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Comme un goût de médicament

Mar 30 Juin - 23:37

« Les animaux d'une même espèce ne luttent jamais à mort ; le vainqueur épargne le vaincu. L'espèce humaine est privée de cette protection. »



Le sentiment de culpabilité est une émotion qui t'est totalement inconnu, sauf vis-à-vis de Bryan. Tu t'en es rendu compte très vite, peu de temps après avoir commencé à t'attacher à lui et éprouvé tes premiers regrets. Avant lui, tu n'en avais pas, tu n'avais que de la colère et de la haine en toi. Le sentiment de culpabilité s'est développé ensuite. Quand tu as commencé à avoir quelqu'un de proche de toi, quelqu'un qui pouvait légitimement te reprocher quelque chose, si tu agissais mal. Le regard des autres t'apporte parfois un complément d'éducation qui comble les manques que le traitement de ton père ne pouvait que créer. En particulier le sien.
Est-ce que, peut-être, tu te sens capable d'éprouver de la culpabilité pour quelqu'un d'autre ?
Peut-être pas. Mais tu as le sentiment de responsabilité, et tu sais que l'on doit aussi donner en retour, si l'on veut obtenir quelque chose. Rien n'est gratuit, dans ce monde. Tes hommes, tu les payais. T'avais de l'argent, il te servait à cela. C'était bien pratique, tout de même, car l'homme est un animal cupide, capable de faire beaucoup de choses quand on le paie. Toutefois, sans un véritable attachement, l'argent ne sert à rien. Toi qui a quelqu'un de totalement fidèle à tes côtés, tu le comprends. Dans cette prison, tu n'as qu'un seul allié, au fond, qu'une seule personne sur qui tu peux compter, et à qui tu donnerais tout en échange. Et le reste du monde t'a toujours été en grande partie indifférent.
Dans cette prison, tes moyens sont limités. Ce n'est pas tant la surveillance qui te pose problème : les hommes de ton sang n'ont jamais eu de problème à traiter avec la police, qui constitue pourtant l'autorité légitime, ce n'est pas pour autant qu'ils flanchent. Ils savent très bien gérer ces gens-là, alors le personnel pénitencier ne t'a jamais fait peur. Toutefois, tu le sens, tu n'as plus la même liberté qu'avant, et payer tes hommes est impossible.
Tu as joué sur la corde sensible, faisant de ces gens qui te suivent les plus forts de Ciguèstraz - mais moins fort que toi. Des gens qui sont intouchables.
De sorte que, s'ils sont touchés, tu es là pour leur venir en aide.

Veiller sur un Carnivor blessé n'est pas vraiment quelque chose que tu aimes faire, mais de toute façon, tu dois vérifier l'état de tes effectifs. Si un de tes sbires te manque, cela peut mettre en danger tes plans. Et puis, ce type-là est plutôt loyal dans son genre, alors tu peux bien t'enquérir de sa situation. Il semblerait que tout va bien de son côté, enfin, c'est ce qu'il te semble. Bien sûr, le gars est amoché, mais pour toi, ce n'est vraiment rien. Quand ton père s'occupait de toi, tu étais dans un état bien pire, donc... A tes yeux, ses blessures ne sont que des égratignures. Tu évites simplement d'exprimer le fond de ta pensée, car tu sais très bien qu'il n'apprécierait pas. Tu te contentes de dire qu'il sera bientôt sur pied. En essayant de ne pas laisser le mépris teinter ta voix forte.
Tu t'apprêtes à partir. Tu n'as rien plus rien à faire ici, désormais, et même si tu n'as rien prévu pour le moment, tu n'as pas envie de traîner dans les environs. Non, tu n'es pas un sentimental. On ne te chasse pas non plus : personne n'empêche Zak Blood de faire ce qu'il veut, non mais. Tu te lèves de ton siège, et c'est à ce moment-là que ton regard glisse sur une silhouette qui t'est familière.
Bien sûr, la plupart des détenus te sont connus, au moins leur forme générale, même si tu ne connais pas forcément leur nom, ou ne distingue pas très bien leur visage. Cependant, cette silhouette-là, tu sais très bien qu'elle t'est familière. Tu te souviens même du nom qui s'associe à cette figure - impossible d'oublier quelqu'un d'aussi important dans la vie de ton meilleur ami, tu t'en voudrais énormément si tu le faisais.
(Tiens, le retour du sentiment de culpabilité ?)
« Cassiopée. »
Tu prononces son nom d'un ton ferme, attendant qu'elle lève les yeux vers toi. Bizarrement, tu ne te demandes pas ce qu'elle fait là : elle t'a paru malade et anorexique, du coup, tu ne t'étonnes pas vraiment de la voir dans l'infirmerie. Même si, bien sûr, tu ne connais rien de ton état de santé, et à ton avis, elle en sait plus long sur ta propre santé. Elle a l'air d'être le genre à se documenter, à avoir des dossiers sur tout le monde. Tu ne sais pas encore si tu peux lui faire confiance, mais tu as déjà décidé que tu ne lèverais pas la main sur elle, et que tu la respecterais plus que la moyenne.
C'est déjà bien, beaucoup se satisferaient de cette situation.
Mais tu sens que, elle, cela ne la contentera pas.
« J'espère que tu n'es pas venue pour fouiner. Il doit y en avoir pas mal, des dossiers sur les gens ici, n'est-ce-pas ? »
Ta voix n'est nullement accusatrice, tu te contentes d'énoncer un fait avéré, avec calme et pragmatisme. Au vu de la situation, tu ne peux certainement pas l'empêcher d'agir ainsi sans recourir à la violence, mais tu t'y refuses. Et puis, quelque chose te dit qu'elle n'y réagirait pas. Elle te ressemble un peu trop, sur ce point, la douleur n'est pas son ennemie. Et si tu trouves cela très avantageux en ce qui te concerne, tu n'aimes guère rencontrer une personne dans ton genre.
Tu te demandes si elle ferait un bon tortionnaire, cela dit. Elle a de la résolution, c'est sûr, c'est un sacré bout de femme. Mais peu-être est-ce parce qu'il s'agit d'une femme que tu te poses la question. Tu as toujours pensé qu'un homme devait veiller sur son épouse, et tu as veillé sur ta mère à la place de celui qui aurait dû le faire. Peut-être es-tu un peu machiste. Toutefois, tu te sais bien trop romantique pour avoir envie de soumettre à tes désirs la femme que tu aimerais.
Fort heureusement pour toi, tu n'aimes personne - ou du moins, tu essaies de t'en convaincre -, il n'y a donc aucune raison de penser à une certaine blonde à ce moment-là, n'est-ce-pas ?


Comme un goût de médicament
ft. Cassiopée Reed
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Dim 19 Juil - 21:20


CORPSE²


Juin, cycle 1


Ça fait maintenant plusieurs jours que tu te blâmes d'avoir rie, d'avoir été heureuse l'espace d'une soirée avec Road. Ce n'est pas pour toi le bonheur, c'est pour les gens bien et toi tu n'en fais pas partie. Tu fais partie des manipulatrices, des faibles et tout ce qui va avec. Ta place est dans un cercueil. Alors tu as complètement arrêter de manger. Tes bras sont couvert de cicatrices bien qu'elles soit cachés par tes tatouages qui forment une harmonie total avec ton corps. Lorsqu'on te voit nu Cassi, tu es un chef d’œuvre. Tu es le spleen, la dépression, le Charles Baudelaire des temps moderne. Et à force de ne pas manger, et bien tu es tombée, l'on t'a branché en sonde. Allez savoir comment ils ont dégotté ça les infirmiers. Parce que normalement quand il y a risque pour la santé, on ne se soigne pas dans une prison mais dans un hôpital spécialisé mais bon, tu préfères être ici, au moins il a des choses amusantes à faire.

Tu te réveilles d'un coup, te voyant perfusée tu te relèves et tu te re laisse tomber sur le matelas. Tu sens une présence. Même deux non loin de toi. Surtout une, une personne avec qui tu as parlé. Mais tu passes outre et te regarde l'espace d'un instant dans un petit miroir. L'horreur. Les joues creuses, le teint pale. Qui voudrait d'une meuf aussi cadavérique, pessimiste, cynique que toi ? Personne. Il est peut-être temps que tu réagisses Cassiopée, que tu reprennes à manger. Tu as vu tes limites, tu les ressent alors qu'est ce que tu attends de plus ? La mort, la faucheuse, le roi des ombres, Satan. Eux qui pourront te délivrer de ta souffrance si puissante, eux qu pourront t'apaiser. Eux qui abrégeront ta pauvre vie minable. Mais c'est comme si quelque chose te retenait en vie. Même plusieurs choses, mais tu n'es pas encore prête à les accepter, parce que tu ne veux pas changer, tu ne veux pas montrer ta vraie personnalité. Enfaîte depuis le début, tu te caches, tu te caches derrière ce masque d'impassibilité total, derrière le joint, les scarifications et le fait de ne pas manger. Au fond, c'est juste un appel à l'aide, étant donné que tu n'arrives pas exprimer tes émotions, tes ressentis, tes sentiments, ton passé.

Tu entends le bruit d'une chaise grincer, une ombre se lever, celle de Zak. Un petit sourire vient se greffer sur ton visage pale. Bien évidemment, tu fais genre de ne pas l'avoir vu. Tu aimes faire ça, faire attendre les gens, les énervés. Mais en réalité, c'est pour mieux les analyser. En vrai t'es une putain de sale garce mais tu l'assumes. « Cassiopée. » Dit-il fermement, attendant sûrement que tu lèves les yeux vers lui. Mais tu fais comme si de rien n'était. Histoire de lui faire comprendre, que tu ne lui fait pas peur, que rien ne peut t'atteindre. « J'espère que tu n'es pas venue pour fouiner. Il doit y en avoir pas mal, des dossiers sur les gens ici, n'est-ce-pas ? » Enchaîne t-il. Tu soupires en esquissant un petit sourire.

Tu arraches alors ta sonde et te lève durement de ton lit, pour aller farfouiller dans ton sac. Tu veux fumer. Ouais, pour changer. Tu manques de tomber à cause d'un vertige, mais tu te rattrapes en lâchant un juron. Tu vas donc penaude chercher dans ton sac ta clope magique, une fois fait, tu retourner sur ton lit et tu t'assieds en tailleurs. « Je sais déjà tout des problèmes de santé des autres ainsi que de leurs passés, alors pourquoi je m'amuserais à les relire ? » Fis-tu sans émotion. Tu le scrutas alors. Pourquoi était-il là ? C'est un carnivor, pourquoi veille t-il sur quelqu'un, pourquoi vient- il te parler. « Hum, c'est gentil de votre part de veiller sur un mec qui c'est fait passer un tabac. Je n'aurais pas cru d'après vos dire que vous auriez fait ça. Alors je me demande juste pourquoi vous l'avez fait ? Ce n'est ni Bryan, ni cette fille blonde à qui vous penser tout le temps. Essayez vous de vous faire bien voir alors ? Sentez- vous une menace ? » Dis-tu en l'observant, tout en fumant ton joint. En parlant de menace tu pensais à cette Rosy qui veut juste prendre le trône de Zak et qui plus est à crée un clan pour prendre la prison et l’île d'assaut. Cte pute sérieux.

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Sam 8 Aoû - 16:23

« Les animaux d'une même espèce ne luttent jamais à mort ; le vainqueur épargne le vaincu. L'espèce humaine est privée de cette protection. »



Une rencontre inattendue, dans un endroit où il vaudrait mieux que l'on ne te voit pas trop.
Non que cela te fasse peur. Tu es très calme, comme souvent. La jeune femme est allongée sur un lit, et tu devines que si elle est là, c'est sans doute parce qu'elle n'est pas en très bon état. Tu as eu l'occasion de voir à quel point elle mange peu, et le manque d'attention qu'elle porte à son corps. Tu ne peux rien pour elle, juste décider que tu n'accepteras pas de la voir être maltraitée par quelqu'un d'autre ; uniquement parce qu'elle a l'air d'être chère aux yeux de ton meilleur ami. Tu ne peux pas sauver tout le monde. Tu n'en as même pas envie. Ton cœur ne s'affole pas du tout à l'idée qu'elle puisse être en piteux état ; tu trouves cela dommage. Tu ne comprends pas très bien pourquoi elle se néglige autant, d'ailleurs. Tu peux comprendre la souffrance qui se lit dans ses yeux, en revanche, tu ne partages pas avec sa façon de supporter celle-ci. Toi, tu t'y prends de façon active, en mettant en avant ta force. La douleur, tu la reportes sur les autres. Tu as toujours décidé d'être fort, de ne jamais nourrir le moindre regret. Et ça t'a plutôt bien réussi : tu es aussi dur qu'un roc, et tu n'as jamais été travaillé par la culpabilité. Tu es franchement heureux de tes choix, sauf celui qui t'a conduit tout droit en prison aux côtés de Bryan ; mais c'est l'exception qui confirme la règle. Tu ne t'es jamais senti dérangé à l'idée de faire du mal à quelqu'un. Non, c'est ton moteur, cela t'est devenu vital. Elle, en revanche, elle retourne la violence contre elle-même. Et tu ne sais pas si tu peux vraiment prendre soin d'elle. Une part de toi est attirée par sa souffrance ; et, tel un prédateur, tu as envie de l'y enfoncer plus encore. Heureusement qu'elle arrive quand même à réveiller les restes d'humanité qui sommeillent en toi.
De sorte que tu ne fais rien du tout.
Elle admet déjà tout savoir, ce qui ne t'étonne guère. C'est un peu angoissant, en revanche. Que sait-elle de ton propre état de santé ? Ce dernier est parfaitement bon, là n'est pas la question ; il n'y a rien de grave à apprendre sur toi. Toutefois, tu t'inquiètes tout de même de ce qu'elle a pu lire. Y a-t-il écrit clairement, dans ton dossier médical, que ta résistance à la douleur n'a rien de naturel, mais a été construite patiemment, par des heures et des heures d'entraînement prodiguées par un tortionnaire appliqué, mais qui manquait cruellement de passion ? Tu n'as pas tellement envie que l'on fouille dans ton passé. Toutefois, tu ne peux pas vraiment agir contre elle : si elle est au courant, la seule chose que tu pourrais faire, ce serait de l'éliminer ; et c'est bien sûr hors de question.
« J'en conclus que tu as soit une bonne mémoire, soit des notes bien fournies. » : réponds-tu d'un ton léger.
Tu essaies de ne pas lui montrer que la possibilité qu'elle en sache trop sur toi te perturbe. Du calme, Zak. Reste fort, et droit. Tu n'as plus le droit à l'erreur, plus le droit à la moindre faiblesse. Tu pêches déjà par excès d'orgueil et manque de réflexion ; ce sont déjà deux failles considérables. Tu es beaucoup trop jeune pour occuper un tel poste ; franchement, tenir un groupe à vingt-et-un ans, ça tient bien quand on se place à la tête d'un gang de jeunes. Mais quand les conséquences sont beaucoup plus importantes, on ne peut plus agir avec autant de désinvolture. Tu en as conscience, ce qui ne t'empêche pas de faire des erreurs.
Tu tiques, cependant, lorsqu'elle fait mention de cet homme que tu viens d'aider. Un peu gêné, tu te forces à ne pas détourner le regard. Ce serait lui montrer à quel point elle a raison : Bryan ou Rosie, pour eux, tu serais prêt à tout. Surtout Bryan ; ta relation avec Rosie ne fait encore que débuter, mais sans doute est-elle déjà assez importante à tes yeux pour que tu aies envie de l'amener à l’infirmerie toi-même. Tu finis par secouer la tête, t'efforçant de paraître le plus convaincant possible.
« La loyauté, ça se cultive, expliques-tu. Si je ne fais rien pour ces hommes, ils ne feront rien pour moi. Tu sembles croire que je n'ai aucun cœur. Tu n'as peut-être pas tort, mais je prends soin de ceux qui travaillent pour moi. Et pas uniquement parce que je désire m'attacher leur fidélité : ne crois-tu pas que c'est une des responsabilités que l'on endosse en tant que chef ? »
Cet enseignement, tu l'as tiré de ton père. La façon dont on traite quelqu'un qui nous est soumis, qui plus est quelqu'un qui est entièrement à ta merci, détermine totalement le rapport que l'on entretient avec cette personne. Les subordonnés qu'il traitait bien l'aimaient, et auraient été prêts à tous les sacrifices pour lui. Quant à toi, qui ne valait pas un clou et qui a eu à souffrir de ses actes, tu l'as haï de toutes tes forces, te jurant de le détruire. Et il a dû en payer le prix.
Puis ton visage se détend un peu, soudainement amusé.
« Bah, tu n'as pas tout à fait tort. La souffrance des autres ne me dérange pas. »
Tu t'en délectes. Tu ne vas pas te mentir : l'idée que cet homme souffre par ta faute est tout de même charmante. Cela ne fait que renforcer le sentiment de pouvoir qui t'habite. Tu ne saurais dire pourquoi tu te réjouis tant de lire de la douleur sur les visages des autres. Ce n'est pas qu'une question de vengeance. Sans doute est-ce aussi parce qu'il y a un art qui permet de la faire naître. La douleur t'est familière, c'est une vieille amie qui t'a accompagnée pendant toute ton enfance. Sans doute es-tu heureux de pouvoir la partager avec autrui.


Comme un goût de médicament
ft. Cassiopée Reed
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Date d'inscription : 30/03/2015
Sam 15 Aoû - 21:08


CORPSE²


Juin, cycle 1

Il était là, le fameux Zak Blood, le tortionnaire, la personne qui a sans doute le moins d'humanité en lui de la prison. Pourtant, toi tu la voies, tu la cherches, tu veux qu'il devienne humain. Il aura toujours ses vices, il aimera toujours autant le plaisir qu'il donne en faisant souffrir d'autre gens. Il aura toujours ce sentiment de puissance. Mais tu sais qu'au fond de lui, trône encore le petit garçon qui n'a jamais pu existé, il ne le ressent peut-être pas, il ne le voie peut-être pas mais toi tu le voies, tu y crois. Il n'y a pas que du mauvais en lui sinon pourquoi ton amant le porterait autant dans son cœur. C'est Zak qui l'a sorti de la merde et pourquoi ? Parce qu'il a ressenti un minimum de compassion en son égard bien qu'il avait déjà en tête ce qu'il pourrait faire de Bryan. Et pourtant, ils sont devenus meilleur ami. Drôle n'est-ce pas. Une amitié avec un ancien faible et le bourreau. Certes c'était malsain, il a fait de Bryan un manipulateur, un tortionnaire mais tu sais qu'au fond de Bryan c'était là avant que Zak ne vienne à lui. C'était ce qu'il y avait de mieux à faire, parce que tu n'aurais supporté de voir une coquille vide à la place de Bryan.

« J'en conclus que tu as soit une bonne mémoire, soit des notes bien fournies. » Fit-il d'un ton léger. Trop léger. Il ne sembla pas surpris. De toute façon, tu avais déjà posé les lignes dès votre première rencontre. Mais tu pouvais voir en lui, une angoisse. Il devait se demander ce que tu savais réellement sur lui. Alors tu fis un petit sourire sournois. Un sourire joueur comme tu sais si bien le faire. Ce sourire qui déstabilise encore plus la personne, parce que tu ne comptes pas lui dire maintenant ce que tu sais sur lui. C'est jouissif de voir Zak angoissé, lui qui prône le calme et que rien ne peut l'atteindre. Mais toi Cassi, si tu étais à sa place, si une personne savait tout de toi alors que tu ne sais rien sur elle, comment réagirais-tu ? Sûrement exactement comme lui, or c'est une question stérile, parce que rien de ça n'arrivera. Tu tiens trop bien les rênes pour subir ça. « C'est angoissant n'est-ce pas, lorsqu'une personne que vous ne connaissez pas sait déjà tout sur vous ? » Fis-tu joueuse. Lui aimait faire du mal physiquement, toi tu aimais torturer les gens psychologiquement, les pousser à bout. Faire ressortir leur rage quitte à en payer les pots cassés comme tu l'as fait à Keysha. Mais c'est un jeu dangereux et face à Zak tu ne peux rien physiquement, face à tout le monde d'ailleurs. Mais tu sais très bien que Zak n'osera jamais lever la main sur toi et ça tu l'as compris dès votre première rencontre. Tu es sa protégé à tes regrets parce que tu as une relation avec Bryan bien plus que ambiguë.

Il finit par secouer la tête, s'efforçant de paraître le plus convaincant possible. Pour répondre à ta question. « La loyauté, ça se cultive » expliqua-t-il. « Si je ne fais rien pour ces hommes, ils ne feront rien pour moi. Tu sembles croire que je n'ai aucun cœur. Tu n'as peut-être pas tort, mais je prends soin de ceux qui travaillent pour moi. Et pas uniquement parce que je désire m'attacher leur fidélité : ne crois-tu pas que c'est une des responsabilités que l'on endosse en tant que chef ? » Finit-il par dire. « Enseigné par votre père hein ? » Fis-tu avec un petit rictus. Tu aimes le taquiner, c'est vraiment un point sur lequel tu fanfaronnes, parce que tu sais qu'il ne peut rien faire contre toi et toi tu es joueuse, tu es tortionnaire à ta manière. « Au contraire, je pense que vous avez un cœur, juste que vous ne le permettez pas de sortir, parce que vous n'avez jamais appris à vivre avec. » Dis-tu à ton tour d'un ton léger. Ce que tu ressentais à ce moment là, c'était exactement ce que lui pouvait ressentir lorsqu'il torturait physiquement quelqu'un.

Puis peu à peu la tension baisse, son visage se détend, il devient même amusé. « Bah, tu n'as pas tout à fait tort. La souffrance des autres ne me dérange pas. » Tu ris un peu avant de te mettre à tousser fortement putain de sonde de merde. Tu te lèves pour aller te mettre à coté de la petite fenêtre et fumer ton join paisiblement, reprenant ton souffle. Tu n'aimes pas montrer tes faiblesses, or tu es faible physiquement Cassi, tellement faible. Tu n'arrives presque plus à tenir debout plus de trente minutes et trente minutes c'est vraiment le maximum. Tu es dos à lui à présent, habillée d'une simple blouse blanche bien dégueulasse, à croire qu'ils voulaient te mettre dans un cercueil avant que tu sois morte. Mais au fond, tu remercies cette blouse, parce qu'elle est ample et qu'il ne peut pas voir tes os, il ne peut que se les imaginer. Il ne peut voir que tes tatouages, tes scarifications sont cachées par ces derniers. « Vous savez, la plus grande différence entre vous et moi. C'est que moi, je préfère me faire subir ma propre souffrance et que vous, vous la rapportez sur les autres. Mais au fond, on va tout les deux mal. » Dis-tu d'un ton détaché, avant de te mettre à rire. « Quelle vie de merde, sérieusement. » Fis-tu en rigolant.

Et tu te retournes vers lui, t'assieds sur le rebord de la fenêtre calmement, pour mieux l'observer. « Je me suis toujours demandée, pourquoi aimiez-vous Rosy, encore faut-il que ça aussi vous l'acceptiez et le voyiez. » Tu fis une pause. « Parce qu'elle est d'apparence comme vous ? Oui, je dis bien d'apparence, vous dites que vous n'êtes pas humain, mais elle contrairement à vous il n'y a strictement plus rien à sauver. » Fis-tu froidement. Tu savais très bien que tu tapais dans le mille, que ce sujet l'énervait parce qu'il savait très bien que tu ne dirais rien sur elle, sur ce que tu sais. Toi, tout ce que tu veux c'est de faire ressortir la partie humaine de Zak, qu'il crie, qu'il pleure ça t'importe mais qu'il soit honnête envers sois-même, qu'il se laisse vivre un instant. « Qu'est ce que vous ressentez lorsque vous la voyiez ? » Terminas-tu par dire. Tu aurais du faire des études de psychologue, je suis sure tu aurais été la numéro 1 des pires chieuses de l'univers mais au moins qui fait remuer des choses dans l'âme de la personne questionnée.
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Lun 17 Aoû - 15:38

« Les animaux d'une même espèce ne luttent jamais à mort ; le vainqueur épargne le vaincu. L'espèce humaine est privée de cette protection. »



Pour le moment, tout se passe bien. Tu sais que tu te présentes comme d'habitude, le visage franc et la voix posée. Bien sûr, cela te dérange un peu, d'avoir affaire à quelqu'un comme elle. Le genre de personnes qui trônent dans l'ombre, semblent insignifiantes mais ont du pouvoir. Les plus dangereuses, au final, car les plus difficiles à atteindre. Le genre de personnes que tu t'es toujours efforcé d'être. Le genre de personne qu'est Cassiopée.
Mais évidemment, elle trouve le moyen de rompre cet équilibre.
Tu ne supportes pas les personnes qui se veulent omniscientes, tu trouves cela tout simplement insupportable. Oh, toi aussi, tu es lourd, tu le sais. Toi aussi, tu es intrusif. Mais pas au même point que Cassiopée. Elle, elle sourit en te voyant, ce genre de sourire satisfait que tu estimes être le seul à avoir le droit de faire. Et ça, c'est quelque chose que tu ne peux pas accepter. Qu'elle en sache plus long que toi, soit, ce n'est pas comme si tu pouvais y faire grand-chose. Et, au vu de sa position auprès de Bryan, tu vas éviter de t'en prendre à elle. Mais tout de même. Cette fille n'a décidément aucun instinct de conservation. Dans la vie réelle, sans sa relation avec ton meilleur ami et bras droit, tu l'aurais déjà envoyé six pieds sous terre pour avoir osé. Tu n'es pas très tolérant. Tu méprises les autres, et tu ne peux donc pas supporter quand quelqu'un essaie de se placer au dessus de toi. Son regard se fait froid, ton visage se rembrunit. Elle est allée trop loin, tout simplement.
« Bryan ou pas, si tu continues comme ça, je te pète la gueule et c'est tout. » : avertis-tu d'un ton glacial.
Ta maîtrise de toi est impressionnante, même si pour toi, elle est naturelle. Mais tu as besoin de la prévenir. Tu ne la touches pas parce qu'elle est liée à Bryan. Mais elle n'est pas Bryan. Si vraiment celle-ci est une gêne, et que tu n'as plus le choix, tu feras ce qui est nécessaire. Tu te débrouilleras plus tard avec ton meilleur ami, de toute façon, celui-ci sait très bien le genre d'homme que tu es. C'est justement pour cela que lui pourrait te parler sur ce ton sans que tu t'en offusques. Et même lui te traite avec un peu plus de respect que cela. La grosse différence, entre elle et Bryan, c'est que ce dernier t'apprécie vraiment, même si tu es la pire ordure sur terre. Qu'es-tu pour elle ? Une façon de passer le temps, de s'amuser à tes dépens ?
Tu te demandes si tu as bien fait de te confier à elle la dernière fois, sous prétexte qu'elle en savait déjà assez. Tu te rends compte maintenant que tu as (encore) commis une erreur : tu as eu l'impression qu'elle pourrait se ranger de ton côté. Toutefois, elle vient très clairement de te faire comprendre que non, c'est loin d'être le cas. Elle n'agit que pour elle-même. Autrement dit, elle peut être dangereuse pour toi. Tu t'es encore planté, Zak. Tu n'as que vingt-et-un ans, au fond, tu n'as pas encore la maturité nécessaire pour être un grand chef. Il faudrait être stupide pour croire qu'à ton âge, avec ton expérience de la vie, le monde tombera à tes pieds ; tu as encore beaucoup à apprendre. Tu es encore trop dur, trop impulsif, trop exigeant. Et, surtout, beaucoup trop irréfléchi ; heureusement que tu n'es pas seul, car sans ton meilleur ami, tu n'aurais sans doute pas réussi à te hisser au sommet. Des gens comme elle t'en auraient empêché.
Il devient de plus en plus urgent de mettre les choses au clair, de boucher les failles que tu as laissées grandes ouvertes depuis votre dernière rencontre. Tu ne veux pas la laisser prendre la direction de la discussion. Et tu ne veux pas la laisser croire qu'elle réussira à t'amadouer. Elle l'a dit elle-même : sa propre souffrance est celle qui lui convient le plus. Elle n'a pas tort : toi, tu préfères celle des autres. Et tu as réussi à déceler ce même penchant chez Bryan. Voilà ce qui vous distingue. Voilà pourquoi c'est cet homme-là ton meilleur ami, et nul autre.
Bien que dérangé par son discours, tu retiens tes poings. De toute façon, sa douleur ne constituerait pas une réelle punition. Et tu ne lui connais personne qui pourrait compter assez à ses yeux, à part la seule qui est également intouchable à tes yeux. Il y en a beaucoup, des gens comme elle, dans cette prison ; c'est agaçant, car c'est comme ça que tu as toujours réglé tes problèmes. Par la force et la violence. La preuve que tu es encore jeune et inexpérimenté ; comment s'en prendre à ceux qui se sont persuadés qu'ils n'ont rien à perdre ? En leur montrant que c'est faux. Toutefois, tu n'en as pas la patience. Bryan a toujours été plus doué que toi à ce jeu-là.
« Évident que ça vient de mon père. Tu enfonces des portes ouvertes, Cassiopée, pas besoin d'avoir un dossier sur moi pour le savoir. Je suis le fils d'un grand mafieux, après tout, c'est connu. »
C'est bien rare que tu t'enorgueillisses du nom de ton père. C'était un raté, un minable ; pourtant, même toi, tu es forcé d'admettre que pour les profanes, il correspondait déjà à une figure du diable. Même pour toi, par certains côtés. Mais des fois, cela fait du bien de rappeler d'où tu viens. Tu ne peux pas nier que cet homme t'a forgé, après tout, c'est peut-être la seule chose pour laquelle tu peux lui être reconnaissant. Et puis, rappeler que tu ne viens pas de nulle part, que ta lignée est pourrie depuis le départ. Et n'importe quelle personne avec un peu de jugeote se douterait bien qu'un homme tel que lui n'allait pas traiter doucement son fils. Enfin, toi, tu ne l'aurais sans doute pas pensé si tu avais été à sa place, mais il est vrai que tu ne brilles pas toujours par ton intelligence non plus.
« Épargne-moi ton discours de mauviette. Ce n'est pas parce que toi, tu aurais des remords que c'est mon cas. Avec toutes les informations que tu as rassemblé à mon sujet, tu n'es pas capable de me comprendre. » Tu secoues la tête, dépité, presque déçu. « Peut-être as-tu du mal à te dire que je n'ai pas beaucoup de cœur. Parce que tu vois que je tiens à Bryan. Est-ce que tu as conscience du type d'homme qu'il est vraiment, au moins ? Tu sais beaucoup de choses, Cassiopée, mais tu restes aveugle malgré tout. Tu regardes le monde à travers tes yeux. Tu as remarqué que nos vies tournaient autour de la souffrance, mais tu pars du principe que ça fonctionne comme toi, qu'il y a une souffrance à la base. Mais je n'ai jamais souffert, Cassiopée. J'ai toujours été un puits de haine, et rien d'autre. Mais ça, ce n'est pas quelque chose que tu peux percevoir juste en lisant quelques lignes dans un dossier. Je sais ce que c'est que d'avoir mal, physiquement, mais mon esprit n'a jamais eu à souffrir. Quelque chose que quelqu'un comme toi, qui s’apitoie sur elle-même, ne peut pas comprendre. »
La seule souffrance que tu as vraiment ressenti, un jour, ça a été la mort de ta mère. Mais tu l'as vengée. Et tu as appris à vivre avec. La mort de ta mère ne travaille pas tant que cela, même si tu ne l'oublies jamais. Tu penses vraiment que Cassiopée ne pourra jamais comprendre que tu n'as jamais réfléchi comme elle. Que, même si elle et toi vous avez effectivement souffert dans votre chair autrefois, vous n'avez pas pris la chose de la même façon. Toutes tes souffrances n'ont jamais été que physiques. A part la mort de ta mère. Et, dernièrement, la culpabilité que tu éprouves vis-à-vis de Bryan, et qui te travailles.
Qu'elle arrête de croire qu'elle sait tout, sous prétexte qu'elle est une base de données bien remplies.
Tu n'aurais pas cru possible que toi, tu allais dire une chose pareille, mais tu le dis.
« Ce monde est aussi fait de sentiments. Que tu ne peux appréhender sans les vivre. »
Si elle était dans ta tête, elle comprendrait sans doute ce que tu veux dire. Que ce n'est pas juste une bravade pour te défendre face à un discours empli de vérité qui ne peut te blesser. Mais que c'est bien ainsi que tu es. Un être qui ne s'est pas développé de façon tout à fait normale.
Un être sans doute mentalement atteint.

Tu la regardes, incrédule, avant de te mettre à rire quand tu te rends compte de quelque chose. Elle pense que tu peux encore être sauvé. Sous prétexte que tu as des sentiments. Le fou rire te gagne, tu ne parviens pas à lutter contre lui. Tu n'avais encore jamais eu une telle crise d'hilarité. Tu es dans une infirmerie, mais tu t'en fiches ; personne n'osera te faire un regard de travers. Et puis, tu avais bien besoin de rire, tu commençais à en avoir marre de la rembarrer. Plus tu le faisais, plus tu devenais froid.
Et c'est quand tu deviens froid que tu commets les pires drames.
Parvenant à contenir ton rire à grand peine, tu essuies une larme qui est apparue au coin de ton œil. C'est sans doute la seule fois où elle te verra pleurer, car les sanglots ne t'ont jamais vraiment secoué. Quand tu vas mal, tu es vide, et c'est de la haine, de la colère qui t'envahissent.
« Ce que je ressens pour elle ? Du désir, très certainement. Elle est belle et a du caractère, je ne serais pas contre la mettre dans mon lit. »
Tu n'es pas totalement sincère. Oh, c'est vrai que tu ressens du désir pour elle, tu le reconnais. Mais tu sais aussi que cela va plus loin - et c'est pour cela que, quand tu dis que tu la veux dans ton lit, tu es terriblement franc. Tu la veux plus que tu n'as jamais voulu aucune femme. Tu en as connu des somptueuses, des perles de perfection qui savaient comment faire de toi un homme heureux ; mais jamais aucune femme avant Rosy n'a réussi à te convaincre que la posséder te rendrait véritablement euphorique. Est-ce de l'amour, comme le dit Cassiopée ? Ou est-ce simplement un désir beaucoup plus fort ? Tu n'es pas en mesure de trancher ; l'amour, tu n'y connais rien du tout.
« A supposer qu'elle soit comme tu le dises, concèdes-tu sans être vraiment convaincu, ça ne rendrait la chose que plus intéressante. Cela me donne encore plus envie de l'avoir rien que pour moi. »
Tu es romantique, mais cela ne veut pas dire que tu n'es pas possessif. Tu ne changeras pas. Tu es un amant brutal et égoïste, et tu sais qu'avec elle, tu serais sans doute plus attentif, mais certainement pas moins barbare. Cela fait partie de toi. Tu aimes offrir de la souffrance, après tout, aussi considères-tu cela comme la plus belle preuve d'amour que tu puisses fournir à quelqu'un. Mais peut-être le penses-tu parce que tu n'as pas vraiment conscience de ce qu'est l'amour, ou de tes sentiments réels. Tu es encore trop extérieur, trop convaincu que tu parviendras à dominer Rosy, sans te rendre compte que, peut-être, toi aussi tu peux te faire manipuler.
C'est une idée tout simplement impossible, à tes yeux.
« Et toi, qu'est-ce que tu ressens quand tu es avec Bryan ? Tu te dis aussi qu'il peut être sauvé ? Ça ne te remplit pas de haine, de voir tout ce que je lui ai fait faire, à quel point j'ai pu le corrompre pour le modeler à mon image ? »
Un petit sourire se dessine enfin sur tes lèvres. Cela t'amuse, de te poser ce genre de questions. Tu ne saurais nier que tu as joué un grand rôle dans son évolution, que tu as été un mentor pour lui. Tu lui as appris beaucoup de choses. Mais tu considères aussi que tu n'as fait que réveiller quelque chose qui sommeillait en lui, et qui n'aurait jamais dû s'éveiller. Sans toi, il aurait eu une vie normale, sans doute. Mais tu n'as pas modifié sa nature profonde. Depuis toujours, tu as respecté l'homme qu'il était. Toutefois, tu ne vas pas le dire à Cassiopée. Ce n'est pas le genre de choses qu'elle a besoin de savoir.


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Mar 18 Aoû - 21:33


CORPSE²


Juin, cycle 1

Oh à ce que tu vois, ça n'a pas l'air de plaire à Zak ton sourire, encore moins d'être intrusif dans sa vie privée. Tu vas encore une fois trop loin. Tu ne sais pas vraiment non plus ce que c'est d'être humaine. Tu as oublié ce goût d’empathie que tu ressentais très souvent lorsque tu étais jeune. Tu t'es tellement renfermée sur toi même qu'à part jouer avec les gens, les faire sortir de leurs gond c'est tout ce que tu sais faire à présent. Pourtant, tu l'avais bien compris lors de votre balade avec Road. Mais, tu ne vois pas comment les aider, tu ne sais plus. Tu regardes alors ailleurs, voyant que t'as fait une bourde. Tout ce que tu veux, c'est d'avoir enfin de la sympathie à ton égard, que quelqu'un te fait confiance, de ne plus être seule. Mais on le sait tous Cassi, tu fais toujours tout foirer.

« Bryan ou pas, si tu continues comme ça, je te pète la gueule et c'est tout. » : averti-t-il d'un ton glacial. Tu ne dis rien, tu ne laisses rien paraître. Mais ton cœur pleure, pourquoi es-tu comme ça Cassi ? Pourquoi as-tu autant peur d'être humaine ? Pourquoi es-tu si terrifiée d'avoir une relation amical avec quelqu'un ? L'abandon, la trahison. Au fond, tu as toujours été seule Cassi. tes autres relations n'était que du superflue. On jouait avec toi. Et maintenant tu fais la même chose. En fait, t'es pas si différente de Zak. Lui a subis de la violence alors maintenant, il répond par cette dernière. Et toi, on a tellement joué avec toi que tu ne vis que pour ça maintenant.

Tu sais maintenant, qu'il doute de ta confiance. Pourtant il ne devrait pas, tu es une tombe. Tu ne peux toi non plus pas lui faire du mal, parce que vous êtes tout les deux liés à Bryan. Mais tu sais très bien, que si Bryan devrait faire un choix entre Zak et toi. Il choisirait Zak. Et tu le comprends bien que ça te fasse chier. Alors autant, ne pas avoir d'emmerde avec Zak, mais d'avoir au moins une relation simple avec ce dernier. Tu sens en Zak, cette humanité reniée. Et ça te fait de la peine. Tu ne veux pas qu'il devienne comme toi. Un cadavre. Mais tu t'y prends de la mauvaise manière pour lui faire comprendre. Ou alors, il est trop con pour comprendre ce que tu essayes de faire.

Et tu vois qu'il retient ses poings. De toute façon, au point où tu en es rendu, la souffrance ne te fait rien. Et oui, Zak n'est pas le seul à supporter la douleur. Lorsque tu couches avec Bryan, c'est de la souffrance et de la douceur ensuite, mais est-ce que Zak sait qu'il peut-être doux ? Est-ce que Bryan, lui a déjà parlé de toi ? Zak, ne sait strictement rien sur toi. Peut-être que si tu lui dirais des choses sur toi, peut-être qu'il s'adoucira. Peut-être qu'il comprendra.

« Évident que ça vient de mon père. Tu enfonces des portes ouvertes, Cassiopée, pas besoin d'avoir un dossier sur moi pour le savoir. Je suis le fils d'un grand mafieux, après tout, c'est connu. » Te dit-il. Ah il en est fière maintenant ? Non, pour lui c'est un minable malgré qu'il l'es forgé mais malheureusement à sa façon. Son père serait toujours là, il serait fière de son expérience. « Certes, mais vous êtes Zak, et non pas votre père. » Fis-tu glaciale. Putain, ta gueule Cassi. Tu vois pas que tu t'enfonces ? Putain.


Lorsque tu lui dis que vous êtes différent, mais avez tout les deux des souffrances, il le pris encore une fois mal. Y'a que la vérité qui blesse hein. « Épargne-moi ton discours de mauviette. Ce n'est pas parce que toi, tu aurais des remords que c'est mon cas. Avec toutes les informations que tu as rassemblé à mon sujet, tu n'es pas capable de me comprendre. » Il secoues la tête, dépité, presque déçu. Tu essayes de le comprendre. Tu n'as pas vécut la même histoire. Ton père n'était pas un mafieux mais ta mère était un démon. Un démon que tu cherries encore à l'heure d'aujourd'hui. Mais ça, Zak ne le sait pas. Non, il ne sait rien de toi et c'est bien ça le problème. Il croit que tu ne peux pas comprendre, mais c'est faux. Tu peux essayer, tu peux y arriver comme tu le faisais si bien avant.

« Peut-être as-tu du mal à te dire que je n'ai pas beaucoup de cœur. Parce que tu vois que je tiens à Bryan. Est-ce que tu as conscience du type d'homme qu'il est vraiment, au moins ? Tu sais beaucoup de choses, Cassiopée, mais tu restes aveugle malgré tout. Tu regardes le monde à travers tes yeux. Tu as remarqué que nos vies tournaient autour de la souffrance, mais tu pars du principe que ça fonctionne comme toi, qu'il y a une souffrance à la base. Mais je n'ai jamais souffert, Cassiopée. J'ai toujours été un puits de haine, et rien d'autre. Mais ça, ce n'est pas quelque chose que tu peux percevoir juste en lisant quelques lignes dans un dossier. Je sais ce que c'est que d'avoir mal, physiquement, mais mon esprit n'a jamais eu à souffrir. Quelque chose que quelqu'un comme toi, qui s’apitoie sur elle-même, ne peut pas comprendre. » Tu lèves les yeux en l'air. Il ne voit même pas qu'il a souffert. Avant toute haine, il faut aimer. Et pour passer de l'amour à la haine, on souffre. C'est logique. T'as juste envie de te cogner la tête contre un mur, lorsqu'il te dit de telles absurdités. « Vous dites que je suis aveugle, mais vous l'êtes aussi. Bienvenue au club. Vous croyez peut-être que je ne sais pas qui est Bryan ? J'en sais assez long sur son enfance, sa personnalité pour savoir concrètement qui il est. Mais vous savez, avant d'avoir de la haine, il y a de l'amour. Et la transition entre les deux, c'est l'incompréhension et la souffrance. Alors vous aussi arrêtez de vous voiler la face.Vous n'avez peut-être pas souffert quand votre père à tué votre mère sous vos propres yeux ? Oh que si, sinon pourquoi l'avoir vengé ? Ah et je ne prétend pas tout connaître au contraire. Vous avez peut-être accepter la mort de votre mère mais il y a quelque chose d'inconscient qui sommeil en vous. Ouais, vous êtes quelqu'un de mentalement atteint du à votre passé. » Fis-tu en regardant par la fenêtre. Tu te contiens toi aussi.

« Ce monde est aussi fait de sentiments. Que tu ne peux appréhender sans les vivre. » Dit-il. Là, tu te lèves. Le regard noir. « Bon, tu crois que je comprend rien ? Tu crois que j'ai jamais vécut de violence et que de ça, je ne peux pas comprendre ? J'ai envie de rire. Tu ne sais rien de moi Zak. Et ouais, moi aussi je me faisais tabasser mais pas par mon père, lui était trop occupé avec ses bouteilles. Non par ma mère jusqu'au sang, jusqu'à m'en briser les os. Et ouais Zak, j'ai peut-être pas vécut la même chose que toi. Mais je sais ce que sait de prendre des coups. Je sais la douleur physique que ça peut faire et la douleur morale même si toi, tu as toujours vécut dans cette douleur physique à tel point que c'est une habitude pour toi. Alors maintenant que j'ai craché un bout de ma vie. Tu vas me faire confiance ? Tu vas arrêter de me dire que je peux pas te comprendre ? Zak, tu t'es fait violé ? Non, alors toi aussi tu ne peux pas comprendre. Et vas-y tu peux me traiter de mauviette, de lâche et j'en passe, tes atteintes ne me toucheront pas plus que ça. Parce que tu sais quoi ? Je sais bien mieux me rabaisser que toi tu le fais. Ouais, la chose dont j'ai le plus peur c'est de moi-même. » Fis-tu d'une traite, avant d'envoyer bouler la chaise. Ouais, t'étais énervée. Toi qui reste toujours calme. Ouais la fille zen que rien ne perturbe. Et bien là ce n'était pas vraiment le cas. Tu tournes autour du lit et sort un deuxième joint. Et tu tires dessus, pour te calmer et reprendre ton masque d'insensibilité total. Tu te rassieds comme si de rien n'était.

Et lorsque tu lui dis qu'il y a encore quelque chose à sauver, c'est lui qui se met à rire. Tellement qu'il en pleure. Ouais, c'est ça rigole. Tu crois que tout à l'heure c'est ta main qu'il va se manger. T'es sur les nerfs bien que ton join t'aide à rester zen. Son comportement ? Tu ne le supportes pas non plus. Il veut vraiment n'être que haine ? Et bien qu'il le fasse, qu'il se détruise. Mais bon, ensuit il répond à ta question sur cette garçe de Rosie. « Ce que je ressens pour elle ? Du désir, très certainement. Elle est belle et a du caractère, je ne serais pas contre la mettre dans mon lit. » Tu hoches la tête, ça t'étonne pas de lui, il est comme Bryan sur ce plan là. D'abord le lit et ensuite on verra. Mais tu sais très bien, qu'il veut beaucoup plus, mais il ne le sait pas encore. Tandis que Bryan, lui cache bien son jeu. Tu ne sais pas vraiment et ne préfère même pas savoir. Parce que de toute façon, à part faire souffrir les gens autour de toi, les gens qui te sont proches c'est tout ce que tu sais faire Cassi. Comment Bryan voudrait d'une fille comme toi hein.

« A supposer qu'elle soit comme tu le dises » Concède-t-il sans en être vraiment convaincu. «  ça ne rendrait la chose que plus intéressante. Cela me donne encore plus envie de l'avoir rien que pour moi. » Et cette fois, c'est toi qui rigole. Les nerfs à bout, comment peut-il être aussi aveugle ? « Ouais, comme on dit l'amour rend aveugle. » s'échappe de ta bouche. Allez encore une bourde Cassi. Détourne, l'attention. Réponds à sa question même si ça te fait, allez tu sais cette question :

« Et toi, qu'est-ce que tu ressens quand tu es avec Bryan ? Tu te dis aussi qu'il peut être sauvé ? Ça ne te remplit pas de haine, de voir tout ce que je lui ai fait faire, à quel point j'ai pu le corrompre pour le modeler à mon image ? » Dit-il en souriant. Alors que toi aussi tu souris. Il croit vraiment que tu ne sais pas ? « Il a déjà été sauvé par vous Zak. Je sais très bien que vous n'avait fait que réveiller sa haine, la souffrance qu'il aime affliger au gens. Mais vous savez, il est assez taciturne. Il peut-être très violent, comme très doux. Vous le saviez ça ? » Demandas-tu. Ouais, encore un pique. Mais bon, il en apprend sur toi, sur Bryan. Il devra se satisfaire de ça et point barre.

Et tu te mets dos à lui. Regardant par la fenêtre. « Je ne sais pas trop comment m'y prendre avec vous à vrai dire. Je veux pas d'emmerde. Je veux pas foutre Bryan dans un dilemme, bien que je sais que si il devrait faire un choix entre vous et moi, c'est vous qu'il choisirait. Et ce que je comprend tout à fait. Vous l'avez libéré. J'aurais pas supporter de le voir comme soumis comme il l'était au par avant. Ouais, je vous remercie pour ça. J'essaye juste de vous aider, enfin à faire ressortir un peu plus votre humanité, mais je fais souvent foirer les choses. Sûrement parce que moi-même je n'arrive pas totalement à être humaine. » Terminas-tu par dire. Ouais, c'était une sorte d'excuse ce que tu viens de dire. Ouais, t'es allée loin et tu le reconnais mais t'es toujours dans les extrêmes. Toujours dans les mauvais extrêmes. On verra ce qu'il te répondra hein. En attendant, tu continues de fumer ton joint, ta colère à totalement disparut et c'est mieux comme ça.

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Lun 12 Oct - 18:10

« Les animaux d'une même espèce ne luttent jamais à mort ; le vainqueur épargne le vaincu. L'espèce humaine est privée de cette protection. »



Tu détestes quand on te traite comme ça.
Tu n'en as rien à faire quand c'est toi qui te comportes ainsi vis-à-vis des autres. Quand c'est toi qui joues avec eux. Parce que tu es quelqu'un de mauvais de toute façon, que tu ne veux pas leur faire la moindre fleur, que tu n'éprouveras jamais de remords pour ce que tu leur fais. Chaque mal causé à un innocent t'emplit de joie. Tu te sens mieux après t'être montré ignoble - comme si tu avais l'impression d'avoir assuré ta position, d'avoir montré à quel point tu peux être fort. En fait, c'est peut-être même ta façon de te défendre. Quand tu te sens en danger, tu cognes. C'est comme ça que l'on te respecte ; et c'est comme ça que tu te fais respecter. Parce que c'est toi qui cognes le plus fort. Mais quelque chose retient encore ton bras, tu ne peux pas la frapper à ta guise, et cela te dérange. Parce qu'elle sait trop de choses sur toi, et que tu te détestes cela. Parce que tu n'arrives pas à avoir confiance en elle alors que tu ne sais rien d'elle. C'est parce que tu connais parfaitement Bryan que tu lui confierais ta vie les yeux fermés. Tu n'as pas besoin d'une telle confiance avec tout le monde : le cas est unique. Simplement de savoir qu'on ne te trahira pas à la première occasion - et c'est déjà beaucoup demander. Or Cassiopée ne te montre rien de ce que tu attends. Elle déballe tout, sans se soucier du fait que n'importe qui pourrait vous entendre. Elle agite ses connaissances sur ton nez, sans te donner des garanties. Tu n'aimes pas sa façon de te parler, de t'analyser, de te psychanalyser. Tu préférais qu'elle se taise et qu'elle t'accepte telle que tu es. Sans doute que ton rejet de son opinion est dû au fait qu'elle a en partie raison. Peut-être est-elle un peu trop prisonnière de la sympathie qu'elle éprouve pour toi, car tu ne vois pas du tout en quoi tu peux être sauvé.
Elle envoie une chaise valser à travers l'infirmerie.
Et tu éclates de rire.
« Tu as raison, finis-tu par dire, tressauté sous l'effet de ton hilarité. Je suis malade. Tellement malade que je rejette ce qui me reste d'humanité. Comme si ce que je peux ressentir pour ma mère ou pour Bryan n'étaient pas incompatibles avec ma nature de monstre, tu vois ? Pourquoi tu t'accroches autant que ça à moi ? Je pourrai pas te comprendre, Cass. Si jamais j'étais impliqué dans une histoire de viol, ce serait moi le coupable. Et je ne ferai pas ça par perversité, mais parce que je sais que ça détruirait la personne en face de moi. Sans être capable de comprendre ce qu'elle peut vraiment ressentir, et m'en fichant vraiment. » Te calmant légèrement, tu hausses les épaules avant de continuer : « Tu te rends compte ? Je me suis fait tabassé toute mon enfance et je suis incapable de compatir au sort de ceux qui subissent la même chose que moi. Chacun sa merde. Si j'ai supporté, n'importe qui peut supporter. »
Mais en disant cela, tu as conscience du fait qu'elle vient de te dévoiler quelque chose d'elle-même. Qu'elle a été battue et violée pendant son enfance. Quelque chose que tu comprends, enfin. Quelque chose qui te dit que vous avez enfin un échange. Qu'elle ne fait pas que de t'agiter tes faiblesses sous le nez : elle te présente les siennes aussi. Et tu préfères cela. Cela te donne l'impression que votre conversation est bien plus égale.
Et tu te radoucis.
« Si c'est de l'empathie que tu attends de moi, je ne suis pas doué pour cela, tu sais ? »
Tu ne te vois pas comme quelqu'un de bien. Encore moins comme un sauveur. Tu n'as pas sauvé Bryan. Tu l'as conduit à sa propre destruction, mais en suivant un autre chemin. Peut-être est-ce la culpabilité qui parle et qui t'empêche de te rendre compte que tu es aussi capable de faire des choses bien. Même si tu ne regrettes absolument pas ta décision. Et que tu vois très bien comment Bryan peut être doux ; tu le comprends en comparant avec toi-même. Mais au fond, qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? Pourquoi est-ce que tu es obligé de te forcer pour voir tout ce qu'il peut y avoir de bien autour de toi ?
« On est deux, à ne pas savoir comment être humain, finis-tu par dire. Mais ce n'est peut-être pas la peine de faire comme si. »
Tu lui tends la main.
Ton regard est toujours aussi glacé que d'habitude.
Tes lèvres sont peut-être légèrement étirées.
« Je ne crois personne sans preuves. On ne sait jamais à qui on a affaire, après tout. Mais je compte sur toi pour ne rien dire. Ce sera à ton avantage. »
Tu n'en dis pas plus. Ce n'est pas ton genre, pas alors que tu n'as pas vraiment l'impression d'avoir le choix. Elle doit le sentir. Que tu as besoin de passer comme un contrat avec elle pour être vraiment à l'aise. Pour te détendre un peu. Parce que tu fonctionnes comme ça, tout simplement. Il y a longtemps que tu ne crois plus à la sincérité des sentiments. Que tu refuses de penser que quelqu'un ait envie de t'aider de façon désintéressée.
Tu as peur, cela dit, qu'elle refuse cette main que tu lui tends.
Tu ne peux pas la contrôler.
C'est dur.


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Mar 10 Nov - 16:53


CORPSE²


Juin, cycle 1

Il ne peut pas te frapper, quelque chose le retient. Le fait sûrement que tu sais beaucoup trop de choses sur lui et que lui ne sait rien sur toi. Tu captes qu'il n'aime pas ton ton, qu'il n'aime pas quand tu l'analyses, mais t'es comme ça, et tu ne changeras sûrement pas. Tout comme toi, tu n'aimes pas son arrogance, tu n'aimes pas son esprit totalement buté, qui se voile la face. Mais au fond Cassi', t'es pareille en soit. Tu n'aimes pas qu'on te contre dise, il faut que tout aille dans ton sens sinon, tu pètes un plomb, comme là en fait. Tu déballes tout, toute ta vie, même Bryan n'est pas au courant, seul Road et à présent Zak. Génial, tu ne sais même si tu peux compter sur lui. Tu ne sais pas s'il pourra retenir ses coups étant donné que vous êtes quittes. Bien que tu te sois calmée après avoir dégagé la chaise, tu ressens de la peur. Cette appréhension qu'il renie ta confiance, qu'il se foute de ta gueule, alors que tu souffres encore de ces traumatismes. Et il éclate de rire. Tu le foudroies du regard un instant, avant de lever les yeux au ciel, en faisant comme si de rien n'était. Il te désespère.

Tu tirais sur ton joint, pour éviter de penser, retrouver ta zen attitude, ce que tu fis rapidement en fait, en y repensant. Tu redevenais de marbre. « Tu as raison » Finit-il par dire, tressauté sous l'effet de son hilarité. « Je suis malade. Tellement malade que je rejette ce qui me reste d'humanité. Comme si ce que je peux ressentir pour ma mère ou pour Bryan n'étaient pas incompatibles avec ma nature de monstre, tu vois ? Pourquoi tu t'accroches autant que ça a moi ? Je ne pourrai pas te comprendre, Cass. Si jamais j'étais impliqué dans une histoire de viol, ce serait moi le coupable. Et je ne ferai pas ça par perversité, mais parce que je sais que ça détruirait la personne en face de moi. Sans être capable de comprendre ce qu'elle peut vraiment ressentir, et m'en fichant vraiment. » Waaouh, ça a dû lui coûter un bras de te dire que tu avais raison. Sans blague. Tu restes attentive à ce qu'il te dit, sans pour autant montrer la moindre émotion. C'est vrai pourquoi, tu t'accroches autant à lui, pourquoi essayes-tu autant de faire ressortir sa partie humaine ? Sûrement parce que c'est un défi, un défi de hauteur d'ailleurs, parce que ta relation avec Bryan ne fait qu'accentuer ton besoin d'aider Zak au lieu de t'aider toi-même. Tu fuis en fait, comme d'habitude.

Et là, c'est l'apocalypse dans ta tête, il s'en fiche vraiment. Il se fout royalement des ressentis des gens. Tu te sens humiliée. Ouais et t'as honte d'avoir tout balancé comme ça, bien que tu eusses fait attention à peu près à ce qui t'entourait. Tu fermes les yeux un instant, remettant en ordre, ce qu'il disait. Un bon côté, il était sincère et c'est ce que tu aimes le plus chez les autres, bien que tu n'aimes pas quand on te remet les idées aux clairs. « J'sais pas, peut-être que le fait que vous soyez aussi buté, m’intéresse. Je me suis jamais vraiment posé cette question, et je m'en fiche. J'agis, je vous fais chier, c'est tout ce que je fais et c'est enrichissant, en fait. » Finis-tu par dire, sans émoi. Avant de continuer avec sarcasme. « J'suis peut-être quelque peu suicidaire à essayer de me frotter au terriiiible Zak. » Tu ricanes légèrement, et ça recommence, tu le provoques. T'es suicidaire Cassiopée, vraiment. Mais il t'énerve, autant qu'il te divertit et vu que tu n'arrives pas à tes fins, tu provoques. Et tu fais exactement comme lui, tu vas dans l'arrogance. Tu prends sa méthode, mais au fond, ce n'est pas méchant. Tu le titilles, c'est tout. « Mierda, j'suis vraiment suicidaire. » Murmuras-tu à toi-même. Basculant ta tête en arrière. A force d'entendre Keysha gueuler dans ton dortoir, tu pouvais limite parler portugais, espagnol.

Fin bref, il se calme un peu et hausse les épaules pour continuer. « Tu te rends compte ? Je me suis fait tabasser toute mon enfance et je suis incapable de compatir au sort de ceux qui subissent la même chose que moi. Chacun sa merde. Si j'ai supporté, n'importe qui peut supporter. » Tu le reconnais bien là, totalement imbus de sa personne, c'est Zak, il va falloir que tu t'y habitues, vaut mieux l'avoir de ton côté qu'autre part. Alors tu rigoles légèrement. En fait, t'es tellement désespérée que tu n'es plus dans l'analyse de ses paroles et tu prends ce qu'il dit avec humour, c'est plutôt pas mal. « Pour l'instant, ce n'est pas comme si vous essayez de compatir, vous refusez ça. » Fis-tu légèrement. Tu réfléchissais plus trop à ce que tu voulais dire, les mots sortaient comme ça. Toujours un peu dans l'analyse, mais moins, t'essayes de te radoucir, de penser à autre chose, en espérant sûrement qu'il se radoucisse un peu.

Et tu le regardes un instant, et tu vois qu'il se radoucit, tu ne comprends pas vraiment. « Si c'est de l'empathie que tu attends de moi, je ne suis pas doué pour cela, tu sais ? » Te dit-il. Tu fronces les sourcils légèrement. « Oh, je le sais, et je n'attends pas ça de vous, bien que je sache que vous êtes capable de ressentir de l'empathie, blabla. J'ai même la sainte horreur de ça, ça rejoint un peu la pitié, du coup, je n'aime pas. Tout ce que je voulais, c'est que vous vous radoucissiez et que vous soyez moins tendu. Bref, qu'il y est un échange. Du donnant, donnant. » Dis-tu en soupirant. Ouais, tu t'en voulais d'avoir parlé de toi comme ça. T'as perdu ton contrôle et c'est très frustrant.

Et il reprend la parole. « On est deux, à ne pas savoir comment être humain. Mais ce n'est peut-être pas la peine de faire comme si. » Et il te tend la main, son regard toujours aussi glacé, ses lèvres un tout petit peut plus étirées. Tu le scrutes, t'es un peu beaucoup sur le cul-là. T'avais en aucun cas prévu ça. Tu ne dis rien, attendant de voir ce qu'il voulait en te tendant sa main. « Je ne crois personne sans preuves. On ne sait jamais à qui on a affaire, après tout. Mais je compte sur toi pour ne rien dire. Ce sera à ton avantage. » Ok, il veut un contrat. T'es du genre solitaire, et tu ne veux en aucun cas devoir des choses aux gens. Dilemme hein ? Et tu sens qu'il a peur. Peur que tu refuses sa main, parce qu'il ne la contrôle pas, parce que ce n'est pas dans son genre de faire ça.

Tu te lèves, te mets face à lui. Bien qu'il te surplomb de sa hauteur et sa masse. Le physique totalement opposé. T'as envie de jouer un peu, parce que toi non plus tu n'es pas du genre à passer des contrats, tu joues cavalier seul. Mais tu sais que ce moment est important pour lui, alors la seule chose que tu fais, c'est de le faire poireauter un peu. Faut quand même que tu t'amuses un peu. Au bout de quelques minutes à avoir fait le tour de ta chambre d’hôpital et revenir à ta place initiale, tu prends sa main en le regardant bien dans les yeux. Tu étais peut-être hésitante au début, mais ça s'est vite fini en poignée de main bien fermes. « Je compte sur vous pour en faire de même. » Finis-tu par dire, avant de lui tourner le dos et de retourner à la fenêtre. « Je ne suis pas du genre à passer des contrats, vous non plus à ce que je vois. Vous aviez peur que je la refuse. Ah et pour l'histoire d'être humain, je crois que pour l'instant, ça nous convient bien de ne pas l'être... Mais faudra un jour y remédier.» Terminas-tu par dire, les yeux fixés sur les barreaux.

HS : Désolée, c'est vraiment nul. Je te donne rien pour continuer presque.

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Mar 10 Nov - 21:49

« Les animaux d'une même espèce ne luttent jamais à mort ; le vainqueur épargne le vaincu. L'espèce humaine est privée de cette protection. »



Tu n'as pas essayé de te montrer particulièrement amène avec Cassiopée, mais cela n'a rien de surprenant. La douleur des autres t'a toujours été assez indifférente, à peu près autant que la tienne. Comme si le fait d'avoir tout surmonté te donnait le droit d'estimer que les gens peuvent en faire de même aussi aisément que toi. Pourtant, tu as été aidé, même si tu ne t'en rends pas compte : tu n'étais pas seul. Il y avait deux personnes, dans ta vie, pour te soutenir. Puis une seule. Mais un homme qui ne t'a jamais lâché, qui ne te lâchera encore jamais aujourd'hui. C'est peut-être le seul désormais pour lequel tu pourrais ressentir de la douleur à l'évocation de sa souffrance. Cassiopée est comme toi. La douleur fait partie de son existence, tu le sens, alors tu n'arrives pas à compatir, pas plus que tu ne pourrais compatir sur ton propre sort. Elle n'est pas si suicidaire que ça, Cassiopée : elle a peut-être senti qu'une partie de toi lui trouvait une ressemblance avec ta propre personnalité. Le côté torturé, enfant malmené. Le besoin d'en savoir plus que les autres, d'accumuler les informations, les dossiers, de les manipuler pour se protéger d'eux. Tu en as conscience, même si tu refuses de l'admettre ouvertement. Alors tu ne la contredis pas, juste en raison de ta fierté qui t'empêche de le faire. Elle a raison, tu refuses de compatir. Tu hausses les épaules.
« En même temps, ça ne m'apporterait rien. »
C'est assez logique, du coup, que tu veuilles faire un échange. Parce que ça t'apporterait quelque chose. Elle a des choses que tu désirerais avoir mais que tu ne possèdes pas. Et tu pourrais sans doute lui donner des choses en échange. C'est d'une logique implacable, et cela justifie ta proposition. Juste votre silence respectif. Pourtant tu as peur qu'elle refuse. Ce n'est pas grand-chose, mais ce ne sont pas des liens que l'on peut briser. Les promesses n'engagent certes que ceux qui y croient. Mais dans ton cas, tu n'as aucune raison de rompre ce pacte, ce serait trop dangereux pour toi. Et tu détestes ceux qui ne tiennent pas leur parole vis-à-vis de toi. Ce serait vraiment suicidaire, plus encore que de t'embêter.
Tu lui serras la main avec fermeté, signe de ta détermination.
« Parfait. On peut donc dire que nous sommes complices, désormais. »
Complices. Mine de rien, c'est un mot très important à tes yeux. Les complices sont proches de toi, même s'ils ne le sont pas autant que Bryan. Ce sont des gens qui partagent quelque chose avec toi. Même s'ils sont sacrifiables. Que tu te débarrasses d'eux sans le moindre état d'âme. Tu fais quand même un minimum attention à eux, parce que tu sais que, pour obtenir quelque chose de quelqu'un, il faut lui en donner une autre en retour. Ne serait-ce qu'une illusion de respect et d'estime.
Tu relâches sa main, et commences à t'éloigner quand sa dernière phrase t'interpelle. Parce que cela te paraît curieux qu'elle ait envie de remettre ce sujet sur le tapis alors que tu as très clairement fait comprendre que tu ne désirais pas t'étendre sur le sujet. Ce sujet te gêne car tu n'aimes guère ce qui se rapporte à tes restes d'humanité ; ce sont tes dernières miettes de faiblesse. Tu ne sais même pourquoi tu y tiens autant. Peut-être parce qu'on ne peut pas être ami avec quelqu'un si on n'a pas un peu de son cœur à lui offrir - ne serait-ce qu'une larme.
« Qu'est-ce que cela veut dire, être humain ? Toi et moi, on respire, on marche, on parle, on se comporte en être humains. On a un comportement rationnel. Même si on n'est pas des anges, je ne pense pas qu'on ait quoique ce soit à changer dans notre attitude. Ni toi, ni moi. Assume celle que tu es, Cassiopée. On ne sera jamais comme les autres. »
Le tout dit sur un ton curieusement doux, compatissant. Comme si tu laissais enfin fondre un peu la glace qui s'est formée entre elle et toi, comme si tu lui laissais percevoir le genre d'hommes que tu pourrais être si elle se rapprochait de toi. Si elle prenait autant d'importance que Bryan à tes yeux. Peut-être se dira-t-elle qu'elle avait raison, que tu peux encore être sauvé. A ce stade, tu t'en fiches : tu penses lui avoir assez prouvé que non, même si tu as encore un peu de bon en toi, ce n'est pas suffisant pour raviver la flamme. Ta générosité n'est plus qu'une braise qui s'alimente encore par on ne sait quel moyen, mais qui ne saurait se renforcer. Elle est tout simplement quantité négligeable.
Tu es entièrement gagné au mal, Zak.

HRP:
 


Comme un goût de médicament
ft. Cassiopée Reed
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Jeu 12 Nov - 11:05
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CORPSE²


Juin, cycle 1

Il ne veut pas compatir, et ça tu le sais très bien. Comme tu sais qu'il ne te donnera jamais raison par fierté, du moins il ne te le dira jamais pas cash. Il préfère hausser les épaules et te dire que ça ne lui apporterait rien. Pourtant il veut un contrat avec toi, non ? Il a sûrement des idées derrière la tête, ouais, il a des choses qu'il désire chez toi, tu ne sais pas vraiment quoi. Des choses sur Rosy peut-être ? Sur ce qu'il se passe à la prison ? Le fait que toi, tu arrives encore à compatir ? Aucune idée, une chose est sur, c'est qu'il a peur que tu refuses. Ça doit-être quelque chose de très important pour lui. Ouais, les promesses. Zak est quelqu'un de très carré dans sa tête, il n'est pas vraiment ouvert à la discussion ou autre, il ne peut pas se baser sur des paroles, mais sur des actes, des faits. Après quelques minutes, tu acceptes sa main. Si t'as hésité, c'est que tu sais maintenant que tu n'es plus vraiment seule. Et ça te fout un peu les boules. Mais même si tu es hésitante au début de ta poignée de main, tu finis par lui donner quelque chose de ferme et d'engageant, tout comme lui, qui rajoute : « Parfait. On peut donc dire que nous sommes complices, désormais. » Complices ? Ces mots résonnent, ils te font peur, mais c'est important pour toi, pour lui. Tu n'es pas habituée à ça, loin de là. Ton seul complice c'est toi-même de base. T'as toujours joué cavalier seul, mais cette heure est sûrement révolue à présent non ? Tu n'oses même pas y penser.

Alors qu'il relâche ta main et commence à s'éloigner de toi, tu lui dis qu'un jour il faudra que vous soyez humains tout les deux. Et oui, même si tu sais qu'il a horreur de ce sujet, sûrement parce que c'est une de ses dernières faiblesses. Tu ne peux t’empêcher de te dire qu'il faut creuser là dessus pour qu'il soit mieux, pour qu'il puisse vraiment donner de son cœur, s'investir dans une vraie relation. Tout comme toi. « Qu'est-ce que cela veut dire, être humain ? Toi et moi, on respire, on marche, on parle, on se comporte en être humains. On a un comportement rationnel. Même si on n'est pas des anges, je ne pense pas qu'on ait quoique ce soit à changer dans notre attitude. Ni toi, ni moi. Assume celle que tu es, Cassiopée. On ne sera jamais comme les autres. » Termina-t-il par dire sur un ton doux et compatissant. Tu le regardas dubitative, surprise par ces tons encore inconnu face à toi. Ouais, il te montrait quel genre d'homme il pouvait être si tu prenais une place égal ou presque comme Bryan. Mais ce n'est pas vraiment ton but. Non, ton but, c'est d'essayé de lui faire ressortir sa partie humaine, et ne pas te le mettre à dos, vis-à-vis de Bryan. Sûrement, parce que tu te retrouves en lui. Que si lui peut-être sauvé, toi aussi tu peux l'être. Du coup, tu souris en coin, réfléchissant en même temps à ses paroles, c'est l'un des seuls qui te demandait de ne pas changer en réalité. Pour lui, c'était normal que vous soyez comme ça. Tu lui fis un signe de tête, et te rallongeas par la suite dans ton lit à l'infirmerie. En attendant, qu'il parte. « Conversation intéressante, au plaisir. » Finis-tu par dire sans émoi avant qu'il ne quitte la pièce pour de bon. Dis-moi Cassiopée ? Comment va être votre prochaine rencontre ? Électrique ou pour une fois calme ?

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