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Virée nocture sur un deux-roues

Mar 2 Juin - 16:43


ESCAPADE NOCTURNE


Son sms venait tout juste d’être envoyé. Road avait profité d’un petit moment de pause pour pouvoir préparer son vendredi soir. Il était de surveillance ce soir là. Rien de plus facile donc pour couper l’enregistrement des caméras. Oui ce qu’il faisait était interdit et si ça venait à se savoir beaucoup de détenus se rebelleront. L’échec n’était donc pas une possibilité. Le gardien savait qu’il prenait des risques mais au fond, n’est ce pas ce qui rendait la chose encore plus intéressante ? Il avait demandé à son invitée de se faire discrète. Sa moto avait été également garée un peu plus loin sur le parking pour être sur. Si avec toutes ses précautions son « kidnapping » échouait c’est qu’il avait vraiment perdu la main. Avec le temps, rien n’est impossible mais ne soyons pas pessimiste. A l’heure du couvre-feu, le gardien s’éclipsa dans le hall. Il attendit patiemment la jeune détenue. Pourvue qu’elle fasse vite tout de même. Quand il la vit enfin se pointer, il réajusta correctement sa capuche sur sa tête brune avant de saisir son bras pour l’entraîner dehors sans un mot. Son léger stress était palpable mais au fond c’était le plus heureux des hommes. Depuis le temps qu’il n’avait désobéit délibérément aux règles en effectuant un acte pouvant réellement le mettre en mauvaise posture. Il s’amusait comme un fou et pour peu, il aurait presque un petit sentiment de nostalgie.

Arrivés au parking, il s’assit sur sa moto puis invita la jeune fille à faire de même. Juste avant de démarrer, il saisit ses mais pour les déposer sur sa taille. Ce soir, il voulait vraiment mettre les gaz. Il valait donc mieux qu’elle s’accroche bien et vu qu’il n’avait pas prit de casque c’était plus prudent. Road oubliait volontairement ce vêtement de sécurité, ce n’était pour lui qu’une grosse boule encombrante qui lui empêcher de sentir l’air s’heurter violemment à son visage quand il accélérait et ça faisait perdre à son zèle sa saveur d'aventurier.  Il retira la béquille, rabattit ses jambes et lança l’engin à toute vitesse avec un grand sourire. En quittant le complexe pénitencier, il avait envie de rire. Il savait que la sécurité laissait à désirer mais tout de même, quelle facilité pour faire évader quelqu’un. Malheureusement, son évasion ne durera qu’une soirée. Il sera obligé de la ramener avant le matin mais il voulait que, juste l’espace d’une nuit, elle puisse se changer les idées. Cette soirée lui appartenait et il espérait de tout cœur qu’elle la passerait en étant elle même.

En cinq jours, il avait eut le temps de lire son dossier encore et encore. Il l’avait évidemment caché chez lui, pas question qu’un collègue tombe dessus par accident. Il l’avait précieusement gardé à l’abris des regards. Cassiopée lui faisait confiance et tout ça restait entre eux. Depuis sa lecture, l’homme comprit un peu mieux les agissements de la jeune fille mais il semblait qu’il manquait encore des pièces au puzzle énigmatique qu’elle était. Peut être des pièces dont même la principale intéressée ne pouvait soupçonner l’existence. Ca, il le verra très certainement ce soir. Ils avaient jusqu’à demain 5h, avant le lever et l’arrivée du personnel, pour revenir secrètement. Une fois sur la ceinture périphérique, le gardien profita de la ligne droite pour accélérer rapidement. Il slaloma agilement entre les autres véhicules et, malgré la forte vitesse, la ville au loin semblait les suivre paisiblement.


« Alors ? Pas trop peur ? » lança t’il enjoué à sa passagère.  

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Dim 14 Juin - 1:50


CORPSE²


Mai, cycle 1

20h00, tu avais vu son message, mais tu ne répondis pas de suite, tu aimais faire languir les gens. C'était ton petit coté rebelle et emmerdeuse. Tu ne lui répondis qu'à 21h. Tu pris alors une douche, te préparait-il une virée nocturne ? Sûrement, mais tu ne savais pas où vous alliez, ni ce qu'il allait faire. Enfin, ce que vous alliez faire, et tu fronças les sourcils. Une maniaque du contrôle qui ne sait pas, c'est assez embêtant et frustrant. Tu pris alors une douche, cogitant à ce que vous pouviez faire, te tirant même parfois les cheveux. Tu n'aimais pas les surprises. Mais bon, tu trépignais d'impatience tout de même. Tu t'habillas chaudement, comme tous les jours, même en été, parce qu'on le sait tous les anorexiques, boulimiques ont toujours froid. Tu pris un jean en cuir noir. Et un pull avec une tête-de-mort qui cette dernière était colorée. Seule chose colorée d'ailleurs, mais ça mettait en valeur ton teint qui mine de rien était pale. Mais là, tu paraissais plus jolie. Tu te maquillas légèrement, mettant de crayon noir et du mascara ce qui fit ressortir tes yeux bleus. Tu étais belle Cassiopée, mais tu ne t'en rendais pas compte comme à l'habitude, tu ne voyais que tes défauts. Un corps trop gros, alors qu'il était trop mince et tout un tas de petites choses.

22h00, tu étais descendue à pas de souris, te faisant toujours aussi discrète, tu n'avais pas oublié de mettre tes boots et ton blouson en cuir noir qui te coupait du froid. Tu descendis à l'heure pile. Il t'attendait, rajustant sa capuche au passage. Tu le regardas un bref instant et il te prit le bras. Tu n'aimais pas qu'on te touche, mais venant de lui, c'était agréable. Un sentiment bizarre fit surface dans ta tête alors que tu étais devenue rouge pivoine alors tu observas les alentours pour faire genre que rien ne te touche. Il t’entraîna dehors, le stress, tu le ressentais. Mais c'était un bon stress, cette adrénaline qui lui manquait tant, ce qui te fit sourire. Et tu vis une moto. Il allait t'offrir une virée en moto. Tout ce que tu aimes. Tu t'approchas alors de lui. [color=#a12222]« Bonjour Road, alors petite virée en moto ? Vous savez que c'est interdit que je sorte du pénitencier pour une soirée nocturne. » Tu marquas une pause. [color=#a12222]« J'aime votre audace. » Finis-tu par dire avant d'enfourcher le siège arrière de la moto. Il prit tes mains pour les poser sur ses hanches. Un léger frisson parcourut tout ton corps. Et vous voilà partis en trombe. Les cheveux à l'air, sans casque, sans sécurité. Tu analysas le paysage défilé sous tes yeux. C'était beau, c'était magique. Tu ne pensais à rien. Chose qui te surpris, parce que normalement tu cogites sans cesse, mais sur cette moto, tu t’évadais, rêvant d'une vie meilleure, d'une vie beaucoup moins chiante.

Il slaloma tel un chef. Tu voyais qu'il prenait un plaisir fou sur cette moto qui allait bien vite, il dépassait sans cesse les limitations de vitesse ce qui te fit rire un petit moment. « Si j'étais de la police, je vous collerais une amende » Fis-tu en riant. Depuis combien de temps n'avais-tu pas ri Cassi ? Depuis bien longtemps. Tu te laissais aller, mais tu savais que la maniaque du contrôle allait revenir, tu le pressentais. Et d'un coup, tu enlevas tes mains de ses hanches, t'agrippant maintenant aux poignées. Pour toi, ton rire, c'était de trop. Toi qui es toujours impassible, c'était frustrant et à la fois plaisant. Tu étais rouge pivoine, heureusement, il ne pouvait pas te voir. Tu te sentais mal à l'aise, comme si tu en avais trop fait. Tu pensais en regardant l'horizon, au fur et à mesure la ville se rapprochait de vous. Mais il te fit sortir de tes songes. « Alors ? Pas trop peur ? » Lança-t-il enjoué. Tu ne répondis pas de suite, tu aimais te faire attendre. Après tout, tu es une femme. « Me traiteriez vous de chochotte Road ? Je suis comme vous, j'aime l'adrénaline. » Fis-tu avec un air joueuse avant de reprendre ton masque. « Je n'aime pas les surprises, dites-moi où l'on va. » Demandas-tu, sur un ton presque autoritaire. Et te voilà repartie dans l’impassibilité. Une partie de toi jubilait, et une autre faisait la moue, cette dernière voulait que tu lâches prise. Mais l'autre t'en empêchait. Arrivera-t-il à te faire ôter ton masque ? Bonne question.

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Mer 24 Juin - 23:14


ESCAPADE NOCTURNE


Quand la dénommée Cassiopée découvrit la moto, elle ne peut se retenir de lui faire une réflexion sur l’aspect interdit de ce qu’ils s’apprêtaient à faire. Road ne put retenir un petit sourire en coin dont il a si bien le secret. Il n’avait pas peur, bien au contraire. A présent c’est trop tard pour retourner en arrière et de toute façon en auraient-ils eut envie si ils en avaient eu l’occasion ? Dès que l’engin démarra, Road ne pensa plus à tout ça. A chaque fois qu’il entend le moto, le gardien est prit d’une ivresse de vitesse presque incontrolable. Ca faisait partit de ces moments d’adrénaline auxquels il était tant addict. Sa passagère se moqua de lui en lui disant qu’il risquait l’amende mais qu’importe. Comme par défi, il augmenta encore la vitesse. Plus, toujours plus. Son comportement sembla faire rire la jeune femme derrière lui. Tant mieux. Il espérait bien continuer de la faire rire et sourire jusqu’au matin. Ce n’était pas grand-chose mais s’il pouvait lui fournir un semblant de liberté et de bien-être le temps d’une soirée c’était déjà ça.


« Me traiteriez-vous de chochotte Road ? Je suis comme vous, j'aime l'adrénaline. Je n'aime pas les surprises, dites-moi où l'on va. »


« Je serais bien le dernier à te traiter de chochotte… » Murmura t’il sans répondre à la seconde question.


Avec ce qu'il avait lu dans son dossier, il savait parfaitement que la femme derrière lui n'avait rien d'une froussarde. Bien au contraire. Ils arrivèrent dans un tunnel. La répercussion du vrombissement du moteur contre la paroi rendit toute conversation impossible pendant presque une minute. Road avait volontairement ralentit sous le tuyau de béton. A vrai dire il ne savait pas vraiment où aller. Il n’avait pas vraiment de destination en tête. Son seul but était de sortir Cassiopée de ses pensées sombres et de lui faire passer un bon moment pour qu’elle puisse l’espace d’un moment se rappeler comment c’est de vivre, tout simplement. Finalement, le duo se stoppa en plein centre ville. Ils trouveraient bien quelque chose à faire ici. Road descendit de la moto pour y apposer l’anti-vol tout en s’adressant à sa fugitive.


« Cette soirée c’est la tienne. Dis moi tout ce que tu as envie de faire. Je ne sais pas si tu as souvent eu l’occasion de visiter la ville et si tu l’as fait c’était certainement seule je me trompe ? Ce soir on va changer ça. Passons la nuit à nous amuser. Il y a pleins d’activités ici : un cinéma, un bar, un parc d’attraction ou que sais-je encore. Qu’est ce qui te plairait ? »


Road avait bien fait attention de ne citer que des lieux fréquentés. Il savait pertinemment que la jeune femme préférait de loin la solitude et par conséquent les lieux déserts mais qui sait, peut etre qu’elle changera d’avis juste cette fois.

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Ven 26 Juin - 0:51

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Mai, cycle 1

Lorsque tu lui dis que si tu étais policière, tu lui collerais une amende, il prit cela pour un défi et accéléra d'un coup. Ce qui te fit décoller du siège. Cette légèreté te faisait du bien. Elle te faisait rire même, chose nouvelle pour toi. Toi qui n'as pas ri depuis bien longtemps. Il est revenu sans ta permission et tu restas alors sur tes gardes. Et puis, pour jouer, il te demande si tu avais peur, tu ne pues rétorquer avec défi s'il te traitait vraiment de chochotte avant de lui demander où vous alliez, parce que ça te stressait, parce que ça te frustrait, parce que là où vous irez, il faudra que tu te surpasses, il faudra que tu fasses tomber le masque. Mais il ne répondit qu'à ta première question, ce qui te fit rager intérieurement. « Je serais bien le dernier à te traiter de chochotte… » Murmura-t-il. Ah, il avait lu ton dossier apparemment. Il savait alors que tu n'étais pas une froussarde, mais au contraire, une fille qui s'est battue pour sa famille. Mais là encore réside un problème, tu es peut-être courageuse pour les autres. Pourtant, tu as fait pleins de tentatives de suicide, tu te tues petit à petit en ne mangeant plus. Et ça c'est pour la plupart, de la lâcheté. Et pour toi, tu n'es qu'une lâche qui plus est faible. Mais tu n'as pas peur. Tu n'as pas peur de la mort comme la plupart des gens qui ont sont terrifiés, tu attends justement qu'elle vienne t'emporter de chaos.

Vous arrivâtes dans un tunnel, impossible de parler pendant une minute. Étaie-ce mieux ? Tu ne sais pas vraiment. Mais tu savais dès lors où vous alliez, il t'arrivait très souvent d'emprunter ce tunnel pour aller au centre-ville acheter ta drogue et rien que ça, une sueur froide t’envahissait. Tu n'aimes pas la foule, parce qu'il y a trop de gens à observer, parce qu'ils t'étouffent. Et la moto s’arrêtant, tu descendues. Regardant où il t'avait emmené. C'était la place Dahlia. Une belle place d'ailleurs. La place centrale de cette île, là où tu te fournis d'ailleurs. Mais tu n'y étais jamais vraiment trop attardée, ils n'y avaient pas d'individus intéressants, du moins ils l'étaient moins qu'à la prison. Mais parfois ça t'arrivait de t’asseoir sur la fontaine et observer les gens. Cette fois-ci, tu l'observas. « Vous n'auriez pas pu trouver un endroit plus calme ? » Fis-tu froidement. Non, tu n'étais pas contente. Mais bon, ça faisait partie de son plan, pour passer ceci, tu lui demandas ce que vous alliez faire, enfin ce qu'il voulait te faire faire avant de sortir un demi joint de ta poche. Et l'allumer. « Si vous voulez, on peut partager » fis-tu sans émoi. Et oui, tu avais toujours ce masque. Mais tu étais sûrement plus réceptive à ses dires et ses faits et gestes. Il fallait que tu lâches prise ce soir, que tu profites, mais pour l'instant, c'était trop dur. Heureusement, il n'y avait pas beaucoup de monde, sinon ça t'aurait affolé. La foule, ce n'est pas ton kiffe, bien que tu sois invisible aux yeux de beaucoup de personne. Les gens t'oppressaient. Tu t'assieds alors parterre. Le regardant sans émotion. ]« Désolée, j'ai encore du mal à lâcher prise. » Fis-tu d'une voix basse. Tu relevas alors la tête, pour l'écouter plus attentivement.

« Cette soirée, c’est la tienne. Dis-moi tout ce que tu as envie de faire. Je ne sais pas si tu as souvent eu l’occasion de visiter la ville et si tu l’as fait, c’était certainement seule, je me trompe ? Ce soir, on va changer ça. Passons la nuit à nous amuser. Il y a pleins d’activités ici : un cinéma, un bar, un parc d’attractions ou que sais-je encore. Qu’est-ce qui te plairait ? »  Tu soupiras une nouvelle fois, tout ce qu'il avait proposé était des lieux très fréquentés. Surtout le soir. Tu fumas un peu plus ton joint pour décompresser. « Franchement, vous me faites chier. » Fis-tu avec désinvolture. Tu réfléchis pendant quelques minutes histoire de finir ton joint. Le bar ou le parc d'attractions ? Tu savais que Road aimait les choses à sensation et tu voulais toi aussi lui faire plaisir. C'est du donnant, donnant après tout. Tu écrasas ton joint dans un cendrier. « Je propose qu'on aille discuter et que tu me rendes mon dossier au bar et après on pourra faire le parc d'attraction. Mais que des trucs à s ?Sensation forte hein. »  Fis-tu. Tu regardas alors aux alentours, s'il n'y avait pas un bar où il y avait peu de monde. Et tu en trouvas un. C'est parfait. « Suivez-moi » Fis-tu encore une fois sans émotion.

Arrivez à destination, tu t'installas sur la petite terrasse un peu plus isolée que les autres. Tu commandas une vodka redbull et du Whisky pour Road. C'est un alcool d'homme donc bon. Une fois les boissons servis. Tu croisas tes doigts tout en appuyant sur ton menton. « Alors, mon dossier vous a-t-il plus ? » Fis-tu avec petit sourire joueur. 

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Ven 26 Juin - 4:43


ESCAPADE NOCTURNE


Comme il l’avait prévu, la jeune détenue était loin d’apprécier les lieux fréquentés. C’était bien pour cela qu’elle avait râlé à leur arrivée. Road aurait eu envie de rire devant sa mine boudeuse mais il prit sur lui. Elle sortit un joint, chose que Road avait remarqué qu’elle avait l’habitude de faire lorsqu’elle était contrariée. Le gardien savait très bien que sa décision n’allait pas du tout la réjouir mais quelque part elle devait bien s’y être attendue en le suivant sur la moto donc pourquoi était-elle venue réellement ?


« Si vous voulez, on peut partager » proposa t’elle en montrant son spliff tout juste allumé.


L’immoral gardien accepta sa proposition volontiers et se prit deux bouffées avant de lui rendre. Depuis qu’il s’était mis à la fréquenter, il s’était remis à fumer ce genre de chose. Les dealers n’étaient pas rares par ici, c’était facile de se procurer tout ce qu’on voulait. Soudain, Cassiopée s’affaissa sur le sol avant de relever son regard sur lui.


« Désolée, j'ai encore du mal à lâcher prise. »


Road s’accroupit en lui adressant un regard compatissant. Il était réaliste. C’était certain qu’elle n’allait pas s’ouvrir subitement comme ça. Mais il était un homme patient. Il savait que chaque minute pendant lesquelles il s’efforcer de briser cette cage dans laquelle elle s’était emprisonnée n’étaient pas perdues. Qu’importe le temps, un jour elle sera capable de rire et sourire sans se sentir coupable. Elle prendra soin d’elle. Elle ne voudra plus faire partie des ombres. Ce sera une femme forte et rayonnante. Elle n’aura plus à se sentir honteuse ou mal de vivre. Non, elle en sera fière et voudra le crier sur tous les toits. Mais le chemin jusqu’à-là était encore long. Même si Road s’était quelque part promis d’être là pour l’aider, il en ignorait encore les raisons. C’est vrai ça : pourquoi se mettrait-il d’un coup à aider autrui ? Il n’a jamais vraiment été un enfant de cœur après tout. Excepté avec son gang certes mais c’est du passé. Alors pourquoi vouloir aider et pourquoi elle ? Ce devait surement être un moyen de se repentir de tout le mal qu’il a pu causer par le passé. Ou alors il s’était simplement prit d’amitié pour la jeune fille.


« Franchement, vous me faites chier. » déclara t’elle grincheuse en arrachant un sourire à Road.


L’homme à la chevelure flamboyante lui tendit sa main pour aider la détenue à se relever le temps qu’elle médite à la question qu’il venait de lui poser quant à leur prochaine destination.


« Je propose qu'on aille discuter et que tu me rendes mon dossier au bar et après on pourra faire le parc d'attraction. Mais que des trucs à sensation forte hein ?  Suivez-moi »


«  Le problème c’est que j’ai laissé le dossier chez moi. Je n’allais pas prendre le risque de le laisser sur mon bureau ou sur moi, tout le monde l’aurait vu. On pourra le récupérer en passant rapidement chez moi avant de retourner à la prison si tu veux. Pour les activités prends ce qui te plaît. Je te l’ai dit : arrête de penser pour moi. Et… Je rêve ou tu viens de me tutoyer ? » Pointa-t-il en la suivant comme ordonné.


Il la taquinait mais il se doutait bien que ça avait dû lui échapper, elle qui vouvoie toujours tout le monde. Un moyen de tenir ces distances surement. Le duo se posa dans un bar, peu fréquenté évidemment, où la jeune femme commanda pour les deux. Une vodka redbull pour elle et un whisky pour lui.


« Loupé. Je préfère une bonne vodka orange, corrigea t’il au serveur avant qu’il ne reparte, ton coté maniaque du contrôle reprend encore le dessus. »


« Alors, mon dossier vous a-t-il plus ? »


« Je suppose que ma lecture de ton dossier m’a aussi plu que la tienne avec le mien ? Il m’a surtout permis de comprendre pas mal de chose sur toi, sur la Cassiopée que j’ai en face de moi en ce moment. Je ne suis pas encore en mesure de dire qu’à présent je sais tout de toi mais je dois en savoir plus que quiconque dans cette prison, je me trompe ? »


Leurs commandes arrivèrent. Road leva son verre en souriant.


« A la tienne » entonna l’homme avant de boire sa boisson à grandes gorgées.


Quand il ne resta qu’un tiers du verre, il le reposa. Il plongea alors son regard dans celui de son interlocutrice.


« Si tu ne veux pas aller dans des lieux fréquentés, je ne te force pas. Je ne t’ai pas fais sortir pour te torturer, je veux que tu passes une bonne soirée. On ira où tu voudras. Profites en, c’est pas tous les jours que tu pourras me donner des ordres. »

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Sam 27 Juin - 1:13


CORPSE²


Mai, cycle 1

Lorsque tu lui proposas ton joint, il le prit et tira deux lattes avant de te le rendre. Ah pour un gardien, c'est un petit hic pensas-tu. Mais tu aimais cette désinvolture. Tu ne parvenais toujours pas à comprendre pourquoi tu avais accepté, alors que tu savais très bien ce qu'il allait se passer. Tu t'affalas sur le sol comme première guise de réponse. Et t'excusas, parce que oui, tu n'arrivais pas à lâcher prise. La maniaque du contrôle, était toujours là. Cette putain de maladie qui te cache des autres. Alors il s'accroupit en t'adressant un regard compatissant, tu rougis encore une fois. Tu n'aimes qu'on te regarde, tu n'aimes pas qu'on compatît pour toi. Et surtout, tu ne le comprenais pas, il y avait des centaines de filles dans la prison qui était bien plus mal que toi. Et pourtant, il jeta son dévolu sur toi. Une fille quasi-inexistante, que personne ne remarque. Et puis il te dit ce que tu aimerais faire, bien évidemment, ce n'était pas ce que tu voulais réellement faire, parce que tout ce qu'il te proposait se rapprochait de tes peurs, la foule, les gens, t'amuser. Depuis combien de temps n'avais-tu pas été réjouissante à l'idée d'aller dans un parc d'attractions ? Depuis bien trop longtemps alors tu lâchas un [i]« Franchement, vous me faites chier. »[/i] Depuis combien de temps n'avais-tu pas été réjouissante à l'idée d'aller dans un parc d'attractions ? Ah, tu hais cette maudite faille. Il te tendit par la suite sa main pour te relever, mais tu ne l'as pris pas et te leva toute seule. Après tout, tu es toujours obligée de faire tout par toi-même et tu n'es pas une fille candide, naïve. Tu ne prends pas la main à n'importe qui. Bien que Road ne fût pas n'importe qui, tu restais toujours sur tes gardes. Tu lui proposas alors d'aller discuter dans un bar pas trop peuplé pour qu'il te rendre entre autres ton dossier et par la suite allez dans le parc d'attractions et faire que des trucs à sensations fortes. Il aimait ça et toi aussi.

«  Le problème c’est que j’ai laissé le dossier chez moi. Je n’allais pas prendre le risque de le laisser sur mon bureau ou sur moi, tout le monde l’aurait vu. On pourra le récupérer en passant rapidement chez moi avant de retourner à la prison si tu veux. Pour les activités prends ce qui te plaît. Je te l’ai dit : arrête de penser pour moi. Et… Je rêve ou tu viens de me tutoyer ? » Pointa-t-il en la suivant comme ordonné. Merde, tu l'avais tutoyé, tu ne t'en n'ai même pas rendue compte, tu tapas ton front en t'excusant. Ah la niaise que tu fais. Méchante Cassi, méchante Cassi... Ouais c'est dans Harry Potter mais ça te convenait bien à ce moment là. « D'accord pas de problème, on verra ça plus tard sinon. » Fis-tu sans émoi. Tu le regardas en affichant un sourire de joueuse. « Parce que vous préférez que je vous tutoie peut-être ? » Vous partirent vous poser dans un bar peu fréquenté. Tu l'avais choisis bien évidemment. Tu lui pris un Whisky ce que tout les hommes aiment normalement, mais non pas lui, il préférait une vodka orange. C'est à noté du coup. « Mon coté maniaque du contrôle est toujours là. » Fis-tu évasive.

Avant de lui demander s'il ton dossier lui avait plus. « Je suppose que ma lecture de ton dossier m’a aussi plu que la tienne avec le mien ? Il m’a surtout permis de comprendre pas mal de chose sur toi, sur la Cassiopée que j’ai en face de moi en ce moment. Je ne suis pas encore en mesure de dire qu’à présent je sais tout de toi mais je dois en savoir plus que quiconque dans cette prison, je me trompe ? » Tu grimaças, « Oui, vous êtes le seul à avoir eu l'accès à mon dossier » Dis-tu tout bas. Non, tu n'étais pas fière de ta connerie. Lui donner ton dossier quoi. Mais quelle cruche. Mais bref, pour te détendre, vos commandes arrivèrent. Un joint à la main. Road leva son verre en souriant. Tu restas abasourdit par sa beauté un moment avant de lui donner un vrai sourire. Vous savez ce sourire perdu, disparu. Ce sourire qui tu avais emprisonné dans un petit coffre au fond de ton cœur.

« A la tienne » entonna l’homme avant de boire sa boisson à grandes gorgées. [color:1481=a12222] « A la votre aussi » Fis-tu tout en faisant claquer vos verres et tu bus gorgée par gorgée. L'alcool ça fait grossir, alors du coup, tu fumes en même temps, parce que la fumette ça, ça fait perdre du poids. Tu regardais ton verre descendre doucement. Mais tu ne pus l'observer bien longtemps parce que tu sentais un regard pesant sur toi. Tu levas la tête et vous vous regardiez droit dans les yeux.

« Si tu ne veux pas aller dans des lieux fréquentés, je ne te force pas. Je ne t’ai pas fais sortir pour te torturer, je veux que tu passes une bonne soirée. On ira où tu voudras. Profites en, c’est pas tous les jours que tu pourras me donner des ordres. » Termina t-il par dire. Un sourire joueur se creuse au niveau de tes pommettes. « Ah c'est moi qui commande alors ? Ça va être géniale. Mais je ne retire pas ce que j'ai dit. Je veux qu'on aille au parc d'attraction, parce que tout comme vous j'aime l’adrénaline. Alors oui, je pense à vous, mais je pense pour une fois aussi à moi. Ce planning me convient parfaitement et enfin nous irons discuter dans votre appartement tranquillement du dossier, ça vous va ? » Finis-tu par dire.

Le serveur arriva à votre table pour régler l'addition. Sans même demander à Road son avis, tu payas la totalité en laissant un pourboire aux jeune homme qui glissa son numéro de téléphone sur ta table. Ça lui apprendra tient à te mettre dans des difficultés. Je vous jure ces jeunes là. Ils pensent vraiment qu'à se mettre avec une meuf pour ensuite la sauter. Géniale l'amour. Tu déchiras le petit bout de papier en miette et le laissa sur la table. Quand le serveur reviendrait, il saura à qui il a, à faire. « Bon, go parc d'attraction ? Ou voulez un autre verre ? » Fis-tu tout en sortant un deuxième demi-joint de ta clope. « Je vous laisse choi...choisir les attractions que nous allons faire. » Beuguas-tu. À la base c'est toi qui fixe les règles mais aujourd'hui ça va être vous deux. Et ça, ça te rend anxieuse. Tu as peur. Voilà tout.  

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Sam 27 Juin - 4:59


ESCAPADE NOCTURNE


Le fait que le dossier soit resté chez lui ne posa pas de problème à sa propriétaire. Peut-être que quelque part ça la rassurait de savoir qu’il en avait pris soin ? Il était certain qu’il ne trahirait sa confiance pour rien au monde. Elle lui avait confié son dossier, c’était la moindre des choses qui le mette à l’abri des regards indiscrets. Alors qu’il pointait le « laisser-aller » de la jeune femme, cette dernière se moqua de lui en lui demandant s’il préférait qu’il le tutoie. L’homme n’eut que pour réponse un mutisme. Il aurait évidemment préféré que ce soit le cas, quelque part c’était une garantie qu’elle lui faisait totalement confiance. Mais il comprenait ses agissements, lui-même ne pourrait pas donner sa confiance absolue à quelqu’un. Il y aura toujours ce risque, cette petite peur au fond de lui qui lui murmurera « Et s’il te trahi ? ». Road ne se voyait pas se relever après une trahison, quelle qu'elle soit. La perte de son gang l’avait grandement affecté. En une nuit il avait perdu tout ce pour quoi il continuait de vivre. A présent, il avait besoin de stabilité et pour cela, pas question de jouer à la roulette russe en donnant sa confiance à n’importe qui.


« Oui, vous êtes le seul à avoir eu l'accès à mon dossier »


« Et tu regrettes à présent ? » se risqua-t-il à demander dans un murmure à peine audible.


Il n’attendait pas vraiment de réponse. Il serait bien normal qu’avec le temps elle se soit mise à regretter son geste. A présent, c’était au gardien de lui prouver qu’elle avait fait le bon choix. Il lui reposa certainement la question plus tard, bien plus tard. La commande fut apportée et l’homme aurait juré voir les joues de la détenue prendre une teinte rouge brièvement ce qui le rendit un peu perplexe. Deux tiers de verre et une proposition formulée plus tard, la jeune femme lui sourit. Cela fit plaisir à Road : il ne l’avait jamais vu autant sourire et rire en si peu de temps.


« Ah c'est moi qui commande alors ? Ça va être génial. Mais je ne retire pas ce que j'ai dit. Je veux qu'on aille au parc d'attraction, parce que tout comme vous j'aime l’adrénaline. Alors oui, je pense à vous, mais je pense pour une fois aussi à moi. Ce planning me convient parfaitement et enfin nous irons discuter dans votre appartement tranquillement du dossier, ça vous va ? »


« Niveau adrénaline j’ai connu bien mieux qu’un parc d’attraction ; ricana le gardien en entamant son dernier tiers ; mais tes désirs sont des ordres ce soir. On ira au parc d’attraction puis chez moi pour récupérer le dossier comme tu le souhaites. »


L’arrivée du serveur les interrompit pour le paiement. Fidèle à elle-même, Cassiopée prit les devants et paya l’addition sans même consulter Road. Son geste était loin de l’étonner, il s’y attendait. Cependant, le serveur laissa un étrange papier pour la jeune femme. Après l’avoir consulté, elle ne tarda pas à le déchirer en plusieurs morceaux. Road put apercevoir inscrit sur quelques éclats de papier des chiffres. Un numéro de téléphone ? Il se sentit derechef un peu offensé par ce geste. Pourquoi ? Si le serveur lui avait donné son numéro c’était parce qu’il était persuadé que Cassiopée était célibataire. Or, le fait qu’elle prenne un verre avec un homme aurait pu porter à confusion mais si le serveur était assez convaincu du contraire pour lui donner son numéro c’était pour deux raisons : soit il les pensait liés par le sang ce qui, aux vues de leurs physiques respectifs, étaient bien impossible soit…


« Je me fais vieux… » conclut-il la mine sombre.


Il faut croire que ses nuits d’insomnies et son train de vie peu sain commençaient à le rattraper. Lui qui n’avait que 25 ans, il devait en faire bien plus à la vue des autres. Ces cernes, ses traits creusés, sa voix un peu rauque à force de fumer. Road soupira, il allait se foutre le bourdon à force de penser à ses belles années qui s’envolent.


« Bon, go parc d'attraction ? Ou vous voulez un autre verre ? Je vous laisse choi...choisir les attractions que nous allons faire. »


« Non non pas d’autres verres, je dois conduire après… Ah tu me laisses choisir à présent ? »


Était-elle en train de faire un effort pour lâcher prise ? C’était encourageant. Road se doutait bien que ça devait beaucoup lui demander de laisser quelqu’un décider à sa place, même pour une simple attraction. Il aurait voulu lui caresser la tête pour la rassurer mais il avait bien comprit tout à l’heure avec le fait qu’elle ne saisisse pas sa main qu’elle n’aimait pas le contact. Il s’avisa donc tout geste et ouvrit la marche.


« Allons au parc. C’est à environ dix minutes à pied d’ici je crois. »


Mains dans les poches, il marcha aux côtés de Cassiopée dans la fraicheur de cette nuit d’été. Le mutisme ambiant fut masqué par le bruit de leurs pas sur le bitume. Au loin on pouvait voir le parc d’attraction avec ses lumières aux milles couleurs. Au fur et à mesure qu’ils s’approchaient, ils pouvaient entendre des bruits sourds s’en échapper : de la musique, des cris dans les attractions à sensations fortes. Il y avait aussi des odeurs sucrées de glaces et barbe à papa. Le temps que Road ne réfléchisse à une attraction, il posa une question.


« Pourquoi tu as refusé le numéro du serveur tout à l’heure ? Il ne te plaisait pas ? »


C’était une question étrange en effet et elle pourrait être mal interprétée. Mais il n’en était rien. Quelque part, leur jeu ne devait pas être mis de côté et, si Cassiopée savait tout de sa vie amoureuse, Road lui ne savait rien de la sienne. Il se doutait qu’elle ne devait pas être en couple, elle était bien trop solitaire. Ou alors se trompait il et quelqu’un l’attend une fois sortie de prison ?
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Ven 3 Juil - 0:48


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Mai, cycle 1

Alors que tu lui avais dit que c'était le seul à avoir eu accès à ton dossier, il te demanda si tu le regrettais à présent avec une voix à peine audible. Bonne question. En effet, tu regrettais et s'il te trahissait ? Et si le dossier n'était pas chez lui et qu'il l'avait donné à ses collaborateurs ? Tu songeais, regardant ailleurs. La réponse était pourtant simple, mais tu avais du mal à lui dire. Sûrement par peur qu'il le prenne mal. Mais toi tu es franche, direct, tu prends pas de gants. Alors pourquoi est-ce difficile pour toi ? Parce que c'est Road. Un supérieur normalement mais tu ne le voyais pas comme tel d'ailleurs. Tu souris alors faiblement. « En effet ça me fait chier. Mais c'est comme ça. Maintenant à vous de me prouver que j'ai eu raison. » Fis-tu évasive. La maniaque du contrôle que tu es bouillonnait en toi. Elle, elle n'était pas contente que tu lui ai donné si facilement le dossier, ça pouvait te détruire, il pourrait taper là ça où ça fait mal ce que tu détestes. Autant toi, tu aimes faire réagir les gens, autant toi ça t'énerve qu'on te le fasse, enfin énerver est un grand mot mais ça te frustre et dans ces cas là, tu réponds froidement, en lançant des petits piques qui peuvent briser une âme entière.

Tu crois bien qu'il était content de te voir sourire et rire. Ce n'était pas souvent, en effet. Et autant ça te faisait du bien, autant tu te sentais perdue, parce que tu t'es tellement identifié à tes maladies, tellement attachée à ton masque d'impassibilité que tu te sentais comme désarmée en proie à tes faiblesses. Tu ne savais plus qui tu étais et ça te chiffonnait. Pour esquiver ces questions encore sans réponses tu lui proposas un petit planning. Parc d'attraction et enfin discuter dans son appartement du dossier. Son Appartement, fait chier ça va te raviver des souvenirs, ceux où tu te prostitues pour avoir de la drogue ou encore pour avoir un dossier, parce que ce n'était pas la première fois qu'on te faisait sortir de la prison, mais c'était la première fois que tu t'évadais pour ton plaisir.

« Niveau adrénaline j’ai connu bien mieux qu’un parc d’attraction ; ricana le gardien en entamant son dernier tiers ; mais tes désirs sont des ordres ce soir. On ira au parc d’attraction puis chez moi pour récupérer le dossier comme tu le souhaites. » Tu serras ton verre un peu plus, ça te ne vexait pas ce qu'il t'avait dit, mais tu sentais que tu perdais le contrôle, que tu allais te faire plaisir, qu'il ne trouvait pas les attractions adéquate pour de l’adrénaline, mais c'est tout ce que tu pouvais lui proposer à moins qu'il est d'autres surjections ? Tu ne penses pas. Mais tu étais de son avis aussi, il y avait plus fort en adrénaline que les attractions mais tu te sentais conne, tu restais alors à regarder ton verre. « Si vous avez d'autres propositions qui augmenterais l’adrénaline, faites-le. » Dis-tu froidement. Et c'est reparti. Ton masque d'impassibilité est revenu. Et ta maniaquerie aussi, parce que c'est toi qui paya l'addition, alors que le serveur te donna son numéro de téléphone. Tu regardas alors Road pour voir sa réaction, ah il paraissait un peu offensé. Serait-il jaloux ? Tu pouffas discrètement à cette solution. Lui jaloux ? Tu ne penses pas. Qui voudrait de toi de toute façon ?

« Je me fais vieux… » conclut-il la mine sombre avant de soupirer. Tu le regardas plus en détaille, tu ne le trouvais pas si vieux que ça. A vrai dire tu as toujours eu un penchant pour les plus vieux que toi. Certes ça se voyait qu'il dormait mal, que ses traits étaient creusés que sa voix à force de fumer était devenu un peu plus rauque. Mais c'était son charme, son atout à tes yeux et puis qu'est ce que tu devrais dire sur toi ? Tu es anorexique et boulimique. Ton corps est tatoué pour ne pas qu'on voit tes cicatrices, ton corps est trop maigre bien que tu te trouves toujours aussi grosse. Tu ne relevas pas ce qu'il avait dit, tu garderais ta réponse pour plus tard, tu préféras esquiver le sujet en le poussant à aller au parc d'attraction ou à boire un autre verre. Ce qui te surpris parce que tu lui laissais le choix, chose que tu n'avais faite depuis longtemps. Chose que tu n'aimais pas faire.

« Non non pas d’autres verres, je dois conduire après… Ah tu me laisses choisir à présent ? » Tu le foudroyas du regard, c'était déjà compliqué de le dire mais si en plus il en rajoutait une couche, ça n'allait pas le faire, mais tu savais qu'il te taquinait, que tu faisais des efforts considérables alors après l'avoir tué du regard tu fis un petit sourire. « Oh monsieur est un prudent, bizarre pour une personne qui aime l’adrénaline. » Taquinas-tu à ton tour. Avant qu'il ouvre la marche, il y en aurait pour dix minutes à ses dires. Le temps de fumer un joint quoi. C'est parfait. Tu en sortis un de ta poche et l'alluma. Ça t'apaisait, tu faisais trop d'effort et ça cogitait trop dans ta tête ce qui te perturbait, t'agaçait mais avec petit remède miracle, tu pouvais lâcher prise sans remords. Enfin, ils reviendront après. Mais pour le moment présent ça passait. Tu marchais aux cotés de Road, tranquillement dans la froideur. Et oui tu as froid mais tu es anorexique et là tout s'explique. Au loin tu pouvais voir le parc d'attraction, tu pouvais entendre la musique, les cris dans les attractions à sensation forte et tu pouvais sentir l'odeur de tout les trucs gras que tu t'interdisais ; Les barbes à papa, les glaces, les chichis et un tas d'autres choses. Ça te donna la nausée et tu t’arrêtas de marcher.

« Pourquoi tu as refusé le numéro du serveur tout à l’heure ? Il ne te plaisait pas ? » Te demanda t-il, tu rigolas légèrement. Sa question paraissait fortement louche. Tu te mis alors en face de lui pour bien le regarder dans les yeux. « Pourquoi cette question ? » Tu pris une pause avant de rajouter avec malice. « Vous aurez voulu que je prenne le numéro de ce serveur qui pense qu'à me baiser ? Non, je ne pense pas. Je vous ai senti offensé au contraire avec votre petit réplique « Je me fais vieux » , Vous avez le béguin pour moi peut-être ? » Finis-tu par dire en ricanant. Oui tu le cherchais après tout le jeu était loin d'être terminé. « Ah et pour le fait du « Je me fais vieux », c'est ce qui fait votre charme » Ajouta-tu en lui faisant un clin d’œil et tu repris ta marche penaude comme si de rien n'était. Tu le taquinais et tu aimais ça.
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Ven 3 Juil - 19:34


ESCAPADE NOCTURNE


A sa grande surprise, la petite brune avait déchiffré son murmure et lui répondit avec un faible sourire qu’en effet c’était loin d’être une joie d’avoir partagé son dossier puis elle lui rappela une nouvelle fois qu’il avait sa confiance et qu’il ne devait pas la trahir. Road soupira. Malgré ses airs d’homme désinvolte et violent il n’en restait pas moins un être qui n’avait qu’une parole. Road ne faisait pas souvent de promesse et quand c’était le cas, il était assuré qu’il respecterait son serment à la lettre. Pour l’instant il n’avait aucun moyen de le prouver à Cassiopée. Ça prendra le temps qu’il faudra mais un jour elle verra bien d’elle-même que ce fameux jour elle a eu raison de lui confier son dossier.


« Si vous avez d’autres propositions qui augmenterais l’adrénaline, faites-le. » déclara t’elle froide quant aux activités à venir.


« Tu te sens prête à voler des passants et incendier des voitures peut-être ? » plaisanta-t-il sur le coup.


Pour peu, il aurait même rit de sa mauvaise blague. A vrai dire, ce genre d’activité lui apporterait en effet de l’adrénaline mais pas de plaisir. Ca s’apparentait bien trop avec ce qu’il avait fait par le passé et les souvenirs sont comme du poison pour lui à présent. On ne peut pas retourner en arrière après tout. Peut-être que finalement cette soirée profiterait à tous les deux : lui aussi avait besoin de se changer les idées et de faire le vide le temps d’une nuit. Pourtant le geste du serveur lui fit indirectement prendre conscience que son jeune âge s’éloignait petit à petit. A sa réflexion, il remarqua que Cassiopée commença à le dévisager comme pour juger de la véracité de ses paroles. Finalement elle détourna le regard et le sujet s’arrêta là. Peu après elle lui proposa de prendre une décision. Pour une maniaque du contrôle c’était un effort considérable et sa remarque sembla un peu la vexer. Elle lui fit très bien comprendre dans sa phrase suivante.


« Oh monsieur est un prudent, bizarre pour une personne qui aime l’adrénaline. »


« Ou alors je peux me prendre une bonne cuite comme je les aime, me taper une nana sous ton nez et nous tuer dans un accident de moto. » répliqua-t-il un peu plus rude qu’il ne l’aurait voulu.


Pour une fois qu’il se montrait raisonnable... Mais quelque part il l’avait un peu cherché. En se dirigeant vers le fameux parc d’attraction, la fugitive d’un soir se grilla un joint et Road décida de l’imiter avec une clope. Ca lui permettra de se détendre un peu. Quand il posa sa question, il se rendit compte trop tard qu’elle pouvait être mal interprétée. Il entendit un petit rire derrière lui. Son interlocutrice lui fit alors face avec un regard pour le moins désarmant.


« Pourquoi cette question ? Vous aurez voulu que je prenne le numéro de ce serveur qui pense qu’à me baiser ? Non, je ne pense pas. Je vous ai senti offensé au contraire avec votre petite réplique « je me fais vieux ». Vous avez le béguin pour moi peut-être ? Elle rit moqueusement avant de reprendre, Ah et pour le fait du « je me fais vieux », c’est ce qui fait votre charme. »


Elle lança alors un petit clin d’œil à un Road ayant partiellement perdu ses moyens l’espace d’un instant avant de repartir l’air de rien. Quelques secondes plus tard, Road se mit à rire en la rejoignant à grandes enjambées pour se planter à son tour devant elle.


«  Je vais vraiment finir par croire que c’est toi qui me fait du rentre dedans. Ne te méprends pas pour ma question, il n’y avait aucun sous-entendu. Après pourquoi dis-tu ça de ce pauvre serveur ? Tu lui as simplement tapé dans l’œil et il a voulu te donner son numéro pour faire connaissance je présume. Tu vois, tu as tellement peur des autres que tu prends ce genre de conclusion hâtive. Je suis sûr que tu as manqué pas mal d’opportunités à cause de ça. »


Il tira une bouffée de nicotine si indispensable à son corps puis il sourit en coin. Il n’avait rien relevé sur le compliment de la jeune femme qui confirmait pleinement le fait qu’il prenait de l’âge mais qu’il n’en était pas pour autant moins attirant. Néanmoins, ce pseudo flirt l’avait un peu plus chamboulé qu’il n’y parait. Si Cassiopée avait peur de faire confiance au gens, Road avait lui peur de s’engager. Pour eux deux la trahison est un acte terrifiant auquel ils seraient particulièrement affectés s’ils y sont soumis. Le gardien s’était mentit, sa protégée n’était pas la seule à avoir une carapace contre le monde qui l’entoure. Qu’adviendrait-il s’il se lançait dans une relation sérieuse ? Il pourrait se passer tellement de choses. Road était terrifié qu’il se reproduise ce qu’il a vécu avec Molly : voir l’être aimé mourir sous ses yeux impuissants avait suscité en lui le sentiment le plus horrible qu’il n’avait jamais ressenti. Il était hors de question de revivre ça. L’homme laissa finalement Cassiopée passer puis ils poursuivirent leur marche.


« Je ne sais pas à quoi tu joues mais si c’est pour se moquer de moi, c’est loin d’être drôle. Après je pense que si tu déchires le numéro d’un malheureux serveur sans arrière-pensée sous prétexte que c’est un baiseur d’un soir, tu ne vas pas éprouver des sentiments pour un gardien qui a prouvé qu’il en était un à de maintes reprises. »


Road se coupa. Il avait besoin d’en être sûr. Que ferait-il si effectivement Cassiopée éprouvait ce genre de sentiment à son égard ? A vrai dire il n’en savait strictement rien. Il ne savait même pas ce qu’il ressentait pour elle. Qui était-elle pour lui ? Road joua avec son collier fait de bric et de brac avec un air pensif. Pour l’instant il agissait avec elle comme si elle faisait partie de Creep’s, c’est-à-dire comme si elle était sa petite sœur. Il s’était résolu à la sortir de ses problèmes et à la protéger. Pourquoi ? Parce que… C’est vrai ça, pourquoi ? Au départ c’était simplement le jeu de « celui qui en saurait le plus sur l’autre » et finalement il semblerait que l’homme s’était pris d’empathie pour la jeune fille chétive. Savoir si cette empathie c’était transformée en sentiment plus sérieux était difficile à dire. Pourquoi l’aimerait-il après tout ? A présent c’est lui qui doutait de lui-même. Il est vrai que l’air de rien, ils avaient partagés plus qu’il n’y paraissait. De plus Cassiopée n’avait rien à voir avec Molly. Non elle avait son caractère : froide, distante, maniaque du contrôle mais au fond elle semblait être bien plus forte, maline et attentionnée que quiconque. Bien que ce dernier trait tire sur l’abnégation, Road trouvait cela admirable d’une certaine manière. Peut-être que c’est ce caractère qui rassure intérieurement Road avec un raisonnement stupide du style « Elle ne ressemble pas du tout à Molly donc tout ceci ne se reproduira pas ». Le gardien se gratta la tête en grognant. Cassiopée avait réussi, elle l’avait troublé.


« Entre tes avances et tes phrases suggestives, tu éprouves quelque chose pour moi, oui ou non ? »


Il avait lâché ça comme une bombe, sans prendre de gant car après tout, pourquoi tourner autour du pot? De nouveau face à elle, il lui lança le même regard qu’elle lui avait adressé tout à l’heure. Il ne dit pas qu’en cas de réponse positive il répondrait également par l’affirmative mais il devait au moins savoir de quoi il en retournait pour savoir comment agir à l’avenir. Seulement il connaissait bien Cassiopée, elle n’a jamais formulé de réponse claire en face de lui mais là il voulait une réponse. Il devait savoir si tout ça restait dans le domaine du jeu ou si ça allait plus loin que ça. Enfin, il décida de la provoquer et de la déstabiliser dans l’espoir d’avoir des réponses. Dans leur ruelle, il la repoussa lentement contre le grillage puis la piégea entre ses bras agrippés sur la grille de part et d’autre d’elle. Il la sonda intensément du regard.


« Réponds. Je veux que tu sois honnête. » Insista t’il d’une voix profonde.

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Dim 19 Juil - 21:15


CORPSE²


Mai, cycle 1

Tu n'avais pas vraiment aimé qu'il te dise que les parcs d'attractions étaient pas vraiment des sensations fortes. Et pourquoi ça te vexait ? Parce que tu voulais lui faire plaisir, et ça t'énervait que tu ne puisses pas le faire, alors tu avais répondu froidement que si il avait quelques choses d'autres à proposer et bien qu'il devait le faire.

« Tu te sens prête à voler des passants et incendier des voitures peut-être ? » plaisanta-t-il sur le coup. Tu le dévisageas. Tu voulais lui foutre ton poing dans la gueule. Comme si c'était bon pour lui de faire ça. Tu savais que si tu répondais oui, il n'irait pas bien, ça lui ferait trop repenser à son passé dépravé où Molly est morte. Tu le fusillas alors du regard avant de te radoucir. Tu ne voulais pas le mettre mal. Mais pourquoi, tu fais si attention à lui ? Hein Cassi, pourquoi ? Si ça aurait été une autre personne, tu lui aurais sorti une réplique cinglante comme tu sais si bien le faire, mais là tu fermes ta gueule. Et lui donne le choix de prendre un autre verre ou pas. Chose que tu n'avais jamais faite au par avant, après tout c'est toi qui contrôle toujours tout, pas les autres. Il refusa, alors tu le taquinas un peu. Étant donné que tu étais vexée de base. Il l'avait bien chercher en même temps.

« Ou alors je peux me prendre une bonne cuite comme je les aime, me taper une nana sous ton nez et nous tuer dans un accident de moto. » répliqua-t-il un peu plus rude. Tu le dévisageas un instant. Il est sérieux ? Non, bien-sur que non mais tu allas dans son sens. « A parce que vous faites attention à moi maintenant ? Vous pensez que ça va me déranger que vous vous tapiez une fille devant moi ? Dans tout les cas, si vous faites ça, ça voudra dire que n'avez rien appris et que vous ne voulez pas changer. Or je ne pense pas que vous voulez finir votre vie seul avec une bouteille à la main en vous tapant une fille tout les jours. C'est juste que vous pensez que vous n'avez pas le droit à une vie autre que celle que vous menez déjà. »  Fis-tu froide. « Les rôles s'inversent n'est-ce pas ? » Terminas-tu par dire en te levant pour te diriger vers le parc d'attraction.

Tu marchais un joint en bouche comme à ton habitude et tu repensais au serveur et à la tête de Road, ses remarques aussi. Et sa question pour le moins ambiguë. Alors tu joues avec ça. En finissant par un petit clin d’œil bien placé alors qu'il avait perdu tout ses moyens. Or c'est une chose que tu n'aurais jamais du faire. Road avait couru en riant et se plantant pile devant toi. Tu le regardas en haussant les sourcils. «  Je vais vraiment finir par croire que c’est toi qui me fait du rentre dedans. Ne te méprends pas pour ma question, il n’y avait aucun sous-entendu. Après pourquoi dis-tu ça de ce pauvre serveur ? Tu lui as simplement tapé dans l’œil et il a voulu te donner son numéro pour faire connaissance je présume. Tu vois, tu as tellement peur des autres que tu prends ce genre de conclusion hâtive. Je suis sûr que tu as manqué pas mal d’opportunités à cause de ça. » Te dit-il avant de tiré une bouffé de nicotine et sourire en coin de la bouche. « Ah et pourquoi vous dites que je vous fait du rentre dedans ? Parce que je vous ai dit un compliment ? Juste pour ça ? Vous me faites rire. Ah et pour le serveur, je connais son passé, c'est pas la première fois que je viens ici. Et il n'a rien à m'apporter, alors pourquoi prendre son numéro. Je suis très bien seule. Et vous n'avez strictement rien à dire sur ça. Monsieur qui couche avec des filles tout les quatre matins mais qui a peur de s'engager. Ah vous pensez que je ne l'avais pas remarqué ? Dommage, hein. » Fis-tu taquine tout comme lui. Avant de reprendre ton chemin tout comme lui. Mais tu sentais une gêne en lui. Il était chamboulé, oui c'était ça le mot. Était-ce toi qui l'avait chamboulé autant ? Non, c'est impossible, qui voudrait d'une fille comme toi ? Personne.

« Je ne sais pas à quoi tu joues mais si c’est pour te moquer de moi, c’est loin d’être drôle. Après je pense que si tu déchires le numéro d’un malheureux serveur sans arrière-pensée sous prétexte que c’est un baiseur d’un soir, tu ne vas pas éprouver des sentiments pour un gardien qui a prouvé qu’il en était un à de maintes reprises. » Dit-il avant de se couper. Tu te retournas. Il avait dit quoi là ? Il insinuait que tu l'aimais ou qu'il disait qu'il n'avait aucune chance avec toi ? Ou les deux peut-être, tu restas perplexe, tu l'observais ne disant rien. Que voulait-tu dire de tout façon ? Tu jouais oui, mais ce n'était en aucun cas pour le blesser. Et pour l'histoire du serveur, pourquoi s'en préoccupe t-il temps ? Et surtout pourquoi il dit cette ambiguë ? Il tripotait son collier. Signe de stresse, et de bourde phénoménale. Signe de malaise tout simplement. Et oui, tu as réussi à l'avoir trouvé. Tu esquissas un sourire de triomphe. Suivit d'un visage pale. La question qui tue.  « Entre tes avances et tes phrases suggestives, tu éprouves quelque chose pour moi, oui ou non ? » Te dit-il d'un coup, avant de te repousser lentement contre le grillage et agrippée tes bras sur la grille. Et il te regardait, comme si il essayait de lire en toi. Tu restas sur le cul un moment. Ouais, cette fois c'est lui qui te déstabilisait. « Réponds. Je veux que tu sois honnête. » Insista t’il d’une voix profonde.

Tu lâchas un juron. T'étais prise au piège, t'auras du le prévoir. A force de jouer avec le feu, on se brûle. Mais est-ce que tu l'aimes ? Est-ce que tu veux répondre à cette question en sachant que tu ne sais rien. En sachant que tu ne veux pas te poser de question. Non. Tu vas continuer de jouer, comme tu sais si bien le faire et comme il sait très bien que tu ne vas pas répondre à ce genre de question. « Je pense plutôt que c'est vous qui vous, vous vous persuadez que je vous fais des avances. Et si je répondais que je vous aimais, quelle serait votre réaction. Et si je vous disais l'inverse comment le prendrez- vous ? Alors dites-moi vous aussi si vous m'aimez avec votre dernière allusion. C'est quand même ambiguë ce que vous avez dit. » Tu sourias et repris. « Attendez, je redis ce que vous avez dit. « Je me fais vieux » ensuite «  Après je pense que si tu déchires le numéro d’un malheureux serveur sans arrière-pensée sous prétexte que c’est un baiseur d’un soir, tu ne vas pas éprouver des sentiments pour un gardien qui a prouvé qu’il en était un à de maintes reprises. » Je dois penser que vous vous dites que vous n'avez aucune chance avec moi ou alors que moi j'ai des sentiments pour vous. Pourquoi cette question ? Pourquoi vous ai-je autant déstabiliser. C'est plutôt à vous de vous poser cette question. Alors vous m'aimez ? » Terminas-tu par dire en le fixant alors que tes joues étaient rouge écarlate. Au fond, faudrait peut-être que tu te poses cette question aussi. Hein Cassi.
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Ven 31 Juil - 1:45


ESCAPADE NOCTURNE

Suite à sa réplique plus ou moins sèche, la jeune fille le dévisagea comme si elle cherchait à juger la véracité de ses paroles. Road savait parfaitement qu’il n’avait pas à se montrer aussi vulgaire mais, quelque part, les mots de la détenue l’avait un peu blessé. Ca fait bien une éternité qu’il ne s’était pas préoccupé de quelqu’un et si ce quelqu’un en question s’en moque… De plus, pour une fois qu’il agissait réellement en adulte, il ne voyait pas en quoi cela était risible. De la même façon que Cassiopée avait été irritée par sa réplique sur ses préférences en termes d’adrénaline, il afficha à son tour un petit air renfrogné.


« A parce que vous faites attention à moi maintenant ? Vous pensez que ça va me déranger que vous vous tapiez une fille devant moi ? Dans tous les cas, si vous faites ça, ça voudra dire que n'avez rien appris et que vous ne voulez pas changer. Or je ne pense pas que vous voulez finir votre vie seul avec une bouteille à la main en vous tapant une fille tous les jours. C'est juste que vous pensez que vous n'avez pas le droit à une vie autre que celle que vous menez déjà. Les rôles s'inversent n'est-ce pas ? »


« J’ai jamais dit que je voulais changer et je ne vois pas ce que m’apporterai une transformation en bon monsieur tout le monde avec une vie bien propre. Je ne veux pas être comme tout le monde, j’ai ma vie bien à moi et je l’apprécie telle qu’elle est. Si j’ai envie de céder à tous les vices et bien que je le fasse, ce n’est pas une vie louable mais elle ne m’est pas létale. Contrairement à toi, je suis encore capable d’adopter un autre mode de vie si je le souhaite. Après il n’y a pas à dire, on est tous les deux aussi têtus l’un que l’autre. Essais de me déchiffrer autant que tu veux mais, si tu veux mon avis, tu ne trouveras pas grand-chose.»


Il était certain que l’ambiance n’était pas des plus agréables en ce moment précis. Road avait plus l’air de l’engueuler qu’autre chose. Lui qui voulait lui faire passer un bon moment, il faudra qu’il repasse. Après tout, on ne peut pas échapper aux vieilles habitudes. De plus, il ne pouvait faire autrement que de s’emporter. Normalement, ce genre de provocation ne l’aurait pas plus gêné que ça mais, pour une raison qu’il ignorait, le fait que Cassiopée veuille lui apporter une aide dont il n’avait nullement besoin au détriment de ses propres problèmes personnels le mettait quelque peu hors de lui. Il aimerait tellement qu’elle comprenne elle vaut autant que les autres et qu’elle n’a pas à « s’oublier » comme elle le fait, elle ne le mérite pas.


Après l’épisode de la tentative sans espoir du serveur et plusieurs allusions appuyées, Road se remettait en question. Sa vie peu convenable lui convenait parfaitement et le fait de briser sa routine pour s’engager avec quelqu’un serait une grosse source de faiblesse à venir.  Il ne supporterait jamais de devoir perdre de nouveau sa partenaire : que ce soit accidentel ou que ce soit parce qu’elle en a décidé ainsi. S’il y a avait bien un domaine dans lequel Road avait crucialement besoin de stabilité c’était bien le plan sentimental.  A présent la question était est-ce que Cassiopée et lui ont des sentiments communs l’un pour l’autre ? Road n’en savait rien. Cassiopée représentait pour une lui une détenue pour laquelle il s’était pris de sympathie, peut-être un peu trop vite… Mais de là à dire que c’est de l’amour ? Non c’est plus le genre de relation qu’il entretenait avec les membres de Creep’s à l’époque, c’était un peu sa seconde famille. Donc oui, Cassiopée n’était rien de plus pour lui qu’une sorte de sœur qu’il avait promis de protéger. Seulement, il avait besoin de savoir ce qu’elle en pensait. Si elle l’envisageait Road comme étant plus que ça… Mieux vaut ne pas se préoccuper de ça maintenant.


« Ah et pourquoi vous dites que je vous fait du rentre dedans ? Parce que je vous ai dit un compliment ? Juste pour ça ? Vous me faites rire. Ah et pour le serveur, je connais son passé, c'est pas la première fois que je viens ici. Et il n'a rien à m'apporter, alors pourquoi prendre son numéro. Je suis très bien seule. Et vous n'avez strictement rien à dire sur ça. Monsieur qui couche avec des filles tout les quatre matins mais qui a peur de s'engager. Ah vous pensez que je ne l'avais pas remarqué ? Dommage, hein. »


« Admettons pour le serveur que tu connaisses tout de lui, je peux parfaitement affirmer que tu te montres plus que familière avec moi. Tu veux que je te rappelle la fois où tu t’es collée à moi dans ta cellule par exemple ? Je ne sais pas si tu essais de me tester ou quoi mais ça devient gênant à force. Si tu veux être seule, pas la peine de venir me draguer. De plus ma vie d’homme volage n’est un secret pour personne, je fais ce que je veux avec qui je veux. Je suis adulte et vacciné. »


Un froid s’installe. Road commençait doucement à s’énerver. Il avait envie de saisir Cassiopée et de la secouer en lui hurlant de se réveiller. Être seule n’est jamais bon, pour personne. C’est pour cela que Road partageait souvent sa couche le soir ou s’il sympathisait avec quelques collègues de boulot. Qu’apportait la solitude à part un vide béant dans un être ? La solution n’est pas de s’éloigner mais de s’entourer des bonnes personnes. Ou du moins, celles dont on a besoin… Est-ce que Cassiopée avait besoin de lui ? Et si oui de quelle manière ? Ne pas savoir le préoccupait de plus en plus si bien qu’il craqua. Il devait avoir une réponse et il n’hésiterait pas à utiliser tout ce qu’il pourra pour la faire parler. Il la connaissait bien, elle préfère réponse en énigme. Il l’accula contre la grille avant d’affirmer son emprise sur elle en posant ses mains à coté d’elle. Yeux dans les yeux. Elle lâcha un juron et commença  à rougir, signe qu’elle perd peu à peu ses moyens. C’était un bon début mais elle ne lachait pas l’affaire.


« Je pense plutôt que c'est vous qui vous, vous vous persuadez que je vous fais des avances. Et si je répondais que je vous aimais, quelle serait votre réaction. Et si je vous disais l'inverse comment le prendrez- vous ? Alors dites-moi vous aussi si vous m'aimez avec votre dernière allusion. C'est quand même ambiguë ce que vous avez dit. » Attendez, je redis ce que vous avez dit. « Je me fais vieux » ensuite «  Après je pense que si tu déchires le numéro d’un malheureux serveur sans arrière-pensée sous prétexte que c’est un baiseur d’un soir, tu ne vas pas éprouver des sentiments pour un gardien qui a prouvé qu’il en était un à de maintes reprises. » Je dois penser que vous vous dites que vous n'avez aucune chance avec moi ou alors que moi j'ai des sentiments pour vous. Pourquoi cette question ? Pourquoi vous ai-je autant déstabiliser. C'est plutôt à vous de vous poser cette question. Alors vous m'aimez ? »


« C’est toujours plus facile de retourner la question au demandeur n’est-ce pas ? Comme ça on ne se salit pas les mains et on attend de voir. Je te reconnais bien là Cassiopée. Je ne savais pas qu’un « Je me fais vieux » équivalait à une déclaration d’amour. De plus c’est toi qui me fait des avances, il est normal que je te démontre qu’elles sont complètement irraisonné par rapport à tes actions : Tu refuses le numéro d’un serveur qui veut s’envoyer un coup et tu dragues un homme à femmes ? A quoi tu joues Cassiopée ? Il y a deux possibilités : soit tu me testes, soit tu as laissé ta raison de côté pour des sentiments plus fort. Est-ce que je me trompe ? Réponds à présent. Arrête de fuir et dis-moi la vérité. »


Road ne savait pas quelle réponse il voulait entendre : si elle se mettait à se déclarer il ne saurait plus où se mettre et si elle le testait, Road n’en serait que plus déçu. Peut-être qu’après tout il ne voulait pas savoir ? Un soupir brisa le silence de la nuit. Road relâcha sa captive de couleur pivoine en sortant une autre clope.


« Tu sais quoi ? Laisses tomber. » Déclara-t-il simplement en continuant de marcher vers le parc d’attraction.


Si elle voulait se déclarer, qu’elle le fasse proprement et si elle voulait le tester, qu’elle en paie les conséquences. Road n’était pas un jouet et s’il restait à ses côtés s’était pour la protéger d’elle-même, rien de plus. L’ambiance devint soudain froide et Road ne voulait pas reprendre la parole. Vivement qu’ils arrivent à ce parc et qu’après ils repartent au centre.
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Dim 16 Aoû - 15:34


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Mai, cycle 1

Il avait bien vu que sa réponse crue t'avait déplut. Au fond, c'était pour lui que tu faisais ça. Tu ne voulais pas remettre sur le tapis son ancienne vie, or il repensait quand même et c'est lui qui remet ça sur le tapis. Il cherche à faire quoi ? Pour une fois, tu n'en sais trop rien. Mais son petit air renfrogné était juste de trop. Tu l'avais blessé comme lui t'avait blessé. Un prêter pour un rendu hein.

« J’ai jamais dit que je voulais changer et je ne vois pas ce que m’apporterai une transformation en bon monsieur tout le monde avec une vie bien propre. Je ne veux pas être comme tout le monde, j’ai ma vie bien à moi et je l’apprécie telle qu’elle est. Si j’ai envie de céder à tous les vices et bien que je le fasse, ce n’est pas une vie louable mais elle ne m’est pas létale. Contrairement à toi, je suis encore capable d’adopter un autre mode de vie si je le souhaite. Après il n’y a pas à dire, on est tous les deux aussi têtus l’un que l’autre. Essais de me déchiffrer autant que tu veux mais, si tu veux mon avis, tu ne trouveras pas grand-chose.» Dit-il limite en gueulant. Tout ce que tu répondis c'est un roulement des yeux. « Et bien faite comme vous voulez, je vous en pris, détruisez le si peu qu'il reste de votre vie. » Fis-tu froide et agacée.

En fait, tu te demandes si c'était bien de venir, à part vous gueuler dessus c'est tout ce que vous faîtes. L'ambiance est loin d'être au beau fixe. Ça avait si bien commencé, bien évidemment toi tu es toujours là à tout faire capoter. T'es tellement joueuse Cassi, tellement piquante, chiante que c'est devenu une habitude de passer des soirées de merde en compagnie des autres. C'est pour ça que tu coupes chaque soir, t'es seule Cass et pourtant tu ne fais aucun effort pour ne plus l'être. De toute façon pour toi, tu ne mérites personne et Road confirme la règle. Il essaye de t'apporter de l'aide, mais tu lui renvoies la balle. Tu ne veux pas être sauvée. Mais tu penses que ce qui l'énerve encore plus, c'est que tu t'oublies derrière les problèmes des autres. Bah oui Cass c'est tellement plus facile de fuir ses problèmes en aidant les autres. Mais c'est tellement plus rageant pour les personnes qui tiennent à toi, du moins un minimum. Tu ne sais pas vraiment ce qu'il ce passe dans la tête de Road, et ça te fait chier. Il est passé où ton analyseur au juste Cassi ?

Tu voyais bien que Road était songeur. Et tu savais très bien aussi que c'était en rapport avec le serveur. Ton jeu, que lui ne voyait pas. Tu aimes jouer Cassi, c'est un de tes vices parce que tu ne sais jamais quand arrêter. Tu aimes pousser les gens à bout c'est tout un art. C'est tout ton art. Mais Road se posait déjà trop de question. S'il en revenait à votre première rencontre, il comprendrait. Mais à ce que tu vois, il n'aime pas jouer à ce jeu là. Alors tu le provoques autrement. En lui balançant ses quatre vérités petit à petit exactement comme lui le fait.

« Admettons pour le serveur que tu connaisses tout de lui, je peux parfaitement affirmer que tu te montres plus que familière avec moi. Tu veux que je te rappelle la fois où tu t’es collée à moi dans ta cellule par exemple ? Je ne sais pas si tu essais de me tester ou quoi mais ça devient gênant à force. Si tu veux être seule, pas la peine de venir me draguer. De plus ma vie d’homme volage n’est un secret pour personne, je fais ce que je veux avec qui je veux. Je suis adulte et vacciné. » Dit-il en crescendo. Bon, un point positif, tu le fais sortir de ses gonds. Point négatif, il ne comprend rien. Il ne voit rien. Bon tant pis, pour lui. Une chose te fait un peu tiquer. C'est son « gênant ». Enfaîte, c'est un peu toute sa phrase quand t'y repense. Il commence à te taper sur le système mais tu restes calme comme à ton habitude, prenant un air nonchalant alors qu'un froid s'installe. « Si ça devient gênant, c'est qu'il ce passe quelque chose... Putain, j'aurais du rester dans mon lit.  » Marmonnes-tu. Tu ne préfères rien lui répondre directement mais ça t'échappe de la bouche, ça ne ferait qu'envenimer la situation et y'a déjà assez poison comme ça.

Malheureusement, il n'était pas de cet avis, il te poussa contre la grille t'emprisonnant alors. Un rougissement se fit voir sur ton petit visage pâle. Alors qu'il te demandait si tu l'aimais ou non. Question bizarre venant de la part de Road, pourquoi ça le tracassais autant au juste ? Ce n'est pas un maniaque du contrôle pourtant. Alors pourquoi cette question, pourquoi maintenant ? Pourquoi toutes ces phrases ambiguës ? Toi ce n'est qu'un jeu, mais lui ne le prend pas comme tel. Et du coup ça te brûle mais tu continues à t'amuser, à le provoquer. Au fond, tu ne veux pas répondre à cette question, parce que tu ne préfère pas te la poser. Tu es bien seule, et d'ailleurs tu regrettes un peu d'avoir bougé de ton lit. Au moins, y'a pas d'embrouille avec ce dernier, il parle pas lui au moins.

« C’est toujours plus facile de retourner la question au demandeur n’est-ce pas ? Comme ça on ne se salit pas les mains et on attend de voir. Je te reconnais bien là Cassiopée. Je ne savais pas qu’un « Je me fais vieux » équivalait à une déclaration d’amour. De plus c’est toi qui me fait des avances, il est normal que je te démontre qu’elles sont complètement irraisonné par rapport à tes actions : Tu refuses le numéro d’un serveur qui veut s’envoyer un coup et tu dragues un homme à femmes ? A quoi tu joues Cassiopée ? Il y a deux possibilités : soit tu me testes, soit tu as laissé ta raison de côté pour des sentiments plus fort. Est-ce que je me trompe ? Réponds à présent. Arrête de fuir et dis-moi la vérité. » Dit-il alors que toi, tu restais muette comme une carpe. Qu'est ce qu'il voulait que tu lui répondre ? Dans les deux cas, il ne serait pas content. Alors tu fermes ta gueule, laissant encore plus le mystère plané. « Pourquoi demander ça, alors que vous ne voulez pas savoir la réponse ? » Dis-tu froidement. S'il croyait que c'était passer inaperçu et bien c'est raté. Du coup, il soupire et te relâche. Tu peux souffler maintenant. Mais t'as comme envie de lui foutre ton poing dans la gueule. Mais tu restes calme comme toujours.

« Tu sais quoi ? Laisses tomber. » Déclara-t-il simplement en continuant de marcher vers le parc d’attraction.

Et tu rigoles, les nerfs s'emparant de toi. Je crois qu'il t'a un peu poussé à bout là. Tu le rattrapes alors. « J'arrête, vous n'êtes pas amusant. Pourquoi cherchez- vous les complications ? Vous n'avez pas capté que tout ça n'est qu'un jeu. » Fis-tu avec légèreté, mais tu savais très bien que ça n'allait pas lui plaire. « Après toute notre rencontre est basés sur le jeu. Pourquoi ne voulez- plus jouer Road ? Qu'est ce qu'il ce passe ? » Tu le stoppes te mettant devant lui, avant de lui choper sa clope. « Bon monsieur, répondra plus tard, on est arrivé. Et vous allez arrêter de faire la gueule » Finis-tu par dire avant de lui redonner sa clope et lui sourire. Bien que ce sourire soit timide et assez rouge vif, c'était un sourire d'excuse, c'était un sourire sincère, chose que tu ne fais jamais.

Tu te détournes rapidement de lui, pour marcher tranquillement, allumant un joint pour cacher l'odeur nauséabonde des chichis et tout le tralala. Qu'est ce que t'aimes pas ça. En plus Ana, t'interdit d'en manger. Et le monde, il y en a trop. C'est presque irrespirable. Alors tu t'assieds sur une marche pour regarder les gens. Les petits enfants qui sont avec leurs parents. Tu les envies, t'as jamais connu ça toi. La nostalgie prend place mais ton join t'aide à surmonter ces épreuves. T'as envie de te bourrer la gueule, de prendre des petites pilules mais t'as un bouledogue à coter de toi. Ouais Road, il va te tuer si tu fais ça et ça ne sera pas intéressant en plus. Mais comme tu le dis si bien et lui aussi d'ailleurs, c'est tellement plus simple de fuir. Alors tu arrêtes de fixer le jeune pas loin de toi qui vends cette merde pour regarder le sol. « Vous voulez faire quoi ? » Terminas-tu par dire machinalement. Si y' aurait eu que toi, tu ne ferais rien, et partirais à grande enjambées de cette foire.

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Mar 22 Sep - 3:05


ESCAPADE NOCTURNE


Un rire. Malgré les manifestations sonores du parc d’à côté, Road ne discerne que le rire de la dénommée Cassiopée. Cette dernière le rattrape rapidement. Elle parait un peu irritée, agacée. Pourtant elle redouble d’effort pour laisser une Cassiopée plus joyeuse et dénuée de soucis en face du gardien. Road est quelque peu perdu devant les agissements de plus en plus changeants de l’adolescente. Il finirait volontiers par croire qu’elle se moque de lui.


« J'arrête, vous n'êtes pas amusant. Pourquoi cherchez- vous les complications ? Vous n'avez pas capté que tout ça n'est qu'un jeu.  Après toute notre rencontre est basée sur le jeu. Pourquoi ne voulez- plus jouer Road ? Qu'est-ce qu'il se passe ?  Bon monsieur, répondra plus tard, on est arrivé. Et vous allez arrêter de faire la gueule »


Sa cigarette venant d’être subtilisée, l’homme plongea les mains dans les poches avec le regard rivé sur le sol. Un jeu, oui c’était un jeu. Malgré cela, il n’arrivait pas à comprendre les agissements de Cassiopée, où elle voulait en venir. Peut-être qu’elle-même ne savait pas. Une fois arrivés dans ce lieu magique pour tous petits enfants qui se respectent, la détenue s’assit derechef sur une marche avec le regard perdu au loin tout en lui demandant ce qu’il voulait faire. En guise de réponse, le gardien l’imita et s’assit à côté d’elle. Il voyait bien que ce genre de lieu est loin de la rendre à l’aise. Ca la rendait limite nerveuse à en voir ses petits tics. Road décida de ne pas enfoncer le couteau dans la plaie.


« Pas la peine de se forcer tous les deux. Tu ne veux pas être ici et si je t’ai sorti c’est pour t’amuser. Finalement je vois bien que rien ne va. Tu sais quoi ? Rentrons. C’est la meilleure chose à faire et de toute façon t’as pas le choix, je te ramène dans ta cage dorée. »


Il devina aisément que ce dernier terme pourrait l’interloquer. Il sourit en coin comme à son habitude.


« Ne va pas me dire que tu ne te plais pas là-bas. Après tout, tu as réussi à avoir ta petite vie: t’observes tout, tu sais tout, tu contrôles tout. Je suis sur que si on te refout dehors tu trouveras une connerie pour revenir au plus vite. Ca doit t’effrayer maintenant le monde extérieur non ? Tu perdrais ce confort que tu as ici, cette emprise que tu as autour de toi… J’ai raison ? »


Et sans laisser l’adolescente répliquer quoi que ce soit, il se releva le premier et ouvrit la marche. Pour une raison qui lui était inconnue, la foule du parc d’attraction était étouffante ce soir pour lui aussi. Il avait envie de repartir. Il faut dire que le cas de Cassiopée le rendait perplexe et il ne savait plus où se mettre. Valait-il mieux mettre un terme définitif à tout ça ? Road se retrouva un peu partagé. Une fois devant sa moto, il remarqua que le niveau d’essence était un peu trop bas. Ce désagrément lui fit momentanément sortir ses tracas de la tête. Il s’assit sur sa monture métallique en incitant la détenue à faire de même.


« On va rapidement faire un plein à la station-service d’à côté et on rentre. Je pense qu’on en a eu assez pour ce soir. » Expliqua-t-il avant de faire rugir sa bécane dans la nuit.


Le moteur gronda. Dès les premières secondes, l’air sur la peau du gardien était vivifiant. Il s’étonna lui-même de retrouver un second souffle aussi vite. Il n’y a pas à dire, l’endroit où il se sentait le mieux était sur les routes sur un monstre d’acier grondant et vibrant selon la vitesse. Road ne pourrait jamais s’en passer. Ce frisson d’adrénaline a pour lui comme une douce saveur hautement addictive. Malheureusement, elle lui semble de bien trop courte durée car le duo arrive bien rapidement à la station-service. Elle était déserte vu l’heure et une forte odeur d’essence enveloppait l’espace.


«  Désolé pour ce soir, quand j’y repense c’est vrai que c’était une putain de mauvaise idée. Mais bon que veux-tu ? Ça fait longtemps que j’ai arrêté de réfléchir. »


Une fois sa moto rassasiée, il reposa le tuyau huileux de la pompe et régla avec sa carte bancaire sur la borne en silence. Seulement, un petit bruit se fit entendre. Très léger, semblable à un frémissement. La pluie s’invita dans la soirée du gardien et de la détenue. Plus les secondes passaient et plus elle s’intensifia. Heureusement, ils étaient protégés par le préau de la station. L’odeur du gazole se mêla à celle du béton humide. Road en fut presque nostalgique. Son regard se voilà un instant. Finalement il grogna et commença à s’en griller une.


« Je préfère attendre un peu que ça s’arrête, je ne voudrais pas risquer un accident ce soir, déclara t’il en s’asseyant sur le petit perron de la pompe,  le visage éclairé par la lampe clignotante au-dessus de sa tête et le bout de sa cigarette rougeoyante, On dirait qu’on va devoir rester un peu plus longtemps. » soupira t’il enfin.

Finalement un petit détail lui revint en mémoire. Le dossier. Il ne lui avait toujours pas rendu. Peut etre qu'ils pourraient passer rapidement chez lui pour le récupérer. C'était toujours mieux que d'attendre ici à se les peler non? Il retira la béquille de sa moto puis il guida cette dernier en marchant à côté d'elle, le guidon entre les mains.

"Viens. Je crois bien qu'il y a quelque chose que tu meures d'envie de récupérer non? On passe chez moi, et sans ambiguïté." précisa t-il la mine grave.

Après tout ce qu'il venait de se passer ce soir, ce n'était pas le moment de jouer sur d'éventuels sous-entendus. Road voulait garder Cassiopée auprès de lui et de ce fait, il ne se permettrait pas de coucher avec elle. C'est dans ses principes.

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Mer 30 Sep - 23:56


CORPSE²


Mai, cycle 1

Tu faisais tout pour passer pour la fille joyeuse, hyper bien dans sa peau. Mais c'était comme du faux semblant, t'étais loin d'être comme ça et même si Road, te ré apprenait la vie sur tes émotions ça ne durait toujours que quelques secondes. Et ça, tu le voyais bien, il était perdu. Totalement perdu. Ouais, t'es sûrement taciturne, imprévisible, changeante on sait jamais vraiment sur quels pieds dansés avec toi. Et toi, tu trouves ça plutôt cool. Mais si une personne te fait la même chose, tu laisserais directement tomber et la casserais en deux psychologiquement. Fin tu crois, ça se trouve t'es encore compatissante. Mais ça, tu ne le ressens pas encore. Tu ressens principalement que la haine envers toi et le vide. C'est triste dis comme ça, mais c'est la vie, c'est toi Cassiopée et je ne sais pas si un jour tu pourras changer. Il faudrait que tu ailles voir la psychologue mais t'as jamais été fan de ça, non, parce que les psy analysent et tu n'aimes pas qu'on observe chaque fait et geste venant de ta part. En plus y'aurait des rumeurs comme quoi elle aurait couché avec Road, et rien que ça, ça te donne pas envie d'y aller. Mais bon, tu lui en reparleras peut-être après, histoire de le faire chier.

Une fois que tu lui pris sa clope et lui dit que ce n'était qu'un jeu. Il mit ses mains dans ses poches et regardas le sol. T'as fait une bourde. Tu le sens, il ne le prenait pas du tout comme un jeu. Mais tu ne préfères pas remettre ça sur le tapis. Il doit se poser un milliard de questions te concernant, du genre pourquoi tu fais  ça ? A quoi ça te sert ? Et j'en passe. Le pire, c'est que tout se résume à un mot. Jouer. Et c'est toujours à double tranchant. Parce qu'au fond, tu ne sais même pas pourquoi tu joues autant avec lui. Peut-être que tu te sens un peu à l'aise en sa présence et que tu en profites.

Et vous voilà arrivé au parc, c'est horrible, les gosses qui chialent, qui crient, qui bouffes tout et n'importe quoi. Des gens qui dealent. Trop de gens en fait, ça te fout mal. Du coup, tu t'assied directement et Road te suivi. Tu lui demandas alors ce qu'il voulait faire, t'essayais Cassiopée d'être comme tout le monde l'espace d'une soirée mais c'était trop difficile. Et puis, lui aussi était pas super à l'aise. C'est peut-être à cause de toi ? De toute façon, c'est toujours de ta faute. Fin, ça c'est ce que tu dis. Mais est-ce vrai ? Pourquoi ne pas chercher une autre personne à punir autre que toi ? C'est juste que tu prends un malin plaisir à te scarifier ou autre. Tu aimes te faire souffrir. T'es comme accroc aux malheurs, à force de vivre dans ces derniers, tu as peur du bonheur. Parce qu'au fond, on le sait tous il ne dure qu'un temps.

« Pas la peine de se forcer tous les deux. Tu ne veux pas être ici et si je t’ai sorti c’est pour t’amuser. Finalement je vois bien que rien ne va. Tu sais quoi ? Rentrons. C’est la meilleure chose à faire et de toute façon t’as pas le choix, je te ramène dans ta cage dorée. » Tu restes à fixer le sol. Cage dorée, il savait pertinemment que ça allait te faire réagir. Mais ce qui te fait le plus réagir c'est qu'il renonce. Bien que ce soit pour une bonne raison, ça te déçoit. Et si il renonçait totalement à toi ? C'est ça dont tu as peur Cassiopée, c'est pour ça que tu ne veux pas de relation amicale ou autre. Parce que ton caractère veut que tout les gens abandonnent lorsqu'ils sont face à toi. Et c'est pour ça qu'il sourit au coin.

« Ne va pas me dire que tu ne te plais pas là-bas. Après tout, tu as réussi à avoir ta petite vie: t’observes tout, tu sais tout, tu contrôles tout. Je suis sur que si on te refout dehors tu trouveras une connerie pour revenir au plus vite. Ca doit t’effrayer maintenant le monde extérieur non ? Tu perdrais ce confort que tu as ici, cette emprise que tu as autour de toi… J’ai raison ? »

Tu ne dis rien, et de toute façon, il ne te laissait pas le choix. Et tu te relevas aussi, sans aide car tu n'en veux pas. Y'a trop de choses qui se passe en ce moment, t'en perd le file, t'en perd la tête. Il te fit par la suite montée sur sa moto. Tu ne dis rien et laissa faire.

« On va rapidement faire un plein à la station-service d’à côté et on rentre. Je pense qu’on en a eu assez pour ce soir. » Expliqua-t-il avant de faire rugir sa bécane dans la nuit. Il était bien sur sa moto, il était à l'aise, il était libre, il était comme débarrasser de tout soucis l'espace d'un instant. Mais toi tu étais pensive. Et elle s'arreta, c'était trop court à ton goût, tu aimais faire de la moto. Tu as ton permis de moto d'ailleurs mais toujours pas de moto, faudrait que tu penses à t'en acheter une. Mais ton fric, te sert à acheter ta drogue, génial.

«  Désolé pour ce soir, quand j’y repense c’est vrai que c’était une putain de mauvaise idée. Mais bon que veux-tu ? Ça fait longtemps que j’ai arrêté de réfléchir. » Tu ne dis encore rien. Il n'avait pas à s'excuser, il avait fait de son mieux, mais tu ne peux pas changer en claquant des doigts. Alors tu fronces légèrement les sourcils, avant de voir son regard se voiler un instant, l'odeur du gazole et le béton humide, lui fit repenser à des souvenirs. Avant de vite grogner comme si de rien n'était et s'en griller une. Bah ouais, il pleuvait à torrent heureusement que t'avais une veste bien chaude. Et toi tu grilles un joint pour changer. Tu carbures à ça en ce moment.

« Je préfère attendre un peu que ça s’arrête, je ne voudrais pas risquer un accident ce soir" déclara t’il en s’asseyant sur le petit perron de la pompe,  le visage éclairé par la lampe clignotante au-dessus de sa tête et le bout de sa cigarette rougeoyante, On dirait qu’on va devoir rester un peu plus longtemps. »soupira t’il enfin. Le soupire, te blessa un instant. « Ouais, ça fait chier. Je suis beaucoup mieux dans ma cage dorée et vous beaucoup mieux à vous taper une meuf.» fis-tu sans émoi. Avant de reprendre, le regard fixé dans le sien. "Mais ce n'est pas de votre faute, c'est de la mienne, je ne suis pas faite pour sortir."  

Et d'un coup, il retira la béquille de sa moto et la guida."Viens. Je crois bien qu'il y a quelque chose que tu meures d'envie de récupérer non? On passe chez moi, et sans ambiguïté." précisa t-il la mine grave. Toi tu souris. « C'est la première fois que vous invitez une fille chez vous, sans vouloir coucher avec elle ? » Dis-tu taquine, avant d’enchaîner. « Ou sinon, ça peut se faire même dans votre propre salle et bah. Ah oui, je suis au courant, Honey vous chauffe à mort à ce qu'il paraît. » Terminas-tu par dire, avec malice. Oh que oui, t'aime faire chier les gens, c'est ta deuxième nature.

Et vous marchez, marchez, tu crois à chaque poteau qui passe tu reprends tes esprits, tu n'as mangé qu'une pomme aujourd'hui et elle ne fait plus effet et même toi tu commences à avoir faim. Mais bon, tu vas bientôt être branchée en sonde, génial.
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Dim 4 Oct - 1:52


ESCAPADE NOCTURNE


Au plus grand étonnement du gardien, la jeune brune ne répondit pas beaucoup à ses répliques. Elle qui avait toujours un truc à dire, elle se retrouva bizarrement silencieuse si bien qu’il commença à se demander s’il n’avait pas dit quelque chose de déplacé ou de blessant. De toute façon, vu où ils en étaient ce n’était pas très grave. Ils devaient rentrer et Road s’attendait déjà à ce qu’elle l’évite pendant un moment. Il fallut attendre que le duo se retrouve face à une pluie torrentielle à la station-service pour que la langue de l’adolescente se délie enfin. Il semblerait que finalement Road l’avait bel et bien vexé auparavant.


« Ouais, ça fait chier. Je suis beaucoup mieux dans ma cage dorée et vous beaucoup mieux à vous taper une meuf. Mais ce n'est pas de votre faute, c'est de la mienne, je ne suis pas faite pour sortir. »


« Hé Calimero, arrête de t’en vouloir. On aura d’autres occasions de faire des trucs plus sympa une autre fois. »


Après avoir repensé au dossier que la jeune femme voulait tant récupérer, il proposa tout naturellement d’aller le récupérer chez lui, ce qu’elle sembla accepter en le suivant. Néanmoins, elle se mit à sourire doucement dans la nuit.


« C'est la première fois que vous invitez une fille chez vous, sans vouloir coucher avec elle ? Ou sinon, ça peut se faire même dans votre propre salle et bah. Ah oui, je suis au courant, Honey vous chauffe à mort à ce qu'il paraît. »


Road soupira longuement comme il le faisait si bien. Mi- exaspéré, mi- ennuyé. Il chercha un moment comment formuler le fond de sa pensée tout en marchant. Finalement, il s’arrêta sous la pluie puis il se retourna vers la détenue, le visage ruisselant d’eau.


« Je ne savais pas que tu t’intéressais à moi au point de venir m’espionner dans ma salle. Je te l’ai bien dis tout à l’heure non ? Je suis un adulte et j’assume entièrement tous mes choix. De plus, c’est ma vie privée, je ne vois pas en quoi ça te concerne. Et je rajouterai même que je ne vois pas pourquoi tu me fais la remarque. C’est quoi le problème Cassiopée ? Ca te rend jalouse ? Et tu penses vraiment que c’est une tradition pour toutes les filles de se faire sauter une fois le palier de ma porte franchit ? Tu veux être la suivante peut être ? »


Encore une fois, Road avait mal su gérer ses émotions. Il s’était montré assez agressif, vulgaire et acerbe dans ces paroles. Même un peu cruel. Il n’y a pas à dire, dans ces moments-là, il ne pouvait pas être plus détestable. Il finit par un grognement avant de fuir le regard de son interlocutrice tout en marchant. Ses mains tremblaient légèrement sous l’effet de la colère et sa veine palpitante sur le front était bien visible. Après une dizaine de minute sous cette intempérie qui n’en finissait pas, le duo arriva enfin devant une tour d’immeuble. Road laissa sa moto dans son garage box associé à son appartement puis il conduit sa fugitive dans le hall.


« Bon, on prend ton dossier et on repart. Plus vite on rentrera, mieux ca sera. »


Il la guida par la suite dans l’ascenseur aux parois rayés et au miroir brisé puis appuya sur le bouton du 8ème et dernier étage de l’immeuble. Tout à l’image de l’ascenseur, il faut dire que son bâtiment n’avait rien de glorieux. Il avait bien des années derrière lui et comme personne ne s’occupait de le rénover, l’état des lieux laissait à désirer. Malgré cela, Road était tombé amoureux de cette atmosphère un peu destroy et urbain qu’il se dégageait d’ici. Il se sentait comme chez lui et tant mieux car c’est le cas ! De plus, son loyer était plus qu’avantageux alors pourquoi hésiter plus longtemps ? Regardant son multi-reflet dans le miroir en mosaïque à côté de lui, il soupira. Ce n’est que maintenant qu’il éprouvé du remord pour la dureté de ses mots. Il n’aurait peut-être pas dû aller si loin… Prenant presque sur lui, il grogna ces quelques mots.


« Désolé pour tout à l’heure, oublies ça. Et je ne te ferai rien juste parce que t’es rentrée chez moi. Rassures toi. »


Toujours en fuyant le regard de l’adolescente, il garda le mutisme après cette phrase. Vivement qu’ils en finissent enfin. Il est temps que ce cirque arrête et que Road reprenne le cours de sa vie. L’ascenseur continua lentement son ascension jusqu’à l’étage demandé. Si Road avait tout bien calculé, ils devraient arriver à Ciguèstraz vers 3h30 du matin, enfin… si tout va bien. Finalement, l'ascenseur arriva enfin à l'étage escompté. Road sortit le premier avant de s'arrêter devant sa porte. Il l'ouvrit rapidement à l'aide de ses clés avant d'inviter la jeune femme à entrer. L'appartement de Road n'était pas du tout à l'image de son immeuble. Les jours où il ne travaillait pas, il délaissait les bars et les filles pour faire un peu de bricolage. Ca lui occupait l'esprit à autre chose qu'il disait même si, en réalité, cette activité lui rappelait énormément son père ouvrier avec lequel il bossait de temps à autre. Ca lui permettait d'avoir un peu d'argent de poche qu'il investissait ensuite pour Creep's. Aujourd'hui c'est bien moins glorieux et il se contente tout simplement de rénover son appartement anciennement miteux. A présent, son appartement n'avait rien à envié à un appartement neuf.

50 mètres carré repeint, avec un sol neuf, quelques meubles: pas trop pour encombrer et assez pour que l'espace ne paraissent pas vide. Le lieu était constitué de 4 pièces: un petit vestibule, un salon avec une cuisine ouverte, une salle de bain, une chambre et un bureau dans lequel tronait un bibliothèque bien fournie et un punching-ball usé. Les seules choses qu'on aurait pu lui reprochait ici sont le cendrier pas vidé, l'odeur de tabac froid, les cadavres de bouteille à coté du frigo qu'il n'avait pas encore sorti et le manque flagrant de décoration: seuls quelques photos de l'époque de Creep's traînaient ça et là dans divers cadres.. Sans faire un tour du proprio' il se dirigea vers son bureau pour y récupérer le dossier qu'il avait laissé là bas.

« Fais comme chez toi » marmonna t'il en se dirigeant promptement vers le dossier.

Codage fait par Corpse²



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