devenir prof de musique ne t’intéressait plus. Vivre heureuse n'était plus à ta portée. Tu avais tout perdu et pourtant, tu étais toujours vivante. Sadique, violente et téméraire. Suicidaire peut-être un peu aussi. Tu étais Keysha Fuentes, l'une des bêtes noires de cette prison.

Doucement, tu entendis des pas se rapprocher et tu relevas la tête pour voir Road te tendre une bouteille. Tu ne buvais pas. Pas après avoir vu ce que l'alcool avait fait de tu padre. Tu voulus décliner, mais tu finis par attraper le nectar. Après tout, au point où tu en étais.

« Je ne veux pas avoir de mauvaise influence mais des fois l’alcool fait passer le chagrin »

Faire passer le chagrin? Tu eus un frisson. Quand ton père avait commencé à boire, avant qu'il ne vous frappe ton frère et toi, il vous avait avoué qu'il buvait pour oublier le chagrin de la mort de votre mère. Un mois plus tard, il vous frappait pour faire passer la peine.
Tu rendis la bouteille à Road sans même boire une gorgée et tu te sortis une clope.

- Gracias pero no.

Il but lentement, sans parler, et un silence s'installa entre vous, tandis qu'il s'était assis à tes côtés. Tes mains piquaient, le sang suintant des plaies. Tu soupiras, les jambes étendues devant toi, déprimée. Pourquoi n'arrivais-tu pas à retrouver ta carapace?


« Franchement, je ne pense pas que tu sois obligée de t’en vouloir autant pour ton frère. C’est vrai que tu aurais pu le protéger mais il est aussi vrai que ton père est un connard de meurtrier. Ce n’est pas ta faute, c’est arrivé contre ton gré. Si ça peut te rassurer, je pense que j’aurai fait pareil que toi. J’aurai torturé ce gros porc jusqu’à ce qui me supplie de le tuer mais je n’aurais jamais cédé à sa demande. Non, je lui aurais coupé la langue, je lui aurai percé les tympans, je lui aurai crevé les yeux, je lui aurais cassé une vertèbre : incapable de bouger ou parler, emmurer vivant dans sa carcasse de meurtrier. Il aurait dû vivre toute sa vie avec sa conscience et rien d’autre. Crois-moi, j’ai déjà fait ça à un gars qui a tué plusieurs de mes membres. Il est devenu fous au bout d’un mois et il s’est suicidé en retenant son souffle autant qu’il pouvait. »


Un sourire ourla tes lèvres. Ça lui ressemblait tient. Tu aurais bien aimé avoir eut cette idée cette nuit-là. Il ne te hanterait peut-être pas autant. Mais dans des moments pareils, peut-on seulement réfléchir? Tu avais souvent repenser à ce que tu aurais pu faire ce soir-là. C'était toujours la même chose: Tu aurais pu te venger plus proprement. Tu aurais pu lui faire comprendre ta douleur. Tu aurais pu sauver ton frère. Mais non. Tu ne l'avais pas fait. Tu étais si faible...

« Euh… enfin… tout ça pour dire que ça aurait pu encore plus mal finir. T’aurais pu mourir toi aussi. Je ne pense pas que tu doives t’empoissonner la vie en te noyant dans ta culpabilité. Je pense que ton frère aurait aimé que tu vives pour deux. Après tout, tu es libérée de ton père maintenant. Tu peux réaliser le rêve de ton frère et toi : avoir une vraie vie. Alors Keysha, gâches pas tout. Arrête de t’en vouloir, arrête de toujours vouloir rallonger ta peine en faisant des conneries pas possible. Vas de l’avant et si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour ton frère. »

- Et pour faire quoi après? J'ai rien dehors. Personne ne m'attend. J'ai plus d'avenir. J'ai dix-neuf ans Road, et même si j'arrêtai les conneries, ma peine est suffisamment lourde pour que je n'ai plus rien à attendre de la vie à ma sortie. Rester ou partir, c'est la même chose.

En vérité, tu aurais voulu sortir mais tu craignais de partir. Ici, tu connaissais ton environnement, et tous ceux que tu voyais vivre autour de toi étaient aussi brisé que toi. Meurtriers, violeurs, psychopathes, voleurs, escrocs... Vous étiez tous des reclus de la société. Certains étaient attendu dehors. Des enfants, une femme ou un mari, une famille ou des amis... Toi pas. Pour eux, si la réintégration serait difficile, elle serait possible grâce à leur entourage. Mais toi? Tu étais seule.

- Personne ne m'aidera jamais si je sors un jour. Aqui au moins, je sais à quoi m'attendre.


Tu le regardas du coin de l’œil. Lui aussi était ou avait été brisé. Comme tous ici. Même le personnel était déglingué. Si tu n'étais pas chez toi, tu étais au moins entourée par des gens qui ne jugerait pas tes actes. Ils avaient les mêmes valises que toi. Peut-être était-ce pour cela que tu faisais tout pour rallonger ta peine.

- Quand à Alejandro... Il n'est plus là pour me dire ce qu'il aurait voulu o no. Et s'il l'était, je ne serai pas là en train de te raconter mes conneries.


Tu soupiras et replia les jambes vers toi, posant tes bras. Tu avais des questions toi aussi, mais tu doutais qu'il y réponde un jour.

- Dis. J'aurais le droit de connaitre ton histoire à toi? Celle del grande Road Spencer, gardien sadique et intransigeant de cette prison?

Tu te moquais un peu de lui, pour reprendre contenance, mais c'était perdue d'avance. Maintenant, il pouvait te voir telle que tu étais vraiment. Un jeune fille perdue et détruite par la vida. Et tu voulais sincèrement savoir qui il était lui.



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Sam 2 Jan - 14:34


GUN SHOOT


Tout en piquant la bouteille que refusait Keysha, Road ne put s’empêcher de remarquer son sourire en coin après son récit macabre. Était-ce si amusant que ça ? Telle qui l’a connaissait, il se doutait bien qu’elle avait présentement des pensées sombres où elle devait certainement tuer son père une nouvelle fois dans son esprit. Il décapsula la seconde bière qu’il vida d’une traite pour ne plus y penser.


« Et pour faire quoi après? J'ai rien dehors. Personne ne m'attend. J'ai plus d'avenir. J'ai dix-neuf ans Road, et même si j'arrêtai les conneries, ma peine est suffisamment lourde pour que je n'ai plus rien à attendre de la vie à ma sortie. Rester ou partir, c'est la même chose. Personne ne m'aidera jamais si je sors un jour. Aqui au moins, je sais à quoi m'attendre. Quand à Alejandro... Il n'est plus là pour me dire ce qu'il aurait voulu o no. Et s'il l'était, je ne serai pas là en train de te raconter mes conneries. »


« Ne dis pas des choses aussi tristes ! Si je pensais comme toi je ne serai pas en train d’assoir mon cul de gardien sur ce sol, je serai plutôt en train de pourrir dans un fossé. La prison n’est pas une finalité. Il faudra que tu te battes à la sortie, c’est vrai je ne vais pas te mentir là-dessus. Mais crois-moi, tu m’as prouvé plus d’une fois que t’étais une vraie tête brulée. Tu survivras sans problème dehors, du moins si tu le souhaites. Si tu éprouves quand même difficultés je pourrais te donner quelques bonnes adresses pour avoir un toit au-dessus de la tête ou un petit boulot où ton patron ne sera pas trop regardant sur ton CV. J’ai quelques anciens amis qui m’en doivent une depuis de longues années… Enfin bref, si je peux au moins te motiver à sortir avec ça tant mieux.»


Le gardien avait vu beaucoup de gens abandonner tout espoir une fois en prison. Que ce soit ses anciens membres ou les détenus d’aujourd’hui, rien ne change. Road espérait vraiment que la jeune fille n’en fasse pas partie. Ce n’était pas qu’il ne voulait plus voir Keysha, c’est juste qu’il ne voulait pas qu’elle gâche sa vie. En la regardant, ça se voyait de suite qu’elle n’avait rien d’une véritable criminelle. La vie l’avait juste poussé à bout.


« Dis. J'aurais le droit de connaitre ton histoire à toi? Celle del grande Road Spencer, gardien sadique et intransigeant de cette prison? »


Après quelques secondes de réflexion, l’homme sourit doucement. C’était confidence pour confidence n’est-ce pas ? Après tout c’était un accord implicite depuis le départ non ? Keysha n’était certainement pas le genre de personne à se confier comme ça au premier gardien venu. L’ancien leader savait qu’il devait partager son passé à son tour, c’était un moyen de lui montrer qu’elle pouvait avoir confiance en lui. Il posa la deuxième bouteille vide à coté de la première puis il s’éclaircit la gorge.


« Disons que la petite vie bien rangée ça n’a jamais été pour moi. Quand j’étais petit j’étais du genre bon élève populaire, tu sais… Ce genre de personne que tout le monde envie. Mais personnellement je m’ennuyais à mourir. Je ne voulais absolument pas être comme ça. Alors j’ai commencé à sécher l’école, à m’impliquer dans des bagarres, des petits réseaux de deal de drogue,… Finalement j’ai monté mon propre gang avec mes deux meilleurs amis : les Creep’s. Ca a été les plus belles années de ma vie. On menait une vraie vie de criminels mais on s’amusait comme des fous. On ne savait jamais de quoi demain serait fait. Puis… un jour ça s’est arrêté brutalement. La femme que j’admirais le plus au monde est morte par ma faute et mon meilleur ami ne peut plus me voir en peinture. Le gang a été dissous depuis. J’ai pris pas mal de temps pour me… remettre de tout ça même si honnêtement, je ne pense pas que je pourrais m’en remettre réellement un jour. J’ai quitté Los Angeles et je suis venu m’installer ici en tant que gardien. A part les anciens membres de Creep’s, personne ne me connait ici et ça me fait du bien. A présent ma vie de gangster se résume à fumer, boire, à enchainer les filles et à évacuer ma rage sur les connards qui ne veulent pas obeir ici. »


Road s’arrêta un moment pour rire de lui-même. Ce court résumé de sa vie ne faisait que lui rappeler à quel point il était pathétique. Il aurait tout donné pour retourner dans le passé. Creep’s lui manque énormément, Dean lui manque énormément, Molly lui manque énormément… Il aurait voulu faire et dire plein de chose mais ça ne sera plus jamais possible. C'était trop tard. Remplis de regret il soupira.


« Enfin bref… J’ai 25 ans, c’est pas trop tard pour changer. J’ai pris trois mois pour essayer d’avoir une vie plus saine et pour l’instant ça marche. Espérons que ça dure. »


A présent que tout ça été sortis, Road avait besoin de se défouler. Se ramollir comme ça devant une détenue… Qu’est ce qu’il lui prenait ? Elle devait le trouver bien pathétique en ce moment. Même s’il ne s’en cachait pas vraiment, c’était bien la première fois qui parlait de son passé en détail. A vrai dire il n’aimait pas en parler car il n’aimait pas la réaction des gens face à lui : de la peur, de la pitié, de la pseudo-compassion. Il détestait quand ils donnaient un avis sur son passé comme s’ils avaient le droit de juger. Non, c’était son passé, son histoire à lui tout seul. Il n’avait pas besoin qu’on lui dise que c’est pas bien de commettre des crimes, que s’il redevient sage tout ira bien, que le fait que Molly soit morte devait lui servir de leçon. Et puis quoi encore ?! Personne ne pourrait jamais comprendre ce qu’il a vécu alors les avis des autres avec leurs phrases toutes faites, ils pouvaient se les garder ! Reprenant une arme, Road vida un chargeur sur la cible. Sous le coup de l’émotion, les tirs n’étaient pas parfaits mais au moins ça le détendait.


« Si t’as d’autres questions c’est le moment, après je ne voudrais plus en reparler. Et, s’il te plait, pas la peine de radoter mon passé auprès des autres. »

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Mer 10 Fév - 0:41
« Ne dis pas des choses aussi tristes ! Si je pensais comme toi je ne serai pas en train d’assoir mon cul de gardien sur ce sol, je serai plutôt en train de pourrir dans un fossé. La prison n’est pas une finalité. Il faudra que tu te battes à la sortie, c’est vrai je ne vais pas te mentir là-dessus. Mais crois-moi, tu m’as prouvé plus d’une fois que t’étais une vraie tête brulée. Tu survivras sans problème dehors, du moins si tu le souhaites. Si tu éprouves quand même difficultés je pourrais te donner quelques bonnes adresses pour avoir un toit au-dessus de la tête ou un petit boulot où ton patron ne sera pas trop regardant sur ton CV. J’ai quelques anciens amis qui m’en doivent une depuis de longues années… Enfin bref, si je peux au moins te motiver à sortir avec ça tant mieux.»

Oh fond, tu l'aimais bien Road pas vrai? Il n'était pas méchant, du moins, pas avec ceux qui le respectait, ou qui respectait au minimum le règlement de la prison. Quand on le voyait, on comprenait assez vite quel genre de personnage il était, mais était-ce à dire que l'on savait qui il était? No. Tu venais de lui dévoiler ta faute la plus lourde, ton fardeau le plus grand, et le voilà qui te proposait calmement une sortie de secours à la vie de noirceur que tu menais. Tu avais du mal à comprendre comment on pouvait se montrer aussi tolérant avec toi en sachant ce que tu avais fait.
Il avait fini par boire la seconde bouteille, et quand tu émis l'idée d'entendre son histoire, tu le vis sourire, nostalgique peut-être? Il semblait amusé par ta question, mais pas vraiment étonné. Il devait avoir comprit que si tu t'étais confiée, tu n'étais pas sûre pour autant de vouloir le faire gratuitement. Mais tu voulais sincèrement savoir pour lui. Cela t'intriguait.

« Disons que la petite vie bien rangée ça n’a jamais été pour moi. Quand j’étais petit j’étais du genre bon élève populaire, tu sais… Ce genre de personne que tout le monde envie. Mais personnellement je m’ennuyais à mourir. Je ne voulais absolument pas être comme ça. Alors j’ai commencé à sécher l’école, à m’impliquer dans des bagarres, des petits réseaux de deal de drogue,… Finalement j’ai monté mon propre gang avec mes deux meilleurs amis : les Creep’s. Ca a été les plus belles années de ma vie. On menait une vraie vie de criminels mais on s’amusait comme des fous. On ne savait jamais de quoi demain serait fait. Puis… un jour ça s’est arrêté brutalement. La femme que j’admirais le plus au monde est morte par ma faute et mon meilleur ami ne peut plus me voir en peinture. Le gang a été dissous depuis. J’ai pris pas mal de temps pour me… remettre de tout ça même si honnêtement, je ne pense pas que je pourrais m’en remettre réellement un jour. J’ai quitté Los Angeles et je suis venu m’installer ici en tant que gardien. A part les anciens membres de Creep’s, personne ne me connait ici et ça me fait du bien. A présent ma vie de gangster se résume à fumer, boire, à enchaîner les filles et à évacuer ma rage sur les connards qui ne veulent pas obéir ici. »

- Les connards qui ne veulent pas obéir... Comme moi tu veux dire?

Tu souriais, amusée, mais tu voyais bien qu'il riait de lui-même. Tu comprenais un peu son ressentit, tu vivais quelque chose d'un peu similaire. Tu n'avais jamais eu d'amis, mais ton frère était probablement la personne qui comptait le plus à tes yeux. Quand à la perte de nos repères et de ce que l'on connait par bêtise, tu connaissais. A défaut de connaître son histoire, tu pouvais au moins envisager de comprendre.

« Enfin bref… J’ai 25 ans, c’est pas trop tard pour changer. J’ai pris trois mois pour essayer d’avoir une vie plus saine et pour l’instant ça marche. Espérons que ça dure. »

Tu pouvais pas vraiment comprendre, car toi, tu n'avais pas réussis à prendre du recul sur tout ça pour passer à autre chose. Passer à autre chose, en voilà une expression de mierda. Comme si on pouvait vraiment oublier le passé et se tourner vers l'avenir. On oublie jamais. On vit avec tout simplement.
Le jeune homme se leva alors et déchargea son arme sur une cible. Cet excès de rage ne te surpris pas mais tu ne pus que le comprendre. Il était difficile de parler de son passé, et on avait souvent besoin de se défouler, à défaut de craquer.

« Si t’as d’autres questions c’est le moment, après je ne voudrais plus en reparler. Et, s’il te plait, pas la peine de radoter mon passé auprès des autres. »

Tu te redressas, et tu avanças vers lui, attrapant une arme. Tu tiras une balle, comme pour mettre un terme à votre jeu commencé plus tôt.

- On se ressemble un peu, au final no? Tous ceux qui te diront que c'est un mal pour un bien sont des idiots. Personne ne devrait avoir à perdre des gens pour avancer. Ni pour se remettre dans ce qu'ils appellent le droit chemin. Esta un discurso de mierda.

Tu détestais voir la compassion ou la pitié dans le regard des gens alors tu pouvais deviner que Road refuserait d'en entendre parler lui aussi. Tu préférais donc ne plus piper mot sur cela.

- Euh... Attends un minuto. Tienes 25 años?! Mais t'es vieux punaise!


Keysha. Faudrait vraiment que je t'apprennes la politesse et les bonnes manières. La gentillesse et la diplomatie aussi...



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Lun 7 Mar - 13:53


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Quand la brunette tira son dernier coup, Road sentit que le débat serait bientôt fini. Ce n’était peut-être pas plus mal après tout. Était-ce vraiment une bonne idée d’être aussi proche d’une détenue ? Bah il était place après, entre Keysha et Cassiopée on ne peut pas dire qu’il faisait preuve de mystère et de secret. Bon sang Road, tu déconnes. Mais il ne pouvait s’en empêcher : il se sentait bien plus proches des détenus que des adultes du personnel et de l’administration. C’était surement du au fait qu’il ressemble bien plus à un criminel qu’à autre chose au fond de lui. Pour sa part, Keysha avait un quelque chose qui l’a rendait touchante par moment malgré son comportement bagarreur. Ça se voyait de suite qu’elle n’était pas méchante et rien que pour cela, l’homme aux cheveux teints voulait l’aider. Une vie de délinquante n’était pas pour elle, elle avait beaucoup plus à vivre. Lui, il savait ce que réservait ce genre de vie. Il pensait avoir les épaules pour mais comme on dit « il s’est brulé les ailes ». Il ne voulait pas que l’adolescente connaisse le même sort.


« On se ressemble un peu, au final no? Tous ceux qui te diront que c'est un mal pour un bien sont des idiots. Personne ne devrait avoir à perdre des gens pour avancer. Ni pour se remettre dans ce qu'ils appellent le droit chemin. Esta un discurso de mierda. »


« Je ne te le fais pas dire… Mais qu’importe leurs mots, je m’en fiche depuis longtemps. »


« Euh... Attends un minuto. Tienes 25 años?! Mais t'es vieux punaise! »


Le gardien manqua de s’étouffer. Encore ce débat sur la table ? Faisait-il si vieux que ça ?... Plus il y méditait et plus sa mine s’assombrissait. Refusant finalement d’investir dans des crèmes anti-rides, il déchargea les flingues. Il était temps de plier bagages.


« Venant d’une gamine qui dans six ans aura mon age, ça va je le prends bien… » taquina t-il avec un petit sourire en coin malgré sa déprime apparente.


En rangeant les armes dans leur coffret, le gardien marqua un temps de pause. Cette journée avait eut son lot de surprise et il ne s’attendait pas à ce que la jeune fille se confit ainsi à lui et inversement. Néanmoins ça ne lui était pas désagréable. Ca faisait du bien d’enfin en parler, juste comme ça. Il en avait certes déjà parlé à Cassiopée mais c’était différent. Elle avait fouillé dans son passé et il n’avait pas pu sortir ainsi tout ce qu’il gardait pour lui. Avec Keysha c’était différent. Avait il raison de se conforter ainsi ? Seul l’avenir le dira. Une chose est sure : si la jeune fille se met à le trahir de quelques manières que ce soit, il n’hésitera pas une seconde a riposter.


« Bon l’entrainement est fini. Tu ferais mieux de retourner à tes activités. Je te couvrirai pour ton retard » promit-il en prenant tous le matériel et les deux cadavres de bouteille.
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Mar 8 Mar - 1:48
Le jeu était fini. Vous aviez terminé de jouer, et il était temps de remballer. Road t'avait écouté, et tu avais fais de même pour lui. Et secrètement, tu savais que vos rapports allaient changer. Tu savais aussi que ce ne serait pas la seule fois où tu viendrai le trouver. Tu te retrouvais dans le côté sombre du jeune homme, et tu aimais à penser qu'il avait su se sortir de la merde, sans beaucoup d'aide mais avec beaucoup de persévérance.

« Je ne te le fais pas dire… Mais qu’importe leurs mots, je m’en fiche depuis longtemps. »

- Entiendo.


A ta petite provocation, le gardien faillis s'étouffer, sous tes yeux, et tu en souris. Quelle susceptibilité! Sa mine déconfite et le regard sombre t'alertèrent que oui, l'âge était un sujet sensible pour lui. Et beh! Si à 25 ans il nous fait une dépression, on avait pas finit d'essuyer ses larmes!
Il déchargea les flingues avec une adresse remarquable et te lança, taquin.

« Venant d’une gamine qui dans six ans aura mon age, ça va je le prends bien… »

- Moi au moins, je n'ai pas de ride.

La journée avait bien commencé. Tu t'étais enfin libéré de ton fardeau même si tu avais gardé une partie de ton passé secrète. Personne ne te connaîtrait jamais. C'était ainsi. Mais le fait d'avoir avouer ton innocence, le fait qu'il t'est cru, t'avait fait du bien.
C'était étrange comme le fait d'en avoir parler avait pu te soulager. Comme si enfin, tu pouvais t'octroyer le droit de ne plus te considérer comme coupable, même si tu l'étais.

« Bon l’entrainement est fini. Tu ferais mieux de retourner à tes activités. Je te couvrirai pour ton retard »

Tu souris Keysha, d'un sourire froid mais néanmoins pas méchant. Il voulait dire gracias ce sourire. Tu approuvas d'un signe de tête et te dirigeas vers la sortie.

- Gracias Spencer. A la prochaine vieillard!

Et tu disparu dans les couloirs, avant même que tu n'es entendu sa réponse.



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