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La nuit, tous les chats sont noirs

Sam 11 Juil - 16:11

« De la force à la violence, il n'y a que l'épaisseur d'une haie. »



Juillet (cycle 1)
Quand le couvre-feu est passé, aucun prisonnier n'a le droit de sortir de sa cellule, encore moins de se balader dans la prison comme il l'entend. Il s'agit d'une règle nécessaire au bon fonctionnement de l'établissement carcéral : si jamais ceux qui n'ont pas le droit de sortir pouvaient se permettre une telle fantaisie, c'est tout le système qui s'effondrerait. Et tu es bien d'accord avec ces règles. Il est important que les personnes enfermées ici ne fassent pas non plus tout ce qu'elles veulent, surtout si elles n'appartiennent pas à ton gang ; en cela, tu te satisfait toujours de voir que les gardiens sont là pour veiller au grain. Même si, en général, ces gardiens font surtout attention à ne pas te déplaire - ah, la belle vie de chef. Pour toi, un bon gardien, c'est quelqu'un qui fait respecter les règles quand cela t'arrange, et ferme les yeux sur les actes de tes hommes. Et sur les tiens, surtout.
Bref, les règles sont bonnes pour les autres.
Voilà pourquoi, sans te soucier totalement du couvre-feu, tu as décidé de sortir de ta cellule, sans te soucier de savoir si tes infortunés camarades se réveilleront ou non. Comme d'habitude, tu as le même réflexe : Bryan gérera cela pour toi. Toi, tu t'occupes du gardien qui est censé surveiller la cellule. Tu as de la chance, il est dans ta poche, celui-là. Un type franchement vénal, et qui a des exigences un peu immorales, mais que tu peux parfaitement satisfaire dans ta position. Tant que tu lui donnes ce qu'il désire, il t'est totalement dévoué. Et il sait qu'il ne peut pas se tourner vers quelqu'un d'autre : tu l'as entraîné dans le monde de l'illégal, désormais. Et nul autre n'est en position de lui donner ce qu'il désire... enfin, ce dernier point se discute, car tu n'es pas le maître incontesté de la prison, c'est simplement que tu aimes à le croire. Tu te conçois comme le plus grand prédateur, et ceux qui te résistent encore pour le moment finiront tous par ployer. A part peut-être Road Spencer, mais c'est différent : avec lui, le plus simple serait encore de le mettre hors d'état de nuire.

Ton gardien t'a garanti quelques heures de tranquillité, comme tu le lui as demandé. Tu ne prends pas la peine de le remercier, le toisant avec froideur tout en lui tendant du bout des doigts un papier où tu lui as indiqué où et quand récupérer ta récompense. Celle-ci n'est pas encore prête, mais tu demanderas à un Carnivor de s'en occuper demain. Trouver une femme qui acceptera d'écarter les jambes pour ce gardien pervers, c'est assez facile, mais tu n'aimes pas t'en occuper toi-même. C'est un travail de subordonné, tout d'abord. Dans le pire des cas, tu chargerais ton meilleur ami de le faire à ta place, mais jamais tu ne le ferais toi-même. Tu as bien d'autres choses à faire.
La nuit, la prison est très calme. Peut-être trop. Mais tu as l'impression d'être le roi, vraiment. Tu ne portes que ton caleçon, preuve ultime que tu peux tout faire, ici. Gare à celui qui oserait te faire la moindre remarque sur ta tenue, car il finirait très certainement mal. En d'autres temps, tu te serais occupé du malotru dans les règles de l'art, avant de le tuer. Toutefois, tu ne peux plus te le permettre. La torture, ça laisse un peu trop de traces tout de même. Pour le moment, tu évites d'y recourir. Mais tu ne doutes pas un seul instant que tu y replongeras, un jour ou l'autre. Tu aimes beaucoup trop cela pour ne pas céder à tes pulsions.
Le fait d'être quasiment nu ne te donne pas du tout l'impression d'être vulnérable. Tu sais pourtant que tu n'es pas le seul à te balader de nuit. Il y a forcément ces gardiens qui feront une ronde et qui détourneront soigneusement le regard en te croisant - et s'ils ne le font pas, tu éviteras simplement de passer à leur proximité, voilà tout. Et d'autres malins comme toi qui profitent du couvert de la nuit pour grappiller un peu de liberté supplémentaire. Les gardiens sont corruptibles. Tu n'es pas le seul à le savoir, et à en abuser.

Alors que tu pénètres dans le garde-manger, ouvert selon ta demande, t'accordant le droit de te servir dans les réserves comme si elles étaient tiennes, tu entends un bruit derrière toi. Affectant la nonchalance, tu tends l'oreille pour scruter l'obscurité. Rares sont les personnes qui parviennent à se déplacer dans le silence le plus total. Toi-même, tu n'y arrives pas ; tu sais être discret, mais pas plus. De toute façon, c'est bien connu, tu préfères te pavaner ; se cacher, c'est pour les lâches. Ces bruits de pas, de toute façon, ne t'inquiètent pas vraiment. Personne ne saurait faire peur au grand Zak Blood. Aussi continues-tu ton exploration du garde-manger, tout en écoutant les pas se rapprocher de toi.
La porte s'ouvre, et dévoile une silhouette qui t'est bien familière. Tu es pris en flagrant délit, mais tu t'en fiches complètement. Un sourire amusé illumine ton visage, tandis que tu portes les mains à tes lèvres, comme pour lui rappeler votre précédente rencontre.
« Oh, Keysha Fuentes. Tu es consciente que le couvre-feu est passé depuis un moment ? »
Tu ne sembles pas du tout conscient du fait que ce couvre-feu, en théorie, te concerne aussi. Mais bon, pour toi, les règles sont bonnes pour les autres, elles ne te concernent pas. C'est donc normal de te voir quasiment à poil la nuit, en train de fouiller dans le garde-manger. En revanche, pour quelqu'un d'autre, la question se pose.
« A moins que faire une passe en pleine nuit rapporte bien. Cela dit, je préfère te prévenir, si tu gagnes de l'argent par ce biais, tu devras m'en reverser une partie. »
Ce que tu dis est immonde, mais toi, ça te fait rire. Tu te souviens que cette femme est assez explosive et pourrait bien s'en prendre à toi à un moment ou à un autre. Un jour, il faudra que tu la recadres. Mais pour le moment, tu la provoques. Mettre en doute sa moralité n'est sans doute pas la chose à faire, toutefois, tu te sens invulnérable. Tu es convaincu qu'elle ne pourra jamais rien te faire, car même si elle est une Carnivor, et particulièrement forte, tu seras toujours supérieur à elle. Tu as bien vu que la raisonner ne servait à rien. Et que se jouer d'elle avait peut-être une chance de succès.
Du coup, tu joues.


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ft. Keysha Fuentes
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Sam 11 Juil - 16:41
Tu te tournes et te retournes sur ta couche, te demandant si un jour, tu sauras trouver un sommeil correcte. Tu revois parmi tes plus sombres rêves le visage de ton frère mourant dans tes bras. Tu soupires et tu te lèves, sans faire attention au bruit qui pourrait réveiller tes codétenues. Tu t'avances vers la sortie de ta cellule et tu appelles le gardien. Celui-là, tu l'as à ta botte. Faut dire que ta réputation t'aide. Et c'est pas comme s'il ne t'avait pas déjà vu régler tes comptes. Certain ne sont pas fait pour ce boulot...

Tu sors sans autre vêtement qu'un short noir moulant et un top blanc. Pour dormir, tu as encore la liberté d'avoir des vêtements moins chauds que leur horrible tenue là... Pieds nues, sans pleurer pour un ou deux objets pointus te rentrant dans la voûte plantaire comme certains le ferait, tu te diriges discrètement vers le garde mangé.
Tu penses y voler un peu de lait, afin de dormir. C'est une technique que t'avait donné madre quand tu étais plus jeune.
En passant, peut-être te permettrais-tu de grignoter un peu aussi.

Quand tu arrives vers les cuisines, tu entends du bruits filer de ton but. Mierda, quelqu'un est déjà là. Tu soupires d'agacement. Comme quoi, même la nuit, tu ne peux être tranquille!
Tu t'avances d'un pas résolus, pour découvrir que le fauteur de trouble n'est autre que l'insupportable Blood. Tu lèves les yeux au ciel quand enfin, il te remarque.

« Oh, Keysha Fuentes. Tu es consciente que le couvre-feu est passé depuis un moment ? »

- Aussi consciente que toi apparemment Blood.

Tu te permets de répondre du tac au tac, sans réfléchir. Au pire tu t'en fiches de ce qu'il pense où de ce qu'il voudrait te faire pour te faire taire. Il sait bien qu'il serait inutile de tenter de te recadrer par la force.

« A moins que faire une passe en pleine nuit rapporte bien. Cela dit, je préfère te prévenir, si tu gagnes de l'argent par ce biais, tu devras m'en reverser une partie. »

Tu désespères. Non vraiment, n'avait-il que ça en rayon? Tu l'as déjà entendu celle-là, un nombre incalculable de fois. Alors ça ne te fait ni chaud ni froid. Tu soupires et tu le pousses sans faire attention pour attraper de quoi magner un bout.

- No vraiment, t'as trouvé que ça? Même venant de toi, je me serai attendue à mieux. Aller, fais fonctionner ton cerveau, je suis sûre que tu peux faire mieux. Même à cette heure tardive.

Provocante? Oui tu l'es. Tu n'as pas peur de lui. Jamais. Et c'est lui qui a commencé. Qu'il vienne pas faire chier après non plus!
Tu restes impassible, comme si rien ne t'ébranlait. Mais c'est exactement ça. Après le sale début de nuit que tu viens de passer, rien ne peux t'affecter. Par contre, tu es irritable. Facilement. Et ça, tu sais que el jefe va s'en amusait s'il le remarque.



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Sam 11 Juil - 17:07

« De la force à la violence, il n'y a que l'épaisseur d'une haie. »



Tu as toujours été trop joueur et trop fier pour ton bien. Trop joueur, car tu ne peux pas t'empêcher d'accepter tous les défis, et c'en est un que t'envoie Keysha. Elle s'est jurée de ne jamais se soumettre à toi, et toi, forcément, tu t'es juré qu'elle y arrivera, tôt ou tard. Quand, cela peu importe, le challenge te plaît bien. Trop fier, également, car il est facile de te manipuler. Et il y a des moments où tu te demandes si Keysha n'a pas conscience de cette faille en toi. Trop arrogant, trop orgueilleux, tu te ferais certainement mener par le bout du nez par quelqu'un qui saurait exploiter cette facette de toi. Tu as bien de la chance qu'elle soit fait du même bois que toi, et que, lorsque tu la provoques, elle en fait de même avec toi. Vous allez sans doute vous disputer en pleine nuit, mais cela n'est pas grave : personne n'osera vous en faire la remarque. Keysha est déjà très impressionnante en soi. Et toi, tu as l'avantage d'être le chef de personnes comme elle - enfin, en théorie -, ce qui te rend encore plus impressionnant aux yeux des profanes. Les gens comme elle, tu en as déjà rencontré pas mal. Cela dit, aucun d'entre eux n'était une femme, donc ta façon de te comporter avec elle varie un peu. Au fond, tu ne sais pas vraiment comment cela va se terminer. Juste que tu ne doutes pas un seul instant de ta victoire, car tu ne vois pas qui pourrait être plus fort que toi. Tu penses que le seul qui pourrait potentiellement prendre le dessus, c'est ton meilleur ami, qui n'en a aucune envie ; ignorant par là le fait qu'il y a effectivement une certaine blonde qui te manipule sans que tu t'en rendes compte.
Mais c'est une autre histoire.
« Tiens, non, je n'avais pas conscience que le couvre-feu s'appliquait à moi. » : rétorques-tu avec une sincérité désarmante.
C'est ça qui est désespérant avec toi, c'est que tu es capable de sortir des bêtises pareilles en toute franchise, refusant absolument la moindre contradiction. Keysha ne saura jamais te convaincre que tu es soumis au même régime que les autres. De toute façon, tu considères que c'est là sa façon de se défendre face à toi. C'est un peu faible, comme attaque, mais ma foi, ce n'est pas comme si elle avait des masses de possibilités. A part rejeter la faute sur toi, elle ne pouvait nier qu'elle était en tort. Contrairement à toi, elle n'était pas du genre à affirmer qu'elle est au delà des règles. Elle le pense peut-être, mais tu ne l'as jamais entendue l'affirmer à voix haute. La différence entre elle et toi, c'est sans doute qu'elle a plus conscience de l'interdit que toi. Tu es un type un peu bizarre, dans le fond, sublime la plupart du temps, mais grotesque par certains côtés. Comme si une part de toi était encore totalement innocente et ne comprend pas totalement les notions de bien et de mal. Pour toi, le mal fait souffrir les autres, c'est pour cela que tu l'aimes, alors que le bien est fade et sans intérêt. Combien de personnes, au juste, pensent comme toi ?
Tu reconnais que ton attaque était facile. Mais sans doute trop facile, elle ne s'emballe pas, elle te répond par le mépris et cela te fait soupirer sans que tu puisses te retenir. Pourtant, si tu as réagi ainsi, ce n'est pas sans raison.
« J'étais sincère, signales-tu. Je ne sais pas ce que tu as fait pour sortir de ta cellule, mais en ce qui me concerne, j'ai fait preuve d'un peu de subtilité. » Pour changer, même si tu ne le dis pas à voix haute. « Je lui ai promis une femme. Peut-être ferais-tu l'affaire, en fait... »
Tu la détailles alors longuement, tes yeux glaciaux se baladant le long de son cœur d'un air évaluateur. Elle n'est peut-être pas totalement ton genre, et puis, tu ne l'avoueras jamais à voix haute, mais tu es sacrément romantique. Tu as toujours rêvé d'être fidèle à une seule femme, blonde de préférence - tu as toujours trouvé les blondes plus belles. Mais bon, cette image ne colle pas du tout à celle que tu véhicules, et tu as vite pris de mauvaises habitudes. C'est plutôt agréable, ça te satisfait même pas mal. Mais tu sens, au fond de toi, que tu ne seras vraiment heureux qu'avec une seule femme.
A la façon dont tu la regardes, on dirait que c'est elle qui est en sous-vêtements, et non toi. Même si sa tenue est assez légère, cela reste de vrais vêtements. Qui plus est, tu es totalement inconscient des réactions de ton corps. Il se pourrait bien que tu la désires, là, maintenant.
Tes sourcils se froncent.
« Oh, oui, tu feras l'affaire. » : murmures-tu en la regardant droit dans les yeux.
De ton regard où se mêlent désir et menace.


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ft. Keysha Fuentes
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Sam 11 Juil - 19:35
« Tiens, non, je n'avais pas conscience que le couvre-feu s'appliquait à moi. »

Quel con. C'est la première pensée qui te vient à l'esprit quand tu vois la franchise dont il fait preuve. Tu lèves les yeux au ciel. Il t'insupporte. Beaucoup. Beaucoup trop. Tu continues donc à le provoquer, sans te départir de ton air sérieux et méprisant.

« J'étais sincère. Je ne sais pas ce que tu as fait pour sortir de ta cellule, mais en ce qui me concerne, j'ai fait preuve d'un peu de subtilité. »

Tu soupires d'agacement. Tu te fiches bien de savoir comment il est sorti. Tu voudrai juste qu'il te fiche la paix.

« Je lui ai promis une femme. Peut-être ferais-tu l'affaire, en fait... »

Tu tournes alors sur lui un regard noir. Vas-y répète un peu pour voir chico, et Keysha te refait la tête au carré. Tes yeux deviennent presque noir niña et ton air méprisant disparaît, remplacé par l'agacement. Zak te regarde, et tu te surprends à en faire de même. Si le jeune homme n'est pas du tout ton genre, tu ne peux néanmoins pas nier qu'il est plutôt bien foutu.
Seulement vêtu d'un caleçon, il est facile de voir l'effet que tu procures au jeune homme. Note qu'en même temps, toi non plus tu n'es pas repoussante.

« Oh, oui, tu feras l'affaire. »

Le regard qu'il te lance est un mélange de désir et de menace. Tu souris avec amusement.

- Pour qui? Lui ou toi?

Tu préfères le provoquer plutôt que de penser à ce qu'il a bien pu s'imaginer. Tu te rapproches de lui, comme pour bien prouver que tu n'as aucunement l'intention de le fuir.
Tu repenses alors à Luis. Luis qui fait parti des hommes de mains de Zak. Luis qui a pu tout raconter à Zak à propos d'Alejandro. Luis qui a pu vendre la cause de ta présence ici. Tu t'en veux de ne pas l'avoir tué et te promets d'y remédier. De ton trouble, aucune trace. El jefe ne peux le voir. Pourtant, tu espères intérieurement qu'il ne sache rien. Car sinon il saurait s'en servir contre toi.

- Apprends à maîtriser ton corps avant de proférer des menaces chico. Ta crédibilité sera moins ridicule.

Alors tu sors du garde mangé sans un regard pour lui, prête à le planter là. Mais on dirait qu'il n'en a pas finit avec toi... Y mierda!



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Dim 12 Juil - 20:32

« De la force à la violence, il n'y a que l'épaisseur d'une haie. »



Quel imbécile tu fais, à croire que tout t'est dû. Ce qui est ridicule, c'est qu'une partie de toi pense que Keysha doit accepter - à défaut de le vouloir. C'est à se demander où tu as pu pêcher des idées pareilles. D'où te vient pareil orgueil, toi qui as été écrasé par ton père pendant toute ton enfance ? Envie de vengeance ? Besoin de montrer qu'il n'est jamais parvenu à te soumettre ? Tu étais pourtant très bien placé pour savoir que l'on ne gagne pas à tous les coups, que les gens peuvent aussi te faire du mal. Tu étais conscient de tes faiblesses. Mais aujourd'hui, tu tends à avoir trop confiance en toi. Tu es naturellement autoritaire et, si tu soupçonnes toujours une trahison, tu ne vois pas pourquoi on te résisterait en face. C'est là ton plus grand défaut : ta conviction profonde que tu es fait pour le rôle de chef. Ce qui n'est pas faux, d'ailleurs : tes hommes t'ont suivi, Bryan t'a accompagné en prison sans jamais te plaindre, et tu es persuadé que les Carnivors jouent un rôle de régulateurs au sein de cette prison, même s'ils abusent effectivement de leur autorité. Tu es fait pour être un leader, tu as eu tout le temps d'observer comment ton père s'y prenait pour subjuguer les autres. Pourtant, tu as encore des failles. La violence et la menace restent tes méthodes préférées, et tu te débrouilles bien en matière de corruption ; toutefois, pour tout ce qui requiert un peu plus de doigté, ton meilleur ami te dépasse largement. Tu as toujours su qu'il était plus intelligent que toi, sans que cela n'affecte la vision que tu te fais de ton autorité ; au contraire, cela t'a motivé à rester encore plus cantonné à ton rôle, et à laisser la violence diriger tes actes. C'est pour cela que tu as du mal avec Keysha : dans d'autres circonstances, tu l'aurais simplement battue, si possible en public, jusqu'à ce qu'elle crie grâce ou qu'elle en meurt - les deux alternatives t'auraient convenu. La prison t'a un peu changé, tu as compris que la surveillance de l'Autorité était plus forte, et que tu devais éviter les attaques frontales. Les hommes de ton gang étaient des types qui t'étaient dévoués. Les hommes et les femmes qui font partie des Carnivors ne te voient pas tous comme un sauveur : ce sont des durs, comme toi, et même si tu sais, dans ton fort intérieur, que c'est toi le plus fort, tu sais très bien que tu ne peux pas attendre la même chose qu'eux. Et tu ne le fais pas. Il est fini, le temps où tu pouvais te permettre de tuer les recrues un peu récalcitrantes. Es-tu vraiment taillé pour ce genre de choses ? Tu sembles penser que oui.
Mais Keysha te prouve que, peut-être, tu te trompes.
Sait-elle vraiment quel genre d'homme tu es ? Elle te connaît violent, arrogant, exigeant. Peut-être se doute-t-elle du genre de passé que tu as dû vivre. Et sans doute a-t-elle compris que tu es farouchement protecteur, et que ton meilleur ami est ta plus grande faiblesse - lui, et cette blonde à qui tu ne cesses de penser, même si tu refuses de l'avouer à voix haute. Mais a-t-elle conscience du vide qui existe en toi ? De ton absence totale de remords pour tous les crimes que tu as pu commettre ? Tu es jeune, tu n'as que vingt-et-un ans - encore un gamin. Impossible pour toi d'être parfait, de pouvoir te contrôler parfaitement.
D'ailleurs, tu ne le veux pas.
Tu la rattrapes alors qu'elle s'apprête à partir, enserrant son poignet dans ta main. Elle aura du mal à s'échapper à ta prise : en termes de force physique, tu la surpasses aisément. Il t'est donc très aisé de la forcer à rester, si tel est ton désir. Et c'est précisément le cas en ce moment.
« Du moment que je suis le premier, ça ne me dérange pas. » : précises-tu de façon fort osée, même si, dans le fond, tu n'as pas la moindre envie de la toucher.
Elle est jolie, mais trop brune. Peut-être es-tu légèrement raciste, à refuser ainsi une femme un peu typée alors même qu'elle te plaît quand même, tu ne vas pas le nier, elle le voit très bien. Quelle idée de se promener vêtu d'un seul caleçon, aussi. De toute façon, tu ne vois pas pourquoi tu devrais contrôler ton corps. C'est un honneur que tu lui fais, non ? Les femmes, de nos jours, elles ne savent plus du tout où se trouvent leur place. Tu n'es pas aidé : ta mère était tout de même une femme très soumise, qui recevait les coups de son mari et ne se plaignait jamais. Elle ne t'a pas vraiment appris à respecter la gente féminine. Même si tu sais très bien que la violence conjugale est inexcusable, tu as compris son attitude. C'est pourquoi tu la protégeais toi, au lieu de l'inciter à le faire elle-même. Parce que c'était ton rôle en tant qu'homme.
Bref, tu es affreusement macho quand tu t'y mets, c'en est presque caricatural.
« Mais je peux me montrer magnanime. Si tu me promets de ne plus remettre mon autorité en doute une seule fois, de faire tout ce que je te dis sans te servir de ta langue de vipère pour protester, je te laisse filer. »
Tu considères que c'est vraiment magnanime. Certes, tu ne respectes pas beaucoup tes hommes dans ton for intérieur, mais même toi n'es pas assez bête pour les écraser totalement. Et si jamais cela avait le cas, ton meilleur ami t'aurait aidé à le comprendre. Un homme à qui vous tendez la main quand il en a le plus besoin reste à vos côtés, peu importe la façon dont vous le traitez - non, c'est vrai, tu as fait de lui un monstre et il ne s'en est pas plaint une seule fois. Manipuler les hommes fait partie du rôle de chef. Même un pion doit être traité avec un minimum d'égards.
Tu ne penses pas que Keysha se laissera abattre par si peu. Mais ce sera à ses risques et périls, car en cet instant, tu es parfaitement sincère avec elle. Ta proposition est honnête, tu serais prêt à respecter ta parole si jamais elle acceptait.
Et, pour lui prouver à quel point tu es sérieux, tu durcis ton regard.
« C'est ma dernière proposition. »
Si elle refuse, tu feras d'elle ton ennemie. Ce qui lui posera bien plus problème qu'à toi.


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ft. Keysha Fuentes
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Date d'inscription : 30/03/2015
Dim 12 Juil - 21:11
« Du moment que je suis le premier, ça ne me dérange pas. »

Il t'attrape le poignet, et tu sais que tu es à sa merci. Il a bien plus de force que toi, tu ne te fais pas d'idée. Mais s'il savait comme tu t'en fous. Tu n'es plus que l'ombre de toi-même. L'ombre d'une battante, d'une femme courageuse et aimant la vie. Le souvenir d'une jeune femme qui voulait croire en l'avenir.
Alors être là, entre les griffes d'un homme qui se croit tout permis, ça t'est bien égale. Tu as tout perdu, et le peu qu'il te reste, tu t'en contre-fiche.
Tu te rapproches de lui de façon osé, comme pour le provoquer. Tu te fiches bien de savoir si oui ou non tu l'attires (toutes façons, son corps semble parler pour lui...), mais tu veux voir jusqu'où il est prêt à aller pour assouvir son besoin d'autorité.

« Mais je peux me montrer magnanime. Si tu me promets de ne plus remettre mon autorité en doute une seule fois, de faire tout ce que je te dis sans te servir de ta langue de vipère pour protester, je te laisse filer. »

Un rire mauvais te prend et tu crois avoir mal entendu. Lui magnanime? C'est une blague? Et puis c'est quoi cette proposition à la noix aussi? Ta soumission, contre le droit de retourner te coucher? C'est quoi cette arnaque? Il aurait pas fait carrière dans le commercial.
Tu vois son regard se durcir, et vos mains sont entre vous deux. Comme pour te rappeler qu'il te tient, et qu'il a tout pouvoir sur toi.
Et là tu es sur. Luis n'a rien dis Tu es encore un mystère pour Zak. Sinon, il saurait que ce genre d'ultimatum ne te fond pas peur.

« C'est ma dernière proposition. »

Ton sourire devient confiant et mauvais, et tu ne tentes pas de fuir, te fichant bien de savoir quel sort t'attend. Alors, par pur plaisir et provocation, tes lèvres vont prêts de son oreille, et sans un regret, tu souffles:

- Nunca.

Tu sais que tu viens définitivement de perdre ta place parmi les "bons" carnivores. Tu es à présent une ennemie, une paria des tiens. Mais la soumission t'es trop connue pour que tu acceptes de la revoir un jour. Plutôt mourir debout que vivre à genoux. C'est Alejandro qui t'avait montré qu'il y avait toujours une autre solution.

Ton regard croise celui de Zak et un instant, tu crois percevoir le vide qu'il a en lui. Le même que le tiens. Tu n'as jamais eu de regret à tuer, à torturer. Jamais. Et Zak non plus. Vous êtes semblables, et c'est bien pour cela que vous ne pouvez vous entendre.
Pourtant, si l'un de vous acceptez de rendre les armes, tu sais que vous seriez une bonne équipe. Car justement, votre ressemblance ferait votre force. Mais non. Vous avez choisi deux voies différentes.

- Tu peux faire de ma vie un inferno Zak, que jamais je ne me soumettrai à toi. Je préfère encore mourir. Me entiendes?

Oh oui il t'entendait idiote! Tu vas crever. C'est définitif. Tu pourras pas dire que je t'avais pas prévenu hein!



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Date d'inscription : 29/03/2015
Lun 13 Juil - 22:33

« De la force à la violence, il n'y a que l'épaisseur d'une haie. »



Tu n'es certainement pas un mauvais chef, c'est-à-dire quelqu'un qui n'est pas taillé pour le poste et qui se laisse contrôler totalement par ses pulsions autoritaires. Tu réfléchis. Tu essaies de faire en sorte à ce que tes subordonnés te suivent avec un minimum de volonté, conscient que la peur seule ne suffit guère. Toutefois, la patience n'est pas ton point fort, et quand tu es livré à toi-même, tu es beaucoup plus enclin à prendre des décisions un peu... expéditives. Sans doute que ton meilleur ami te dirait que ce n'est peut-être pas la meilleure solution. Peut-être que, si ce n'était pas la nuit, tu aurais réagi autrement. Mais tu as lancé un ultimatum, et tu ne peux plus reculer sans te discréditer totalement. Donc tu ne peux plus qu'attendre sa réponse.
Est-ce qu'elle se rend compte que tu ne pourras plus répondre de rien si elle te rejette ? Que tu devras lui faire du mal si jamais elle te dit non ?

Et l'autre folle rejette ta proposition.
Ce n'est qu'une provocation supplémentaire. Une façon pour elle de te défier une fois de plus. Sauf que cette fois, elle n'est pas consciente du danger. Sans doute ne se rend-t-elle pas compte que tu pourrais vraiment la tuer sur le coup. Que la seule chose qui te retient, c'est le fait que tu es en prison : même si tu peux y faire à peu près tout ce que tu veux, commettre un crime n'est pas quelque chose qui passerait inaperçu. Il y a toujours des gardiens que tu ne peux corrompre et qui sauraient te faire payer. C'est la seule chose qui te retient.
Tu sais très bien que tu ne pourras pas la faire plier avec ta violence. Tu l'as déjà compris depuis un moment, ce qui ne t'empêche pas de désirer lui faire physiquement du mal. C'est comme ça que tu t'exprimes, après tout. Le langage utilisé par ton père, la seule chose qu'il a véritablement réussi à te transmettre.
Tu soupires.
« Si tu es sûre de toi. »
Tu la lâches, te retenant à grand-peine de la frapper. Ne cessant de te répéter que non, cela ne servira à rien. Tu l'impressionneras plus en ne faisant rien, tu en as conscience. Parce qu'elle sait à quel point tu uses facilement de tes poings, que c'est ce que tu aimes le plus. Et parce que tu sais que cela ne l'impressionnera pas. C'est ce qu'elle lui dit, non ? Que, même si tu fais de sa vie un enfer, elle ne pliera pas. Tu peux le comprendre. Toi non plus, tu ne céderais pas à la violence. Parce que tu as appris à gérer la douleur. Mais tu as une faille. Tu en es toi-même conscient. Donc elle en a très certainement une, elle aussi. C'est juste que tu ne l'as pas encore trouvée.
Ta voix se fait étonnamment douce, tout à coup. Aussi douce que le fil d'une lame.
« Tu veux que je te dise ? Ma vie deviendrait un enfer si on me privait de Bryan. Si on touchait à un seul de ses cheveux. Penses-tu vraiment que l'enfer soit le même pour tout le monde ? Tu me sous-estimes, Keysha. »
Sans doute as-tu tort de dévoiler la tienne, de faiblesse, aussi ouvertement. D'un autre côté, tout le monde le sait déjà. C'est le genre de chose qu'il est trop facile à deviner, te concernant. C'est un risque que tu prends. Mais aussi une façon de prouver à quel point tu peux être sérieux. C'est un duel que vous commencez, elle et toi. A voir si elle osera s'en prendre à ton meilleur ami. Si elle le fait, elle gagne.
Toutefois, si elle ose le faire, tu la tues, prison ou non.
« Tu peux me dire que tout cela n'est que des mots. C'est vrai. Pour le moment. Mais j'ai le temps. Un jour, je trouverai ta faille et je te mettrai à genoux, Keysha Fuentes. Voilà pourquoi tu aurais mieux fait de ne pas t'en prendre à moi. »
Elle comprendrait ce que tu veux dire par la suite, quand tu auras réussi à trouver cette faiblesse. Tu ne sais pas si elle prend plaisir à faire souffrir les autres. Parce que toi, oui. Et tu ne doutes pas un seul instant que, si jamais tu pouvais l'avoir dans tes mains, tu te délecterais de sa souffrance. Comme ennemi, tu es malheureusement affreusement mauvais. Dans le sens où on ne saurait envisager plus vil et méchant que toi.


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ft. Keysha Fuentes
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Date d'inscription : 30/03/2015
Lun 13 Juil - 23:15
« Si tu es sûre de toi. »

Il te lâche et tu souris, victorieuse. Tu n'as pas gagner chica, mais tu sais qu'il ne te fera rien pour le moment, car il est comme toi, et qu'il en a conscience. Il sait que les coups et la mort te seront égaux. Pourtant, il ne connait pas ta faiblesse. Ta faiblesse est morte et enterrée depuis un an.
Alors sa voix se fait douce, presque tranchante, et tu sais qu'il a reprit l'avantage.

« Tu veux que je te dise ? Ma vie deviendrait un enfer si on me privait de Bryan. Si on touchait à un seul de ses cheveux. Penses-tu vraiment que l'enfer soit le même pour tout le monde ? Tu me sous-estimes, Keysha. »

Oh non tu ne le sous-estime pas, tu sais de quoi il est capable. Tu le défi du regard. Tout le monde sait que Bryan est la faiblesse del jefe. Tu ne t'en serviras contre lui qu'en dernière nécessité. S'il se permet de trouver la tienne et de t'en servir, alors tu feras de même. Alors, qui perdra?

« Tu peux me dire que tout cela n'est que des mots. C'est vrai. Pour le moment. Mais j'ai le temps. Un jour, je trouverai ta faille et je te mettrai à genoux, Keysha Fuentes. Voilà pourquoi tu aurais mieux fait de ne pas t'en prendre à moi. »

T'en prendre à lui? Quelle blague! Tu souris et t'éloigne de lui d'un pas.

- Buena suerte Blood. Ma faiblesse n'est pas quelque chose que j'expose. Trouve là, utilise là, et nous verrons qui de nous deux à le plus à perdre dans cette histoire.

Tu souris avec délice, t'attendant à vivre un défi corsé. Tu sais que la mort est probablement au bout du chemin, mais tu t'en fiches. Tu n'es plus à ça prêt.
Tu te rapproches encore un peu et tu souris toujours, heureuse qu'il te défi une nouvelle fois. Vous ne vous entendrez jamais et pour une bonne raison.

- Tu sais où elle est la différence entre toi et moi Zak? Moi je n'ai plus rien à perdre, j'ai nada. Alors que toi, niño, tu as encore une personne cher à ton coeur. Quel dommage que cette faiblesse soit elle aussi dans cette prison. Après tout, qui sait ce qui pourrait lui arriver, un jour.

Tu te détournes de lui. Tu sais que ta phrase va le mettre hors de lui, c'est ce que tu cherches. Aller, juste une fois, qu'il se mette en colère. Juste une fois, pour te faire plaisir.
Votre différence à Zak et toi, c'est que toi, il ne te reste rien, alors que lui, il a encore un espoir: Bryan.

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Date d'inscription : 29/03/2015
Sam 8 Aoû - 16:23

« De la force à la violence, il n'y a que l'épaisseur d'une haie. »



Keysha est une femme que tu n'as jamais réussi à gérer. Elle ne réagit pas comme les autres : elle semble si différente. Ce n'est pas seulement de la bravade : elle semble vraiment n'avoir peur de rien. C'est quelque chose dont même toi, tu ne peux pas te targuer. Tu le pourrais, si tu n'avais pas ton meilleur ami. Une seule chose précieuse, rien qu'une chose, et la peur pénètre dans vos entrailles de toutes ses forces. Sans doute est-ce là la différence fondamentale, entre elle et toi. Pourtant, tu ne doutes pas un seul instant qu'elle avait des choses à elle, elle aussi. Et qu'elle les a sans doute perdues. Dans de telles circonstances, rien d'étonnant à ce qu'elle s'en prenne à toi, et qu'elle te réponde avec tant de désinvolture. Toutefois, tu ne désespères pas. Tu ne lui fais peut-être pas peur pour le moment, mais tu sais que tu trouveras la faille. Tu ne dois simplement pas te comporter avec elle comme d'habitude. De toute façon, elle admet en avoir une, de faiblesse ; c'est que tu dois pouvoir la trouver.
Tu te refrènes à grand peine quand elle menace de façon voilée ton meilleur ami. Peut-être est-ce de ta faute ; peut-être n'aurais-tu pas dû amener le sujet sur le tapis. Mais tu n'y pouvais rien. Le fait est que tu as une faiblesse, n'est-il donc pas juste de ta part de la montrer ? Attendre de quelqu'un comme elle de te renvoyer la politesse est ridicule. Déjà que toi, tu ne l'aurais pas fait non plus...
En proie à une colère froide, tu lui agrippes à nouveau un des poignets et le serre au point que tu pourrais lui couper toute circulation. Si tu serrais un peu plus fort, tu pourrais même lui casser le bras. Tu ne mesures pas ta force. Physiquement, tu n'es peut-être pas l'homme le plus fort, mais tu fais largement le poids face à elle.
Tu as perdu le contrôle de toi-même.
Tu ne sais même plus ce que tu dis.
« Un jour, je te tuerai. »
Tu ne sais même pas si tu le feras un jour. Tu en serais capable, là n'est pas la question. Le problème est plutôt de savoir si tu estimeras que le jeu en vaut la chandelle. Lorsque tu n'auras plus rien à perdre, toi non plus. Lorsque tu n'auras plus à te soucier des conséquences. Elle ne comprend pas. Elle ne se rend pas compte que ce n'est pas qu'une faiblesse : ce que tu éprouves pour Bryan, c'est une forme d'amour que l'on éprouverait pour son frère. Cet homme est comme la chair de ta chair, comme un morceau de ton âme. Celui qui osera s'en prendre à lui décédera dans d'affreuses souffrances. Et peut-être que tu le rejoindras. Ta mère étant morte, il n'y a plus personne d'autre à qui tu tiens. Sans doute est-ce pour cela que tu ajoutes, sans prendre la portée de tes actes :
« Comme ça, tu rejoindras ceux que tu aimes vraiment. Tu le désires vraiment ? Je peux arranger cela tout de suite. »
Non, tu ne le feras pas. Tu te contentes de serrer son poignet, comme s'il s'agissait de son cou, mais tu n'iras pas plus loin. Le moment n'est pas venu, tu le sens. Et puis, même si tu dis cela sur un ton convaincu et ferme, en vérité, tu n'es pas du tout certain de ce que tu avances. Après tout, es-tu vraiment sûr qu'elle a connu la mort de personnes qu'elle a aimées... ?
Et pourquoi pas ?
C'est le genre de choses que l'on pourrait lire dans son regard, après tout.

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La nuit, tous les chats sont noirs.
ft. Keysha Fuentes
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Mar 25 Aoû - 0:23
« Un jour, je te tuerai. »

Ton poignet craque dans sa main, et tu gémis mentalement de douleur. Tu sais qu'il pourrait te briser toute entière, et pourtant, tu ne montres rien. On dirait que tu n'as cure de la douleur comme tu te fous de la haine vengeresse que tu guettes dans ses yeux. Il est en proie à une colère froide. Il grondera plus qu'il n'agira. Mais tu sais que les mots ont parfois plus d'impact que les coups.
Et là tu comprends. Zak aime Bryan comme toi tu as aimé Alex. Et parce que tu comprends, tu ressens un coups au coeur, bien que tu n'en montre rien. Zak sera voué à souffrir. Parce qu'on finit toujours par perdre ceux qu'on aime, tu en as bien conscience.

- Essaie donc Blood.

« Comme ça, tu rejoindras ceux que tu aimes vraiment. Tu le désires vraiment ? Je peux arranger cela tout de suite. »

Ton regard tourne au noir et tu sens ton poignet prés à se briser. Une respiration rauque t'échappe tant la douleur et la colère t'aveugle. De quel droit? Tu le gifles avec une telle force qu'un instant, vos yeux se perdent. Tu profites de l'instant pour libérer ton poignet et tu fixes Zak, sans montrer la moindre trace d'énervement. Tu as retrouvé ton calme.

- Tu n'es qu'un prétentieux Zak. Un imbécile qui se croit au dessus des autres. Mais attends toi à ce que le jour où tu tombes, la chute soit douloureuse. Et comptes sur moi pour être aux premières loges ce jour-là.

Tu souris avec provocation. Qu'il tape, qu'il tempête, qu'il te tue allez! Qu'importe au fond chica? Ta faiblesse, peu de chance qu'il l'a trouve. Luis n'a pas parlé, et tu le sais. Sinon, Zak serait déjà comment t'attaquer. Il ne parlera donc pas, et comme Blood ne sait pas ce que c'est son toutou, il ne pourra pas le torturer pour le faire avouer. De toi à moi remarque, mieux vaut pour lui d'être torturé par Zak que par toi. Tu as la rancune tenace.

- Au final, tu es comme tout les autres: Un coño. Un niño coño. Si tu crois une seule seconde que je vais avoir peur de toi, alors t'es encore plus prétentieux que je ne le pensais. Je ne toucherai pas à Bryan. Pas temps que je n'en estimerais pas l'utilité.

Tu le regardes dans les yeux, et pour le mettre sur la voix, afin que le combat sois plus épicé, tu lâches.

- Je sais ce que c'est que d'être en haut du podium Blood. Mais je sais aussi ce que c'est que d'en descendre. Au fond, on se ressemble toi et moi chico.

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Merci à Road pour le kit ~
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Date d'inscription : 29/03/2015
Lun 12 Oct - 18:12

« De la force à la violence, il n'y a que l'épaisseur d'une haie. »



Tu ne t'attendais pas vraiment à une réaction de la part de Keysha. Si le fait de te voir à moitié nu, à mépriser sa vertu et à lui dire toutes les horreurs qui te passent par la tête, ne lui fait rien, tu ne vois pas ce qui pourrait vraiment la faire réagir. A vrai dire, tu n'as même pas essayé de lui faire peur, en cet instant. Tu as aggripé son col sans réfléchir, tu l'as menacée de mort avec naturel, non parce que tu voulais qu'elle te craigne enfin - elle ne te craindra jamais, du moins pas comme tu le veux -, mais parce que cela fait partie de ton tempérament. Évidemment, tu es sérieux ; tu ne menaces jamais en vain, et si quelqu'un parvient à provoquer ta colère, il ne te faut pas longtemps avant que tu craques. Autrement dit, tu n'as absolument pas conscience des effets que tes paroles peuvent provoquer sur elle. Ce ne sont que des menaces supplémentaires. Rien d'inédit.
Alors pourquoi, tout à coup, sa main vient-elle gifler ta joue ?
Sur le coup de la surprise, tu la lâches et te recules légèrement. Portant les doigts à l'endroit où elle t'a frappé, les yeux écarquillés, tu essaies de comprendre ce qu'elle vient de faire. Sans parvenir à expliquer pourquoi elle a enfin réagi, alors que tu la provoques depuis un bon moment déjà. Est-ce l'allusion à ses proches ? C'est simple. Beaucoup trop simple, même : cela fonctionnerait même sur toi, si on commençait à te parler de ta mère ou de ton meilleur ami.
Et puis, comment parvient-elle à retrouver son calme aussi facilement ? C'est quelque chose dont tu es incapable. Quand tu te sens blessé, eh bien, tu agis comme un idiot jusqu'au bout. Il n'y a pas un moment où tu prends sur toi, où tu respires un bon coup et où tu essaies de te dominer pour conserver l'avantage. Quand on te met hors de toi, tu es une boule de rage. En cet instant précis, tu parviens encore à ne pas te jeter sur elle pour l'étrangler : c'est que tu n'es pas si énervé que cela. A vrai dire, tu te réjouis plutôt de la voir enfin réagir. C'est surtout cette pensée-là qui t'obsède pour le moment. Même la façon dont elle te parle, dont elle te menace à ton tour. Cela ne te fait rien. Et tu ne sais même pas ce que c'est qu'un « niño coño », tu ne parles pas espagnol et, même si tu avais un dictionnaire sous la main, tu ne prendrais pas la peine d'aller chercher le sens de l'expression ; tu la devines insultante, et cela te suffit.
C'est à ce moment-là que tu dis quelque chose d'intelligent (pour changer).
« Tout le monde commence en bas, Keysha. » : lui fais-tu remarquer.
Et ça, de ta part, cela équivaut à un trait de génie. Parce que tu ne dis jamais de choses dans ce genre-là, un peu philosophie (même si c'est de la mauvaise philosophie), qui nécessite un peu de réflexion. Ça ne te ressemble pas d'évoquer ce temps où tu étais tout en bas. Non parce que tu as envie de lui prouver quelque chose, à Keysha ; qu'elle s'imaginer prétentieux à souhait, elle n'aura même pas tort. Simplement parce que l'idée vient de s'imposer à toi, et que c'est la tournure la plus intelligente que tu aies trouvée pour formuler un contre-argument. Bravo, Zak. Quand tu réfléchis sérieusement, tu es capable de bonnes choses, vraiment.
Bien sûr, les meilleures choses ont une fin. C'est le cas également de ton trait d'esprit, qui finit par disparaître dès que tu relâches ta joue et porte tes mains au cou de Keysha. Tu ne vas pas l'étrangler. Non. Peut-être que si, en fait. Tu ne sais pas, tu n'as pas vraiment de désir en ce moment. L'envie de la tuer pour l'affront qu'elle vient de te faire est contrebalancée par ta satisfaction de l'avoir vue réagir. Voilà pourquoi tu n'es pas enragé comme tu devrais l'être. Ce sera sans doute la seule fois. C'est ce qui lui sauve la vie, également.
Il n'empêche que tu serres relativement fort.
« J'en prends bien note, Keysha. Tu ferais mieux d'en faire de même. Je suis peut-être prétentieux, mais demande-toi pourquoi je le suis. Ça te donnera peut-être une idée. »
Elle doit comprendre que tu es assez content de toi, au final. Que la satisfaction de l'avoir provoquée avec succès te retient de lui faire du mal. Mais elle s'en fiche très certainement. Elle l'aura oublié d'ici le lendemain. Et la seule chose qui restera, c'est le fait que tu te balades quasi à poil la nuit, dans la prison, comme si tu en étais le roi - mais bien sûr que tu l'es, voyons, tu es le grand Zak Blood.
« Réjouis toi, Fuentes. C'est la première et la dernière fois que tu portes la main sur moi. Va te vanter si tu le veux. Je suis d'humeur magnanime ce soir. »
Dehors, tu lui aurais très certainement coupé la main, malgré ta joie.
Mais tu es emprisonné, tu as appris à réprimer tes pulsions.
Sans plus lui prêter attention, tu concentres ton attention sur le contenu du garde-manger. Tu es sujet à une petite fringale, et Keysha t'a empêché de te sustenter jusque là. Il est temps de réparer cette erreur.

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La nuit, tous les chats sont noirs.
ft. Keysha Fuentes
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Dim 18 Oct - 23:23
Il a l'air surprit de ton coups. Tu détestes gifler les gens. C'est un geste faible. Un geste fait dans le vent. Un geste typiquement féminin. Un geste de lâche. Le geste préféré de ton père. Il aimait avoir du pouvoir sur toi, et te gifler était parmi ses fantasmes.
Tu reprends ton calme presque immédiatement à cette pensée et tu replaces une mèches de tes cheveux.

« Tout le monde commence en bas, Keysha. »

Oh tu en as bien conscience, et un instant, tu es surprise de voir que Blood arrive à penser à une phrase aussi réfléchie. Finalement, peut-être est il plus intelligent qu'il n'y paraît.
Tu le laisses faire quand brusquement, il te prend par le cou, dans le but de t'étrangler. Tu suffoques alors qu'il serre plus fort encore. Que faire? Tes mains se posent sur la sienne, et tu tentes vainement de le faire lâcher prise. Il te fait mal, et si tu peux encore respirer, ce n'est que trop faiblement.

« J'en prends bien note, Keysha. Tu ferais mieux d'en faire de même. Je suis peut-être prétentieux, mais demande-toi pourquoi je le suis. Ça te donnera peut-être une idée. »

Ton regard noir lui est adressé, et tu penses un instant de plus que Zak et toi êtes plus semblables que vous ne voulez bien l'admettre. C'est justement là l'ironie de votre relation. Lui comme toi haïssez l'autre tout en le respectant un minimum par le simple fait que l'autre vous rappelle qui vous êtes et pourquoi vous êtes ainsi. Tout comme toi, Zak a vécu un passé terrible l'ayant poussé à devenir qui il est, tu en es convaincue. Et plus tôt vous l'accepterez, plus vite cette petite guerre pourra cesser.

- Pas besoin de se le demander Blood. Je suis prête à parier que si l'on se hait, c'est parce que nous sommes pareils.

Tu as ce sourire vicieux que les autres craignent tant. Même dans une situation aussi critique tu trouves quand même le courage ou la folie de sourire et d'enfoncer le clou. Tu es pitoyable mi corazon.
Enfin, il te lâche et tu te tiens la gorge, l'air y passant enfin pleinement, tandis que tu t'appuie d'une main contre le mur. Il se désintéresse de toi de manière aisée et tu bouillonnes de colère. Quoique tu fasses, tu seras toujours plus faible qu'un homme de la carrure de Zak, physiquement parlant. Tu le sais, et cela te fait enrager. Car quoique tu fasses, tu seras toujours faible face à lui. Mais t'apparais alors le souvenir de ton père et avec lui, une confiance nouvelle en tes capacité. Lui aussi était plus fort. Et tu l'as vaincu, quoi qu'il t'en ait coûté.

« Réjouis toi, Fuentes. C'est la première et la dernière fois que tu portes la main sur moi. Va te vanter si tu le veux. Je suis d'humeur magnanime ce soir. »

Un rire ironique te prend et tu te redresses avant de parler.

- Oh mais monsieur est trop bon! J'implore votre pardon pour cette audace que j'ai eu d'ainsi vous frapper!

Un sourire moqueur se glisse sur ton visage et tu reprends difficilement ton calme, amusée que tu es par la situation. Tu passes devant lui, attrapant une pomme au passage. Arrivée à la porte, tu t'arrêtes un instant.

- Arrêtes de prendre tes rêves pour des réalités Blood. J'en ai rien à carrer de t'avoir frapper, ça m'est bien égal. Mais si tu dis que c'est la dernière fois, alors soit. Notre prochaine entrevue n'en sera que plus intéressante si je relève ce défi. Buena noche muchacho.

Et tu files. Mais étant sortie du garde mangé, tu remarques que la porte ne peut s'ouvrir que de l'extérieur. Une idée germe dans ton esprit, et c'est avec un sourire malicieux que tu tournes, souriante que tu es face à Zak, avant de l'enfermer dans le garde mangé. Fière de ton petit tour, tu le laisses là, dans le froid  de la pièce, et dans le noir. Demain, lorsque la porte s'ouvrira, aucun doute que Zak t'en voudra à mort. Mais à ce moment-là, faudra-t-il encore qu'il te trouve mi corazon.

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