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Pétage de plomb.

Dim 4 Oct - 11:40


CORPSE²


Mai, cycle 1

Tu ne répondis presque à aucune de ses répliques. Toi qui as toujours la langue bien pendue, elle était partie. T'étais fatiguée. Tu croyais tomber à tous moment, et il te tapait légèrement sur les nerfs, mais c'est réciproque, qu'elle idée, tu as eu de sortir de ta cage dorée comme te dirait si bien Road. T'étais bien mieux là-bas. Ouais seule, en train de lire un livre tout en fumant un joint à ta fenêtre. À rêvasser pendant des heures sans penser à ce qu'il allait arriver, parce que tu n'as aucun contact, tu ne peux pas chuter. Le seul vrai contact que tu as, c'est Bryan et maintenant Road, mais là t'as plus envie de le fuir qu'autre chose. Alors tu réponds sèchement. Et le rassure quand même sur le fait que ce n'était pas de sa faute si ça tournait au vinaigre, ça venait de toi. « Hé Calimero, arrête de t’en vouloir. On aura d’autres occasions de faire des trucs plus sympas une autre fois. » Tu le regardes dubitative, ah, il compte te revoir ? Il compte re faire des trucs avec toi ? Et toi, tu le veux Cassio' ? C'est dangereux. Tu ne veux pas d'amis, pourtant malgré vos disputes, t'aimes bien être à ses côtés. Tu souris dans ta barbe. Ça te fait plaisir qu'il n'abandonne pas, mais tu es horrifiée et de cette peur, tu le re taquine, tu l'emmerdes encore une fois. Un principe d'auto-défense en soit. Ouais, tu lui demandes si c'est la première fois qu'il invite une fille chez lui sans vouloir coucher avec elle, et lui fout dans la gueule l'histoire avec Honey Brook, la psychologue. Celle-là, tu ne peux pas la voir. Fin, c'est les psy en général que t'aimes pas et elle encore moins, allez savoir pourquoi. On dirait une nympho, elle saute sur tout ce qui bouge et en fait des genres d'expériences. Tu trouves ça dégueulasse, au fond, elle s'en fout des problèmes de ses patients, ils ne sont qu'une expérience pour elle. Et de ce fait, l'expérience finie, ses directions, la poubelle. Fin, tu la vois comme ça. Et les rumeurs sur elle ne sont pas florissantes. Bien que tu évites de porter un jugement sans connaitre la personne. Un peu de jalousie ? Peut-être oui, mais plutôt en crever que de le dire.

Il soupire longuement à ta réplique. À la fois exaspéré et ennuyé. Ok, il est plus du tout d'humeur à jouer. Il en a marre. Il marche cherchant sûrement ses mots, mais pile net avant de se retourner vers toi. « Je ne savais pas que tu t’intéressais à moi au point de venir m’espionner dans ma salle. Je te l’ai bien dit tout à l’heure non ? Je suis un adulte et j’assume entièrement tous mes choix. De plus, c’est ma vie privée, je ne vois pas en quoi ça te concerne. Et je rajouterai même que je ne vois pas pourquoi tu me fais la remarque. C’est quoi le problème Cassiopée ? Ça te rend jalouse ? Et tu penses vraiment que c’est une tradition pour toutes les filles de se faire sauter une fois le palier de ma porte franchit ? Tu veux être la suivante peut-être ? » Dit-il agressif. Tu ne dis rien encore une fois, ces mots ton vachement vexés. Là, tu as vraiment envie de lui coller une tarte. Mais il se met à grogner et fuie ton regard. Il était énervé, alors tu décidais de ne rien dire, bien qu'un milliard de questions se posaient dans ta tête. Pourquoi il réagit comme ça ? Pourquoi il prend tout de travers ? C'est quoi son putain de problème ? Il veut te faire sortir de tes gongs ou quoi ? Il cherche quoi à te dire ça ?

Et vous continuez de marcher, tu sens tes jambes tremblées, mais tu ne dis rien. Comme d'habitude, tu souffres en silence, tu cherches comment tu vas faire pour l'attaquer, mais ton esprit est faible et ton humeur à perdu toute sa gaieté. En fait, t'as juste envie de te barrer, tu sais si bien le faire. La fuite, c'est comme le contrôle, tu t'y connais très bien, trop bien même. Mais ça lui ferait trop plaisir. Et hors de question, il te remet à ta place, tu vas en faire de même, mais pas pour l'instant, parce que comme on dit, l'ignorance est l'une des pires souffrances et ça fait bien chier aussi de parler dans le vide. Vous arrivez enfin devant le grand immeuble. Il laisse sa moto dans son box et te conduit dans le hall. « Bon, on prend ton dossier et on repart. Plus vite, on rentrera, mieux ça sera. » Tu fais comme si tu n'avais rien entendu. Chaque mot était de trop. Tu regardais dans le vide, t'avais bien évidemment éteint ton mégot avant d'entrer. Le hall, comme l'ascenseur n'était pas super propre, fin pas moderne quoi. Mais tu t'en foutais, ça avait l'air calme et c'est tout ce qui comptait. Vous rentez dans l'ascenseur, un silence s'installe entre vous. Comme à l'habitude. Toi, tu te mets assise parce que là, tu sens que tu vas tomber enlevant ton blouson pour le mettre sous tes fesses, histoire de pas de pas te salir le cul. En tailleur, tu te concentres. Y'a trop de trucs de briser pour toi. Combien de fois, tu as dû péter un miroir rien que pour pouvoir te scarifier ?

Tu l'entendis vaguement soupirer, tu ne relevas pas la tête. « Désolé pour tout à l’heure, oublies ça. Et je ne te ferai rien juste parce que t’es rentrée chez moi. Rassure-toi. » Dit-il en fuyant ton regard. Tu l'ignores encore une fois, t'allais sûrement tout lâcher une fois arrivé dans l'appartement, tu ne voudrais pas déranger les autres. Une minute plus tard à peine, vous arrivez, il te fait entrer. D'un pas nonchalant, tu rentres. Tu scrutes l'appartement avec beaucoup de pointillisme. De l'extérieur, c'est vrai que ça ne donne pas envie d'entrer, mais l'intérieur est tout à fait différent, c'est propre, juste quelques canettes de bière qui traîne par-ci par-là. Rien qui te dérange en soit. En fait, c'était sobre. Pas de décoration, rien. Vide comme lui, comme toi, en soit. Tu l'aurais aménagé pareille. Bien que t'ai envie de lui offrir rien qu'un cadre de moto pour qu'il l'accroche quelque part. Mais tu zappes cette idée, il va encore croire que tu veux sortir avec. Lui, il part dans son bureau, en te disant que tu pouvais faire comme chez-toi. Lol, partout où tu vas t'es jamais à l'aise.

Après avoir bien tout regardé, pour essayer de te donner des points de repère. Tu rentres dans le bureau, lui tiques l'épaule pour qu'il se retourne et lui balance sans aucune retenue « Avant que vous me redonniez mon dossier, j'aimerais vous dire deux trois petites choses. Déjà, vos excuses, j'en ai rien foutre, vous pouvez vous les foutre dans le cul. Je l'ai cherché point barre, j'en paye les pots cassés, après j'en ai strictement rien à faire de votre vie privée, j'aime juste taquiner les gens pour mieux les cerner, et pour mieux qu'ils me fuient par la suite, j'ai toujours fonctionné comme ça et si vous n'êtes pas content, c'est pareil. » Tu prends une pause pour essayer de te calmer. Tournant sur toi-même. « Vous croyez que je suis bien en prison ? Oh, c'est vrai, je contrôle tout, je suis au paradis, nourris loger, blanchis presque. Mais entre tueurs, on doit se comprendre non ? Ces cauchemars récurrents, plus aucun goût à la vie. On fait nous-même notre vie un enfer. Si je sors de prison, ce n'est pas pour y revenir, c'est surtout pour me tirer une balle dans la tête. De toute façon, j'ai rien à perdre. Comme vous non ? Réfléchissez avant de parler et de monter sur vos grands chevaux. C'est quoi votre putain de problème au juste ? J'en sais trop sur vous et ça vous déstabilise ? Pourquoi vous êtes différent avec moi ? Vous avez peur de quoi ? Dites-moi aller, qu'on enterre la hache de guerre. Là, je vous autorise à mal me parler. » Terminas-tu par dire.

Silence, tu le sondes du regard. « Ouais, non, c'est bon, redonnez-moi mon dossier, je rentrerais à pied. Je sais me repérer. » Fis-tu tout en partant vers la porte de sortie. Tu regardes vite fait dans ton sac si y'a pas une pomme ou une connerie du genre, mais rien, tant pis, tu grognes. T'attends qu'il t'ouvre dos à lui. Cette fois, c'est toi qui fuis le regard. Ouais cette fois, c'est toi qui as été dur, mais bon, ça t'a soulagé, c'est le principal. Fin, tu te persuades que c'est rien. Mais ce n'est pas le cas. En fait, tu n'as pas envie de partir, tu veux te faire pardonner pour toutes tes bourdes, parce que tu sais très bien que tu l’esquiveras une fois le seuil franchi si vous terminez sur ce point-là. Mais tu ne dis rien, pas un mot. Et toi, Cassiopée, tu cherches quoi au juste ?
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Dim 25 Oct - 1:18


JUSQU’AU BOUT DE LA NUIT

Le dossier trônait sur un coin du bureau. Road n’eut aucun mal à le retrouver. Il faut dire qu’il l’avait pas mal feuilleté depuis qu’il l’avait eu si bien qu’il aurait pu en réciter chaque mot sans faire une seule erreur. Sa capacité de mémorisation avait toujours était d’une grande aide à Road : s’il était bon à l’école c’était parce qu’il avait tous ces cours en tête après une simple lecture et aujourd’hui sa mémoire d’éléphant lui sert à retenir chaque dossiers de Ciguestraz. Pour autant, il ne tombait pas dans l’hypermnésie. Aujourd’hui, il a oublié ses cours et à sa retraite il oubliera les dossiers. Seule cette soirée cauchemardesque de feu et de sang d’il y a cinq ans restera gravée dans sa mémoire. Si seulement il pouvait l’oublier elle aussi… Sa morosité ponctuelle l’empêcha d’entendre quelques pas derrière lui et une petite tape le sorti de ses souvenirs.


« Avant que vous me redonniez mon dossier, j'aimerais vous dire deux trois petites choses. Déjà, vos excuses, j'en ai rien foutre, vous pouvez vous les foutre dans le cul. Je l'ai cherché point barre, j'en paye les pots cassés, après j'en ai strictement rien à faire de votre vie privée, j'aime juste taquiner les gens pour mieux les cerner, et pour mieux qu'ils me fuient par la suite, j'ai toujours fonctionné comme ça et si vous n'êtes pas content, c'est pareil. Vous croyez que je suis bien en prison ? Oh, c'est vrai, je contrôle tout, je suis au paradis, nourris loger, blanchis presque. Mais entre tueurs, on doit se comprendre non ? Ces cauchemars récurrents, plus aucun goût à la vie. On fait nous-même notre vie un enfer. Si je sors de prison, ce n'est pas pour y revenir, c'est surtout pour me tirer une balle dans la tête. De toute façon, j'ai rien à perdre. Comme vous non ? Réfléchissez avant de parler et de monter sur vos grands chevaux. C'est quoi votre putain de problème au juste ? J'en sais trop sur vous et ça vous déstabilise ? Pourquoi vous êtes différent avec moi ? Vous avez peur de quoi ? Dites-moi aller, qu'on enterre la hache de guerre. Là, je vous autorise à mal me parler… Ouais, non, c'est bon, redonnez-moi mon dossier, je rentrerais à pied. Je sais me repérer. »


Road ne savait même pas quoi répondre à ce flot de réponse inattendu. Néanmoins, le fait qu’elle aborde les cauchemars qui se remémorait à l’instant arriva presque à lui tirer un souvenir. Ils n’étaient pas si différents tous les deux après tout… Elle aussi avait un passé qui la travaillait. Le gardien suivit l’adolescente avant le dossier sous le bras. Cette dernière sembla chercher quelque chose dans ses affaires, ce qui se solda par un échec. Finalement elle attendit sagement devant la porte pour repartir. Le dossier fini sur la table basse du salon et Road se posa sur son canapé. Puisqu’elle voulait aborder ces sujets-là, il allait avoir pas mal de chose à dire alors autant le faire en étant confortablement installé.


« Tu sais Cassiopée, dire que je n’ai rien à perdre et te donner raison, c’est comme revenir à dire que j’aurai dû être un sale lâche et me donner la mort il y a cinq ans. Si j’ai choisi de continuer de vivre, c’est plutôt par rédemption. Je ne mérite pas de quitter cette vie merdique après que des gens auxquels je tenais et qui auraient voulu être encore de ce monde sont morts par ma faute. On doit toujours assumer les conséquences de nos actes alors, ces cauchemars de tueur comme tu les appelles, je les mérite. Je ne pense pas que ce soit ton cas. Pourquoi tu t’en voudrais dans un cas de légitime défense ? C’est peut être horrible ce que je vais dire mais tuer pour survivre n’est pas un crime à mes yeux. Tu n’as pas à te sentir coupable et tu n’as pas à vouloir arrêter de vivre pour un connard pareil. Tu vaux mieux que ça.
Seulement, tu dis que tu n’as rien à perdre c’est ça ? Alors qu’est ce qui t’accroches à la vie ? Qu’est ce qui te donne la force de te lever tous les matins ? C’est bien pour ça que tu t’informes sur tout ce qui se passe en prison non ? Cette soif de contrôle te maintient en vie. Et tant mieux, je m’ennuierai si tu n’étais pas là pour « jouer » avec moi. Si ce petit jeu te permet de rester en vie et bien… je suppose qu’on pourra dire que j’aurai au moins sauvé quelqu’un dans ma vie minable ? »



Il marqua un long silence, le regard dans le vide. Finalement, il se leva pour aller se chercher une bière dans son frigo et il invita la fugitive à se prendre ce qu’elle désirait à son tour. Une fois sa bouteille décapsulée, il s’adossa au comptoir de sa cuisine.


« Après… J’ai pas envie que tu te dises que je ne te vois que comme un moyen de me racheter pour mon passé. Jamais je ne prendrai autant de risque pour passer ainsi du temps avec quelqu’un si je ne l’appréciais pas un minimum. Je ne t’utilise pas Cassiopée, si tu as pu sortir ce soir c’est parce que je voulais te changer les idées. Ton dossier m’a bien prouvé que tu méritais une pause dans tout ce malheur constant qui t’entoure. Toi aussi tu as le droit d’être heureuse tu sais ? Bien plus que moi en tout cas. »


Road ne put retenir un petit sourire en coin tout en fixant le sol. Il n’y a pas à dire, il traitait cette fille comme si elle avait toujours fait partie de Creep’s. Dans une autre vie, dans d’autres circonstances, elle en aurait surement déjà fait partie depuis longtemps.

 
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Mer 11 Nov - 16:24


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Mai, cycle 1

T'avais débité un flot de parole gigantesques. C'était impressionnant, pour une fille comme toi. Toi même tu étais surprise. Tu voulais juste rentrer, foutre la paix à Road. T'avais tout fait foirer encore une fois. Tu cherchais de quoi manger dans ton sac, y'avait rien. Bordel, tu croyais avoir tout prêvu, à croire que tu enchaînes bourde, sur bourde. Tu attendais alors sagement à la porte, pour sortir, mais Road surpris par tes paroles inattendues, déposa le dossier sur sa table basse et se posa dans le canapé, tu soupiras. Bordel, tu croyais avoir tout dit. Qu'il avait tout dit. Mais non. Et c'est repart, pour un long monologue.

« Tu sais Cassiopée, dire que je n’ai rien à perdre et te donner raison, c’est comme revenir à dire que j’aurai dû être un sale lâche et me donner la mort il y a cinq ans. Si j’ai choisi de continuer de vivre, c’est plutôt par rédemption. Je ne mérite pas de quitter cette vie merdique après que des gens auxquels je tenais et qui auraient voulu être encore de ce monde sont morts par ma faute. On doit toujours assumer les conséquences de nos actes alors, ces cauchemars de tueur comme tu les appelles, je les mérite. Je ne pense pas que ce soit ton cas. Pourquoi tu t’en voudrais dans un cas de légitime défense ? C’est peut être horrible ce que je vais dire mais tuer pour survivre n’est pas un crime à mes yeux. Tu n’as pas à te sentir coupable et tu n’as pas à vouloir arrêter de vivre pour un connard pareil. Tu vaux mieux que ça. Seulement, tu dis que tu n’as rien à perdre c’est ça ? Alors qu’est ce qui t’accroches à la vie ? Qu’est ce qui te donne la force de te lever tous les matins ? C’est bien pour ça que tu t’informes sur tout ce qui se passe en prison non ? Cette soif de contrôle te maintient en vie. Et tant mieux, je m’ennuierai si tu n’étais pas là pour « jouer » avec moi. Si ce petit jeu te permet de rester en vie et bien… je suppose qu’on pourra dire que j’aurai au moins sauvé quelqu’un dans ma vie minable ? » Te dit-il avant que son regard se pose on ne sait où. Il ne regardait rien, c'était le vide.

Toi tu regardais tes pieds. Tu te sentais vraiment conne. Si seulement tu arrivais à te persuader qu'il avait raison. Mais les faits sont là, tu es en prison pour avoir tué ton violeur. C'est dit dans la loi. Tu as tué, c'est un crime. Personne ne mérite ça. Ouais, t'aurais voulu le voir souffrir toute sa vie mais t'as préféré abréger ses souffrances. Pour toi, c'était pas de la légitime défense, c'était de la vengeance. Et ça t'énervait qu'il te cerne autant, t'avais horreur de ça. Il savait toucher là où ça fait mal, il savait tes faiblesses, pourquoi tu lui as donné ton dossier bordel. Putain tu t'en veux. Ouais, d'avoir donné ton dossier, de t'être dévoilée ne serait qu'un petit peu, d'avoir bafoué tes limites, tes valeurs, d'avoir gâché cette soirée. Et putain, il t'énerve, ouais, voilà. Il croit qu'il aura sauvé qu'une seule personne, mais il oublie les autres. Peut-être que à cause de lui, ses amis son mort, peut-être oui. Mais tout n'est pas de sa faute. Ils savaient où ils allaient, ils ont passé de bon moment avec Road, mais ce dernier ne voit que les torts de son gang, de sa qualité en chef de gang. Tu ne le comprendras jamais sûrement, comme Zak.

Il se leva pour aller se chercher une bière dans son frigo et t'invita à prendre ce que tu voulais. Tu fus hésitante, tu ne voulais pas déranger, tu ne voulais pas lui être redevable. Tu regardes à la dérober les pommes, mais tu ne prends rien. C'est dans ta nature, tu n'aimes pas devoir des choses aux gens. On t'a jamais appris ça. Oui même pour une pomme, ça pourrait te travailler toute la nuit, si tu la prends. T'as besoin de personne dans ta logique et pourtant tu te raccroches à Road. Tu sais pas vraiment pourquoi. Parce que justement, c'est la seule personne à l'heure d'aujourd'hui qui essaye de prendre soin de toi ? Qui arrive à te cerner ? Fin bref, une fois sa bouteille décapsulée, il s’adossa au comptoir de sa cuisine.

« Après… J’ai pas envie que tu te dises que je ne te vois que comme un moyen de me racheter pour mon passé. Jamais je ne prendrai autant de risque pour passer ainsi du temps avec quelqu’un si je ne l’appréciais pas un minimum. Je ne t’utilise pas Cassiopée, si tu as pu sortir ce soir c’est parce que je voulais te changer les idées. Ton dossier m’a bien prouvé que tu méritais une pause dans tout ce malheur constant qui t’entoure. Toi aussi tu as le droit d’être heureuse tu sais ? Bien plus que moi en tout cas. » Termina-t-il par dire, après qu'un petit sourire en coin sortit le bout de son nez, alors qu'il n’arrêtait pas de fixer le sol. Tu ne dis rien, bien que t'avais envie de le taquiner encore une fois sur Creeps, tu savais qu'il pensait à ça. Ça se trouve tu lui faisais penser inconsciemment à son ancien gang ?

Tu t'avanças alors à pas de souris vers lui. Te mettant face à lui, lui qui regardait le sol. Tu tapas des mains et fit « Bouh », histoire de le faire sortir de ses songes et t'appuyas par la suite sur son comptoirs les joues rouges, t'avais vraiment horreur d'être chez des gens, tu te sentais pas en sécurité, mais tu savais qu'avec Road rien ne pouvait t'arriver. C'était quelqu'un de trop protecteur. Ce qu'il t'avais dit à la fin, t'avais apaisé. Et c'était maintenant à toi de parler.

« C'est bizarre, mais je sais pas trop quoi dire pour une fois... » Bredouillas-tu. Il avait tellement dis de choses que tu savais même plus quoi dire, ni quoi faire. T'avais juste envie de lui changer les idées. Et tu repenses à ce qu'il avait dit. Tu te remets en scelle. En fait, l'histoire d'un instant, t'étais plus là. Le joint peut-être, le fait que t'as pas ta putain de pomme.

T'inspire, tu soupires et tu commences. « Bon, déjà, si ça aurait de la légitime défense, je ne serais pas aller en taule. Et puis vous me faites chier, vous m'énervez, mais vraiment, tout le monde à le droit d'être heureux, même vous. Je m'inclus pas dans ça, mais c'est comme ça, j'ai peur du bonheur, parce que ça redescend toujours et je suis pas armée pour re-chuter. Et à vrai dire, je ne sais pas vraiment ce qui me tient en vie, peut-être que oui, c'est le contrôle, mais je dirais plus le jeu. C'est ce qui amène du piquant à la vie, et ça vous le savez bien mieux que moi. Et vous dites, que je faisais le caliméro, regardez vous, vous faites quoi là ? Ma vie minable, tu mérites plus le bonheur que moi. » Tu relèves sa tête. Ouais, bon tu rougis encore, c'est comme ça, tu le regardes bien dans les yeux. « Bougez-vous le cul. Le temps ça tourne, ça pardonne pas. Ouais, vous allez vous en mordre les doigts à vie avec votre histoire, ouais vous pourrez jamais l'oublier et tout le tralala. Mais avant cette histoire, c'était pas vos plus belles années ? Alors retenez ça et arrêtez de vous torturer, je ne vous le permet pas. » Et tu te mets dos à lui, les bras sur le comptoir, la tête baissée. « Vous n'avez pas sauvé qu'une vie Road. » Et tu t’arrêtes, te foutant les cheveux en fouillis avec ta main, tu stressais, tu sais pas pourquoi. Sûrement, parce que ce que tu voulais dire, t'étais inconnu depuis longtemps. « Je voulais vous remerciez et je... » Tu te retournes, je crois que t'aimais bien faire la girouette. « Je crois en vous, ne me décevez pas. »Finis-tu par dire, le regard fuyant. T'as jamais dit ça. Ou alors, c'était il y a très longtemps. Tu te sens un peu conne. Du coup, tu t'amuses avec un torchon que t'as trouvé. C'est génial. Je crois qu'il faudrait que tu te casses maintenant non ?
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Lun 16 Nov - 0:58


JUSQU’AU BOUT DE LA NUIT

Après un petit silence où aussi bien l’un que l’autre ils demeurèrent interdits, Cassiopée décida finalement de faire le premier pas. S’avançant lentement, elle se posta devant lui en tapant des mains pour le sortir de ses pensées. Gardant un air interrogatif, il l’observa s’installer sur le comptoir avec les joues en feu. Cela eut l’effet de le faire sourire : elle ne cessait jamais de rougir dès qu’elle se montrait un peu trop sociale.


« C'est bizarre, mais je sais pas trop quoi dire pour une fois...  Bon, déjà, si ça aurait de la légitime défense, je ne serais pas aller en taule. Et puis vous me faites chier, vous m'énervez, mais vraiment, tout le monde à le droit d'être heureux, même vous. Je m'inclus pas dans ça, mais c'est comme ça, j'ai peur du bonheur, parce que ça redescend toujours et je suis pas armée pour re-chuter. Et à vrai dire, je ne sais pas vraiment ce qui me tient en vie, peut-être que oui, c'est le contrôle, mais je dirais plus le jeu. C'est ce qui amène du piquant à la vie, et ça vous le savez bien mieux que moi. Et vous dites, que je faisais le caliméro, regardez vous, vous faites quoi là ? Ma vie minable, tu mérites plus le bonheur que moi. »


La jeune détenue ne s’arrêta pas là, malgré son teint pivoine, elle soutenue son regard avec insistance.


« Bougez-vous le cul. Le temps ça tourne, ça pardonne pas. Ouais, vous allez vous en mordre les doigts à vie avec votre histoire, ouais vous pourrez jamais l'oublier et tout le tralala. Mais avant cette histoire, c'était pas vos plus belles années ? Alors retenez ça et arrêtez de vous torturer, je ne vous le permet pas. Vous n'avez pas sauvé qu'une vie Road. » finit elle en lui tournant le dos.


Le mutisme régna de nouveau dans la pièce. Comme la jeune femme semblait vouloir rajouter quelque chose, Road préféra ne pas perturber sa réflexion. Enfin, quelques mots balbutiés brisèrent le silence.


« Je voulais vous remerciez et je...  Je crois en vous, ne me décevez pas. » dit elle enfin en se retournant vers lui mais en fuyant son regard.


A ces mots, Road croisa les bras en l’observant déverser son stress sur son pauvre torchon de cuisine.  Il se plaça devant elle de façon à la regarder dans les yeux à son tour. Si elle pensait pouvoir fuir après ça, elle rêvait.


« La justice a été injuste comme elle est souvent. Tu te penses vraiment pouvoir être malheureuse de manière plus légitime que moi ? Comment pourrais-tu l’être alors que tu as seulement tué ton violeur, une personne que tu haïssais plus que tout. Tu dis que j’ai sauvé des vies ? Si seulement… J’ai condamné mes propres amis qui sont mort pour un gang que j’ai créé. Tu peux me faire confiance pour ton dossier, tu le sais. Maintenant si tu veux vraiment me remercier arrête d’essayer de te convaincre que tu n’as pas le droit au bonheur ou je ne sais pas quoi. J’ai vraiment pas l’impression que tu es réellement conscience des horreurs que j’ai pu commettre par rapport à toi. »


L’homme avait retrouvé son ton sec et tranchant de celui qu’il était il y a bien des années. Peut-être qu’elle comprendra s’il lui dévoilait son dos. La mine sombre, il reposa sa bière et retira son tee-shirt. Il se retourna pour lui permettre de pouvoir observer avec attention le petit millier de nom gravé sur sa peau. Sur son dos trônait un grand arbre d’encre noire constitué de toutes les personnes ayant comptés pour lui : sa famille sur les racines, ses deux meilleurs amis sur le tronc et tous les membres de Creep’s sur les branches. C’était un travail d’orfèvre. Road avait toujours eu une très bonne mémoire, si aujourd’hui il s’en sert pour retenir les dossiers des détenus, dans le passé elle lui permettait de retenir chaque nom prénom et visage de ses membres. Ils faut dire que pendant la période de gloire de son gang, ils étaient très nombreux. Ils avaient beau être morts pour la plupart, ils ne les oublieraient jamais et les avoir sur lui pour toujours était symbolique. Ce tatouage était le seul moyen qu’il avait trouvé pour se repentir ne serait-ce qu’un peu.


« Tu comprends maintenant pourquoi je m’en veux depuis cinq ans ? Je n’aurai jamais pensé faire perdre la vie de tant de gens que j’aime au cours de mon existence. Si ces années étaient les plus belles de ma vie, le prix à payer en conséquence reste bien trop salé à mon goût. »


Il soupira. Il n’avait pas besoin de la compassion ou des réflexions de qui que ce soit sur son passé. C’étaient ses erreurs, ca sera son fardeau et ses peines. Il termina sa bière d’un trait.


« Bon allons y, sinon on ne pourra plus rentrer à Ciguestraz. »
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Lun 16 Nov - 21:35


CORPSE²


Mai, cycle 1

Lorsque t'avais tapé dans tes mains pour le faire sortir de ses pensées, sans bien évidemment oublier de rougir, il laissa un échapper un sourire. Tu aimais entre guillemet pas ça, ça te confrontait aux choses que tu ne voulais pas. C'est à dire, lâcher prise et essayer d'être un peu plus sociable, « normal » en soit. Mais sur le coup, tu préférais le voir sourire que de ruminer. Mais ça ne dura qu'un temps. Je crois que t'a merdé en parlant. Tu le compris, lorsqu'il croisa ses bras et qu'il se plaça devant toi. Yeux dans les yeux.

« La justice a été injuste comme elle est souvent. Tu te penses vraiment pouvoir être malheureuse de manière plus légitime que moi ? Comment pourrais-tu l’être alors que tu as seulement tué ton violeur, une personne que tu haïssais plus que tout. Tu dis que j’ai sauvé des vies ? Si seulement… J’ai condamné mes propres amis qui sont mort pour un gang que j’ai créé. Tu peux me faire confiance pour ton dossier, tu le sais. Maintenant si tu veux vraiment me remercier arrête d’essayer de te convaincre que tu n’as pas le droit au bonheur ou je ne sais pas quoi. J’ai vraiment pas l’impression que tu es réellement conscience des horreurs que j’ai pu commettre par rapport à toi. » Dit-il tranchant. Merde. C'était pas prévu, tu voulais juste qu'il comprenne qu'il fallait qu'il fasse sa vie, que même s'il devait payer, il n'avait pas à se malmener comme ça. Qu'il avait le droit lui aussi à une vie saine. Tu voulais pas le comparer à toi, à ton histoire. C'était différent, mais il ne l'avait pas compris comme ça et toi tu l'avais mal expliqué. Fin, tes mots étaient parties comme une fusée. T'as pas réfléchis vraiment à ce que tu disais. T'es yeux s’écarquillèrent un instant en vu de sa réaction, ça fusait dans ta tête.

Tu remarquas que son visage s’était assombri. Un peu inquiète sans vraiment le faire savoir, tu regardas ses faits et gestes. Il venait de poser sa bière et il retira son t-shirt. Tu rougis instantanément dès l'instant où il avait enlevé ce dernier. Bordel, tu ne compris pas de suite pourquoi il faisait ça. Ce n'est que lorsqu'il se retournera. Que tu vues son dos. Son tatouage. Tu restas scotchée, ouais là t'étais sur le cul. « Tu comprends maintenant pourquoi je m’en veux depuis cinq ans ? Je n’aurai jamais pensé faire perdre la vie de tant de gens que j’aime au cours de mon existence. Si ces années étaient les plus belles de ma vie, le prix à payer en conséquence reste bien trop salé à mon goût. » Te dit-il lorsque tu effleurais sa peau du bout des doigts, les joues rosies T'aimais les tatouages, c'était ton rayon. T'en as un peu partout sur le corps. Ouais, t'étais à la fois touchée par ce geste, qu'émerveillé par la beauté du tatouage. En fait, c'était magnifiquement triste. Et tu enlevas rapidement ta main, t'étais rouge tomate. Tu bafouillas quelques choses d'incompréhensible. Je pourrais même pas traduire. C'était limite risible. Lui il soupira et termina sa bière d'une traite. « Bon allons y, sinon on ne pourra plus rentrer à Ciguestraz. » Finit-il par dire.

Tu reprenais en quelques secondes ton contrôle, quoi partir comme ça ? Ah non. Tu t'es pas mise à découvert pour rien. Et lui non plus. Hors de question. « Je ne voulais pas me comparer à vous, je me suis mal exprimée. Je voulais juste vous faire comprendre que vous avez le droit au bonheur, que moi si je me le permettais pas, c'est juste que j'en ai peur, fin je suis pas habituée, c'est l'inconnu pour moi. Vous voyez ? Je voulais pas dédramatiser votre passé ou que sais-je. Juste que je préfère vous voir sourire ou me faire chier, plutôt que ça... » Fis-tu calme, gênée ouais aussi, un peu, beaucoup.

Tu pris tes affaires et ouvris la porte. « Fin bref, » terminas-tu par dire sans émoi. Ouais, t'avais repris le contrôle. Et puis, tu l'as déjà remercié deux fois, tu vas pas faire que ça. Et c'est bon, tu t'es déjà assez livrée comme ça aujourd'hui.

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