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Un peu de repos... Ou pas

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Ven 2 Oct - 0:52
J'avais passé encore une journée de merde la veille. J'ai l'impression que c'est mon lot quotidien en ce moment. Entre les détenus qu'arrêtent pas de faire chier le monde et je parle même pas de la DRH qui sourit quand elle se brûle et qu'est trop chiante avec les nouveaux gardiens. Donc étant donné que je suis là depuis peu elle me saoule comme c'est pas possible et qui plus est, elle est tellement agréable à regarder que même un aveugle deviendrai presbyte !
Bref, après m'être couché très tôt parce que j'étais vraiment exténué de toutes ces conneries, je m'endormais presque aussitôt. J'espérais vraiment avoir une journée de repos tranquille pour une fois parce que c'était quand même chaud un niveau de bordel pareil.

J'avais passé une bonne nuit et je me levais tranquillement le matin. J'avais bonne mine et le sourire la journée commençait relativement bien ! C'était peut-être le jour de la semaine que j'attendais si impatiemment finalement. Je prenais mon temps pour déjeuner et je sifflotais tout en me préparant pour prendre le boulot. Je m'apprêtais à sortir et bizarrement, la DRH n'était pas encore passée pour venir m'emmerder et me demander de me mettre au boulot. Ça faisait du bien pour une fois, donc je prenais enfin mon temps pour faire ce que je voulais avant de partir enfin au travail. Je geekais un peu parce que j'avais pas eu le temps ces jours-là. Arrivé vers 10h je me décidais enfin à partir bosser. Je sortais donc de l'appartement et, à mon grand étonnement, les détenus étaient plutôt calmes, quelques abrutis par-ci par-là mais ça ne changeait pas de d'habitude. Je m'occupais de quelques uns de ceux-ci et je continuais de me balader tranquillement dans les couloirs afin de faire en sorte que ce soit pas trop un merdier sans nom mais jusque-là rien de tout ça. Une heure de passée et du calme à perte de vue mais tout ça c'était avant de voir cet attroupement de détenus immense dans un des couloirs du bloc où je traînais. La curiosité m'envahissait mais il y avait vraiment beaucoup trop de monde pour que j'y voie quoi que ce soit donc je m'approchais un peu pour essayer de me frayer un chemin.

"  Bon les blaireaux, il va falloir que vous dégagiez du chemin, c'est pas une question ! "

Certains se décalèrent pour me laisser passer mais d'autres restaient devant alors je les prenais par le col afin de les faire dégager en arrière, j'allais pas me répéter, je déteste ça.

En approchant, je voyais enfin ce qu'il se passait, et c'est là que je me suis dis que la journée allais pas être si calme que ça. C'était Keysha Fuentes, cette tête de mule, qui c'était prise la tête, ou qui avait pris la tête à d'autres Carnivors ce qui n'était pas impossible à mon humble avis. Mais bon, le fait est qu'elle était seule contre 6 ou 7 Carnivors, alors même si elle était douée pour se battre il fallait avouer que là elle était en très mauvaise posture et puis qui plus est elle commençait à être un peu amochée.
Je soufflais donc avant de m'avancer pour essayer d'arranger un peu la situation avant que ça ne s'envenime. Au final, je savais très bien qu'elle allait encore gueuler après ce que je m'apprêtais à faire et ça m'aurait aussi plu de voir un peu de baston dans d'autres circonstances mais là avec le travail que je faisais ça m'étais impossible de rester les bras croisés. J'avançais, me grillais une clope et commençais à sortir mes mains de mes poches.

" Non pas que ça me dérangerait de vous voir vous fracasser entre vous mais bon ça me paraît un peu désiquilibré au niveau du nombre donc on va faire un truc. Je vais compter jusqu'à un et si vous avez pas décampé et arrêté de frapper Fuentes je vais commencer à m'énerver. "

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Après avoir vu le fait que je sois un gardien ils reculèrent un peu et puis s'en allèrent en courant tout en dissipant la foule déçue de ne pas avoir vue plus de sang. Je m'approchais donc de Keysha pour voir son état. Elle était blessée il fallait donc que je l'emmène à l'infirmerie... A mon grand damne..

" Bon il va falloir que je t'emmène à l'infirmerie, essaye même pas de dire non, t'as pas le choix de toute façon. "

J'étais donc à côté d'elle et attendait calmement sa réponse tout en croisant les bras..
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Lun 5 Oct - 23:06
T'es dans une sacrée situation mi corazon. Pour une fois tu vois, c'est toi qui est en mauvaise posture. Et pourtant, pour une fois, tu étais la gentille.
Tu fixes les personnes devant toi, principalement des hommes, plus ou moins âgés que toi. Ils te fixent avec une haine tangible dans les yeux. Tu retiens ton souffle tandis que le sang coule de ta tempe, de ta lèvre et de diverses plaies sur les bras. Tu te mords la langue pour ne pas leur dire leurs quatre vérités, à savoir qu'ils sont bien lâche de t'attaquer en bande. Tu sais que dans ce combat inégal, tu n'as aucune chance, si se n'est celle de t'enfuir. Mais trop tard là-aussi, une masse de gens se sont rassembler pour observer le spectacle. Tu en viens presque à regretter d'avoir voulu te balader.

Revenons au pourquoi de ta présence ici tu veux?
Au début, tu voulais juste flâner avant les premières corvées. Tu avais vengé la jeune redweak depuis quelques temps déjà, et tu n'en étais pas peu fière. Certes, ça ne rachèterai en aucun cas tes fautes, mais au moins, tu avais l'impression d'être plus juste. Plus encore, tu voulais croire que cela aurait plus à ton frère.
Tu étais donc sortie et tu fumais une clope quand des pas t'ont suivis. Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept. Huit pas différents. Ton regard a vite viré au noir. Mais avant que tu n'es eu le temps de te retourner, tu étais jetée au sol. Tu t'es relevé en décochant un magnifique coup de pied à celui t'ayant flanqué par terre.

- Bien. Je crois ne pas avoir été assez clair la dernière fois, hombres.

Tu avais ce sourire carnassier aux lèvres. Tu allais vite le perdre. Les garçons se sont rués sur toi, te rouant de coups. Tu restais debout pourtant, et très vite, tu perdis l'avantage.
Quelques bonnes minutes plsu tard, tu étais en sang, et deux de tes adversaires avaient battu en retraite. D'un coup, l'assemblée s'ouvrit tandis que tu envoyais un carnivore contre le mur tandis qu'un autre te fichais un poing dans la mâchoire. Et tu voilà donc dans ce merdier. Tu chancelles puis tu reconnais Galaad à tes côtés. Pour peu, mi angel, tu es reconnaissante et heureuse de le voir. Et le voilà qui fume, comme si tout était normal!

" Non pas que ça me dérangerait de vous voir vous fracasser entre vous mais bon ça me paraît un peu désiquilibré au niveau du nombre donc on va faire un truc. Je vais compter jusqu'à un et si vous avez pas décampé et arrêté de frapper Fuentes je vais commencer à m'énerver. "

Génial, maintenant tu as une nounou... Non mais sérieux! Tu soupires et vois les autres décamper presque aussitôt. Tu t'octrois alors le droit de t'asseoir. Mais on pourrait aussi dire que tu te laisses tomber. La tête te tourne après tous les coups que tu as encaissé. On oublie parfois que tu n'es rien de plus qu'une femme, une humaine, avec ta sensibilité et tes faiblesses. Dire que tu as pris ces coups pour avoir voulu défendre una niña.
Tu fermes les yeux, tentant vainement de reprendre tes esprits. Tu es étourdies. C'est bien l'une des premières fois que tu es dans un tel état.

" Bon il va falloir que je t'emmène à l'infirmerie, essaye même pas de dire non, t'as pas le choix de toute façon. "

- No diría que no. Seulement qu'il me fallait cinq minutes avant de pouvoir me relever.


Ta respiration est difficile et tu siffles entre tes dents. Tu remets en place tes cheveux de façon assez brouillon, sans bouger plus que tu ne le peux. Ça tourne pas vrai?
Tu relèves les yeux vers le gardien avant de te rendre compte que ça te donne mal à la tête. Tu baisses les yeux et t'adresses à lui sans le regarder, ce que tu détestes.

- Je n'avais pas spécialement besoin d'aide mais gracias. Ca m'apprendra à vouloir jouer les gentilles...

La dernière phrase était pour toi-même, et c'était d'ailleurs presque un murmure. Pourtant, aucun doute sur le fait qu'il ait pu t'entendre.
Tu ne tentes même pas de te relever, tu en es pour le moment incapable.



Merci à Road pour le kit ~
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Date d'inscription : 29/03/2015
Lun 19 Oct - 22:53
Toute la foule était enfin dissipée et le bordel s'était calmé peu à peu même si, il faut l'avouer, ça ne devait être que le début des réjouissances. C'est vrai, j'en ai vu des combats inégaux dans ma vie, j'en étais même parfois la victime et mon corps s'en souvient encore mais là c'était quand même abusé de voir 6 mecs qui se battent contre une seule et même fille même si celle-ci est Keysha Fuentes évidemment.
En fait, je m'étonnais moi-même mais c'est vrai que j'étais en train de me mettre en rogne tout seul dans ma tête alors qu'au final Keysha n'était qu'une détenue -sacrément énervante qui plus est- parmi les autres après tout mais de voir cette bande de larves inutiles ruer de coups une personne je ne pouvais l'accepter au fond de moi que ce soit pour quelqu'un de lambda ou un détenu quelconque.
Je serrais donc du poing en attendant que les autres c**nards se carapatent tandis que Keysha était assise dos au mur et vu les blessures qu'elle avait ça me paraissait légitime qu'elle s'assoie. Elle avait l'air exténuée, on aurait dit qu'elle ne savait même plus où elle était...

- Je n'avais pas spécialement besoin d'aide mais gracias. Ca m'apprendra à vouloir jouer les gentilles...

Elle me remerciait tiens. Ca m'étonnait un peu mais au final, malgré ses airs de chieuses elle avait un coeur comme tout le monde. J'esquissais donc un léger sourire mais la chose qui m'avait le plus étonné c'était le fait qu'elle ait voulue jouer les gentilles. C'est alors que j'essayais de me rappeler de ce fameux passage. Je réfléchissais donc et me remémorait le moment de la visite où Keysha aidait une jeune Redweak en train de se faire tabasser. Je supposais donc qu'elle parlait de cette aide rapide.
J'avais presque fini ma clope et je m'apprêtais donc à parler à Keysha de la jeune Redweak histoire de commencer à me calmer les nerfs un poil. Je desserrais donc les poings tandis qu'au même moment un des mecs de la bande de débiles était revenu et s'était rapproché un peu derrière moi afin de sans doute observer l'état de la jeune fille. C'est ainsi qu'il s'écria, sans que je ne me sois retourné encore.

- T'inquiète pas sa**pe, ton beau gardien sera pas toujours là pour t'aider et ce jour-là tu vas prendre cher.

Moi qui commençait à me détendre... Tout ça c'était pas bon pour mon karma du tout. Je serrais de plus belle mon poing et je me retournais donc pour voir l'idiotie incarnée et je me rend compte que le mec est en train de se barrer en marchant tout fier de sa connerie. Il pouvait pas savoir à quel point j'étais dans état de colère, il fallait que je me défoule sur quelque chose. Je tournais la tête pour voir Keysha avant de me diriger vers le con tout en lui parlant.

- Prend pas ce que je vais faire pour une aide quelconque de ma part c'est juste que...

J'arrivais donc au niveau du mec et je le chopais par l'arrière du col afin de le retourner et de le choper par le col de devant ce coup-ci. Je le plaquais donc contre le mur avec un air de rage sur le visage que j'avais pas eu depuis longtemps..
Quand mes amis proches étaient victimes de ce genre de conneries je suppose...
J'avais donc la veine qui palpitait sur le front et je serrais des dents. Le détenu avait l'air stupéfait mais de quoi on ne sait pas, peut-être de sa stupidité. Malheureusement, il allait prendre pour ses copains, j'étais à bout.
C'est ainsi que je lui assénais un bel uppercut dans le ventre.

- ... j'ai toujours eu du mal ...

Je lui assénais donc un deuxième coup, un crochet du gauche au niveau des côtes, j'avais entendu un petit craquement d'ailleurs.

- ... avec toutes ces ...

Enfin, pour en terminer avec cet idiot je lui assénais donc le coup de grâce, un gros coup de tête dans le nez !

- ... CONNERIES !

Je le lâchais donc, il s'effondrait par terre, le nez en sang. Il s'était évanoui, d'ailleurs ça m'étonnait pas parce que le coup de tête m'avait aussi étourdi du coup. Je reprenais mes esprits et mon souffle tandis que je jetais mon mégot de cigarette sur l'autre déchet. Je me baissais donc afin de parler à l'oreille de celui-ci.

- Ecoute moi bien bonhomme, j'espère pour toi et tes potes que tu vas entendre ce que je vais dire maintenant. T'iras dire à ta bande que si je les revois en train de frapper quelqu'un qui soit seul, dans un combat déséquilibré comme tout à l'heure, que ce soit Fuentes ou quelqu'un d'autre, je vous éclate un par un et pas comme maintenant, en dix fois pire espèce de raclure.

Ces énergumènes croient qu'ils peuvent tout faire sous prétexte qu'on est dans une prison mais c'est pas comme ça que ça marche.
Je me relevais donc et allais voir Keysha pour voir son état et on allait enfin pouvoir aller à l'infirmerie. Non sans surprise elle était toujours assise en train de récupérer, en même temps une blessure ne se referme pas comme par magie en 5 minutes c'est bien connu.
J'allais donc la prendre par le bras et le mettais sur mes épaules afin de l'aider à marcher.

- Bon ce coup-ci, on va essayer de pas être interrompus. Au fait, quand tu parlais de jouer les gentilles tu parlais de la jeune Redweak ?

Je lançais donc le sujet de conversation afin que le trajet soit un peu moins morose même si je n'étais pas sûr que Keysha ait une envie quelconque de me répondre...
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Date d'inscription : 09/05/2015
Mar 20 Oct - 23:32
Tu te reposes tout juste, tentant d'aligner trois pensées cohérente dans ton crâne affaiblis par la douleur quand un des gars revient te pomper l'air, t'insultant au passage. Tu es suffisamment lucide pour noter son visage afin de pouvoir te venger une fois remise.

- T'inquiète pas sa**pe, ton beau gardien sera pas toujours là pour t'aider et ce jour-là tu vas prendre cher.

Tu souris, amusée. Mais allez-y, elle n'attend que ça! Mais déjà, Galaad réponds à ta place puisqu'il tourne les talons, visiblement agacé, voir carrément hors de lui. Pour un peu, il ferait plus peur que Spencer.
Tu le vois attraper l'autre con par le col, le tirer en arrière pour finalement lui foutre la peur de sa vie en le soulevant comme un poids plume. Il le plaque brusquement contre le mur tout en continuant à te parler l'air de rien.

- Prend pas ce que je vais faire pour une aide quelconque de ma part c'est juste que...

Un bel uppercut vient faucher notre carnivore au niveau de l'estomac et un sourire triomphant ourle tes lèvres. Ainsi donc, le gardien vient à ton secours? Quel héro...

- ... j'ai toujours eu du mal ...

Un autre coups, un crochet du gauche cette fois, vient probablement briser une côte au carnivore. Un rire te prend.

- ... avec toutes ces ...

Tant de souffrances sur le visage de cet idiot te fait jubiler Keysha. Tu souris de plus belle, et tu observes un nouveau coups de la part de Galaad qui vise le visage cette fois-ci. Outch, son nez doit être cassé lui aussi.

- ... CONNERIES !

Et il le lâche avant de s'agenouiller pour lui parler à l'oreille. Tu n'entends pas ce qu'il dit, et tu t'en fiches. Probablement est-ce des menaces.
Tu tentes de te redresser, mais tu gémis et abandonnes vite. Sans aide, tu es parti pour rester assise mi angel. Tu vois alors Galaad revenir vers toi, t'observer un instant puis se baisser, te laissant t'appuyer sur lui pour te redresser et marcher. D'un regard puis d'un sourire, tu le remercies.

- Bon ce coup-ci, on va essayer de pas être interrompus. Au fait, quand tu parlais de jouer les gentilles tu parlais de la jeune Redweak ?

Si la question te surprend, tu n'en laisses rien paraître. Tu prends ton temps pour répondre, tellement que l'on doute que tu répondes un jour. D'un part la douleur te demande beaucoup d'énergie. D'une autre, tu doutes d'avoir envie d'en parler.
Finalement, tu finis par ouvrir la bouche, le regard vague.

- En efecto, c'était pour elle. Tu n'étais pas obligé d'aller lui démolir la face lo sabes? J'aurais pu m'en occuper plus tard. Adémas, ils étaient déjà repartis, et ce n'était rien d'autre qu'une menace.

Tu tentes de garder la face, mais la vérité, c'est que tu es morte. Physiquement et mentalement, les carnivore t'ont épuisés. De plus, cela fait plus d'un an maintenant que tu subis le fardeau de la mort de ton frère en plus de celle de ton père. Tu gardes le silence un instant, puis tu laisses tomber, comme si de rien était.

- Cette Redweak n'avait probablement pas mérité de se faire maltraiter par ses idiots. Je l'ai fait parce que j'aurais aimé qu'on m'aide quand j'étais dans sa situation.

Tu ne parles jamais de ce qui t'es arrivée, ou du pourquoi tu en es arrivée là. Mais Galaad est gardien, autrement dit, il a accès à ton dossier, comme tout le personnel. Alors qu'il le sache ou non, se n'est pas un scoop. Il sait s'il a lu les dossiers que tu étais une enfant battue. La seule vérité qu'il ne sait pas sur toi, c'est que tu n'as pas tué tu hermano.
Tu continues alors d'avancer, doucement mais fièrement, t'adossant à lui quand tu faiblis, attendant sagement sa réponse.



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Date d'inscription : 29/03/2015
Ven 6 Nov - 10:58
Je venais à peine de défoncer la gueule de l'autre et je retournais donc vers Keysha pour pouvoir l'emmener rapidement à l'infirmerie car si je continuais à la faire patienter comme ça, c'est pas à l'infirmerie que j'allais devoir l'emmener c'est à la morgue. Donc je revenais vers elle tout en reprenant mes esprits parce que le coup de boule que je lui avais placé au Carnivor m'avait bien sonné sur le coup...
Elle s'appuyait donc sur mon épaule et j'avais lancé la conversation en posant cette question qui me turlupinait. Un long silence me fit penser qu'elle n'allait pas répondre puis elle s'y décida enfin...

- En efecto, c'était pour elle. Tu n'étais pas obligé d'aller lui démolir la face lo sabes? J'aurais pu m'en occuper plus tard. Adémas, ils étaient déjà repartis, et ce n'était rien d'autre qu'une menace.

Elle avait bien répondu à la question mais avait balancé une autre remarque à côté qui me fit sourire intérieurement ... En effet, j'aurais pu ne pas lui arracher la tête mais c'est plus fort que moi quand un connard m'énerve je le défonce, point barre. Et puis de toute façon, il menaçait une détenue en mauvaise posture je ne pouvais pas laisser passer ça. Enfin, comme elle le dit elle-même elle aurait très bien pu s'occuper de lui plus tard mais je pouvais pas me permettre d'attendre qu'elle se remette de ses blessures parce que on sait pas ce qui aurait pu se passer entre le moment où je la dépose à l'infirmerie et le moment où elle sort e l'infirmerie. Je pensais donc avoir fait le bon choix.
Elle semblait vraiment mal en point.. Le fait est que je n'étais là que depuis peu de temps mais Keysha était la détenue que je connaissais le plus au final, j'avais fait la visite avec elle, on avait discuté, et même si elle est très énervante quand elle le veut il n'empêche qu'elle semble pouvoir se montrer reconnaissante et peut-être même... sympathique, allez savoir.

- Cette Redweak n'avait probablement pas mérité de se faire maltraiter par ses idiots. Je l'ai fait parce que j'aurais aimé qu'on m'aide quand j'étais dans sa situation.

Du coup, cette phrase m'interpelait, il est vrai que d'après ce que m'avait dit Road, Keysha avait eu des soucis dans sa jeunesse jusque au moment où elle arriva à la prison mais le fait est que toute la paperasse des dossiers ne m'intéressait pas plus que ça en réalité...

- Tu sais Keysha, ce que tu as fait pour la Redweak, je trouve ça vraiment bien. Non pas parce qu'au final tu peux être sympa avec les gens. Tout le monde est comme ça, il y a des personnes avec qui nous sommes des connards et d'autre avec qui nous avons envie d'être autrement. Mais je trouve ça cool parce que je suis certain que ça l'a faite réfléchir sur sa condition dans la prison et je suis sûr qu'elle va se reprendre.

Je la regarda donc et lui sourit légèrement pour lui prouver ma gratitude envers la jeune Redweak. Puis je détournais légèrement la tête une fois de plus pour regarder ce coup-ci devant moi et me rendre compte qu'on était encore loin de l'infirmerie, on avançait très lentement mais il ne fallait pas aller trop vite pour Keysha donc je me décidais à continuer la conversation avec elle tout en continuant de regarder devant moi..

- Je vais t'avouer un truc, je n'ai presque lu aucun dossier de détenu. La vérité c'est que j'ai commencé à en lire quelques-uns et quand je me suis rendu compte que ça racontait votre vie dans les détails j'ai arrêté.
Le truc c'est que j'aimerais pas que des tas de gens connaissent ma vie en long en large donc je vois pas pourquoi j'irai lire la vôtre. Vous avez fait de bonnes actions, de mauvaises, je m'en carre. Si vous voulez m'en parler j'veux bien vous écouter mais en aucun cas je lirais vos dossiers ce qui compte c'est ce que vous faites maintenant.


On continuait donc de marcher tranquillement et, comme d'habitude, tous les détenus nous regardent de travers. Dès qu'un détenu et qu'un gardien discutent de trop près ça fait toujours ça de toute façon...
On approchait donc petit à petit l'infirmerie, nous étions dans le couloir qui y menait et rien ne nous était arrivés comme souci pour l'instant. J'espérais que ça allait continuer...


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Lun 16 Nov - 0:02
- Tu sais Keysha, ce que tu as fait pour la Redweak, je trouve ça vraiment bien. Non pas parce qu'au final tu peux être sympa avec les gens. Tout le monde est comme ça, il y a des personnes avec qui nous sommes des connards et d'autre avec qui nous avons envie d'être autrement. Mais je trouve ça cool parce que je suis certain que ça l'a faite réfléchir sur sa condition dans la prison et je suis sûr qu'elle va se reprendre.

Il te soutenait alors que vous progressiez lentement, la douleur étant peu à peu insupportable pour toi. Tout ton corps demandait à se laisser tomber, mais tu résistais.
Tu entendis à peine les remarques du gardien. Tu as l'impression que chaque pas te fais sombrer un peu plus. Tu voudrais pouvoir te coucher. Ces enflures ne t'ont pas loupé. Un gémissement t'échappe malgré toi.

- Je vais t'avouer un truc, je n'ai presque lu aucun dossier de détenu. La vérité c'est que j'ai commencé à en lire quelques-uns et quand je me suis rendu compte que ça racontait votre vie dans les détails j'ai arrêté.
Le truc c'est que j'aimerais pas que des tas de gens connaissent ma vie en long en large donc je vois pas pourquoi j'irai lire la vôtre. Vous avez fait de bonnes actions, de mauvaises, je m'en carre. Si vous voulez m'en parler j'veux bien vous écouter mais en aucun cas je lirais vos dossiers ce qui compte c'est ce que vous faites maintenant.


Un rire difficile t'échappa tandis que tes cheveux cachait à Galaad la vue de ton visage. Un gardien respectueux? Ou simplement flemmard? Un peu des deux probablement.

- Faudrait-il encore que tous les dossiers soient empreints de vérité.

Ta phrase énigmatique criait à l'injustice de ton dossier. Tu n'étais pas ce monstre sans cœur ni conscience que l'on avait condamné. Tu étais cette carnivore qui se cachait derrière la violence pour ne plus être cette faible jeune fille que tous disaient attachante. Pourquoi redevenir celle que tu étais alors qu'elle avait tant souffert?
Alors que tu te perdais dans tes pensées, tu gémis et t'effondras un instant sous la douleur à ton flanc. Tu te retins au gardien, fermant les yeux face à la souffrance. Tu te redressas comme tu pu, prenant cinq minutes pour calmer la douleur qui loin de s'apaiser, s'amplifiait.

- A... Attends. J'en peux... plus.

Ta voix était brisée par la douleur. Tu détestais paraître si faible, mais le sang coulant sur ton flanc prouvait bien que tu ne jouait pas la comédie.
Tu respiras lourdement pendant une bonne minute avant de te redresser, sous les regards amusés des détenus. Visiblement, ils ne tenaient pas à la vie.

- Mierda!

La douleur te coupa le souffle tandis que tu recommençais à avancer, droite et fière, comme si la douleur n'était pas là. Comme si ça allait les intimider... Ahah. N'oubliont pas où tu te trouvais, et qui tu représentais là-bas corazon.



Merci à Road pour le kit ~
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Date d'inscription : 29/03/2015
Lun 16 Nov - 11:39
Nous marchions, petit à petit nous nous rapprochions de l'infirmerie et pourtant elle semblait si lointaine. Plus nous avancions et plus Keysha faiblissait, à tel point que je commençais à croire que l'on avançait plus du tout.
J'essayais de l'aider du mieux que je pouvais mais rien n'y faisait elle était si affaiblie.. Je n'avais jamais vu ça venant de Keysha.. Ni de n'importe quel détenu d'ailleurs.. C'est ainsi que je me disais que vu la gravité des blessures, n'importe quelle personne lambda aurait déjà succombé mais Keysha tenait bon elle était forte. C'est bien la chose qui la rapproche le plus de moi au final, ne jamais se laisser abattre. J'esquissais un léger sourire en pensant à ça puis la Carnivor se décida à répondre à mes précédentes paroles.

- Faudrait-il encore que tous les dossiers soient empreints de vérité.

Cette phrase titillait un peu mon esprit. Que voulait-elle dire par là ? Je commençais à me dire qu'il y avait peut-être eu une erreur quelconque dans son dossier, un quiproquo lors de son arrestation.. Je restais donc perplexe mais je me refusais d'en parler avant le bon moment. Keysha n'était pas en mesure, ni en état, de pouvoir me raconter quelconque injustice. J'allais pas lui demander ça alors qu'elle tenait à peine debout.
Ainsi donc, nous continuions de marcher tranquillement jusqu'à l'infirmerie mais Keysha ne tenait plus. Elle s'effondra l'espace d'un instant, tentant de s'accrocher à moi pour ne pas tomber.

- A... Attends. J'en peux... plus.

La douleur semblait insupportable et elle perdait de plus en plus de sang. Il ne fallait donc pas traîner, je l'aidais donc à se relever tant bien que mal, je ne voulais pas la blesser plus qu'elle ne l'était déjà mais il fallait tout de même avouer que je n'étais pas non plus l'homme le plus doux de la terre ayant plus l'habitude de mettre à terre les détenus plutôt que de les relever. Mais bon, après une bonne minute d'effort, elle arriva enfin à se relever mais beaucoup de sang coulait de son flanc et ça devenait vite urgent de s'en occuper. Je prenais donc mon écharpe afin de la lui donner pour qu'elle appuie sur la blessure avec.

- Prend donc ça, appuie bien dessus. Et on va se mettre d'accord, tu arrives à l'infirmerie vivante !

C'est sur ces paroles que nous allions nous remettre en chemin sous les regards amusés et les moqueries des autres détenus. J'étais prêt à dire quelque chose mais je tournais juste un regard froid vers eux, suivi d'un léger rictus signifiant qu'ils allaient bien déguster par ma main ou celle de Keysha d'ailleurs, peu importait. Tout cela suffisait donc pour les faire s'arrêter de rire, c'était déjà ça.
Nous avions repris notre route et la Carnivor marchait bien mieux qu'avant bizarrement mais je me dit que c'était sa réputation qui en pâtissait actuellement. Elle devait donc se montrer fière même si je savais très bien qu'elle allait s'effondrer d'un moment à l'autre si on ne lui soignait pas ses blessures.
Cette longue attente touchait donc bientôt à sa fin puisque je commençais à voir l'infirmerie qui se rapprochait. Keysha allait donc pouvoir se soigner et j'allais pouvoir terminer enfin mon rôle de gardien.

- Nous y sommes presque Keysha.

En effet, l'infirmerie n'était plus qu'à quelques pas et cela tombait bien puisque Keysha semblait ne plus pouvoir tenir très longtemps. Elle était très forte, mais j'espérais pour elle qu'elle ne jouerai pas la comédie à l'infirmerie afin de vouloir sortir le plus vite possible.. Ça m'aurait énervé plus qu'autre chose je pense...


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Date d'inscription : 09/05/2015
Mer 25 Nov - 22:42
- Prend donc ça, appuie bien dessus. Et on va se mettre d'accord, tu arrives à l'infirmerie vivante !

Il te tendit son écharpe et c'est d'un sourire sincèrement reconnaissant que tu le remercias. Un sourire de toi, chica, valait bien des mercis si l'on tenait compte de leur rareté. Il t'était de plus en plus difficile d'avancer, et tu dus reconnaître que si Galaad n'était pas intervenue, tu n'aurais pas pu tenir une minute de plus. L'adrénaline étant retomber, le coups de couteau dans ton flanc et chacun des coups sur ton corps étaient douloureux et atrocement insupportables. Tu rêvais de pouvoir te coucher, te rouler en boule et souffrir en silence, cachée de tous.

Tu appuyas d'une main avec l'écharpe sur ta blessure, presque désolée d'ainsi lui bousiller un vêtement par ta bêtise. Tu n'étais pas invulnérable, et face à huit gars, tu n'avais pas pu tenir. Tu fermas un instant les yeux, prenant une courte pause et la tête te tourna. Tu tentas de ne pas flancher, restant droite comme un "i", sans rien montrer de ta douleur. Mais ta pâleur montrait bien des blessures. Par chance peut-être, l'un des gars t'avait coupé dans le dos, le long de la cicatrice déjà infligée par ton père. Une de plus à ajouter à ta collection hein?

- Rassures-toi chico, je ne compte pas leur donner le plaisir de me voir muerta aujourd'hui.

Un sourire carnassier vint ourler tes lèvres avant qu'une nouvelle vague ne vienne le figer. Tu étais bien mal Keysha, ça en devenait pitoyable. Tu n'étais pas bien âgée, et pourtant, tu paraissais bien cinq ans de plus. Tu avec des blessures qu'une enfant de ton âge n'aurait pas dû porter en elle. Des regrets et des fautes que tu n'aurais jamais dû commettre. Tu soupiras et avanças coûte que coûte, t'appuyant discrètement sur le gardien, que tu n'oublierai pas de respecter à la suite de cet événement pour son aide bienvenue.

- Nous y sommes presque Keysha.

Tu relevas doucement les yeux pour voir qu'il avait raison. Un soupire de soulagement t'échappa quand tu pensas au bonheur que cela serait de pouvoir t'allonger. Tu avançai, plus droite, quand tu sentis une présence derrière vous. Une jeune fille vous dépassa et tu la reconnus alors. C'était la redweak que vous aviez sauvé la dernière fois, et pour laquelle tu avais pris tous ses coups. Quelle ironie no? Elle s'arrêta pour vous observer, visiblement attristée. Elle avait l'air moins faiblarde que la dernière fois.

- Fuentes et Harter... Keysha ton état...

Tu souris avec amusement, appuyant sur ta blessure. Sa voix trahissait ce que son attitude masquait: sa compassion et sa peur. Elle s'était faite une carapace pour ne plus avoir à subir les violences des autres groupes, mais elle ne pouvait nier qui elle était vraiment. Toi tu l'avais fais Key'. Mais tu avais tué. Le sang sur tes mains avait finit par détruire qui tu étais, car si tu n'étais pas responsable du coups ayant tué tu hermano, tu était néanmoins coupable de la faiblesse dont tu avais fait preuve au moment où il avait besoin de toi.

- Je suis pas morte niña. Por favor, n'en fait pas tout un drame. Ils me paieront cet affront dés que je sortirai de l'infirmerie. C'est à dire sous peu.

Tu voyais l'infirmerie poindre le bout de son nez, la délivrance n'étant plus trés loin. Appuyée contre Galaad, tu tâchais de prendre cet altercation bienvenue pour une excuse afin de respirer un bon coups, te préparant amèrement et difficilement à parcourir les derniers mètres. Si tu tombais, tu ne te relèverais pas. Tu le savais. Au sens propre comme au figuré, tu serais à terre et ce pour une longue durée.



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Lun 7 Déc - 18:54
Bon alors... Là ça devenait vraiment critique. Je venais de donner mon écharpe à Keysha mais l'hémorragie ne s'arrêtait pas. J'étais même très étonné qu'elle soit encore en vie après avoir perdue autant de sang. Elle me sourit après lui avoir donné l'écharper et lui souriait en retour, un sourire sympathisant, il fallait qu'elle s'en sorte. Je me voyais mal dire à tout le monde qu'elle n'avait pas survécu, tout cela à cause de mon incompétence. Je la soulevais donc du mieux que je pouvais en essayant du mieux que je pouvais de ne pas lui faire mal.

- Rassures-toi chico, je ne compte pas leur donner le plaisir de me voir muerta aujourd'hui.


Et elle avait tout intérêt à ne pas mourir c'est moi qui lui dit ! C'est pas aujourd'hui que je laisserais qui que ce soit mourir sans lui en avoir donné l'autorisation au préalable !
On approchait de plus en plus... Enfin la délivrance de cet état d'urgence pour la jeune Carnivor, j'étais bien soulagé pour elle du coup.
Et puis je sentis une présence derrière nous, quelqu'un qui s'apprêtait à nous dépasser. J'étais en train de me demander si ce n'était pas un des connards revenu finir ce qu'ils avaient commencé. Je serrais du poing, prêt à me battre tandis que la personne en question passait devant nous. Je desserrais mon poing en voyant que ce n'était personne d'autre que la jeune Redweak de l'autre fois. C'était un coup du destin peut-être, allez savoir...

- Fuentes et Harter... Keysha ton état...

J'étais en train de me demander si elle se sentait coupable, ça pouvait après tout mais elle n'avait aucune raison de se sentir mal. Keysha savait très bien ce qu'elle risquait en s'attaquant à des Carnivors après tout..

- Je suis pas morte niña. Por favor, n'en fait pas tout un drame. Ils me paieront cet affront dés que je sortirai de l'infirmerie. C'est à dire sous peu.

J'espérais que ça l'aurait rassurée au moins sur ce point, il ne fallait vraiment pas qu'elle reprenne cet air apeuré qu'elle avait le premier jour où nous l'avons rencontré. Il fallait qu'elle soit la jeune Redweak forte qu'elle se devait d'être.

- Ne t'inquiète jeune fille, je la laisserai pas mourir ici, fais-moi confiance. Et puis il lui en faut bien plus pour la tuer notre tête de mule !

Je faisais tout pour la rassurer même si j'étais bien en train de la soulever du mieux que je pouvais pour ne pas qu'elle tombe au sol. Il ne fallait pas qu'elle s'écroule, je ne pouvais pas laisser cela arriver. Ce n'est pas pour ça que je suis devenu gardien bordel. Puis, la jeune Redweak se mit à côté de Keysha afin de l'aider à se soutenir du côté où je n'étais pas.

- Je sais que t'aimes pas trop ça mais on va dire que c'est pour te remercier de ce que tu as fait l'autre fois.

J'esquissais un léger sourire, elle avait repris son air fort et sa tête de celle qui ne se laisse pas faire. C'était très bien, nous pouvions donc reprendre notre route, aussi courte soit-elle, vers l'infirmerie. Et enfin, la délivrance ! Nous étions devant la porte et il ne restait plus qu'à l'ouvrir et la jeune Carnivor pourrait enfin se reposer. Il était temps car je la voyais qui flanchait de plus en plus à tel point que je voyais qu'elle pouvait s'évanouir d'un moment à un autre. En même temps, après avoir perdu autant de sang qui ne se serait pas déjà évanoui huit fois ?...


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Mer 9 Déc - 23:18
- Ne t'inquiète jeune fille, je la laisserai pas mourir ici, fais-moi confiance. Et puis il lui en faut bien plus pour la tuer notre tête de mule !

Galaad te soutenait encore, tâchant de ne pas le montrer, protégeant par là ta réputation et ta crédibilité. Tu lui en fus reconnaissante, bien que tu ne le dis pas.
La jeune fille paraissait désolée de te voir dans un tel état, comme si elle se rendait à peine compte que tu n'étais pas invincible. Contre huit carnivores sadiques, seule, tu ne pouvais rien faire, et toute personne un peu censée pouvait le savoir. Tu n'étais qu'humaine après tout.

Avec force, la redweak vint te soutenir de l'autre côté, appuyant sur ta plaie pour t'éviter une hémorragie. A quel point la lame avait-elle été tranchante? Jusqu'à quel point étais-tu morte pour ne pas l'avoir plus sentie que cela? Et surtout, comment pouvais-tu encore tenir debout?

- Je sais que t'aimes pas trop ça mais on va dire que c'est pour te remercier de ce que tu as fait l'autre fois.


Est-ce un sourire que nous pouvions deviner sur ton visage? Amusée plus que reconnaissante, tu la laissas faire, ne pouvant plus tenir seule. Galaad ne pouvait pas plus te porter, et tu ne tenais plus vraiment sur tes jambes.
Vous avanciez vers l'infirmerie tandis que tu luttais pour ne pas t'évanouir. Tes forces te quittaient, l'adrénaline étant redescendue.
La porte de l'infirmerie s'ouvrit. Était-ce la jeune fille qui avait crié de l'aide? N'étais-tu pas en train de tomber? Tu vis une infirmière venir à votre rescousse et bientôt, tu entendis la porte se refermer derrière toi. Et tout devint noir. Tu ne ressentis pourtant pas la douleur du sol, alors que tu avais pourtant sentie qu'on te lâchait. Qui avait bien pu te rattraper? Mais trop tard pour t'en soucier, tu étais déjà loin.

- Alejandro...

Le nom de ton frère s'échappa de tes lèvres, comme une plainte, et tu serras vainement la main que tu tenais à ton arrivée: Celle du gardien.
Ton visage ayant perdu son masque, on n'y lisait que douleur et regret. Tu avais appelé ton frère comme tu l'avais toujours fais durant tes jeunes années, quand tout allait mal. Mais cette fois, ta supplication resta sans réponse. Alejandro n'était plus. Et toi, tu étais seule, comme depuis bien trop longtemps.



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Lun 21 Déc - 0:16
Nous étions enfin arrivés, cet endroit que nous avions tant peiné à atteindre, l'infirmerie, était bel et bien devant nous et il le fallait vraiment car Keysha n'aurait pas tenu dix minutes de plus avec cette quantité astronomique de sang perdue. C'était ma foi un miracle qu'elle soit encore en vie à l'heure qu'il était alors il ne fallait pas traîner. Nous étions devant la porte et la jeune Fuentes lâcha un soupire avant de s'évanouir et, à peine ayant eu le temps de m'en rendre compte qu'elle faillit tomber à terre. Bien heureusement je la rattrapa et la souleva jusqu'à un lit approprié..

- Mademoiselle, faites ce que vous pouvez pour elle, elle s'est battue pour rester consciente, j'vous demande de vous battre pour qu'elle reste en vie !

L'infirmière me fit un signe de la tête d'un air déterminé puis je me détournais de la jeune femme avant de sortir de l'infirmerie et de m'en griller une. Il fallait que je souffle pour une fois, que je respire un peu. Je soupirais et tirait une latte avant de voir la Redweak sortir à son tour de l'infirmerie et s'assoir à côté de moi..

- Tu sais c'est pas très bien vu de discuter avec un gardien ma grande.

Je souriais puis lui tendis une clope. Elle l'accepta volontiers puis se releva doucement en me regardant.

- Merci, merci pour ce que t'as fait pour elle, tout le monde n'aurait pas idée d'aider Keysha Fuentes mais toi tu l'as fait et je t'en suis reconnaissante..

A peine avait-elle terminé sa phrase qu'elle se retourna puis s'en alla de son côté le sourire aux lèvres. Je me relevais donc à mon tour et m'apprêtais donc à rentrer dans l'infirmerie quand je tournais la tête vers la Redweak une dernière fois..

- C'est mon boulot petite, je ne mériterais pas d'être gardien si je ne m'occupais pas de ça.

C'est dans un dernier sourire que nos chemins se séparèrent et que je rentrais à nouveau dans l'infirmerie. S'occuper de Keysha prenait du temps et beaucoup de moyens au niveau du personnel. Elle avait été salement amochée à plusieurs niveaux et il fallait faire vite pour certaines parties du corps méritant d'être soignées plus rapidement que les autres. Malheureusement, étant en manque de personnel il était difficile de s'occuper de tout ça, ainsi je me dévouais et apportait ma contribution aux infirmières, et ce pendant une bonne partie de la journée ainsi que le début de soirée afin de finir d'appliquer les bandages..

J'étais exténué, j'avais couru dans tous les sens, toute la journée, pour chercher de l'eau, des bandages, des poches de sang, etc... Mes jambes ne répondaient plus à l'appel mais nous avions réussi à la sauver et c'est ce qui importait. C'est donc dans un dernier élan de force que je m'asseyais au chevet de la blessée et posait ma main sur son lit. Je m'endormais presque aussitôt, de fatigue..

La nuit passa puis j'entendit un son non loin de mon oreille qui me fit ouvrir légèrement les yeux avant de voir que Keysha avait repris conscience et qu'elle me serrais la main comme si elle ne voulait pas laisser partir quelqu'un. Mais son regard n'était pas le regard de la Keysha que je connaissais et cela m'intriguait beaucoup...


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Lun 21 Déc - 13:52
Le lendemain - 5h02


Alejandro... Tes songes affaiblis étaient emplis de son image douloureuse. Son corps sans vie, et le rictus de ton père quand, naïve, tu avais ouvert la porte, pensant à tord qu'il s’agissait seulement de ta tante. Tu gémissais dans ton sommeil, le visage tordu par la douleur, les médicaments ayant finis de faire effet. Tu avais mal, ton corps entier réclamait un repos bien mérité. Tes rêves virèrent au cauchemar, et bientôt, ce fût une unique larme que l'on vit rouler sur ta joue. Depuis quand n'avais-tu pas pleurer Keysha?
A ton chevet, Galaad venait de s'installer, et s'endormi presque aussitôt. Depuis quand était-il à l'infirmerie? Le début? Mais tu n'eus pas le temps de réagir, puisque, comme lui, tu rejoignis de nouveau le pays des songes.

***

Tu t’agitas dans le lit de l'infirmerie, et une gémissement douloureux t'échappa. Sur ton visage, nulle trace de celle que tu étais devenue, mais une tristesse sans nom. Tu tournais la tête d'un côté et de l'autre, habitait par ton cauchemar. Tu revoyais ton frère et cette marre de sang. Son regard vide et son teint pâle. Tu ressentais de nouveau la chaleur absente de son corps et la douleur dans ton cœur. Tu avais de nouveau envie de mourir, l'envie d'une étreinte. L'idée même de le perdre de nouveau t'étais insupportable. Était-il vraiment là, debout devant toi, te demandant ardemment de te battre pour t'en sortir, et de ne pas oublier qui tu étais? Était-ce un rêve?
Tu tentais de retenir ton souffle, comme si cela te permettrait de ne plus ressentir cette douleur constante alors que l'image de tu hermano disparaissait de ta vue peu à peu. Tu l'appelais doucement, la voix cassée par la douleur. Mais elle n'était pas seulement physique, bien que ton corps agonise, mais ton cœur lui aussi souffrait de ne plus avoir l'espoir d'antan.
Ta voix s'éleva dans l'infirmerie, et enfin, tu ouvris les yeux, affolée et dévastée. Bien sur, chaque nuit tu revoyais ton frère mort sous tes paupières closes. Mais jamais ainsi. Jamais avec autant d'intensité. Tu repris ta respiration avant de sentir quelque chose de chaud contre ta paume. Tu tournas la tête pour dévisager Galaad qui était là, t'ayant vu visiblement te réveiller aussi vivement. Tu serrais encore sa main dans la tienne, et il ne semblait pas vouloir que tu arrêtes. Toi non plus visiblement.
Tes yeux exprimaient encore la souffrance la plus totale. Tu avais donc probablement pu commettre l'erreur de dévoiler à demi mot ta véritable histoire. Mais tu n'en avais cure.
Autour de ton flanc, un bandage, de même que pour chacune de tes plaies. On avait prit soin de toi, et cela t'étonna. La jeune Redweak n'était plus là, mais le gardien l'était toujours, bien qu'une nuit entière et quelques heures étaient passées depuis votre arrivée en ces lieux.

- Que... Qu'est-ce-que tu fais encore ici?

Tu savais parfaitement où tu étais, et pourquoi tu y étais arrivée. Mais tu ne comprenais pas ce que lui faisait là. Etait-ce lui qui t'avait rattrapé avant que tu ne chutes la veille? T'avait-il veillé? Probablement. Por que?
Ta main était toujours dans la sienne, et tu ne faisais pas mine de l'enlever, comme si tu ne l'avais pas remarqué. La vérité, c'était que cela te rassurait. Quelqu'un avait veillé sur toi, et c'était bien la première fois depuis Alejandro.
Galaad avait encore l'air ensommeillé, et tu compris que c'était ta plainte qui l'avait réveillé. Tu étais perdue, n'étant pas habituée à un réveil pareil. L'infirmerie était déserte, l'infirmière dormant encore à une heure si matinale. Vous étiez seuls dans ce silence, sans que tu comprennes ses motivations à rester.

- Tu es resté Galaad. Por que?  



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Jeu 24 Déc - 1:29
Il était 5h du matin... J'avais encore du mal à me rendre compte que j'étais resté toute la journée d'avant à soigner Keysha même si c'était mon travail et que je devais le faire. J'aurais jamais cru qu'il eusse fallu que je le fasse si vite et que ce soit si éprouvant au niveau physique. Ça m'avait tellement épuisé c'était impressionnant. Ça devait d'ailleurs être pour ça que je m'étais endormi comme ça juste à côté d'elle, plus aucune force pour rentrer à l'appartement.
Elle s'était donc réveillée, enfin ! Et moi aussi par la même occasion, j'étais encore bien dans les vapes, il m'aurait fallu bien quelques heures de plus pour récupérer complètement c'était trop tôt pour que je sois frais mais Keysha était éveillée et il fallait que je le reste aussi pour pas passer pour un idiot quand même.
D'ailleurs, malgré son réveil et son léger repos, elle n'avait pas l'air soulagée du tout mais plutôt triste, dégoutée. Je m'étonnais mais je ne voulais pas poser de questions, elle avait sans doute ses raisons et je ne voulais pas partir sur ce terrain ça ne me regardait pas.
Elle se rendit rapidement compte que j'étais là et pris un air étonné.

- Que... Qu'est-ce-que tu fais encore ici?

Je souriais puis fermait les yeux un instant avant de répondre à sa question. Pourquoi ça paraissait si étonnant que je sois resté pour voir comment elle allait ? En fait, si ça paraissait bizarre, j'aurais largement pu rentrer à l'appart' mais elle ne savait pas que j'étais resté à cause de la fatigue donc c'était normal qu'elle se pose la question finalement..

- Je faisais un petit somme quoi, ça se voit non ?

J'avais à peine fini cette phrase qu'elle semblait déjà se poser d'autres questions quant à mes raisons d'être ici. J'avais toujours ma main dans la sienne et hésitait à la retirer. En fait je savais pas si je voulais l'enlever ou pas. Au final, ça ne semblait pas me déranger finalement. Bizarrement d'ailleurs.. Je ne voulais pas qu'elle se sente mal après tout.
Je tournais la tête un peu partout pour voir s'il y avait d'autres personnes dans l'infirmerie mais personne, juste nous deux.

- Tu es resté Galaad. Por que?

Bon, là il fallait bien que je lui dise du coup, ce pourquoi j'étais resté. J'avais pas envie qu'elle me prenne pour un pervers qu'aime bien regarder les blessés pendant leurs sommeils, comme ça. Et puis de toute façon j'allais pas partir sans lui dire dans tous les cas. Je me frottais donc les yeux de ma main qui était libre et je la regardais en riant légèrement.

- Pour tout te dire, tu nous as donné du mal avec les infirmières, on a mis du temps à te mettre hors de danger. Après t'avoir rattrapé quand tu t'es évanouie devant l'infirmerie je t'ai porté jusqu'à ce lit et on a commencé les soins juste après. Ça a duré toute la journée, on a travaillé comme de forcenés tu sais.. C'est pour ça que je suis là ce matin, je me suis écroulé de fatigue.. Et puis je voulais voir comment t'irais à ton réveil aussi, c'est mon devoir après tout.

Je ne savais pas trop quoi faire du coup. Je ne savais pas si je devais m'en aller ou rester à son chevet du coup, c'était à elle de me le dire..

- Du coup, tu veux que j'y aille peut-être..

Je posais ma main sur l'accoudoir de la chaise pensant qu'elle allait me demander de me barrer vu comme elle était mais j'attendais tout de même sa réponse pour ne pas paraitre malpoli..


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Jeu 24 Déc - 14:28
- Je faisais un petit somme quoi, ça se voit non ?

Tu étais encore un peu perdue, ne sachant pas vraiment pourquoi tes cauchemars te hantaient toujours alors même que tu étais réveillée. Vos mains étaient toujours l'une dans l'autre, et vous ne sembliez pas vouloir que cela soit autrement. Tu ne comprenais pas, et son explication était loin de t'éclairer. Il aurait bien pu rentrer non? Alors por que?
Il sembla chercher une infirmière, mais personne à l'horizon. D'ici deux heures peut-être, mais pas avant.

- Pour tout te dire, tu nous as donné du mal avec les infirmières, on a mis du temps à te mettre hors de danger. Après t'avoir rattrapé quand tu t'es évanouie devant l'infirmerie je t'ai porté jusqu'à ce lit et on a commencé les soins juste après. Ça a duré toute la journée, on a travaillé comme de forcenés tu sais.. C'est pour ça que je suis là ce matin, je me suis écroulé de fatigue.. Et puis je voulais voir comment t'irais à ton réveil aussi, c'est mon devoir après tout.

La réponse t'étonnait. Aucun des gardiens n'avait jamais levé le petit doigt pour t'aider, et lui l'avait fais au delà de ses fonctions, allant jusqu'à te soigner avec les infirmières et te veiller toute la nuit. Ton visage affichait une surprise non feinte, et une moue désolée. Ce n'était pas dans ton habitude. Mais tu étais bien trop mal en point pour t'en soucier. Il posa une main sur l'accoudoir, prés à se relever. Oh?

- Du coup, tu veux que j'y aille peut-être..

- No! Quedas!

Ta main avait serré la sienne doucement et cela t'étonnait. La vérité, c'était que ton réveil agité te hantait encore. Pourquoi avais-tu autant de mal ce matin? Tu as soupiré, désespérée par ton comportement. Comment pouvais-tu te montrer aussi faible?

- Je veux dire... Ce n'était pas tes attributions... Ni ton devoir de faire ça... Gracias.

Et tu étais sincère. Un fin sourire éclaira ton visage un instant. Tu n'étais plus aussi vive que d'habitude, la douleur te faisant probablement divaguer un peu.
Tu tentas de t'asseoir en grimaçant un peu sous la douleur. Dios mio ils allaient te le payer. Dans ton regard passa un éclair de colère qui s'estompa bien vite. Tu relevas légèrement ton haut pour laisser apparaître le pansement. Ça n'avait pas l'air jolie jolie...

- Dios mio...


Tu fermas les yeux, profondément agacée par ton état. T'en aurais pour un moment avant d'être sur pied... Tu gémis et te laissa tomber sur l'oreiller.

- Fais chier, c'est pitoyable de finir dans un état pareil!



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Dim 27 Déc - 22:46
J'étais relativement content de ce que j'avais fait. Il est vrai que j'aurais très bien pu partir sans m'occuper du sort de Keysha mais, à vrai dire, c'est vraiment pas mon genre. Et même si elle peut paraitre harassante quelques fois je pouvais pas la laisser dans un état comme le sien sans lever le petit doigt. Me sentant concerné par ça,c'était normal que je sois resté après tout, même si cela ne faisait pas forcément partie de mes attributions premières.

J'étais donc prêt à me lever tandis qu'elle me serra la main un peu plus fort et que je me stoppe net dans mon élan. C'était bizarre en fait, elle n'avait pas le même regard que la Keysha d'avant, elle avait un regard plus empli de mélancolie mais cela venait peut-être de ses blessures après tout.

- No! Quedas!
Je veux dire... Ce n'était pas tes attributions... Ni ton devoir de faire ça... Gracias.


Elle esquissa un sourire ce qui me fit sourire à mon tour. Ça me rassurait en fait de la voir ainsi, saine et sauve, même si elle ne semblait pas dans son assiette tout de même.. Si elle ne s'en était pas sortie, je m'en serais énormément voulu..
Je me rasseyais donc et la regardait droit dans les yeux.

- Ça ne rentre peut-être pas dans mes attributions mais si je ne l'avais pas fait je m'en serais voulu de ne pas t'avoir aidé jusqu'au bout. J'suis peut-être un enfoiré, mais quand je décide d'aider quelqu'un c'est jusqu'au bout que je le fais.

C'est ainsi qu'après ces bonnes paroles elle tenta de s'assoir mais la douleur n'aidait pas, ainsi elle voulut regarder le pansement que nous lui avions fait la veille en soulevant légèrement son haut.

- Dios mio...

Je m'approchais un peu plus du lit avec ma chaise et lui rabaissa son haut en la regardant.

-Il faut pas y toucher ça peut s'infecter. Il faudra que tu demandes à une des infirmières combien de temps tu seras obligés de garder ce pansement.

J'enlevais donc ma main de son haut avant de la remettre sur l'accoudoir. Elle émit un léger gémissement avant de retomber sur son lit. C'est vrai que ça n'était pas pratique mais bon, la convalescence était obligatoire pour le coup. Elle ne pouvait pas y échapper, sinon elle risquerait d'y rester pour de bon ce coup-ci.

- Fais chier, c'est pitoyable de finir dans un état pareil!

Je penchais donc la tête et me demandait d'où lui venait cette envie d'être toujours la plus forte sans montrer ses faiblesses. Il est vrai que moi non plus j'aime pas ça mais j'ai mes raisons. Alors je me demandais quelles pouvaient être les siennes aussi. Ainsi, après m'être égaré dans mes pensées je retournais à la réalité..

- Tu veux savoir ce qui est vraiment pitoyable ? C'est d'être un groupe de 6 bâtards et de s'attaquer à une personne seule ! Être en convalescence n'est pas pitoyable en soi Keysha, on a, certes, l'impression d'être un assisté mais dis-toi que c'est pour mieux te venger après.

J'esquissais un large sourire parce qu'en effet, j'allais pas l'empêcher d'aller coller des prunes après ça. Peut-être que ça n'était pas bien en tant que gardien mais après tout, c'est moi qui décide ce que je veux faire dans des situations pareilles et là la question ne se pose même pas en réalité.

Je tournais une nouvelle fois la tête mais toujours aucune trace d'une quelconque forme de vie. Nous étions seuls et pour une durée indéterminée. J'étais en train de me demander de quoi nous allions bien pouvoir parler pendant tout ce temps et ce que nous allions bien pouvoir faire...


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Dim 27 Déc - 23:24
- Ça ne rentre peut-être pas dans mes attributions mais si je ne l'avais pas fait je m'en serais voulu de ne pas t'avoir aidé jusqu'au bout. J'suis peut-être un enfoiré, mais quand je décide d'aider quelqu'un c'est jusqu'au bout que je le fais.

Il s'était rassit, et tu le fixai avec reconnaissance et sûreté. Tu ne voulais pas qu'il parte, car tu serais alors seule au milieu de tes idées noires. Tu étais tourmentée, sans que tu connaisses bien la raison de tout ce bordel que l'on osait appeler tes pensées.
Doucement, tu voulus voir tes blessures, mais d'une main bienveillante, Galaad te replaça ton haut, comme pour t'en empêché.

-Il faut pas y toucher ça peut s'infecter. Il faudra que tu demandes à une des infirmières combien de temps tu seras obligés de garder ce pansement.


- Il reste bien dos horas à attendre avant que je n'obtienne réponse à cette question. Et tu n'es pas un enfoiré Gal'.

Ah ouai la familiarité carrément? OK pourquoi pas.
Tu émis une plainte quand tu retombas sur ton oreiller. C'était douloureux et honteux que tu sois ainsi allongée non? Tu tentas de retenir une grimace mais la souffrance t'en empêcha. Face à ta réplique, il pencha la tête, comme surpris par tes propos.

- Tu veux savoir ce qui est vraiment pitoyable ? C'est d'être un groupe de 6 bâtards et de s'attaquer à une personne seule ! Être en convalescence n'est pas pitoyable en soi Keysha, on a, certes, l'impression d'être un assisté mais dis-toi que c'est pour mieux te venger après.

- Tu m'encourages à me venger là? Gracias. Et ils étaient huit à la base. Quand t'es arrivé, deux étaient déjà au sol.

Tu appréciais le fait qu'il veuille te rassurer quand à ton état, sans que tu n'oses l'avouer. Depuis combien de temps personne n'avait voulu t'aider réellement? Non par devoir mais par envie?
Ta main était toujours dans la sienne, et ce simple geste suffisait à te rassurer et à te permettre d'échapper à la solitude qui t'habitait depuis la mort de ton frère. Tu te passas une main dans les cheveux, les remettant difficilement en place avant de fixer le gardien. Tu ne comprenais toujours pas ses motivations à rester, mais tu lui en étais reconnaissante. Il avait un large sourire que tu ne lui avais jamais vu et tu souris faiblement, amusée.

Il tourna la tête, comme cherchant une présence. Était-il occupé aujourd'hui? Devait-il filer? Tu soupiras et à regret, tu desserra la prise sur sa main, comme pour l'autoriser à ne plus te tenir. Tu détournas le regard, fixant ton pansement. Que dire? Que t'arrivait-il ce matin?

- Si tu as plus important à faire, je ne te retiens pas tu sais?

Mais tu ne voulais pas qu'il s'en aille, et tu ne voulais pas que la chaleur de sa main quitte la tienne, glacée.



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Mer 30 Déc - 22:44
Je me rendais compte qu'il était quand même très tôt puisque, à défaut de voir des infirmières, je pensais qu'il y aurait eu un peu de bruit dehors au moins. Mais rien. Personne à l'horizon, c'était tellement calme. Pas comme toutes les journées que j'avais eu avant, c'était reposant et pourtant je n'étais pas en compagnie de la détenue la plus calme de la prison mais elle était calme pour une fois...

- Il reste bien dos horas à attendre avant que je n'obtienne réponse à cette question. Et tu n'es pas un enfoiré Gal'.

Elle me donne un surnom maintenant ? Elle doute de rien, mais bon ça me dérange pas, ce qui m'étonne plus c'est qu'elle commence à me faire des compliments, elle n'était plus du tout la même depuis que je l'avais emmené dans l'infirmerie. Je découvrais des nouvelles facettes de la Keysha Fuentes que je pensais comme étant sans scrupules et ronchon. Elle me redonnait un peu espoir en les détenus, je la remerciais pour ça. Le fait est qu'en arrivant ici je ne pensais que j'allais aider des détenus ou encore leur parler, sauf pour le dire d'aller se faire voir. Je ne pensais pas que j'allais vouloir que certains s'en sortent, je pensais être un tyran, et au final je frappe bien des gens dans la bouche, je me fais respecter, mais surtout j'essaie d'aider les détenus qui le méritent. Je m'étonnais..

- Tu m'encourages à me venger là? Gracias. Et ils étaient huit à la base. Quand t'es arrivé, deux étaient déjà au sol.

Evidemment que je t'encourage à te venger, ils le méritent et j'espère pour eux qu'ils recroiseront jamais mon chemin. Je suis loin d'être contre la violence mais être déloyal c'est quelque chose qui m'insupporte au plus haut point !

- Oui, il faut que tu te venges, pour qu'ils arrêtent de prendre les Redweaks pour des punching-balls. Et surtout qu'ils arrêtent de me faire emmener des gens à l'infirmerie, c'est pas tolérable.

J'en avais un peu marre de leurs conneries de "On est les plus forts, on fait ce qu'on veut" parce que je vais très vite les faire redescendre sur terre ces petits cons. La plupart des délits de la prison sont à cause d'eux, ces Carnivors qui pètent plus haut que leur cul. Je me donne la mission de les éclater jusqu'au dernier tiens.
D'ailleurs, c'est bien beau de s'énerver tout seul dans sa tête mais faut revenir dans la réalité. Et dans cette réalité, je suis toujours en train de tenir la main de Keysha, je sais pas pourquoi, je sais juste que ça a l'air de lui aller et peut-être de la rassurer ou je ne sais quoi. Du coup je continue de la lui tenir et je me dis que heureusement que personne est là pour le voir parce ça partirai vite en sucette. Elle remet ses cheveux en place et sourit légèrement. Je l'avais vu peu de fois c'est vrai mais elle semblait plus jouasse que toutes les autres fois où je l'avais vu et ça me faisait plaisir.

Et puis à ma grande surprise elle desserra sa main qui tenait la mienne puis tourna son regard vers son pansement comme si elle se remettait à se recroqueviller sur elle-même. Je ne vois pas pourquoi elle faisait ça, peut-être voulait-elle que je m'en aille allez savoir.

- Si tu as plus important à faire, je ne te retiens pas tu sais?

C'était donc pour ça qu'elle m'avait lâché.. Elle n'avait pas tort dans le fond, c'est vrai que je pouvais m'en aller mais le fait est que je n'en avais pas foncièrement envie en réalité. J'étais bien ici à parler avec elle, à essayer de lui faire retrouver le moral qu'elle semblait avoir perdu à chaque fois que je la croisais dans les couloirs. C'était ça où je rentrai dans mon appartement morose, à attendre le bon moment pour aller bosser. Le choix était vite fait à vrai dire, j'avais pas à me poser de questions.

- Plus important à faire ? À 5h du mat' ? Je ne pense pas non. Et puis qui te dis que j'ai envie de m'en aller ? Ou alors c'est toi qui veut que je m'en aille. C'est ça Key' ?

Moi aussi j'attaquais les familiarités, histoire de briser encore un peu plus la glace. Pour dire vrai, elle m'intrigue, c'est la première détenue avec qui ça ne me dérange pas d'avoir une conversation et pourtant c'est pas simple de s'entendre avec elle d'habitude. Mais là c'était différent et c'était pas pour me déplaire. J'avais laissé ma main sur son lit, je me rendais pas bien compte qu'elle l'avait lâché sans doute. Je me demandais si je devais me préparer à partir ou si je devais rester. Tout était un peu confus dans ma tête à ce moment...


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Date d'inscription : 09/05/2015
Mer 30 Déc - 23:55
- Oui, il faut que tu te venges, pour qu'ils arrêtent de prendre les Redweaks pour des punching-balls. Et surtout qu'ils arrêtent de me faire emmener des gens à l'infirmerie, c'est pas tolérable.

Un petit rire sincère t'échappa Keysha. Tiens tiens.. Il n'avait rien de menaçant. Il était doux et presque innocent. Celui d'une jeune femme de dix neuf ans, qui n'a jamais rien connu d'autre que la vie elle même. C'était un rire joyeux que tu n'avais plus vraiment l'habitude d'avoir.
Galaad t'amusait par sa manière de voir cette prison. Il n'était pas injuste, ni corrompu et il n'était pas méchant. Il était simplement... Lui-même. Quelque chose de rare dans cette prison.
Il ne t'a pas fait signaler que tu l'avais surnommé, chose dont tu t'abstiens d'ordinaire. Donner un surnom est synonyme de rapprochement, et tu étais contre. Une vraie rebelle hein mi corazon? Mais étrangement, cela t'avait échappé.

- OK je retiens. Si je t'envoies un blessé, je me ferai massacrer. Claro.


Il parût surprit quand tu lui lâchas la main. En même temps que tu perdais ton sourire, tu reprenais ta main, sans non plus l'éloigner de la sienne. Comme si tu n'avais pas totalement envie qu'il s'en aille. Tu émis l'idée qu'il puisse s'en aller, sans que l'envie ne t'en effleure l'esprit. Mais il avait déjà beaucoup fait pour toi, et on t'avait appris à ne jamais rien attendre des autres. Pourquoi resterait-il? Tu n'étais que son travail, qui te disait qu'il t'appréciait, ne serait-ce qu'un peu?

- Plus important à faire ? À 5h du mat' ? Je ne pense pas non. Et puis qui te dis que j'ai envie de m'en aller ? Ou alors c'est toi qui veut que je m'en aille. C'est ça Key' ?

Oui à 5h du mat' et alors? Tu te mordis l'intérieure de la joue, de façon à ce qu'il ne le voit pas. Pourquoi était-il si familier tout à coups? Pourquoi te donnait-il un surnom? Pourquoi l'avais-tu fais toi aussi? Pourquoi était-il gentil avec toi, pauvre carcasse? Voulais-tu seulement qu'il s'en aille? N'avais-tu donc pas la peur justement qu'il te laisse seule avec tes pensées les plus sombres?
Sa main était toujours sur le lit, et tu voulais répondre que oui, tu voulais qu'il parte. Mais ça aurait été mentir, et tu ne le voulais pas. Tu étais suffisamment menteuse comme ça.

- Et bien... Si tu n'as rien d'autre à faire... Peut-être pourrais-tu rester no?


Ta main froide vint toucher la sienne, chaude, l'encourageant explicitement à répondre par l'affirmative à ta proposition. Une question te titillait nerveusement l'esprit, et tu te redressas sur ton lit, assise , appuyée seulement sur ton coussin. Pourquoi vos mains étaient-elles si proches? Pourquoi ne pas les retirer? Tu ne savais pas pourquoi, mais intimement, tu avais comme l'impression que si tu rompais le contact avec lui, tu perdrais aussi son attention. Le raisonnement était assez égoïste quand on y pense.

- Dis Gal'... Qu'est-ce-qui t'as poussé à devenir gardien de prison? C'est pas un métier qui fait rêver quand on est un niño no?

Allons donc toujours le surnom! T'avais quoi ce matin là? La morphine faisait toujours effet ou quoi?! Tu le regardais avec attention, détaillant plus attentivement le jeune homme. A bien y réfléchir, il faisait un peu moins brute qu'on pouvait le penser au premier regard non? Toi non plus tu ne faisais plus monstre assoifé de sang. on aurait plutôt dis une jeune fille curieuse. Ce que tu étais intimement. Celle qui justement, était morte il y avait des mois, à la suite de la mort de ton frère. Celle qui justement, n'avait pas sa place en celle que tu étais devenue.



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Jeu 31 Déc - 19:34
Elle avait rit, ça me faisait plaisir. Je me disais même que je faisais moins gros bourrin qu'avant ou même qu'avec les autres détenus. Peut-être parce qu'elle aussi semblait laisser tomber le masque de violence qu'elle arborait tous les jours. Je souriais à mon tour en la regardant. Elle m'intriguait de plus en plus, je la découvrais peu à peu, c'était... Comment dire ? Ça faisait longtemps que je m'étais pas intéressé à quelqu'un comme ça..
J'attendais sa réponse, je voulais vraiment savoir si elle voulait que je m'en aille. Le fait est que c'était pas vraiment mon intention de base. Je voulais vraiment rester, j'avais rien à faire et puis on commençait à peine de discuter je voulais pas partir du tout. Mais bon, si elle voulait que j'y aille j'allais pas refuser, ce serait malpoli et en plus elle est en convalescence..
Elle semblait reprendre son visage triste et froid, je ne voulais pas. J'avais réussi à la faire sourire alors je ne voulais pas que ça n'ai servi à rien...
Pendant que je pensais à ça, elle continuait toujours avec ce regard qui me déplaisait, ce regard triste que je ne voulais pas voir. Mais, elle se décida à me répondre, je m'apprêtais à partir, pensant qu'elle allait me demander de quitter la pièce. Je ne souriais plus moi non plus, ça me faisait chier de devoir partir...

- Et bien... Si tu n'as rien d'autre à faire... Peut-être pourrais-tu rester no?

Je me stoppais net dans mon élan et écarquillais les yeux en la regardant. Ah non, en fait, elle voulait que je reste. Je m'étais trompé en fait. Ça m'arrangeait vraiment, je me rasseyais et la regardait dans les yeux esquissant un léger sourire, plissant un peu les yeux.
Elle rapprocha en même temps sa main de la mienne, la touchant seulement. Ma main était chaude mais la sienne était complètement gelée. J'avais envie de la reprendre pour la lui réchauffer mais ça n'aurait sans doute servi à rien puisqu'étant blessée, la convalescence la refroidirait tout de même et puis je ne saurais pas sa réaction, peut-être m'aurait-elle frappé ou je ne sais quoi. Elle se serait fait mal avec toutes les blessures.. Je ne prends donc pas le risque même si sa main est un véritable glaçon.

- Comme je te dis, j'ai pas envie de m'en aller. Et si tu ne me demandes pas de partir en plus, je reste.

Elle se releva directement et s'assit devant moi, uniquement tenu par son bras.
C'est à ce moment-là qu'elle me posa une question. En réalité, la première question intéressée qu'elle posait depuis que je la connaissais. Je souris un instant en entendant celle-ci..

- Dis Gal'... Qu'est-ce-qui t'as poussé à devenir gardien de prison? C'est pas un métier qui fait rêver quand on est un niño no?

Je tournais la tête puis me grattais le menton. C'est vrai que ça me remontait des souvenirs à la tête, tellement de souvenirs.. C'est vrai que ça fait pas foncièrement rêver quand on est gosse mais au final, c'est ça qui me plait le plus dans tous les métiers auxquels je pensais étant plus jeune..

- Eh bien, quand j'étais plus jeune, j'étais voué à un avenir de chercheur mais j'étais très bagarreur et j'en avais marre de bosser même si j'étais l'un des meilleurs de mon lycée, j'avais envie de trouver un travail qui me permettrait de me défouler et de bouger, pas un travail dans un bureau, c'est chiant. C'est vrai que c'est pas le métier rêvé pour un enfant mais j'm'en foutais en fait, haha. Voilà tout, Key'.

Elle me surnommait alors je voyais pas pourquoi je le ferai pas non plus. Et ça m'étonnait d'ailleurs, le surnom est une marque de rapprochement.. Enfin, je le faisais aussi du coup, alors ça changeait rien au final, on était pareils à ce niveau.
Elle semblait me détailler du regard, ça me mettait un peu mal à l'aise mais bon, si elle le faisait, pourquoi pas moi. Alors je la détaillais du regard aussi et à bien y regarder elle ne faisait pas du tout la brute sans scrupules, Carnivor jusqu'au bout des ongles. Elle semblait être une jeune femme normale de son âge, curieuse comme tout. Cela m'amusait et.. j'aimais bien la voir comme ça en fait.

Je ne sais pourquoi on restait comme ça l'un en face de l'autre, à se regarder mutuellement, on s'intriguait, j'avais envie de rester là et elle ne voulait pas que je parte mais on ne paraissait pas savoir pourquoi, ni l'un ni l'autre. Ou alors, peut-être que l'on attendait quelque chose l'un de l'autre, je ne sais pas... Mais j'étais sûr d'une chose, c'est que nous étions tous deux contents d'être ici et que nous ne voulions pas faire quoi que ce soit d'autre en ce moment même...


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Sam 2 Jan - 0:22
- Comme je te dis, j'ai pas envie de m'en aller. Et si tu ne me demandes pas de partir en plus, je reste.

Il avait l'air étonné, comme surpris que tu puisses vouloir qu'il reste. En même temps venant de toi, Key', ça avait de quoi surprendre.Tu lui as souris au moment où il s'est rassit, te laissant lui toucher la main, et te souriant avec gentillesse. Depuis combien n'avais-tu pas eu de conversation aussi douce chica?
Tu te redressas, grimaçant sous la douleur à ton flanc.
Tu te permis de reprendre sa main dans la tienne, comme attirée par sa chaleur. Vos paumes l'une contre l'autre te donnait un sentiment étrange. Tes mains cognaient mais n'était jamais douces.

Après un temps de réflexion, posément, tu lui posas une question qui te trottait en tête depuis un moment. Tu attendis patiemment sa réponse, et tu le vis tourner la tête, se grattant le menton, comme replongé dans ses souvenirs. Était-ce une question si difficile?
Plus jeune, tu avais voulu enseigner la musique aux plus jeunes. D'aussi loin que tu te souviennes, tu avais toujours aimé la guitare et le chant. Enfin... Jusqu'à ce que ton père te fracasse ta guitare sur le crâne, quand tu n'avais que douze ans. Tu avais joué un peu trop fort, croyant qu'il n'était pas encore rentré.
Quand Alejandro t'avait avouer que tu pourrai suivre des cours dans une école d'art musical, tu l'avais bénis. C'était ton rêve, et il te permettait de le réaliser. Tu donnerai bien des choses pour pouvoir de nouveau chanter ou toucher une guitare. Mais impossible ici. Un soupire t'échappa, et enfin, sa réponse te parvint aux oreilles, te ramenant à la réalité.

- Eh bien, quand j'étais plus jeune, j'étais voué à un avenir de chercheur mais j'étais très bagarreur et j'en avais marre de bosser même si j'étais l'un des meilleurs de mon lycée, j'avais envie de trouver un travail qui me permettrait de me défouler et de bouger, pas un travail dans un bureau, c'est chiant. C'est vrai que c'est pas le métier rêvé pour un enfant mais j'm'en foutais en fait, haha. Voilà tout, Key'.

Key'. T'aimais bien ce surnom. Court et simple. Sans fioriture. C'était proche sans l'être vraiment. Affectif, mais pas idiot.
Tu aimais bien le mental de Galaad. Il était bagarreur certes. Mais il n'était pas idiot. Lui il savait à quoi servait un cerveau. Ça changeait des Carnivores...
Tu vis qu'il te détaillait, tout comme toi tu te le permettais. Après tout, pourquoi pas? Ta main tenait la sienne avec douceur mais néanmoins fermeté. Sa chaleur te réchauffait un tant soit peu bien que sans que tu saches bien l'expliquer, tu ne comprenais pas pourquoi cette chaleur te réchauffait le cœur avec.

- Je te rejoins sur ce point chico. Etre enfermé dans un bureau doit être tellement lassant! Fin tu me diras, je suis bien enfermée ici donc bon...


Un petit rire nerveux te prit et tu te redressas un peu plus, grimaçante. C'est que àa faisait mal cette connerie!
Tu le fixas dans les yeux, ton regard noir et chocolat profond tentant de percer à jour ce jeune homme qui t'avait aidé.
Après un instant seulement, tu fermas les yeux.

- Avant d'arriver ici, je voulais devenir professeur de musique.

Tu ne l'avais jamais confié à personne si ce n'était ton frère. Pourquoi lui? Au pire, il s'en foutait non? De plus, ton rêve était piétiner par ce que tu avais commis. Qui voudrait d'une meurtrière pour professeur? De plus, tu ne chantais plus mi corazon. La passion dans ta voix t'avait quitté, en même temps que les cordes sous tes doigts avaient cessées d'exister. Là encore, ton père avait gagné.



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Date d'inscription : 29/03/2015
Mar 12 Jan - 0:53
Je m'étais rassis, content du fait qu'elle m'ai dit de rester. C'est vrai, j'aurais pu partir depuis un moment mais plus ça allait, plus je lui parlais, plus j'avais envie d'en apprendre sur elle. On semblait vraiment s'intéresser l'un l'autre au niveau du mental. Je souriais, beaucoup à vrai dire, depuis que nous avions commencé notre discussion.
Keysha était la première détenue avec qui je pouvais avoir une conversation constructive sans prise de tête et ça me faisait du bien pour une fois. Ça me redonnait foi en ces détenus qui ne semblent pas vouloir s'en sortir de prime abord mais qui possèdent, en réalité, une véritable volonté derrière cela et c'était ça que je ressentais chez Key'.

Elle m'avais repris la main. Elle était extrêmement froide, je me demandais comment pouvait-on être aussi froid de corps.
Je la lui serrais donc doucement afin de la lui réchauffer un peu. Cela semblait fonctionner et elle paraissait un peu mieux au fur et à mesure que nous parlions. J'esquissais un léger sourire puis nous continuions notre conversation.
Elle souffrait, cela se voyait et ça m'emmerdait pour elle à vrai dire. Il faut avouer, que je sais ce que c'est la convalescence et je sais mieux que quiconque que ce n'est point une partie de plaisir.

Nous nous dévisagions, nous essayions de nous découvrir l'un l'autre et cela m'amusait. Le fait que je veuille en apprendre sur elle et qu'elle veuille en apprendre sur moi était quelque chose de relativement cocasse.
Aussi, je sentais que ma main réchauffait la sienne de plus en plus et je permis donc de desserrer un peu celle-ci afin de la laisser respirer tout de même.

- Je te rejoins sur ce point chico. Etre enfermé dans un bureau doit être tellement lassant! Fin tu me diras, je suis bien enfermée ici donc bon...

Je penche la tête, intrigué. Certes, tu es enfermée ici et alors ? Ce n'est pas une fin en soi. Tu peux en sortir quand tu veux, il suffit d'y mettre du sien et cela fonctionne. Je commence à me dire qu'elle a dû subir quelque chose de très traumatisant et qu'elle a perdue confiance en elle, ce qui m'emmerde en fait. Le vision de la Keysha battante n'existe visiblement pas tout le temps ce qui ne me déplait pas forcément. J'aime connaitre les facettes des personnes avec qui je parle..

- Avant d'arriver ici, je voulais devenir professeur de musique.

Là, j'écarquille les yeux. Je ne lui ai pas posé de question, rien du tout et elle m'avoue quelque chose de son plein gré.
À ce moment c'est un peu le bordel dans ma tête. Je commence à me dire que je l'apprécie en fait, et j'ai l'impression que c'est complètement réciproque même si je n'aime pas m'avancer alors je dis rien. Je me rend juste compte qu'on se rapproche par la parole et les mots nous font nous sentir bien, tous les deux en tout cas. Je lui sers un peu plus la main, place mon autre main sur le lit aussi puis la regarde droit dans les yeux.

- Pourquoi "avant d'arriver ici" Key' ? Si c'est ce que tu veux faire, je ne vois pas en quoi cette prison est un problème. Il te suffit d'en sortir non ? Ça peut paraitre con dit comme ça mais tu peux sortir si tu en as l'envie et la détermination.

Après tout, il faut bien dire ce qui est vrai. Les murs d'une prison ne doivent pas être un obstacle à un rêve. Si j'ai bien appris un truc durant pendant mes 22 années d'existence c'est qu'il ne faut pas abandonner ses rêves, quoi qu'il en coûte. Je tournais donc la tête repensant à un truc qui me passait par la caboche pendant un instant comme ça.

- J'ai un instrument de musique dans mon appartement si tu veux. Je pourrais te le prêter si cela peut te donner envie de repenser à cette vocation qui te tient à coeur.

C'est vrai je me souviens que j'ai une guitare chez moi. Enfin, après faudrait-il encore qu'elle aime la guitare mais bon, si ce n'est pas le cas j'aurais essayé au moins. Mais si je pouvais l'aider, peu importe le moyen, il fallait que je le fasse. Déjà qu'elle était convalescente, il fallait bien que j'essaye quelque chose pour remonter le moral des troupes..


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Date d'inscription : 09/05/2015
Mer 13 Jan - 0:15
Il serrait ta main dans la sienne, chaude et rassurante. Comme une enfant après son premier cauchemar, tu t'accrochais à cette sensation de secours bienfaisant que te procurait le doux contact sur ta main. Tu voulais croire qu'il faisait cela seulement par gentillesse, mais tu savais combien sa volonté été là, elle aussi. Galaad n'était pas là parce que tu le voulais, mais bien parce que lui le désirait aussi.
Il avait sourit, comme agréablement surpris par la tournure de votre conversation qui était la première cordiale pour toi, depuis ton arrivée en ces lieux.
Étrangement, l'infirmerie ne te paraissait plus si vide, et tu ne te sentais plus aussi seule, ni abandonnée. La paix du moment apaisa un instant tes tourments.

Mais très vite, une remarque t'échappa chica, et le gardien eu un regard bien équivoque, surprit par ta facilité d'expression comme par le sens de tes propos.
Sa main a serré la tienne et bientôt, il posa sa seconde sur le lit elle aussi. Un nouveau rapprochement. Un lien aussi rare que surprenant se tissait peu à peu entre vous et bientôt, tu ne t'en rendis même plus compte tant tout cela te paraissait normal.

- Pourquoi "avant d'arriver ici" Key' ? Si c'est ce que tu veux faire, je ne vois pas en quoi cette prison est un problème. Il te suffit d'en sortir non ? Ça peut paraître con dit comme ça mais tu peux sortir si tu en as l'envie et la détermination.

Un petite rire te prit, suivit d'une quinte de toux violente, mais loin d'être alarmante vu ton état. Tu le fixas alors, intriguée. Pourquoi t'aider? Pourquoi te regardait-il non pas comme le monstre que tu étais supposée être mais comme la jeune femme que tu étais vraiment? Pourquoi était-il si prévenant à ton égard?

- J'ai un instrument de musique dans mon appartement si tu veux. Je pourrais te le prêter si cela peut te donner envie de repenser à cette vocation qui te tient à coeur.

Une vocation? Un instrument? Envie? Tenir à coeur? Ses mots que tu avais presque oubliés te revenaient peu à peu en mémoire et leur souvenir si vivace te faisait bien plus de peine que tu ne voulus bien l'admettre. Tu te mordis l'intérieur de la joue, cachant ton trouble. Te proposait-il donc de t'aider? Et quelle proposition! Il s'agissait là de te rendre ce que tu avais perdu: Ta voix. Celle que tu étais vraiment passait par ta voix. Sans ça, tu n'étais plus rien. Et depuis Alex, tu n'avais plus jamais chanté, honteuse.

- Je n'ai pas touché une guitare depuis les meurtres Galaad, quand à chanter, je ne l'ai plus jamais fait, et je doute en être encore capable. Mais... Gracias.

Ton ton était égale à ton habitude, mais on lisait encore dans tes yeux la douleur du souvenir. En te concentrant assez fort, tu pouvais encore sentir les cordes d'acier couler sous tes doigts fins et longs. Tu ressentais encore les vibrations de ton instrument en parfaite harmonie avec celles de ta voix. Tu ressentais la chaleur du bois et le pétillement des notes de musique s'élevant dans l'air. Tu pouvais encore ressentir les mêmes émotions qu'autrefois, signe que tu mentais à Galaad. Si une guitare t'était passée sous la main, tu aurais su jouer. Si tu voulais chanter, tu le pourrai. Mais la vie t'avait bien trop pris par ta seule faute, que tu te refusais le droit à un quelconque bonheur.

- Quand à l'avenir après la prison, je ne suis pas de ton avis. Qui voudrait d'une fille comme moi, sans diplôme ni compétence et ayant fait de la prison pour meurtre comme employée? Chico, la prison reste encore ma seule casa.  



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Date d'inscription : 29/03/2015
Mar 2 Fév - 21:28
C'était un moment très agréable que nous passions tous les deux. En fait, je m'en rendais compte peu à peu. La jeune femme que je pensais n'avoir aucun coeur ni scrupule lors de nos précédentes rencontres semblait bien être une fille sensible qui tient à ses rêves même si elle semble les avoir enfouis au plus profond d'elle-même et je me donne comme but de déterrer ces rêves.
Je lui avais donc proposé d'emprunter ma guitare si elle le voulait, c'est vrai que je ne sais que très peu en jouer et puis ça l'aiderait bien plus elle que moi. Et puis je lui donnais de bon coeur mais elle continuait de se braquer comme si quelque chose l'en empêchait au fond d'elle.

- Je n'ai pas touché une guitare depuis les meurtres Galaad, quand à chanter, je ne l'ai plus jamais fait, et je doute en être encore capable. Mais... Gracias.

Je penchais un peu la tête comme pour essayer de deviner les raisons de son refus.. Était-ce à cause de ces meurtres dont elle parle ? Je pense, mais à vrai dire, je n'ai pas lu son dossier comme ceux de tous les autres détenus d'ailleurs, mais je n'ai pas envie de remuer le couteau dans la plaie quant à ce mauvais passage dans sa vie. Cela se voyait dans son visage qu'elle avait souffert, et qu'elle souffrait encore beaucoup. Ses yeux étaient passés de la joie de parler de ses rêves à la tristesse d'un mauvais souvenir qui remonte à la surface. Je ne savais pas quoi faire pour le coup, oublier des souvenirs douloureux est chose impossible et lui en parler n'arrangerait rien. Je ne trouvais donc qu'un seul moyen.
Je me rapprochais d'elle avec ma chaise et prenait son autre main dans la mienne. Je la regardais droit dans les yeux..

- Pourquoi te priver ainsi ? Je suis sûr que tu es quelqu'un de talentueux. Et ne me fais pas croire que le temps à quelque chose à voir là-dedans, tu chantes toujours bien, j'en suis persuadé ! Quant à la guitare, je te l'apporterai quand même, il faut que tu t'y remettes, je sens que t'en as besoin et je n'en démorderai pas !

Bon, ça c'était dit au moins, j'espérais que ça l'ai fait réagir au moins un peu. Mon intuition me disait de l'aider même si on se connaissait depuis peu de temps, j'avais vraiment envie de le faire pour une raison que je cherchais encore on semblait s'apprécier mutuellement. Mais elle semblait rester braquée dans sa pensée qu'elle ne pourrait jamais sortir d'ici..

- Quand à l'avenir après la prison, je ne suis pas de ton avis. Qui voudrait d'une fille comme moi, sans diplôme ni compétence et ayant fait de la prison pour meurtre comme employée? Chico, la prison reste encore ma seule casa.

Je n'étais pas de son avis une fois de plus, il n'y aucune raison pour refuser quelqu'un qui essaye de se réinsèrer dans la société. Elle était bloquée et mon seul but à ce moment là était de débloquer cette optique de prison pour toute sa vie..

- Ne dis pas ça enfin ! Je connais des tas de gens qui recrutent des personnes en réinsertion et puis à quoi ça sert de passer sa vie ici franchement ? C'est pas une vie pour quelqu'un qui a des rêves.. Pour les personnes comme toi.

J'avais encore balancé mes idées comme ça, mais bon, dès que j'entends des trucs qui me plaisent pas je peux pas m'en empêcher, il faut que ça sorte. Mais bon, je baisse la tête après avoir dit ça et je me rend compte que moi aussi, j'aurais pu faire mieux que ça mais bon le métier de gardien est la première chose qui m'est venue et ça me réussit pas mal alors on va dire que c'est bon...


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Date d'inscription : 09/05/2015
Mar 2 Fév - 23:01
Il s'était rapproché de toi, avançant sa chaise plus prés encore, et il te tenait les mains avec douceur. Ces gestes t'étant peu familiers, tu parût surprise, sans pour autant vexée ou  dérangée par ceux-là.
Tu le fixais du regard, attendant impatiemment une réponse, une explication à sa gentillesse. Sans que tu ne saches vraiment pourquoi, son regard, s'il ne te dérangeait pas, te rendait nerveuse.

- Pourquoi te priver ainsi ? Je suis sûr que tu es quelqu'un de talentueux. Et ne me fais pas croire que le temps à quelque chose à voir là-dedans, tu chantes toujours bien, j'en suis persuadé ! Quant à la guitare, je te l'apporterai quand même, il faut que tu t'y remettes, je sens que t'en as besoin et je n'en démordrai pas !

- Galaad...


Mais il ne te laisserait pas tergiverser et tu le savais. Il avait l'air suffisamment déterminé pour tenir parole, et même ta mauvaise réputation ne te préserverait pas de cette aide qu'il t'apportait.
Tu ne l'admettrais jamais, mais le fait qu'il pense à te prêter une guitare te touchait énormément. Mais tu ne pouvais pas accepter. En oubliant le fait que tu refuses de t'accorder ce bonheur, il ne fallait pas oublier non plus que si les détenus venaient à savoir qui tu étais vraiment, tu pourrai pleurer en devenant une redweaks qu'ils n'en auraient rien à faire. Et tu refusais ce cas de figure.
Trés vite, tu voulus lui parler du problème de la réinsertion suite à la prison. C'était sur que dans ton cas, tu étais en la mierda.

- Ne dis pas ça enfin ! Je connais des tas de gens qui recrutent des personnes en réinsertion et puis à quoi ça sert de passer sa vie ici franchement ? C'est pas une vie pour quelqu'un qui a des rêves.. Pour les personnes comme toi.

- Qui te dis que j'ai encore des rêves Gal'? Tu ne me connais même pas.

Tu soupiras et détournas le regard, profondément touchée par sa gentillesse. On ne pouvait t'enlever celle que tu étais vraiment, au fond de toi: Une jeune fille détruite par la vie, qui n'avait eu d'autre choix que celui de se blinder pour ne plus souffrir. Mais entre ton état physique, et le fait de parler de tout ça, tu ne pouvais pas porter le masque de cette Keysha Fuentes que toute la prison connaissait. Ici, à cet instant, tu n'étais que la petite Key', une jeune fille désolée et perdue, anéantis et revancharde. Tu n'avais plus ni maison, ni famille. Plus d'amis. Plus de rêve. Plus d'espoir. Que te restait-il? Plus personne ne savait qui tu étais, pas même toi. Ton regard fuyait le sien, mais tes mains restaient dans les siennes, comme si ce simple geste te rassurait.

- Je ne veux plus entendre parler de musique. Nunca. Je ne suis plus cette fille-là. J'ai changé.

Faux. Tu n'avais pas changé. Tu t'étais protégée, enfouissant en toi celle que tu étais vraiment. Cette jeune femme pleine de rêve et d'ambition. Où était donc passé cette fille qui se rêvait professeur de musique ou chanteuse? Ou avait donc disparue la jeune compositrice pleine d'ambition? Qui étais-tu devenue Keysha? Et pourquoi l'étais-tu devenue? Mais en toi, une seule réponse raisonnée.

- Mi hermano.

Tu l'avais dis à voix haute, comme si cela était évident. Mais ça ne l'était pas. Tu ne l'avais pas tué. Mais ton dossier était faux. Personne ne le savait non plus. Il te manquait terriblement. Votre rêve aussi te manquait. Celui d'être heureux. Celui de croire en l'avenir. Ça aussi, votre père vous l'avait prit. Tes mains serrèrent doucement celle du jeune homme se tenant à tes côtés, et tu lui fût reconnaissante de ne pas partir. Pour une fois, tu n'étais pas seule.

HRP:
 



Merci à Road pour le kit ~
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Dim 21 Fév - 3:15
Les mains l'une dans l'autre nous continuions notre discussion qui semblait n'être qu'une tentative vaine de ma part afin de voir enfin la véritable Keysha. Mais je n'allais pas abandonner si facilement et je pense qu'elle le savait.
La conversation avançait et j'essayais autant que possible de la cerner mais c'était très dur vu que je ne connaissais rien d'elle basiquement, vu que je n'avais pas lu son dossier et ne connaissais rien de sa vie. C'était bien la seule fois où j'aurais bien voulu un indice afin de pouvoir mettre toute les chances de mon côté pour l'aider le plus possible..

- Qui te dis que j'ai encore des rêves Gal'? Tu ne me connais même pas.

Je sourit. Évidemment qu'elle avait encore des rêves, une vie sans rêves, sans but, n'aurait aucun intérêt. Même si ceux-ci sont enfouis au plus profond de ton être à cause d'une blessure psychologique ou autre, ils existent et ne demandent qu'à être déterrés. Je n'avais même pas besoin de répondre à cette question tant mon regard et mon sourire y répondaient déjà bien assez. Et puis pas la peine de la connaître pour pouvoir deviner que la Keysha dure et sans coeur n'était pas la véritable Keysha Fuentes..
Elle n'avait de cesse de détourner le regard, comme si elle essayait de fuir la vérité sur elle-même et sur sa véritable identité. Elle semblait confuse mais n'enlevait pas ses mains des miennes dans tous les cas, peut-être cela l'aidait-elle dans une quelconque mesure. Je resserrais donc celles-ci espérant qu'elle se sente mieux grâce à ça..

- Je ne veux plus entendre parler de musique. Nunca. Je ne suis plus cette fille-là. J'ai changé.

Je penchais la tête. Mais pourquoi était-elle butée ainsi ? Pourquoi voulait-elle se priver de ce qui avait pour habitude de la rendre heureuse ? Je me posais vraiment beaucoup de questions quant aux raisons qui la poussaient à agir comme ça mais tout semblait pointer vers un bordel monstre au beau milieu de sa vie qui l'a poussé à tout abandonner comme ça. Je tournais la tête puis fronçais les sourcils.

- Pourquoi... Pourquoi tout ce que tu me dis depuis tout à l'heure sonne faux à mes oreilles ?

A ce moment, je retournais la tête vers elle et la regardais dans les yeux. J'avais plus que jamais envie de savoir, il fallait que je trouve une réponse à toute mes questions, voire même seulement un début de réponse, une aide quelconque, qu'elle s'ouvre un peu plus à moi..

- Mi hermano.

À ce moment-ci j'écarquillais les yeux. Certaines zones d'ombre s'éclaircissaient et je commençais à me dire que ce frère dont il était question ici devait beaucoup compter pour elle et que ce qui lui était arrivé devait être assez violent psychologiquement pour qu'elle en oublie tous ses rêves et qu'elle les enfouisse au fond de son cerveau.
Je fronçais donc les sourcils et paraissait plus déterminé que jamais.

- Ton frère... aurait-il voulu que tu laisses tomber ces rêves, quelles qu'en soient les raisons chica ?

C'était un défi que je me lançais, je voulais voir la véritable Keysha, celle que je cherchais depuis le début de notre conversation ! Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas investi dans une tâche si activement mais il fallait avouer que plus ça allait et plus je l'appréciais. C'était con à dire mais rien que le fait de se tenir les mains et de discuter nous rapprochaient indéniablement l'un de l'autre et je me demandais où tout cela allait nous embarquer dans le futur...


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